Comme nous l’envisagions dans le précédent article, le référendum est abandonné, et on s’achemine en Grèce vers un gouvernement d’union nationale pour faire passer le plan de « sauvetage ».

 

democratie-copie-1.jpgBien que prévisible, cette décision va dans le sens d’un (encore) plus grand discrédit de la classe politique grecque: tous unis contre les prolos, et en avant! Il est probable toutefois que l’annonce des termes précis du plan de sauvetage s’annonce un peu plus avantageux pour l’Etat grec, mais il s’agit là de considération politicienne: pour le prolétariat, ça ne changera pas grand chose.

La mise sous tutelle du pays par la troïka ( Union Européenne, Fond Monétaire International, Banque Centrale Européenne)va donc être ratifiée prochainement: ce sera a coup sur un approfondissement de l’austérité en Grèce, dans un contexte de récession massive. 

Et maintenant la crise immobilière?

Dans ce contexte, et devant l’épuisement de l’épargne des grecs, la prochaine étape sera surement une vente en cascade de la seule réserve qu’il restera, l’immobilier, dans un pays ou le taux de proprio est de 70%  .Et si tout le monde se met a vendre en même temps…

C’est ça, le problème, quand on est  prolétaire: on est avant tout  sans réserves,  Et croire qu’être propriétaire de sa maison y change quelque chose, c’est croire qu’un château de sable va nous protéger de la marée.

Et ensuite ?

Les prochaines élections, après ce passage en force, vont a coup sur etre marquée par l’abstention: les grecs peuvent s’habituer a l’union nationale, car il est peu probable qu’un quelconque parti arrive tout seul a avoir une majorité.

C’est donc une véritable situation de guerre de classe qui s’ouvre, alors que le dernier verni « démocratique » craque.

 

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