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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 11:07

photo_1359652956066-1-0.jpgVoici un article de la presse bourgeoise sur l'apparition des black bloc en Egypte. Attention si ceux-ci semble intéressants, ils ont été critiqués au sein du mouvement égyptien. Selon les camarades de notre organisation soeur le MSL, ceux ci combattent la police avec ardeur, mais  son aussi payés pour protéger des hotels de luxe dans la capitales egyptienne....


Les Black Blocs ont fait leur apparition dans les manifestations en Egypte. [Khaled Kamel - AFP]
Au coeur de la révolte en Egypte, Le Temps dresse ce mercredi le portrait d'un mouvement hétéroclite, rebelle et violent, appelé le Black Bloc. La presse romande s'interroge aussi sur le "Qatargate", révélé mardi par France Football, avec des prises de positions très différentes. Du côté alémanique, le Bund se fait l'écho d'une idée de l'UDC zougoise: interdire aux bénéficiaires de l'aide sociale de posséder une voiture.

L'éclosion de nouveaux révolutionnaires en Egypte

Tout droit inspiré des groupuscules anarchistes européens, décrit la journaliste du Temps, le Black Bloc égyptien est un mouvement sans tête qui entraîne dans son sillage une palette hétéroclite d'ex-révolutionnaires, de jeunes désoeuvrés, d'ultras du football, de casseurs, mais aussi de femmes. On les reconnaît à la cagoule noire qui cache leur visage. Ces rebelles d'un nouveau genre sont de tous les rassemblements, de toutes les bagarres. Le Black Bloc égyptien compte plus de 20'000 fans sur Facebook. Les Frères musulmans les accusent d'être cautionnés par l'opposition libérale. Cette dernière reproche aux Black Blocs de "délégitimer" la révolution aux objectifs pacifiques. Des Black Blocs qui aujourd'hui affirment ne se reconnaître en aucun homme politique. Un mouvement dont le sens est résumé par un étudiant qui se présente comme l'un des co-fondateurs: "On nous appelle 'la génération perdue', on nous traite de voyous. Mais tout ce qui nous importe, c'est de sauver l'honneur des martyrs".

"Qatargate"

Selon France Football, le Qatar aurait acheté l'organisation de la Coupe du monde football en 2022. L'enquête de l'hebdomadaire français s'appuie sur les dires d'actuels membres de la FIFA, dont Jérôme Valcke, le secrétaire général, qui devait se rétracter un peu plus tard. Mis en cause, Michel Platini, président de l'UEFA, s'insurge et menace de porter plainte. En Suisse, Patrick Oberli, dans Le Matin, presse la FIFA qui a mené ses propres enquêtes de livrer ses découvertes sous peine de perdre encore en crédibilité. Avant tout amateur de football, Philippe Dubath, dans la Tribune de Genève et 24 Heures, voit l'avenir en rose, certain que le Qatar va réaliser un mondial inédit, invraisemblable, futuriste au niveau de ses infrastructures.

A l'aide sociale? Alors pas de voiture!

  1. Le Bund relate une idée avancée par l'UDC zougoise: interdire aux bénéficiaires de l'aide sociale de posséder et d'entretenir une voiture. C'est, selon le quotidien, une question qui est très présente en Suisse allemande depuis plusieurs années. Pour l'UDC zougoise, en interdisant aux bénéficiaire de l'aide sociale de posséder et d'entretenir une voiture, on veut ainsi garantir que l'argent qui est versé sert effectivement à entretenir la famille et non pas une voiture. Une personne opposée à cette idée rétorque que de nombreux membres de l'UDC sont totalement déconnectés des réalités et ne savent pas du tout comment se déroule le quotidien des personnes qui bénéficient de l'aide sociale.

 

Un camion de police calciné trône au milieu de la place Tahrir. Comme dans un parc d'attraction, les gens font sagement la queue, lundi 28 janvier, pour se faire prendre en photo, perchés sur le trophée du jour. La veille, en début de soirée, des manifestants se revendiquant de la révolution avaient dérobé ce véhicule à des forces de l'ordre.
Peu avant, à la fin d'une marche jusque-là pacifique à l'initiative des forces d'opposition, ils avaient failli décrocher un lot plus gros encore en capturant un officier de police après qu'une voiture a renversé deux jeunes. L'homme d'une soixantaine d'années s'en est sorti in extremis et a pu rentrer dans la porte dérobée d'un hôtel, extrait de la foule furieuse par d'autres révolutionnaires, 27 personnes ont été arrêtés.
Comme depuis trois jours mais avec une intensité variable, les heurts se sont poursuivis toute la nuit sur la corniche, juste devant les hôtels de luxe offrant vue sur le Nil. Les mal inspirés touristes de passage, ont surtout pu voir des jeunes, des très jeunes, échanger des pierres avec la police qui répondait par des gaz lacrymogènes et des tirs de grenaille.

La violence fait partie du quotidien

Le pont Qasr el Nile, situé juste à côté, offre aux voyeurs et aux moins courageux un panorama d'exception de ce spectacle animé mais un peu répétitif. Quand les tirs sont espacés de plusieurs minutes, cela fait dire aux habitués que les choses sont calmes. La violence fait désormais partie de la vie quotidienne des Egyptiens. Plus rien d'étonnant à voir des pneus flamber au bord de la route, le bruit des tirs ne fait plus très peur.

Ahmed, 22 ans, est fier de pouvoir dire qu'il peut distinguer avec certitude, le son d'un feu d'artifice, d'un tir de gaz, d'un pistolet à plomb ou à balle réelles. La fameuse place de la révolution ne ressemble plus à grand chose. Il y a toujours les tentes plantées le mois dernier mais elles ont pris l'eau et leurs habitants réguliers, proches des mouvements politiques de gauche, sont invisibles.

Sur une estrade, un homme d'une trentaine d'années s'efforce de scander des slogans anti-Morsi, mais sa voix est trop éraillée et le public trop peu nombreux pour que cela crée une effervescence. Comme si la politique n'accrochait plus, comme si l'affrontement avec les forces de l'ordre était devenu une fin en soi.

Apparition des Black Bloc

Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que les médias égyptiens accordent plus d'attention aux ultras et aux Black Bloc qu'aux révolutionnaires traditionnels. Apparu début janvier, les Black Bloc comptent déjà 20.000 fans sur Facebook. On sait peu de choses sur cette organisation inspirée des mouvements anarchistes européens sinon que l'identité de ses membres est secrète et qu'elle aurait été créée en réponse aux affrontements de décembre dernier.
Des partisans des Frères musulmans étaient venus déloger manu militari les protestataires installés devant le palais présidentiel, dix personnes étaient mortes au cours de cette journée de violences. Les Black Bloc se caractérisent par leurs actions coup de poing, spectaculaires et bien organisées. Le problème est que depuis une semaine, le mouvement est devenu une mode et on a pu voir des groupes cagoulés et vêtus de noir tout casser pour le plaisir en se revendiquant des Black Bloc, ce que ces derniers ont démenti.

Le prix de la cagoule grimpe

Conséquence logique : le prix de la cagoule a augmenté ces derniers jours sur Tahrir. Un révolutionnaire confie son sentiment d'impuissance : "On ne comprend plus très bien ce qui se passe. Jusque-là, on n'arrivait à peu près à orienter cette violence ou au moins à l'inscrire dans un discours politique, là, on se sent un peu dépassé par les évènements."

Mais poursuit-il, "il faut se placer à une autre échelle de temps, ce sont des phases, cela ne veut pas dire que la révolution est perdue mais au contraire qu'elle continue." Ces scènes de violences incontrôlées n'ont pas lieu que sur Tahrir mais aussi dans le reste du pays.

L'insoumission devient la règle

L'insoumission et le non-respect des autorités sont devenus la règle et le couvre-feu décrété par Mohammed Morsi, qui devait débuter hier soir dans les villes du canal de Suez, a donné lieu à d'immenses manifestations, à Suez, Ismaïlia et Port-Saïd où plus de quarante personnes sont décédées ces trois derniers jours.
Dans cette ville, on a même pu voir à la nuit tombée un match de football entre la population et... des militaires. Et après les affrontements de samedi, un policier mettait directement en cause ses supérieurs et le ministre de l'Intérieur, accusés de lâcheté.
Selon des informations concordantes, des policiers ont d'ailleurs refusé que le ministre assiste aux funérailles des deux agents tués samedi. Tout cela crée l'étrange et inquiétante impression que les détenteurs de la violence légitime ne sont plus en situation de monopole et ne font plus grand cas de la légitimité.
Marwan Chahine - Le Nouvel Observateur

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