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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 12:49

Voici un billet d'humeur sur l'abstention, qui remet en perspective la participation au système electoral...

 

Le plus grand parti de France : l’Abstention. Le dégout de la politique, l’impuissance des politiciens conduisent à chaque échéance électorale au grossissement de ses rangs.

Le pouvoir se donne rarement. Il se prend et, bien plus souvent, il se conquiert. Que ce soit par le sang, la force, la ruse, la propagande, la corruption, les luttes d’influence ou les urnes.....

abstention_active {JPEG} A chaque élection qui s’annonce le mar­ron­nier revient comme les feuilles mortes en automne : le vote blanc et le taux d’abs­ten­tion gran­dis­sant. Et sur­tout com­ment récu­pé­rer cette manne de non-voix mais ins­cri­tes pour cer­tains. Et ça se bous­cule.

Entre le parti du vote blanc qui demande une meilleure comp­ta­bi­li­sa­tion du vote blanc ou nul, à quelle fin on ne sait pas, et qui cette année sou­haite même pré­sen­ter un can­di­dat au parti du vote blanc, ou encore le mou­ve­ment des coli­bris ou pour le coup tous sont can­di­dats à la pré­si­dence. Bref, du far­felu et du pas grand chose d’inté­res­sant.

L’inté­rêt n’est certes pas de récu­pé­rer ce vote blanc ou cette abs­ten­tion crasse , décriée par les chan­tres de la démo­cra­tie. La pren­dre en compte est une néces­sité sans doute. Mais sur­tout lui reconnaî­tre son impor­tance et son nombre à chaque échéance électorale , pour l’envoyer à la gueule de tous ces can­di­dats auto-pro­cla­més.
L’abs­ten­tion comme moyen de blo­cage de la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive, et de ce calen­drier électoral qui nous est imposé. Mais à l’aune des élections, le cou­pe­ret va tomber, et le peuple se rap­pelle dou­lou­reu­se­ment à eux.

Sans abor­der le cancer qui gan­grène le sérail poli­ti­que actuel, la cor­rup­tion. On ne compte plus les élus passés par la case jus­tice sans que cela nuise à leur car­rière, une liste non exhaus­tive à voir ici.
Ce cancer qui ronge la classe poli­ti­que actuelle et passée, et le remède pres­crit par leur soin n’est guère mieux que si un méde­cin pres­cri­vait un soin à base de car­ti­lage de requin à un can­cé­reux en phase ter­mi­nal alors qu’une chi­mio­thé­ra­pie aurait été néces­saire, nada, bien au contraire, ils se pro­tè­gent.
Le régime de Sarkozy, qui van­tait une répu­bli­que irré­pro­cha­ble en 2007, se révèle être cham­pion toute caté­go­rie en la matière.

Sans doute cette cor­rup­tion fait-elle le lit de l’abs­ten­tion mais pas que. La res­pon­sa­bi­lité de ces coup de canif à la morale ne revient pas à l’abs­ten­tion­nisme, ceux-ci n’ayant donné leur voix à per­sonne, mais est bien celle des votards qui ins­tal­lent ces cra­pu­les aux pos­tent qu’ils occu­pent.

Les poli­ti­cards de tout bord ne se pri­vent pas d’impo­ser leurs objec­tifs de ren­ta­bi­lité, d’effi­ca­cité, pro­pa­gande libé­rale susur­rée à leur oreilles atten­ti­ves par les lob­bies capi­ta­lis­tes, Merdef en tête, à l’ensem­ble de la popu­la­tion sans jamais se l’impo­ser à eux-même.

Car ces élus se ser­vent sur­tout de l’état et de leur fonc­tion pour se réser­ver et pré­ser­ver de confor­ta­bles émoluments au pas­sage, pour nous servir et nous pro­té­ger selon leurs dires. La pre­mière chose qui a d’ailleurs préoc­cupé le can­di­dat Sarkozy au len­de­main de son succès en 2007 c’est sa rému­né­ra­tion, 170% d’aug­men­ta­tion d’un coup, quand toi tu pleu­res pour obte­nir 1 % d’aug­men­ta­tion de ton SMIC, pour ceux qui bos­sent encore.

Lors de la dou­lou­reuse remise à plat des retrai­tes pour l’ensem­ble de la

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popu­la­tion fran­çaise, alors que le peuple gron­dait dans les rues, mani­fes­tant son désac­cord face à cette injus­tice qui lui était impo­sée sous un pré­texte fal­la­cieux d’allon­ge­ment de la vie, de fin de l’état pro­vi­dence, encore un mirage. Il n’y a vrai­ment que les élus pour faire d’une régres­sion sociale, une bonne nou­velle.

Et lorsqu’il s’ est agit de remet­tre en ques­tion la leur de retraite à nos chers dépu­tés, on a pu s’aper­ce­voir du consen­sus admi­ra­ble de nos par­le­men­tai­res de droite comme de gauche, point de cli­vage poli­ti­que ni d’oppo­si­tion pour défen­dre leurs pro­pres inté­rêts. Ou encore : les frais de repré­sen­ta­tions et avan­ta­ges divers alloués à nos chers repré­sen­tants ne cho­quent per­sonne en France, mais scan­da­li­sent hors de nos fron­tiè­res (mais loin, en Suède. Mais quelle joie pour nous, il est vrai, de les voir sur les bancs de l’assem­blée si bien vêtus, nos cou­ra­geux et inflexi­bles élus.

Ce qui est légal est déjà suf­fi­sam­ment indé­cent, au regard de ce qu’ils font subir comme vio­len­ces et la casse sociale pour la popu­la­tion, et la des­truc­tion des ser­vi­ces publi­ques.

Au niveau euro­péen, même cons­tat quant à la teneur de la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive, dévoi­lée par la télé­vi­sion alle­mande, le manège est gros­sier. Ceux-là même qui fus­ti­gent le chô­meur fai­néant, se dépla­cent uni­que­ment à l’assem­blée euro­péenne pour badger, (poin­ter en gros), afin de tou­cher leur émolument et se barrer tran­quille­ment vaquer à d’autres occu­pa­tions sans doute plus lucra­ti­ves, sans avoir poser leur cul sur le siège pour lequel ils ont été élus Et au plus fort de la crise, ils se dou­blent car­ré­ment leur salaire en 2010 dans l’indif­fé­rence géné­rale.

Et leurs reve­nus à ces élus ne sont pas indexées sur le coût de la vie ou tout autre barème qu’ils impo­sent aux autres, c’est comme ça la démo­cra­tie, ce sont eux-même qui les fixent. C’est plus simple et toi t’es juste bon à payer la dou­lou­reuse sans qu’ils aient eu besoin de te deman­der ton avis, ils s’en gar­dent bien.

Au peuple, ces élus là garan­tis­sent aus­té­rité, misère, pré­ca­rité et pri­va­tion. Mais on doit voter pour eux hein, n’oublions pas démo­cra­tie oblige, c’est dans notre inté­rêt nous serine-t-on jusqu’à la nausée !

Pendant ce temps-là, le labo­ra­toire de la bar­ba­rie capi­ta­liste se pour­suit tran­quille­ment avec l’aval de l’Europe, en Grèce. Avec ses vagues de sui­cide, les gens déses­pé­rés par les mesu­res d’aus­té­rité pré­fè­rent en finir, 40% de sui­ci­des en plus en Grèce depuis la crise. Des famil­les, rédui­tes à la misère grâce aux efforts de la troïka, aban­don­nent leurs enfants n’ayant plus les moyens de les nour­rir :

La crise finan­cière grec­que a tel­le­ment plongé dans le déses­poir cer­tai­nes famil­les qu’elles renon­cent à la chose la plus pré­cieuse entre toute : leurs enfants. Un matin, quel­ques semai­nes avant Noël, un ensei­gnant de mater­nelle à Athènes a trouvé une note à propos d’une de ses élèves âgé de quatre ans.

« Je ne vien­drait pas cher­cher Anna aujourd’hui parce que je n’ai plus les moyens de m’occu­per d’elle, »a t- il lu. Veuillez pren­dre bien soin d’elle. Désolé. Sa mère".

Au cours des deux der­niers mois le père Antonios, un jeune prêtre ortho­doxe, qui dirige un centre de jeu­nesse pour les pau­vres de la ville, a trouvé quatre enfants sur le pas de sa porte - y com­pris un nou­veau-né.

Un autre orga­nisme de bien­fai­sance a été appro­ché par un couple dont les jumeaux étaient à l’hôpi­tal trai­tés pour mal­nu­tri­tion, parce que la mère elle-même souf­frait de mal­nu­tri­tion et inca­pa­ble d’allai­ter.

The Greek parents too poor to care for their chil­dren

Ou encore on voit des cas d’ino­cu­la­tion volon­taire du sida pour béné­fi­cier de l’aide finan­cière qui en découle de 650 €, entre autres joyeu­se­tés.

Et lors­que le pre­mier sinis­tre grec Georges Papandréou déclare le 31 octo­bre 2011 tout de go qu’il sou­haite orga­ni­ser un refe­ren­dum sur le plan de sau­ve­tage (hein !) pro­posé par l’Europe au peuple grec et la dette qui étrangle le pays, BRONCA immé­diate des démo­cra­tes euro­péens. Ils pani­quent et tirent sur l’ambu­lance, l’Europe s’agite et tacle Papandréou poussé à la démis­sion. Et sans rougir, ils osent encore se défi­nir comme des démo­cra­tes. Papandréou est rapi­de­ment rem­placé par un homme de confiance du capi­ta­lisme, Papademos, ex de la BCE (banque cen­trale euro­péenne), nommé sans passer par la case urne. De 1994 à 2002, il était gou­ver­neur de la Banque de Grèce, poste qu’il occupe quand celle-ci s’est « qua­li­fiée » pour l’euro, grâce à des comp­tes fal­si­fiés par Goldman Sachs.

La boucle est bou­clée.
Ce fos­soyeur de l’état grec n’a pas hésité à nommer des minis­tres issus des rangs de l’extrême droite. Le capi­ta­lisme n’a pas besoin du vernis démo­cra­ti­que et si besoin s’en fait res­sen­tir, comme en Grèce en ce moment. La démo­cra­tie est infil­trée par l’oli­gar­chie capi­ta­liste, celle-ci place ses pions selon ses pro­pres inté­rêts. Et les mesu­res prises par cet arri­viste à la solde du capi­ta­lisme n’ont pas tardé à venir, la popu­la­tion grec­que n’avait rien de bon à atten­dre de ce per­son­nage et le savait per­ti­nem­ment. Elle avait déjà payé fort cher les mesu­res d’aus­té­rité pré­cé­den­tes, voir ci-dessus mais la suite est bien pire. Le tra­vail ne vaut plus tri­pette pour qui courbe l’échine en Grèce. Le SMIC est passé à 470 € net par mois et 400 € pour les moins de 25 ans, entre autres. Le sys­tème capi­ta­lisme a réussi un tour de force incroya­ble, dans la liste de mesu­res toutes plus mor­ti­fè­res les une que les autres. Il a réussi à s’empa­rer du jack­pot : la col­lecte des impôts de l’état grec. Cette manne finan­cière qui leur échappait des­ti­née au bon fonc­tion­ne­ment des ser­vi­ces publics, du paie­ment des fonc­tion­nai­res , des retrai­tes... passe direc­te­ment dans les poches des ban­quiers qui ont causé la ruine du pays et cette mesure a été ini­tiée par le FMI. L’esto­cade finale, la mise à mort de l’état.

Pour muse­ler encore la popu­la­tion le minis­tre de l’inté­rieur grec, un socia­liste vient de dépo­ser un projet de loi ren­dant impos­si­ble toute pour­suite contre les forces de l’ordre, ins­tau­rant l’impu­nité de facto des forces de police. La police grec­que qui s’est déjà illus­trée par sa vio­lence dans les mani­fes­ta­tions anti aus­té­rité, pourra si ce projet passe conti­nuer à tra­vailler tran­quille­ment, tabas­ser le mani­fes­tant retors sans ris­quer la moin­dre embrouille judi­ciaire [1] .

Les consé­quen­ces humai­nes de ces nou­vel­les mesu­res ne tar­de­ronst pas à se faire sentir, les dom­ma­ges col­la­té­raux, coûts à payer pour la survie du sys­tème capi­ta­lisme.

Après avoir mis à genou la Grèce la troïka s’affaire main­te­nant au Portugal, afin de jauger les mesu­res d’aus­té­rité prises à l’encontre du peuple par le gou­ver­ne­ment, ouvrant ainsi un nou­veau char­nier en Europe. Il y a fort à parier que d’autres pays seront visés par ces repré­sen­tants sinis­tres des rapa­ces de la finance.

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lardon
http://lardon.wordpress.com/2012/02/02/planche-a-repasser

Au nord de l’Europe, la Belgique, après 540 jours sans gou­ver­ne­ment, prend la rue, une grève géné­rale à peine ce der­nier ins­tallé. Un gou­ver­ne­ment socia­liste aux manet­tes dont les mesu­res d’aus­té­rité prises à la hâte et cal­quées à la vir­gule près sur un pro­gramme dont une droite ultra libé­rale n’aurait pas à rougir, s’en prend donc sans sur­prise à la tran­che la plus fra­gile de la popu­la­tion, sans que cela ne change quoi que ce soit aux mesu­res d’aus­té­rité enga­gées par ce gou­ver­ne­ment à peine élu. La démo­cra­tie, on te dit.

Rien de bien réjouis­sant sous le soleil noir de leur démo­cra­tie. Le sys­tème capi­ta­liste crève à petit feu, ren­floué grâce à l’argent public dis­tri­bué aux ban­ques, Il a été sauvé par ces démo­cra­tes ver­tueux qui se gar­ga­ri­sent sans rire leur abné­ga­tion, et leur amour du ser­vice rendu à la nation. Et ce sau­ve­tage c’est au peuple qu’ils veu­lent le faire payer encore, par des mesu­res d’aus­té­rité. La démo­cra­tie, euro­péenne se résume à la ges­tion du pire pour nous et de meilleurs ren­de­ments pour les autres. Rien de bien neuf, le cours des choses, dans un sys­tème dominé par l’idéo­lo­gie néo-libé­ra­lisme la plus dure.

Pour en reve­nir à la France et à la veille de ces échéances électorales, pré­si­den­tielle et légis­la­tive qui appro­chent à grand pas. On appelle sous peu la sou­ve­rai­neté du peuple à se mani­fes­ter, au suf­frage uni­ver­selle, rien que ça. La volonté des électeurs TOUTE PUISSSANTE va tomber. Le futur grand vizir attend son heure, le bal des ambi­tieux com­mence. Le cirque électoral s’étale dans toute son igno­mi­nie en une des jour­naux, à grand ren­fort de son­da­ges, de peti­tes phra­ses, toute plus basses et viles les une que les autres. La chasse à l’électeur est ouverte. Tremblez citoyens, ça va se bous­cu­ler dans les tra­vées des mar­chés, ils vont lâcher les mili­tants, les rabat­teurs. Il vont t’affir­mer sans rire qu’ils sont élus du peuple, pour le peuple et à son ser­vice, les bras m’en tom­bent. Jusqu’à pré­sent per­sonne ne l’avait remar­qué.

L’impuis­sance des poli­ti­ciens est pour­tant bien visi­ble, il ne gèrent plus que ce qu’il peu­vent mai­tri­ser. Leur action se résume désor­mais à l’a mise en place d’une poli­ti­que de la ter­reur au ser­vice des capi­ta­lis­tes afin de ne pas enrayer l’ordre établit par ces der­niers, main­te­nir la popu­la­tion dans une crainte per­pé­tuelle, lui ôter toute envie de se sou­le­ver, mater le rebelle quoi, crever l’insur­rec­tion qui tarde à venir dans l’œuf .

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lardon
liberté, j’écris ton nom ...

Et c’est à coup de lois dites sécu­ri­tai­res qui tom­bent à chaque fait divers, la créa­tion de fichiers tou­jours plus nom­breux, tou­jours plus sys­té­ma­ti­ques, par la créa­tion d’enne­mis ima­gi­nai­res : ter­ro­ris­tes sup­po­sés, immi­grés, sans papiers, rroms, pédo­phi­les, inter­nau­tes, le jeune et ouais toi aussi sur­tout toi, la liste est longue et tout le monde y passe, per­sonne n’est oublié. En réa­lité c’est le pauvre qu’on traque, qu’on chasse, der­rière ces enne­mis sup­po­sés, ces rroms, ces immi­grés,ces sans-papiers, qu’ils ont eux même par­ti­cipé à créer soit par leur légis­la­tion sécu­ri­taire ou par la casse sociale. Le sys­tème capi­ta­liste broie, détruit le corps social aidé, appuyé par le gou­ver­ne­ment, col­la­bo­ra­teur zélé de l’oli­gar­chie finan­cière. Sous régime sar­ko­ziste pas moins de 42 textes et lois, fichiers sur la sécu­rité depuis 2002, plus qu’une obses­sion, c’est le seul champ légis­la­tif sur lequel il peut encore mener une action, la répri­mande, la peur de l’état qu’on ins­pire à toute force aux popu­los, poussé en cela par le désor­dre économique capi­ta­liste afin de défen­dre ses pro­pres inté­rêts. Hadopi en est sans doute la loi répres­sive la plus repré­sen­ta­tive de ce régime, ins­piré par les lob­bies des majors et autres indus­tries dites cultu­rel­les, elle ins­taure une pro­tec­tion du droit de pro­priété en quel­que sorte poussé à l’extrême quitte à cri­mi­na­li­ser, et bafouer les liber­tés fon­da­men­ta­les de l’ensem­ble de la popu­la­tion, sic. La liberté du peuple s’arrête là ou com­mence celle du profit. Le Ps n’est pas en reste et l’ump peut le remer­cier pour sa clair­voyance avec la créa­tion en 2001 sous régime jos­pin­niste de la loi LSQ (loi sur la sécu­rité quo­ti­dienne), loi sécu­ri­taire fourre tout , pré­mice de loppsi 1 et 2 et ses consé­quen­ces tou­jours plus de fichiers comme le STIC ( Système de Traitement des Infractions Constatés), espèce de méga base de don­nées inter­connec­tant les dif­fé­rends fichiers poli­ciers déjà exis­tants, fichant tout indi vidu sous pro­cé­dure judi­ciaire , qu’il soit mis en cause ou bien vic­time, sic. Jospin a ouvert la brèche et Sarkozy fini le boulot. Et sans nul doute, s’il rem­porte le ticket des élections à venir, le PS n’aura aucune dif­fi­culté à jus­ti­fier la légi­ti­mité de tout cet arse­nal juri­di­que, inique et liber­ti­cide mis en place par ses pré­dé­ces­seurs.

Et cette sur­veillance et ce contrôle accru du citoyen s’appli­que dans le monde civi­lisé et démo­cra­ti­que comme on dit, et ne concerne plus seu­le­ment les dic­ta­tu­res [2].

Finalement le rôle de l’état et des gou­ver­ne­ments actuels se résu­ment à l’ins­tau­ra­tion de lois répres­si­ves pré­ser­vant la sécu­rité du capi­ta­lisme contre la gronde gran­dis­sante de la popu­la­tion, tout mili­tant ou simple citoyen un peu reven­di­ca­tif étant illico fiché et consi­déré comme un ter­ro­riste et mis sous sur­veillance [3]. Un outil légis­la­tif répres­sif au ser­vice des riches. Un gou­ver­ne­ment qui admi­nis­tre les affai­res inter­nes et exter­nes sans l’avis de ses citoyens et contre leurs pro­pres inté­rêts. Un gou­ver­ne­ment qui gou­verne contre son peuple. Et ce cons­tat pitoya­ble de l’état de la démo­cra­tie est visi­ble à l’échelle de la pla­nète, les démo­cra­ties n’ont plus rien à envier aux pires dic­ta­tu­res et leur four­nis­sent les armes et la tech­no­lo­gie pour contrô­ler la popu­la­tion. Si ça c’est pas la défi­ni­tion d’un état fas­ciste, ça a en a l’odeur et la cou­leur.

Et main­te­nant fau­drait aller voter pour ça, merde alors, pince-moi je rêve !

On s’en aper­çoit d’ailleurs à la teneur des thèmes lancés pour la cam­pa­gne pré­si­den­tielle qui s’annonce, l’insé­cu­rité, l’immi­gra­tion, ânonnées par tous ces can­di­dats tel un mantra. ils ne pro­po­sent tous que des valeurs à vomir. Pas un mot ou une bafouille sur la mort lente et qui n’en fini pas du sys­tème capi­ta­liste, des chif­fres du chô­mage , la pré­ca­rité gran­dis­sante et géné­ra­li­sée, silence de plomb. Ils n’ y peu­vent rien c’est comme ça la démo­cra­tie, ils ne gèrent rien, n’assu­ment rien, n’ont aucun cou­rage, ne défen­dent pas leur peuple mais le bra­dent au plus offrant.

Aucun des can­di­dats auto-pro­clamé sus­cep­ti­ble d’être élu ne s’avise d’ailleurs de remet­tre en cause le sys­tème capi­ta­liste et prône bien sou­vent une ges­tion de bon père de famille, une mora­li­sa­tion du capi­ta­lisme, sans rire. Même le front de gauche, ne pro­pose qu’une natio­na­li­sa­tion d’ une partie du capi­ta­lisme en gros par la créa­tion d’une banque d’état afin de pour­voir aux prêts des entre­pri­ses, amé­na­ge­ment , réfor­misme, solu­tions appli­quées depuis des décen­nies sans que cela n’amé­liore le quo­ti­dien du pékin. Et ce SMIG à 1700 €, promis dans son pro­gramme, est un vœux pieux, la bonne blague, sans remise en cause du capi­ta­lisme et de la notion de tra­vail, de pro­duc­tion, de l’état même et son rôle, dif­fi­ci­le­ment appli­ca­ble sans ce débar­ras­ser des pro­fi­teurs de tout poil. Et encore faut-il avoir un boulot. Wait and see, quand il va s’agir d’assu­rer le SAV du pro­gramme, les décep­tions fleu­ri­ront et les cohor­tes de mélen­chon­nis­tes ne tar­de­rons pas à gran­dir les rangs des abs­ten­tion­nis­tes.

Il es temps de mettre fin à ce cirque et l’abs­ten­tion, malgré ce que beau­coup pense n’est ni plus ni moins qu’un boy­cott de cette démo­cra­tie fan­to­che, s’ima­gi­ner que ces pan­tins ont encore le pou­voir de chan­ger les choses, c’est croire en la puis­sance de la pensée magi­que, ou au père noël, c’est se bercer d’illu­sions. Ils ne chan­ge­ront rien à la course folle du profit, la rapa­cité du capi­ta­lisme n’a pas de limite, quoiqu’ils disent et leurs pro­mes­ses n’enga­gent que les mal­heu­reux naïfs qui les écoutent encore. Ces pro­mes­ses sont vaines et sans len­de­main.

Si le parti majo­ri­taire est l’abs­ten­tion qu’il mène à l’annu­la­tion pure et simple de ces élections et de cette démo­cra­tie vir­tuelle. Quelques chif­fres lors des élections can­to­na­les à Lyon en 2011, 66 % d’abs­ten­tion, les élus sortis des urnes, n’ont donc aucune légi­ti­mité au regard de leurs résul­tat.

Le résul­tat est absurde, et malgré la forte abs­ten­tion aucun élu du fhaine, heu­reu­se­ment, c’est un conte raconté aux citoyens qui trai­nent la patte, pour les pous­ser dans l’iso­loir. Le fhaine n’’étant qu’un ’épouvantail à abs­ten­tion­nis­tes dans ce jeu poli­ti­que biaisé. Et pour­quoi l’abs­ten­tion­niste ferait grim­per le score du fhaine et pas celui des autres, sont tous un tas à pré­ten­dre nous repré­sen­ter, c’est une bien drôle d’idée. On entend d’ailleurs sou­vent durant les cam­pa­gnes électorales cet oxy­more dans la bouche des mili­tants poli­ti­ques : “quand tu t’abs­tiens, tu votes pour le fhaine.” Sont-ils donc si peu sûrs de leur affaire et de leurs cham­pions qu’ils doi­vent recou­rir à un tel stra­ta­gème pour pous­ser l’électeur dans l’iso­loir, la menace, la peur, la vio­lence ver­bale, ils en sont tou­jours là. En réa­lité l’abs­ten­tion­niste ne fait que dimi­nuer la repré­sen­ta­ti­vité et la légi­ti­mité de leurs élus, et du sys­tème électoral, point, et ça les dérange, et temps mieux.

La menace brune est malgré tout bien réel, leur démo­cra­tie n’est pas à l’abri du fas­cisme, mais c’est eux mêmes, ces élus, qui lui don­nent la pos­si­bi­lité d’exis­ter, en lui per­met­tant de se pré­sen­ter aux élections, en lui don­nant la parole, aider en cela par les médias aux ordres. Tout en affo­lant la popu­la­tion sur la pos­si­bi­lité que le fas­cisme sorte des urnes, un cercle vicieux. Mais en garan­tis­sant la pré­sence du fas­cisme aux élections, c’est une preuve selon eux, que nous vivons en démo­cra­tie, gloup !, au regard de la manière dont ils usent et uti­li­sent le concept de démo­cra­tie, c’est bien la seule preuve de son exis­tence . La démo­cra­tie telle qu’on la nous vend, pitoya­ble.

Et l’UMP ratis­sant sys­té­ma­ti­que­ment sur les terres du FN, diluant ses idées rances dans cette démo­cra­tie, les bana­li­sant, à grand ren­fort de minis­tres, conseillers, pro­ches pour cer­tains issus des rangs de l’extrême droite (Buisson, Madelin et d’autres du même acabit ou comme Guéant qui ne ferait pas tâche dans un cos­tume nazi). Les socia­lis­tes use­ront des mêmes pro­cé­dés fas­cis­tes pour pro­té­ger la marche du capi­ta­lisme et du profit comme on a vu en Grèce plus haut avec le minis­tre de l’inté­rieur grec ou en France sous Jospin.

Mais si besoin s’en fait sentir le capi­ta­lisme peut très bien se passer des urnes, et s’arran­gera bien avec l’extrême droite comme on en vu en Grèce, en se pas­sant de l’accord des citoyens, le ser­vi­teur le plus affa­ble de l’oli­gar­chie domi­nante est et sera tou­jours le parti de la haine, le plus amène à rame­ner l’ auto­rité auprès du peuple, par son idéo­lo­gie vio­lente et répres­sive, pour per­met­tre la bonne marche du sys­tème, le profit pour les uns et la des­truc­tion des droits et acquis sociaux pour les autres.

Donc plutôt que de remet­tre en cause le sys­tème électoral, la cons­ti­tu­tion son effi­ca­cité, le cours des choses, ça ne fonc­tionne pas essayons donc autre chose. Alors que chaque jour, le monde s’effon­dre davan­tage dans la misère, part en couille sévère. La ruine et la misère nous mena­cent, la troïka frap­pent à nos portes. On fus­tige l’électeur fai­néant, comme on montre du doigt le misé­reux se conten­tant selon leur dire du RSA, ce cancer de de la société, le pauvre, le gueux, jeté au ban de la société par ceux là-même qui sou­hai­tent la repré­sen­ter. La tech­ni­que du bouc émissaire si la démo­cra­tie va mal c’est à cause de l’abs­ten­tion­niste mais cer­tai­ne­ment pas de ses acteurs, de son fonc­tion­ne­ment, on déplace le pro­blème. Maintenant qu’ils ont quel­que chose à nous deman­der, notre voix, ils s’inté­res­sent à nous un peu tard. Si l’élection est le bench­mark de la démo­cra­tie, il est à amé­lioré d’urgence, le quorum [4] qui devrait être un impé­ra­tif pour obte­nir une véri­ta­ble repré­sen­ta­ti­vité n’est même pas consi­déré. Une trom­pe­rie sur le résul­tat de ces scru­tins. La démo­cra­tie aurait une gueule bien dif­fé­rente s’ils étaient comp­ta­bi­li­sés fina­le­ment et il ne pour­rait plus assoir leur légi­timé tron­quée sur ces mai­gres résul­tats.

Ce ne sont que les électeurs eux-même qui cau­tion­nent et font per­du­rer cette pseudo démo­cra­tie en se dépla­çant le diman­che des élections. Ils font tour­ner la machine à perdre.

Donc cette démo­cra­tie médio­cre et vidée de sa sub­stance néglige tota­le­ment ce méconten­te­ment, ce désin­té­rêt pour la chose poli­ti­que évidente. Alors que plus per­sonne ne se sent guère concerné par leur mic-mac électoraliste et leur tam­bouille insi­pide. Et pour une grande majo­rité de ceux qui par­ti­ci­pent encore, leur vote n’est plus qu’une voix par défaut ou par oppo­si­tion, la poli­ti­que du moin­dre mal ou du bar­rage, le mythe du vote utile...

 illustration de tanxx {JPEG}

Le spec­ta­cle est nul, les acteur mau­vais, leur tron­che ne nous revient pas , leurs dis­cours idiots, inu­ti­les et abs­cons, nous ennuient. Les spec­ta­teurs bou­dent, pas la peine de nous rejouer la même daube deux fois.

En réa­lité en votant dans ce sys­tème démo­cra­ti­que, tu signes un chèque en blanc et four­nit en prime la corde pour te pendre. Le gou­ver­ne­ment porté par ce suf­frage se gar­dera bien de consul­ter le peuple et s’il le fait, on l’a vu lors du refe­ren­dum sur l’Europe, s’assoira sur l’avis du peuple au nom d’un inté­rêt supé­rieur : le capi­ta­lisme, le profit, etc.. La démo­cra­tie repré­sen­ta­tive [5] est en bout de course, elle se vide ,et il ne faut pas la légi­ti­mer avec nos voix, bien au contraire. Celle-ci censée porter l’ensem­ble des voix d’un peuple ne repré­sente en réa­lité que les adhé­rents, les pro­ches du parti poli­ti­que qui a rem­porté le ticket des élections. Sarkozy a été élu en 2007 avec seu­le­ment 26 %, le quart du total des ins­crits (11.448.663 voix sur 44728834 ins­crits), quel raz de marée ! Excusez du peu, et il n’a cessé d’assoir sa légi­ti­mité sur cette piètre repré­sen­ta­ti­vité.

ton bulletin de vote {JPEG} Le citoyen lambda n’a aucun inté­rêt à col­la­bo­rer à cette mas­ca­rade qu’on lui impose une fois tous les cinq ans, ça le fera pas bouf­fer, ça n’arran­gera pas ses pro­blè­mes quo­ti­diens et lui cause plus d’embar­ras qu’autre chose. La meilleure stra­té­gie est donc de nous tenir bien à l’écart des iso­loirs, rester chez soi, s’occu­per à tout autre chose que cette affaire là, afin de dégon­fler les scores de ces bau­dru­ches, bouffi d’orgueil et leur accor­der le moins de légi­ti­mité pos­si­ble. Et si malgré tout l’envie te taraude d’aller t’en mêler, glisse-s’y donc une feuille de papier cul, un geste simple et hygié­ni­que. En se fai­sant, regarde la tête de leur sbires et rap­pelle t’en bien car lorsqu’ils ouvri­ront ces enve­lop­pes, pour comp­ta­bi­li­ser toutes ces voix don­nées, ne man­que­ront pas d’aper­ce­voir tout ce papier cul aux cou­leurs cha­toyan­tes. Ils seront bien embê­tés de voir le peu de cas qu’on fait de leurs cham­pions et de leur démo­cra­tie, leur figure s’allon­gera jusqu’à par terre, et toi, moi , nous on va bien rire, rien qu’en y pen­sant. C’est tout ce que mérite ces urnes et ce qui en sort ne vaut pas mieux que le colom­bin que lâche ton anus chaque matin.

Ces poli­ti­cars se tor­chent quo­ti­dien­ne­ment avec les droits des citoyens au nom du profit, donc mes devoirs à leur égard, comme ils disent je m’’en tam­ponne.

Que vive le Parti du Papier Cul !

P.-S.

une abstentionniste convaincue

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Sofia 06/04/2012 15:44

Super article sur l'abstention qui soulève des problèmes de société très importants : http://www.newsofmarseille.com/l%E2%80%99omerta-des-actes-politiques-des-banlieues/

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