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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 15:44

Voici un article qui explique par quel discours politique et médiatique la peur du pauvre (surtout de couleur) est attisée...

Officialisé en 1997 par le premier ministre Jospin et son ministre de l’intérieur Chevènement, un consensus droite-gauche (sans parler des grands médias) s’est installé sur « l’explosion de la violence chez les jeunes de banlieue » et sur le « laxisme de la justice » face à cette violence, ou du moins sur son « inadaptation » aux nouvelles générations de délinquants. Plutôt que de dénoncer au coup par coup les lois et les politiques publiques de plus en plus brutales qui sont mises en place au nom de ce discours, il vaut mieux prendre le problème à la racine et déconstruire ce qu’il faut bien appeler le mythe de l’insécurité. Il est en effet crucial de ne pas céder sur ce point : l’insécurité telle qu’elle est problématisée dans le débat public est un mythe. Il est indispensable de ne pas rallier, comme l’ensemble de la classe politique l’a déjà fait de longue date sur « le problème de l’immigration » [1], le postulat faussement « réaliste » selon lequel « le problème de l’insécurité » est une « vraie question » – ce qui nous condamne à ne critiquer que les « réponses » les plus ostensiblement « antirépublicaines » des démagogues qui nous gouvernent. Il faut enfin résister au discours d’intimidation désormais omniprésent selon lequel quiconque met en doute la réalité des diagnostics catastrophistes est nécessairement « angélique », coupé des réalités en général et des classes populaires en particulier.

Car le « problème de l’insécurité » est bel et bien un mythe, même si – comme tout mythe – il mobilise des éléments de vérité, en particulier des faits divers dramatiques : ce qui est est mensonger est la manière dont ces faits divers sont présentés, mis en scène, coupés de leur contexte et réinterprétés. C’est ce que s’efforcent de montrer les sept remarques qui suivent.

1. Le mythe des chiffres qui « parlent d’eux mêmes » [2].

La thèse selon laquelle la « violence des jeunes » connaît une expansion sans précédent, justifiant une « adaptation » de la réponse politique dans le sens d’une plus grande « fermeté », se fonde en grande partie sur une instrumentalisation des chiffres de la délinquance. Or, les chiffres ne parlent jamais d’eux-mêmes. Ils demandent à être interprétés, et surtout lus de manière critique, en s’interrogeant notamment sur leur mode de fabrication. Car on l’oublie souvent : les chiffres publiés et abondamment commentés chaque année sont des chiffres produits par la police et la Justice, qui reflètent donc au moins autant la réalité de l’activité policière que celle des faits de délinquance. En effet, plus les forces de police sont mobilisées sur une forme particulière de délinquance, plus elles contrôlent, plus elles interpellent, et plus elles enregistrent une part importante de la réalité. Parmi les exemples les plus parlants, on peut évoquer le cas du viol, des violences sexuelles incestueuses ou plus largement des violences sur enfant qui ont lieu essentiellement dans l’espace familial. Si les chiffres ne cessent d’augmenter, c’est avant tout parce que ces formes de violence n’étaient quasiment pas enregistrées il y a quelques décennies, puisque la police – mais aussi l’ensemble de la « société civile » – n’en faisait pas une préoccupation importante.

Il en va de même pour toutes les formes de délinquance : c’est avant tout la focalisation du débat public et de l’activité policière sur la délinquance de rue qui fait augmenter les chiffres de la petite délinquance en général et de la délinquance des mineurs en particulier. Un exemple illustre parfaitement cet effet d’optique que peuvent produire les statistiques : celui de l’outrage à agent. Les outrages à agent sont en effet l’une des infractions qui contribue le plus à faire augmenter les chiffres de la délinquance. Il est certes probable que les tensions, les conflits et donc les échanges de « mots » avec les forces de police soient réellement en augmentation (pour des raisons sur lesquelles il faudra revenir), mais il faut également souligner

d’une part que la « susceptibilité » des agents de police augmente elle aussi, et que le seuil au-delà duquel un mot de travers devient un « outrage » semble de plus en plus bas ;

d’autre part que les situations propices au conflit et à « l’outrage » sont artificiellement créées par la multiplication, ces dernières années, des contrôles d’identité ou des opérations « coup de poing » dans des situations où aucune infraction n’a été commise.

Les tribunaux voient de ce fait défiler des jeunes qui n’avaient commis aucun délit avant l’intervention de la police, et que cette intervention a amenés à commettre un « outrage » [3].

Mais l’exemple le plus frappant est sans doute celui de la « toxicomanie ». Les infractions liées à l’usage, à la cession ou au trafic de stupéfiants sont en effet les infractions qui font le plus gonfler les chiffres de la délinquance. Or, comme le rappelle Laurent Mucchielli, lorsqu’on regarde de près les données enregistrées dont on dispose, on s’aperçoit qu’il s’agit dans la quasi-totalité des cas de faits ayant trait à la consommation ou à la vente de petites quantités de drogues douces (cannabis ou herbe essentiellement). Ces infractions qui font tellement gonfler les chiffres correspondent par conséquent à des comportements dont on sait par ailleurs, par des enquêtes sociologiques, qu’ils sont depuis les dernières décennies en train de se banaliser et qu’ils concernent une minorité de plus en plus importante, et cela dans tous les milieux sociaux.

Or, il est une autre information que nous donne la lecture des chiffres de la délinquance : c’est que les personnes mises en cause pour possession de petites quantités de drogues douces sont quasi-exclusivement des personnes jeunes, de sexe masculin et issues des classes populaires. On le voit : au lieu de « laisser parler d’eux même » les chiffres, au lieu plutôt de leur faire dire ce qu’ils ne disent pas (« les jeunes sont devenus des sauvages »), on peut en tirer quelques enseignements précieux – mais cela suppose qu’on tienne compte des biais et qu’on croise les chiffres de la police ou de la justice avec d’autres données – et ce qu’on découvre alors, dans le cas de la « toxicomanie », c’est qu’un comportement comme la consommation et la revente de drogue douce, également répandu dans tous les milieux sociaux, ne mène devant les tribunaux qu’une petite partie des personnes concernées : les « jeunes des banlieues ». Ce qu’on découvre, en d’autres termes, c’est que nous avons bien affaire, en la matière, à une justice de classe.

S’interroger ainsi sur la genèse des chiffres, et sur les chiffres comme indicateurs d’un choix politique, nous amène finalement à découvrir une autre omission : lorsqu’on assimile la réalité de la délinquance à la seule délinquance enregistrée, on occulte du même coup la partie non-enregistrée ou sous-enregistrée de la délinquance et de la violence. En effet, partout où l’investissement de la police et de la Justice est nul, faible ou en baisse, les chiffres sont par la force des choses nuls, faibles ou en baisse : la délinquance patronale par exemple (et notamment le non-respect du code du travail) est de moins en moins contrôlée, et moins de 1% des infractions constatées par les inspecteurs du travail aboutissent à des condamnations en justice – avec, qui-plus-est, des condamnations dérisoires.

Il en va de même pour ce qui concerne la discrimination raciste à l’embauche ou au logement : aucune augmentation spectaculaire ne peut être constatée si l’on se réfère aux données du ministère de la Justice (on reste depuis de nombreuses années à moins d’une dizaine de condamnations par an), pour la simple raison qu’aucune volonté politique, et par conséquent aucun investissement policier ou judiciaire, n’existe en la matière. Il existe pourtant une multitude d’indicateurs, autres que policiers ou judiciaires, qui permettent d’affirmer que la discrimination est une forme de délinquance particulièrement répandue [4]. Quant à la violence de la chose, et sa gravité, elle n’est pas à démontrer. Mais de cette violence-là, peu d’élus se préoccupent.

2. « La violence » : une catégorie d’amalgame

Une règle élémentaire de méthode veut qu’on commence toujours par définir les termes qu’on utilise. C’est précisément ce que se gardent bien de faire les journalistes et les élus qui partent en croisade contre les « violences urbaines » et « l’insécurité ». Ces derniers font en effet comme si le sens des mots violence, délinquance et insécurité allait de soi, comme si ces mots étaient interchangeables et comme s’ils étaient tous synonymes de : jeune homme basané vêtu d’une casquette insultant une vieille dame avant de lui voler son sac...

Or, violence n’est pas synonyme de délinquance :

il existe des formes de délinquance qui sont peu ou pas du tout violentes, et ce sont justement celles-là qui contribuent à faire augmenter le chiffre global de la délinquance (l’outrage à agent, par exemple, ne peut pas sérieusement être considéré comme un acte très violent, et la consommation de cannabis encore moins) ;

inversement, les formes de délinquance les plus violentes, comme les homicides volontaires, ne sont pas en hausse (ils stagnent autour de 600 cas par an – soit : pas plus que les décès causés par des accidents de travail, et dix à vingt fois moins que les décès par accident de la route ou par suicide), pas plus que les homicides volontaires commis par des mineurs (autour de trente cas par ans) ou que les homicides commis contre des policiers.

Par ailleurs, il y a des formes diverses de violence, plus ou moins graves, et plus ou moins légitimes. Quoi de commun entre un vol à l’arraché, une injure, une gifle, un meurtre, un viol, et une émeute consécutive à une « bavure » policière ? Quel intérêt, pour la compréhension de ces phénomènes, de les ranger tous sous la même catégorie générique ? Aucun. Le seul intérêt de cette catégorie d’amalgame est qu’elle permet d’imposer sans le dire une thèse implicite : la thèse selon laquelle il existe une réalité homogène, « la violence », qui commence dès le premier mot de travers, dès la première « incivilité », et qui se poursuit inéluctablement, si on n’y prend garde, dans une escalade qui culmine avec la criminalité organisée et l’homicide. En d’autres termes : lorsqu’on se refuse à distinguer entre délinquance et violence, ou entre différents types et degrés de violence, on aboutit très facilement à la « théorie de la vitre cassée » et à la doctrine de la « tolérance zéro ».

3. Le mythe de l’âge d’or

Les discours catastrophistes sur l’explosion de la violence des jeunes reposent également sur une amnésie plus ou moins volontaire : pour pouvoir affirmer que nous vivons une période de déferlement sans précédent de la violence, il faut au préalable avoir bien oublié ce qu’il en était réellement de la violence dans le passé.

Or, si l’on se réfère sérieusement à toutes les sources qui sont à notre disposition sur le passé comme sur le présent, forme de délinquance par forme de délinquance, on s’aperçoit qu’il existe aujourd’hui des formes nouvelles de délinquance et de violence, ou du moins des formes de délinquance et de violence qui semblent actuellement en augmentation (par exemple les caillassages de bus, les outrages à agent et plus largement les conflits avec les institutions, ou encore la consommation de cannabis), mais que ces formes de délinquance sont les moins violentes, et qu’inversement les formes les plus violentes (comme les homicides volontaires, les homicides commis par des mineurs ou les viols collectifs) ne sont pas en augmentation [5]. L’âge d’or dont nous parle le nouveau sens commun sécuritaire fut en réalité une période où le risque de se faire tuer était bien supérieur à ce qu’il est aujourd’hui. À ceux qui nous accusent d’être angéliques, il faut donc répondre que ce sont eux qui ont une vision angélique du passé.

4. La logique du bouc émissaire

Il est un autre mensonge, l’un des plus répandus et des plus pervers, qui consiste à évoquer des faits réels, mais en prétendant, sans la moindre preuve, que les jeunes de banlieue en ont le monopole. C’est ainsi, par exemple, qu’on parle des « tournantes », et plus largement des formes plus ou moins agressives de sexisme ; c’est ainsi également qu’on parle de l’antisémitisme. Dans tous les cas, le discours dominant a ceci de pervers qu’il pointe du doigt des problèmes bien réels, dont la gravité est indiscutable, mais qu’il oublie de dire que les problèmes en question concernent en réalité l’ensemble de la société française, et qu’aucune donnée empirique ne permet d’affirmer que la jeunesse des banlieues est davantage en cause que le reste de la société [6].

5. La marque du négatif

Le tableau que la majorité des dirigeants politiques et des grands médias dressent de la banlieue et des jeunes qui y vivent est également mensonger parce qu’un certain nombre de réalités y sont absentes. En effet, si le mot violence renvoie de manière automatique à la banlieue et à ses « jeunes », qui semblent de ce fait en avoir le monopole, la réciproque est vraie : les mots jeunes, banlieue et « jeune de banlieue » renvoient automatiquement au mot « violence », comme si, en banlieue, ou du moins chez ces jeunes, il n’y avait que de la violence.

Or, il se passe beaucoup de choses en banlieue, qui ne se résument pas à l’incendie d’une poubelle, au vol d’une voiture ou au règlement de compte entre cités. Parmi les problèmes que vivent les habitants de la banlieue, et dont les élus et les grands médias parlent moins volontiers que de la « violence des jeunes », il y a aussi des violences autrement plus graves et plus fréquentes, qui sont commises par l’entreprise ou par l’institution, et qui frappent au premier chef ces jeunes qu’on stigmatise et qu’on accuse : chômage, précarité, discriminations, brutalités policières...

Il y a aussi en banlieue un potentiel énorme, rarement reconnu : une vitalité, des solidarités et des formes de vie sociale, culturelle et politique qui s’inventent [7], dans l’indifférence générale des élus et des grands médias. Il est extrêmement important de le rappeler, car le plus souvent, les mieux intentionnés tentent de défendre les jeunes de banlieue en les réduisant au statut de victimes. Mis à part la violence, admettent-ils d’un commun accord avec leurs adversaires « sécuritaires », « il n’y a rien » [8]. Un nouveau sens commun progressiste, alimenté par certains sociologues, décrit la banlieue comme un « désert », un « no man’s land », où vivent des jeunes qui « ne sont unis que par la galère, la désorganisation et la rage » [9]. On parle également d’anomie, d’absence de repères et d’absence de conscience politique... Cette vision misérabiliste est non seulement fausse, mais aussi inopérante pour contrer l’offensive sécuritaire que nous affrontons aujourd’hui : tout au plus permet-elle de modérer la peur et la haine ; ce qu’elle laisse en revanche intact, c’est le mépris des « jeunes de banlieue ».

6. L’oubli de l’origine

Ce qui engendre le mépris, et donne une apparence de réalité à l’image du jeune de banlieue comme corps furieux, « sauvage » ou « dé-civilisé », c’est aussi l’oubli, ou plutôt le refoulement de l’origine des phénomènes de délinquance ou de violence. On peut le constater à propos de la petite délinquance : on a assisté, ces dernières années, de manière plus ou moins consciente et délibérée, à la mise à l’écart des enseignements que nous apporte la sociologie sur la corrélation forte existant entre origine sociale et incarcération (la population carcérale est une population plus jeune, plus masculine et d’origine plus pauvre que la moyenne). Dans les grands médias, les sociologues ont peu à peu cédé la place à de nouveaux « experts » : des psychologues qui dépolitisent la question en rattachent « la violence » en général à la nature humaine et au « besoin d’agression » ou au « manque de repères », voire à la « carence d’éducation », ou des entrepreneurs en « sécurité publique » comme le très influent Alain Bauer, qui a réussi à publier un Que sais-je ? sur les « violences urbaines », et dont le moins qu’on puisse dire est qu’il est juge et partie...

Il en va de même si l’on considère les émeutes urbaines qui se sont succédées depuis le début des années 90, de Vaulx-en-Velin (1990) et Mantes-la-Jolie (1991) à Clichy-sous-Bois (2005), Villiers-le-Bel (2007) et Grenoble (2010). Ces émeutes que la classe politique, les grands médias et les sociologues les plus médiatisés ont quasi-unanimement présenté comme des poussées de fièvre nihiliste, « aveugle, autodestructrice et sans objet » [10], dépourvues de toute dimension politique, de toute dimension revendicative et de toute rationalité, ces émeutes qu’on présente aujourd’hui comme les preuves irréfutables d’un manque d’éducation ou d’humanité, ont toutes eu pour événement déclencheur la mort violente d’un jeune, le plus souvent issu de l’immigration, le plus souvent au cours d’une intervention policière.

Par conséquent, indépendamment de tout jugement moral ou de toute considération de stratégie politique, force est d’admettre que ces émeutes ont une rationalité et une dimension politique, et qu’elles constituent une forme de résistance. Si, en plus de cette anamnèse quant à l’élément déclencheur des émeutes, on remonte plus loin, si l’on se souvient qu’au début des années 80, des événements du même type (les crimes racistes et sécuritaires) avaient été pour beaucoup dans le déclenchement de la Marche pour l’Égalité [11] et de Convergence 84, si l’on se souvient que tous les moyens politiques non-violents avaient alors été mobilisés (la prise de parole publique, la manifestation, la marche pacifique, mais aussi le recours aux tribunaux pour juger les crimes policiers) [12], si l’on se souvient qu’alors des promesses avaient été faites par les autorités et si l’on se souvient enfin que durant les années qui ont suivi, rien n’est advenu (hormis des non-lieux, du sursis ou des acquittements de policiers assassins), alors les « explosions » de Vaulx-en-Velin, Mantes la Jolie, Dammarie-les-Lys, Toulouse, Roubaix, Clichy, Villiers ou Grenoble apparaissent tout à coup bien moins imprévisibles, bien moins irrationnelles et même bien moins illégitimes. Alors, surtout, loin de témoigner d’un ensauvagement de la jeunesse des banlieues, ces émeutes témoignent au contraire de l’existence d’un souci de la vie d’autrui, d’une mémoire et d’une incapacité à se résigner face à l’injustice, qui sont la marque même de l’humain.

7. Le legs colonial

Parmi les ressorts du consensus sécuritaire que nous affrontons aujourd’hui, bien d’autres pistes mériteraient d’être explorées, en particulier du côté du passé colonial et des représentations qui se sont forgées et transmises durant cet épisode « épique ». En effet, tant du point de vue des représentations que des dispositifs politiques et policiers qui se mettent en place aujourd’hui, la filiation est évidente : si l’on parle aussi facilement de « reconquête territoriale », d’espaces « décivilisés », de « sauvageons », de « défaut d’intégration » ou de « défaut d’éducation », si l’on parle aussi facilement de « nécessaire adaptation » de notre dispositif pénal à des populations radicalement différentes des « blousons noirs de jadis », vivant « en dehors de toute rationalité », c’est que ce vocabulaire, et le regard qui le sous-tend, n’ont rien de nouveau. C’est le même vocabulaire et le même regard qui ont eu cours il y a plus d’un siècle lorsqu’il s’est agi d’inventer un discours sur « l’indigène » – dont les « jeunes de banlieue » aujourd’hui incriminés se trouvent être, en grande partie, les descendants.

Et c’est également dans l’héritage colonial qu’il faut aller chercher si l’on veut comprendre la genèse des dispositifs d’exception qui se mettent en place ou se renforcent dans les banlieues : qu’il s’agisse du couvre-feu, de la « guerre préventive » que constituent les contrôles policiers à répétition (ou les dispersions intempestives dans les halls d’immeuble) ou qu’il s’agisse de la pénalisation des parents pour les fautes des enfants, nous avons affaire à des pratiques qui violent un certain nombre de principes fondamentaux (comme le principe de la présomption d’innocence ou celui de la responsabilité individuelle) et qui par conséquent apparaissent comme des anomalies au regard d’une certaine tradition du Droit français, mais qui ne tombent pas du ciel. Si l’on se réfère à l’autre tradition française, à la part d’ombre que constitue le droit d’exception qui s’est inventé et expérimenté dans les colonies françaises, alors la surenchère « sécuritaire » à laquelle nous assistons depuis près de deux décennies perd beaucoup de sa nouveauté ou de son originalité.

En guise de conclusion

Le travail de déconstruction que nous venons d’esquisser est nécessaire, mais pas suffisant. Il laisse en effet de côté d’autres points sur lesquels il faudrait s’interroger, et sur lesquels nous avons proposé ailleurs quelques analyses [13]. En particulier, une fois établi le caractère fondamentalement mythique du discours dominant sur la violence et l’insécurité, il reste à s’interroger sur les raisons de son succès : comment un discours aussi grossièrement mensonger, bête et méchant a-t-il pu s’imposer dans des franges aussi larges de l’opinion ? On se contentera ici de dire qu’à notre sens, le Front national est sans doute l’un des grands bénéficiaires de la dérive sécuritaire, mais qu’il est loin d’en être l’acteur principal : il y a une responsabilité écrasante du reste de la classe politique, de gauche comme de droite, ainsi que des grands médias.

Une autre question qui ne doit pas être perdue de vue est celle des effets concrets de cette dérive sécuritaire. Les discours s’accompagnent en effets d’actes, qu’ils suscitent ou qu’ils légitiment après-coup, et ces actes sont criminels. D’abord parce que les discours et les pratiques sécuritaires produisent une partie des maux qu’ils prétendent déplorer et combattre : ils sèment la méfiance, la peur, le repli sur soi, l’individualisme, la haine et la division, et donc suscitent ou entretiennent les tensions les plus stériles et les plus dangereuses. La prolifération de discours stigmatisant la banlieue entretient non seulement le racisme et le mépris de classe, mais elle sème également la peur, la haine et le mépris au sein même des classes populaires : entre adultes et « jeunes », entre « bons » et « mauvais parents », entre filles et garçons, entre Français « de souche » et « immigrés », entre « laïques » et « musulmans » encore entre « bons » et « mauvais » musulmans...

La logique du bouc-émissaire est aussi dommageable pour l’ensemble de la société : en entretenant l’illusion que l’égoïsme, l’individualisme, la dépolitisation ou encore le sexisme, l’homophobie et l’antisémitisme n’existent qu’en banlieue, le moins que l’on puisse dire est qu’on n’incite pas les classes moyennes et supérieures à traiter ces problèmes qui sont aussi les leurs, et qu’on réserve de ce fait aux femmes, aux homosexuels ou aux Juifs de très déplaisantes surprises.

Mais si le discours et les pratiques sécuritaires pourrissent l’ensemble des rapports sociaux, on ne peut pas nier malgré tout que ceux qui en subissent le plus directement et le plus brutalement les conséquences sont les « jeunes de banlieue », en particulier ceux qu’on qualifie d’ « issus de l’immigration » :

d’abord parce qu’on est en train de briser par milliers des jeunes en les envoyant en prison ou en « centre fermé », en lieu et place de toute réponse sociale ;

ensuite parce que la focalisation sur les « violences et incivilités » dont certains de ces jeunes se rendent coupables constitue une formidable puissance d’occultation et de diversion : occupés à se défendre ou à se faire oublier un peu, il leur est plus difficile que jamais de faire entendre leur voix, leur avis et leurs griefs contre une société qui leur impose le chômage, la précarité, le racisme et la discrimination ;

enfin parce que le consensus sécuritaire se traduit par une légitimation et une banalisation (voire une légalisation de fait) des violences institutionnelles les plus illégitimes (et théoriquement illégales), en particulier les abus policiers : contrôles à répétition, contrôles au faciès, fouilles humiliantes, passages à tabacs, usages abusifs de la procédure d’ « outrage », et même homicides.

Par légalisation de fait, il faut entendre ceci, parmi bien d’autres exemples possibles : en septembre 2001, le policier Hiblot, qui avait abattu le jeune Youssef Khaif, en fuite à bord d’une voiture, d’une balle dans la nuque tirée à plus de douze mètres, a été purement et simplement acquitté.

Reste enfin une ultime question, la plus urgente : comment résister ?

Par Pierre Tevanian repris sur les LMSI.net

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 11:41
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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 11:29

Voici un article qui date d'un an sur l'importance pour les libertaires d'investir l'outil de communication qu'est Internet à l'heure ou l'extrême droite y déverse allègrement son fumier idéologique. Y est abordé notamment la question de l'utilisation de la vidéo à laquelle on pourrait rajouter celle des réseaux sociaux....

 


Nous sommes fin août 2012, quel bilan peut-on faire de l'avancée des idées anarchistes ? à vrai dire, rien d'exceptionnel. Seuls quelques points positifs masquant une bien triste réalité : ça ne prend pas. Et la raison la plus évidente qui peut venir à l'esprit est que nos tendres et aimés gouvernements n'ont pas encore tabacé suffisemment le pauvre peuple à coup d'austérité, pas comme en Espagne ou en Grèce où les mouvements anarchistes se portent plutôt bien et sont très actifs, tout comme l'extrême droite d'ailleurs, dont la recrudescence est plus qu'inquiétante.
On peut donc se poser la question suivante : pourquoi alors que notre pays est plus épargné par la crise que la Grèce, l'extrême droite française parvient tout de même à faire électoralement presque le double de l'extrême droite greque (aube dorée + droite nationaliste réunis) ?
N'est-ce pas la preuve que le problème vient surtout de l'impuissance de l'extrême gauche face à ce "nouveau" fléau ? C'est tout simplement indéniable, et si l'extrême droite a pu à ce point dépecer l'extrême gauche, jusqu'à s'approprier une partie de son discours grâce à ces habituels renversements réthoriques, c'est aussi parce que personne ne s'y est opposé et qu'il serait temps de mettre fin à cette immense mascarade.


Pour faire simple, on va dans une première partie voir qui représente actuellement l'extrême droite et quelles sont leur méthodes pour ramener à elle un maximum de monde ; on verra ensuite la stratégie à adopter pour à la fois faire barrage à l'extrême droite, la faire reculer, mais également diffuser les idées anarchistes.


Partie 1 : L'invasion de l'extrême droite partout où nous ne sommes pas.


D'aucuns disent que l'extrême droite a beaucoup changé, qu'elle est dédiabolisée, qu'en somme hitler c'est du passé, et bien c'est à nous de montrer la vérité, et une petite analyse s'impose.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas déjà l'extrême droite, la voici :

http://laregledujeu.org/files/2012/03/l ... ncaise.jpg

Cette carte nous montre plusieurs choses : premièrement l'extrême droite est très désorganisée et globalement ses deux axes de lutte sont l'antisémitisme et l'islamophobie, certains groupes étant pro-islam et antisémites tel quel égalité et réconciliation d'alain soral, d'autres à l'opposé comme le bloc identitaire ou riposte laïque qui sont pro-juif et anti-islam. Chose très importante à retenir : l'extrême droite est divisée, en ajoutant à cela son habituel écran de fumée confusionniste, et on y comprend plus rien. C'est d'ailleurs cet art de la confusion qui permet à des réactionnaires tels que éric zémmour ou alain soral de se dire "marxistes" et "socialistes" tout en étant "nationalistes", ce qui moi me fait plutôt penser au national-socialisme, c'est à dire au nazisme...
Bien sûr en les écoutant parler, on se rend compte qu'ils n'ont probablement jamais lu une seule ligne de Karl Marx, pas étonnant.

Autre chose que l'on peut remarquer, et c'est l'un des atouts de l'extrême droite, elle possède beaucoup de groupes très forts dans le domaine médiatique, que ce soit télévisuel et électoral (front national), ou sur internet (bloc identitaire, égalité et réconciliation) voire parfois dans la rue, sous forme de tracts et d'autocollants assez trompeurs (mouvement d'action sociale) et enfin (je garde le meilleur pour la fin) : les catholiques intégristes qui sont passés maîtres dans l'art du buzz médiatique, notamment avec les pièces de théâtre "blasphématoires" tel que 'Golgotha Picnic'.
Bref, vous l'aurez compris, l'extrême droite a peu d'idées, est souvent constituée d'ignorants qui remodèlent l'histoire comme ils le souhaitent, mais a pour vrai force de savoir propager ses idées de façon efficace, et comme nous allons le voir, la montée de l'extrême droite n'est pas dûe qu'à la crise et au chômage...

Voici une carte de la progression de l'extrême droite en europe :

http://garrigouannesophie.files.wordpre ... roite1.jpg

Première chose étonnante, l'extrême droite n'est pas la plus forte là où la crise est la plus forte : son bastion principal est l'Italie (et je me permettrai de préciser : l'Italie du nord, car au sud, l'extrême gauche étant bien plus puissante qu'au nord, les facistes y sont très peu implantés). On voit ensuite des pays comme la Grande Bretagne, la France, la Roumanie qui pourtant ne sont pas nécessairement les plus touchés par la crise mais ont une extrême droite de plus en plus forte. La Grèce et l'Espagne, pourtant bastion de la crise économique et de l'austérité, sont relativement "épargnés".

Alors qu'est-ce qui explique la montée de l'extrême droite en europe ? si ça n'est pas la crise, il y a bien autre chose... Et cette chose, c'est l'extrême gauche, ou plutôt son inquiétante absence dans tous les pays où l'extrême droite monte : il n'y a qu'à voire en Italie, où au nord l'extrême gauche (communistes, anarchistes,...) a quasiment disparu, laissant la place aux facistes de tous poils soutenus par les gouvernements de la droite traditionnelle. C'est dans ces pays-là qu'on observe alors les plus ignobles résurrections des identitaires, des xénophobes, etc... matraquant toujours le même discours contre les travailleurs étrangers, et qui, bien que prétendant être "anti-système", deviennent la main armée de la bourgeoisie pour balayer toute résistante à l'austérité et au capitalisme.

En somme, l'extrême droite s'infiltre vicieusement partout où nous ne sommes pas, et ça n'est pas seulement sur le terrain électoral : l'enjeu principal où l'extrême droite est en train de gagner, c'est internet. Et si c'est un enjeu principal, c'est parce qu'aujoud'hui, les mouvements politiques ne sont plus comme avant, et que les plus jeunes comme les plus vieux s'informent de plus en plus sur internet, (et parfois se désinforment aussi hélas...). La stratégie adoptée par l'extrême droite pour envahir le net a été très simple et rudement efficace : submerger internet par une quantité croissante de désinformation et de médias tels que des documents mais surtout des vidéos et des blogs incitant à rejoindre l'extrême droite. Que ce soit en propageant le conspirationnisme ou la haine de l'étranger, l'extrême droite a oeuvré à faire en sorte de se dédiaboliser en diabolisant ses adversaires qui formeraient un complot pour la faire taire. Cette stratégie redoutable a fait ses preuves et a fait des émules ; partout à l'extrême droite, c'est par internet et de manière générale, les médias, qu'elle progresse. On l'a vu en 2002 avec TF-Haine tenu responsable du score de le pen à cause de ses multiples reportages sur la délinquance dans les quartiers, etc... Maintenant tout se passe sur internet, et c'est toujours le même procédé : faire peur pour manipuler, diviser pour mieux règner...


Partie 2 : Anarchie 2.0 : vers une nouvelle stratégie de diffusion des idées.


Rien n'est perdu dans ce combat où nous avons toutes nos chances, seulement faut-il savoir comment s'y prendre pour endiguer l'extrême droite, pour propager nos idées, et mener à l'émergence d'un vrai mouvement révolutionnaire de masse. Il est temps pour le mouvement anarchiste d'investir le web, et vous avez compris pourquoi : pour combattre l'extrême droite sur son terrain le plus fertile.

Pour cela, à mon avis, seule une coordination efficace et une action bien menée peuvent porter leurs fruits, et ce malgré une infériorité numérique croissante. Voici les quelques points autour desquels nous devons investir une nouvelle lutte dans les années à venir, et nul doute qu'avec les bonnes méthodes, nous y arriveront :

- Devenir visible sur les médias internet tel que You Tube, DailyMotion, etc... Cela siginifie faire régulièrement des vidéos sur des thèmes variés mais précis, dans le but de convaincre plus de monde, et surtout d'avoir une visibilité bien plus grande de notre mouvement. Ces vidéos, peuvent reprendre pour commencer la technique qu'a mis en place le PCF et le Front de gauche aux présidentielles 2012 avec ce genre de vidéos dont le contenu est plus qualitatif que quantitatif :






et d'autres vidéos, je ne vais pas toutes les mettre... leur intérêt est surtout d'être beaucoup plus pédagogique que des documents écrits traditionnels et peuvent donc toucher un plus large public.

Contrairement à l'extrême droite, nous ne devons pas submerger internet avec un conteu extrêmement quantitatif et confusionnel mais avec un contenu simple, efficace et de qualité, l'exemple des vidéos du fdg était un bon exemple, il faudra aller plus loin encore, et faire appel à la créativité, aux talents et aux compétences de chacun pour enfin exister sur internet. C'est selon moi la priorité n°1. Cela veut dire aussi, que ces vidéos doivent diffuser nos idées en insistant sur le fond, les moyens d'y parvenir, bref, être efficace, ça veut aussi dire être convaincants et pas persuasifs, vous noterez la nuance.

- Outre les vidéos, agrémenter les blogs et forums de documents intéressants comme c'est déjà fait doit continuer, de façon à ce que le fond de nos idées continue à se développer. Cela veut aussi dire qu'il faut remettre entièrement à neuf les sites comme celui de la fédération anarchiste ou d'alternative libertaire qui ne peuvent que décourager une adhésion tellement on a l'impression qu'il n'y a personne pour maintenir ces sites. Il faut d'un point de vue local mais surtout fédéral remettre en valeur blogs et sites pour ne pas faire fuir d'éventuels intéressés ; il faut remettre du cœur à l'ouvrage et simplifier l'organisation des sites pour qu'on puisse s'y retrouver rapidement.
Ces sites servent de relais entre la diffusion de nos idées et nous-mêmes, il est donc important qu'ils soient au point, sinon la coordination de nos actions sur internet ne pourra se faire et nous resterons aussi bas que maintenant de ce point de vue.


- Pour l'extrême droite, à savoir les intégristes, conspirationnistes, nationalistes, nazis, etc... il faut privilégier une stratégie d'affrontements direct dans nos vidéos et une stratégie de l'oubli pour les leurs. Par stratégie de l'oubli, j'entends qu'il faut faire en sorte que ces gens soient peu à peu effacés du net, par un "nettoyage" systématique (je maintiens le mot, vu la gravité de la situation). On a vu l'efficacité du groupe anonymous lorsqu'il s'en est pris aux sites d'extrême droite, il faudrait également nettoyer internet en supprimant leurs vidéos, blogs, sites, etc... Cela est à la limite de la légalité, c'est pourquoi je n'incite pas à ce que nous le fassions nous-mêmes mais que nous privilégions le recensement précis à l'action confuse qui serait propice à faire le buzz, et donc à alimenter leur discours.

En fait, comme l'a dit alain soral, il a dit quelque chose comme : "si je ne passe plus à la télé, à la radio ou sur internet, les gens m'oublient, et en plus ils ne s'en rendent même pas compte parce qu'ils m'oublient !". Bref, mettons en oeuvre leur plus grande crainte : au lieu d'alimenter leurs polémiques et de les mettre en valeur, faisons les petit à petit disparaître, et remplaçons-les par nos médias, qui doivent être de bien meilleur qualité, bien que moins nombreux.

Pour terminer, il faut empêcher leur arsenal de commentaires invasifs d'agir, et pour commencer, recenser méthodiquement et systématiquement les comptes et les informations au sujet de ceux qui articulent et sont la régie de la mécanique de l'extrême droite sur internet. La plupart postent des commentaires en masse avec des "j'aime" ou des "je n'aime pas", selon la vidéo ; ils mettent aussi plein de vidéos sur les thèmes conspis, immigration, religion, identité, etc... ; enfin ils sont très disséminés et nombreux, il faut donc ratisser forums, blogs, etc... pour recouper les informations et les effacer soigneusement. Bref, il faut démanteler leur réseau d'action sur internet pour nous ouvrir la voie, ce sera sans doute le plus compliqué, mais une fois de plus ça n'est pas infaisable.

Et pour vous prouver que c'est la bonne stratégie, je citerai un article parlant de l'attaque des sites d'extrême droite par anonymous, histoire de redonner un peu d'espoir à notre mouvement :
 
Yvan Benedetti, bras-droit de Bruno Gollnisch (mais exclu récemment du FN) et membre historique de l’Oeuvre Française, s’est lui aussi fait hacker quelques jours plus tôt son site web. Comme Bissuel, il n’a pas envie de rentrer dans une cyber-guéguerre avec les militants antifascistes : « Quand je vois qu’ils s’attaquent à des institutions, aux services américains, je crois qu’on ne peut pas faire grand-chose. »


(source : http://www.streetpress.com/sujet/17489- ... ud-a-poils)



Conclusion :

C'est bien sur internet que va se jouer l'avenir du mouvement anarchiste. Une nouvelle partie du mouvement est encore à créer, elle doit être complémentaire avec ce qui existe déjà et aura pour rôle de diffuser nos idées et de faire barrage à l'extrême droite. Car comme vous l'avez compris, c'est parce que nous ne faisons rien qu'ils progressent, maintenant nous sommes de retour et les choses vont changer. C'est pour toutes ces raisons que je lance à partir de maintenant un débat sur ces questions, j'espère qu'il en découlera la prise de décision commune d'investir le web une bonne fois pour toute, je pense que l'avenir de notre mouvement est en jeu et qu'il serait dommage de passer à côté.


Pour un monde sans dieux ni maîtres, atheus.
Les libertaires et l'outil Internet
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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 13:49
Assassinat politique en Tunisie

Voici une brève sur l'assassinat d'un des leaders de la gauche tunisienne, ce qui n'est guère rassurant pour les perspectives de la Révolution....

Des inconnus ont tiré ce matin sur le leader du Front Pouplaire Mohamed Brahmi, à son domicile.

Il serait déjà décédé pendant son transport vers l’hôpital de 11 balles tirées à bout portant.

L’ancien président du mouvement Echaâb (Peuple), l’un des ténors de la gauche et leader du Front Populaire, s’est illustré par ses critiques virulentes envers le parti islamiste Ennahdha, au pouvoir.

C’est la seconde personnalité politique assassinée en cinq mois après l’autre dirigeant de la gauche, Chokri Bélaïd, tué devant chez lui par des extrémistes religieux. Ce meutre intervient de la jour de la célébration de l’anniversaire de la proclamation de la république.

Deuxième assassinat politique depuis la révolution en Tunisie et qui cible encore une fois directement le Front Populaire.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 14:50
Dossier d'été: l'austérité "socialiste". Le temps partiel 4/4

Le gouvernement Hollande a pu distraire la galerie pendant quelque temps en se faisant passer pour progressiste : ainsi il y eu une intervention au Mali au nom des droits de l’Homme (et de l’industrie nucléaire), puis le Mariage Pour Tous, dont les opposants entre cathos intégristes et nostalgiques du IIIe Reich, nous ont fait oublier pendant quelque temps le gouvernement socialiste.

Pourtant, c’est une erreur. Les « socialistes » sont arrivés au pouvoir avec une mission « restaurer la compétitivité ». Cela peut paraitre sympa au premier abord, mais ce n’est rien d’autre qu’écraser le prolétariat, les travailleurs en diminuant leurs droits, leurs salaires pour augmenter le taux de profit du patronat. Pendant que ceux qui peuvent encore se le permettre bronzent dans le Sud de la France, les socialistes, main dans la main avec des syndicats jaunes et le patronat préparent l‘offensive contre nos droits.

C’est pour cela que nous faisons un dossier d’été qui présente les différentes « réformes » ou plutôt attaques en cours dont nous serons les victimes en septembre.

Bien entendu, ce ne serait pas marrant pour la bourgeoisie et le gouvernement de ne pas taper spécifiquement sur les travailleurs les plus pauvres et précaires: ceux à temps partiel.

Voici un article de la presse bourgeoise sur la Réforme du RSA activité et de la prime de retour à l'emploi. Si on lit entre les lignes on voit que cette réforme n'aboutira qu'à une baisse de ce que les pauvre reçoivent.

ne "prime d’activité" à la place du RSA et de la Prime pour l'emploi (PPE). C'est ce que suggère le député PS Christophe Sigure dans un rapport qu'il doit remettre ce 15 juillet au Premier ministre.

Ce dernier avait chargé en mars le député de proposer plusieurs pistes pour réformer le RSA activité et la PPE. Parmi les quatre scénarios examinés, le groupe de travail dirigé par le député a retenu celui de la création de la prime d’activité qui se substituerait aux dispositifs existants, jugés peu efficaces, selon le rapport consulté par l’AFP.

Les deux dispositifs actuels coûtent environ 4 milliards d'euros par an à l'Etat. Près de huit millions de personnes répartis au sein de sept millions de foyers (6,3 millions de foyers pour la PPE, 700.000 pour le RSA activité) en sont bénéficiaires.

Cette prime serait accompagnée de "mesures complémentaires" pour éviter que les familles avec une seule rentrée d’argent soient perdantes.

Des aides accordées au revenu inférieur à 1,2 smic

Les ressources de l’ensemble du foyer seraient prises en compte pour déterminer l’éligibilité du demandeur. Une fois ce filtre passé, la prime serait calculée sur ses seuls revenus, qui devraient être inférieurs à 1,2 smic (le smic est à 1.430 euros bruts par mois pour un temps plein).

La "prime d’activité" serait accessible dès 18 ans et versée mensuellement sur la base des déclarations trimestrielles du bénéficiaire. Selon les estimations du rapport, son montant maximal serait de 215 euros par mois, pour une personne gagnant l'équivalent de 0,7 smic.

Pour les familles "les plus fragiles" (mono-parentales ou mono-actives), elle serait assortie d’un "complément enfant"(montant forfaitaire par enfant) ou d’une majoration de l’allocation de rentrée scolaire.

Le rapport préconise une mise en œuvre dès septembre 2014, possible, selon lui, "sans dépenses supplémentaires par rapport au budget 2013" (soit 4 milliards d’euros).

Introduit mi-2009, le RSA-activité pourrait donc vivre ses dernières heures. Ce complément d'un petit salaire mis en place à l'initiative de Martin Hirch en 2007, n’est demandé que par un tiers des personnes qui y ont droit, en raison de sa "complexité" ou par crainte d’une "stigmatisation", notait Jean-Marc Ayrault dans la lettre de mission du député Saône-et-Loire.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 14:42
Dossier d'été: l'austérité "socialiste". Les retraites 3/4

Le gouvernement Hollande a pu distraire la galerie pendant quelque temps en se faisant passer pour progressiste : ainsi il y eu une intervention au Mali au nom des droits de l’Homme (et de l’industrie nucléaire), puis le Mariage Pour Tous, dont les opposants entre cathos intégristes et nostalgiques du IIIe Reich, nous ont fait oublier pendant quelque temps le gouvernement socialiste.

Pourtant, c’est une erreur. Les « socialistes » sont arrivés au pouvoir avec une mission « restaurer la compétitivité ». Cela peut paraitre sympa au premier abord, mais ce n’est rien d’autre qu’écraser le prolétariat, les travailleurs en diminuant leurs droits, leurs salaires pour augmenter le taux de profit du patronat. Pendant que ceux qui peuvent encore se le permettre bronzent dans le Sud de la France, les socialistes, main dans la main avec des syndicats jaunes et le patronat préparent l‘offensive contre nos droits.

C’est pour cela que nous faisons un dossier d’été qui présente les différentes « réformes » ou plutôt attaques en cours dont nous serons les victimes en septembre.

Bien évidemment, les "socialistes" n'oublient personne, et après avoir combattu certes du bout des lèvres celle de Sarkozy, le PS a une réforme encore pire dans les clous. En voici quelque pistes issues du rapport Moreau.

Ce point ne devrait pas réserver de surprise. Déjà reculé de 60 à 62 ans par la réforme Sarkozy de 2010, l'âge légal de départ à la retraite n’est pas la solution privilégiée par le gouvernement. François Hollande a d’ailleurs obtenu de Bruxelles que cette mesure soit retirée des "recommandations" de l’union européenne.

Seul le patronat défend vigoureusement cette solution, considérant qu'il serait irresponsable de ne pas l'envisager. Le Medef, pour sa première négociation sous l’égide de Pierre Gattaz, devrait donc préconiser un report à 63 ans en 2020, et 65 ans en 2040.

Un probable allongement de la durée de cotisation

François Hollande a déjà prévenu qu’il considérait cette solution comme "la plus juste". Actuellement, la durée de cotisation la plus longue pour obtenir une retraite complète s'élève à 41,5 ans (166 trimestres), pour ceux nés en 1955 et en 1956. Pour les générations suivantes le rythme prévu par la réforme Fillon de 2003 devrait être accéléré.

Le rapport Moreau propose - parmi de multiples variantes - d'ajouter un trimestre tous les 3 ou 4 ans, ce qui donnerait 42 ans pour la génération 1962, 43 ans pour celle de 1975 et 44 ans pour celle de 1989.

L'allongement de la durée de cotisation concernera tous les salariés, ceux du privé, les fonctionnaires et les régimes spéciaux. Le gouvernement l’a d’ailleurs martelé : tout le monde devra faire des efforts.

La CGT, mais aussi Force ouvrière, sont les plus fermes opposants au projet. Le syndicat de Jean-Claude Mailly a ainsi annoncé, jeudi 4 juillet, qu’il mobiliserait ses troupes à la rentrée si cette mesure était retenue, à l’instar de la CGT.

La sous-indexation des pensions fait débat

Malgré l’opposition des syndicats et du Medef, le gouvernement hésite sur cette mesure (temporaire), recommandée par la Cour des comptes.

Car celle-ci entraîne rapidement des économies: près de 3 milliards dès 2020 2020 si les pensions des retraités imposables sont revalorisées de 1,2 point sous l'inflation de 2014 à 1016.

Elle est d’ailleurs mise en œuvre depuis le 1er avril, sur trois ans, pour les retraites complémentaires du privé des régimes Agirc-Arrco.

La hausse des cotisations en question

Cette mesure, qui a notamment les faveurs de Force Ouvrière, risque par contre de se heurter à une fronde patronale. Le Medef estime en effet qu’elle serait contradictoire avec les crédits d'impôts accordés par le gouvernement pour favoriser la compétitivité des entreprises.

Mais ce dernier ne semble pas vouloir renoncer à une mesure qui rapporte beaucoup d'argent rapidement. La seule hausse de 0,4 point de 2014 à 2017 (0,1 point par an) des cotisations employeurs et salariés pour les salaires au-dessus de 3.086 euros rapporterait 3 milliards d’euros.

Les syndicats, dans leur globalité, sont très favorables à la hausse des cotisations patronales et ne montreront pas trop de résistance pour les cotisations salariales.

Les autres pistes envisageables

L'alignement du taux de CSG payée par les retraités imposables (6,6%) sur celui des actifs (7,5%) pourrait être retenu. Le gain possible serait, lui, de 2 milliards en 2020.

La suppression de l'abattement de 10% pour les retraités. Cette déduction est accordée aux actifs au titre des frais professionnels mais se justifie moins pour les personnes à la retraite. Ce qui pourrait rapporter 3,3 milliards d’euros à l’horizon 2020. La simple baisse du plafond ferait gagner de 500 millions à 1,5 milliard, selon les hypothèses retenues.

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 14:32
Dossier d'été: l'austérité "socialiste".  Les chomeurs 2/4

Le gouvernement Hollande a pu distraire la galerie pendant quelque temps en se faisant passer pour progressiste : ainsi il y eu une intervention au Mali au nom des droits de l’Homme (et de l’industrie nucléaire), puis le Mariage Pour Tous, dont les opposants entre cathos intégristes et nostalgiques du IIIe Reich, nous ont fait oublier pendant quelque temps le gouvernement socialiste.

Pourtant, c’est une erreur. Les « socialistes » sont arrivés au pouvoir avec une mission « restaurer la compétitivité ». Cela peut paraitre sympa au premier abord, mais ce n’est rien d’autre qu’écraser le prolétariat, les travailleurs en diminuant leurs droits, leurs salaires pour augmenter le taux de profit du patronat. Pendant que ceux qui peuvent encore se le permettre bronzent dans le Sud de la France, les socialistes, main dans la main avec des syndicats jaunes et le patronat préparent l‘offensive contre nos droits.

C’est pour cela que nous faisons un dossier d’été qui présente les différentes « réformes » ou plutôt attaques en cours dont nous serons les victimes en septembre.

Voici un article qui récapitule les différentes pistes de réduction de nos droits, qui ne sont pourtant pas mirobolants...dans un contexte d'explosion du chomage

(Article issu de la presse bourgeoise)

L’Unedic a rendu public ce jeudi de nouvelles prévisions qui montrent que le pari du gouvernement d’une inflexion de la courbe du chômage à la fin de l’année est compromis et, surtout, que 2014 s’annonce sombre. Pour 2013, les nouvelles sont plutôt bonnes compte tenu du contexte. Alors que le consensus des économistes ne table plus sur une quasi-stagnation mais sur un diminution de 0,2 % du PIB, le régime géré par les partenaires sociaux n'a pas dégradé ses prévisions de chômage sur 2013. Il anticipe désormais une hausse de 178.700 du nombre de demandeurs d’emploi n’ayant pas du tout travaillé dans le mois, soit 7.000 de moins qu’il y a cinq mois. Du côté de l'emploi salarié, les destructions concerneraient 35.600 postes, deux fois moins qu’en 2012.

Une inflexion au troisième trimestre

Si l’on ne s’en tient qu’à 2013, il y a même une autre relative bonne nouvelle : après avoir encore enregistré près de 50.000 chômeurs supplémentaires au deuxième trimestre, la courbe de progression du chômage devrait marquer une inflexion au troisième trimestre (+26.200) avant une pause au quatrième (+4.900), grâce aux contrats aidés et à l’impact des départs en retraite anticipée pour les assurés qui ont commencé à travailler avant 20 ans.

Michel Sapin, cela « conforte l’analyse du gouvernement et son objectif d’inverser la courbe du chômage d’ici la fin 2013 et au-delà ». Pour le ministre du Travail,, l'Unedic fonde son calcul sur « une hypothèse de croissance inférieure à celle du gouvernement (+0,7% contre +1,2%) et ne prend pas en compte tous les effets des politiques et réformes ». Une « inversion durable de la courbe du chômage est donc à notre portée », affirme-t-il.

Malheureusement, l’Unedic a aussi publié des prévisions pour 2014 qui viennent doucher un tel espoir. Elle estime en effet que dès le premier trimestre de l’an prochain, le nombre de demandeurs d’emploi devrait se remettre à progresser. L’impact démographique des retraites précoces n’empêchera pas une nouvelle progression de la population active, que le ralentissement des destructions de postes ne suffira pas à compenser. Résultat : l’assurance-chômage table sur encore 128.700 chômeurs supplémentaires, l’an prochain, soit quelque 50.000 de moins que cette année. Le total frôlerait alors les 3,5 millions de chômeurs, à 3.432.800 précisément.

Une dette portée à 24,1 milliards d’euros

Sur le plan financier, l’Unedic reste dans l’épure de ses prévisions de janvier dernier pour 2013, avec un déficit record sur l’année de 4,9 milliards d’euros. Mais il y ajoute une première prévision pour 2014 plus qu’inquiétante : le déficit dépasserait les 5,5 milliards d’euros. Cela porterait la dette de l’Unedic à 24,1 milliards d’euros.

La situation est pour l’instant sous contrôle car, comme l’avait expliqué son président, Jean-François Pilliard, son programme d’endettement pour cette année permet de faire face au besoin de financement prévu fin 2013, soit quelque 18 milliards d’euros. Mais ce n’est pas le cas pour l’an prochain. La renégociation des règles de l’assurance-chômage, dont la convention arrive à son terme en décembre prochain, doit démarrer à la rentrée. Elle va se dérouler avec en toile de fond d’une dégradation financière record, ce qui augure de discussions très tendues entre patronat et syndicats. Tout cela avec un changement de président à la tête du Medef .

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 14:26

Le gouvernement Hollande a pu distraire la galerie pendant quelque temps en se faisant passer pour progressiste : ainsi il y eu une intervention au Mali au nom des droits de l’Homme (et de l’industrie nucléaire), puis le Mariage Pour Tous, dont les opposants entre cathos intégristes et nostalgiques du IIIe Reich, nous ont fait oublier pendant quelque temps le gouvernement socialiste.

Pourtant, c’est une erreur. Les « socialistes » sont arrivés au pouvoir avec une mission « restaurer la compétitivité ». Cela peut paraitre sympa au premier abord, mais ce n’est rien d’autre qu’écraser le prolétariat, les travailleurs en diminuant leurs droits, leurs salaires pour augmenter le taux de profit du patronat. Pendant que ceux qui peuvent encore se le permettre bronzent dans le Sud de la France, les socialistes, main dans la main avec des syndicats jaunes et le patronat préparent l‘offensive contre nos droits.

C’est pour cela que nous faisons un dossier d’été qui présente les différentes « réformes » ou plutôt attaques en cours dont nous serons les victimes en septembre.

Le premier secteur touché sera celui des intermittents qui vont probablement connaitre une baisse de leur indemnisations au nom de la réduction de la dette... Voici une vidéo qui démonte le discours idéologique qui sous tend ces attaques.

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 13:43

Ce n'est pas que nous fassions confiance aux déclarations de la police en général, mais la police judiciaire livre une interprétation contradictoire à celle des médias bourgeois Le Point et RTL concernant la vidéo de surveillance de l'agression qui a causé la mort de Clément Méric. En effet, celle-ci ne montrerait que les pieds des participants à l'altercation, ce qui rend infondées les conclusions favorables à l'extrême droite de RTL. Voici un article de Libération.fr (média bourgeois) qui reprend les déclarations de police.

 

Une vidéo de l'agression de Clément Méric, le 5 juin, relance la polémique sur le contexte de la mort du jeune homme. Selon RTL, les images présenteraient le jeune militant antifa comme l'agresseur du skinhead Esteban Morillo, qui lui a porté le coup mortel. La police, en possession de la bande dès le lendemain de l'agression, ne partage pas du tout cette «interprétation».

D'où viennent ces images ?

La police judiciaire de Paris qui enquête sur les «violences volontaires ayant entraîné la mort de Clément Méric sans intention de la donner» a mis la main dès le 6 juin sur ces images filmées la veille par une caméra de la RATP à l’extérieur de la station Havre-Caumartin. Selon un commissaire de la PJ , «la police technique et scientifique n’a pas travaillé pendant plusieurs jours sur ces images pour les faire parler», comme le prétend le journaliste qui a toutefois eu accès à la bande. Celui-ci n’a cependant pas indiqué que la caméra est orientée vers le trottoir et «ne montre que vingt centimètres au-dessus du sol, c’est à dire les jambes des personnes». Les enquêteurs ont donc pu voir «des échanges de coups de pieds» entre cinq garçons d’extrême droite et quatre d’extrême gauche puisqu’il «s’agit d’une bagarre entre deux groupes», rappelle le commissaire.

Rien de nouveau sur les faits

Ayant repéré Clément Méric à ses «chaussures claires» et Esteban Morillo à ses «godillots», les policiers aperçoivent «à un moment de la rixe, Méric passer derrière Morillo occupé à frapper un autre. Peut être Méric donne-t-il un coup à Morillo lequel, en tout cas, se retourne. Et Méric tombe par terre». Inconscient. Voici la scène de rixe filmée au ras du bitume. La PJ ne comprend pas comment RTL peut laisser entendre que Méric déclencherait l’agression sur Morillo lequel riposterait : «Qu’est-ce que cela changerait si Méric assènait un coup dans le dos à Morillo au cours de la bagarre ? Les échanges de coups ne sont niés par personne, ni côté extrême gauche ni côté extrême droite.»

Quant à l’information de RTL précisant que le militant antifa n’a pas été «lynché une fois par terre», tout le monde le savait, les témoins, la PJ et le procureur de la République de Paris l’ayant bien expliqué. Clément Méric a été tué par deux coups mortels qu’Esteban Morillo a d’ailleurs avoué avoir porté à mains nues. Si la vidéo surveillance avait montré l’utilisation de poing américain, le militant d’extrême droite de Troisième voie aurait sûrement été mis en examen pour «homicide volontaire» mais, comme le souligne un proche du dossier, «ce n’est pas le cas».

 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 11:22
Meurtre de Clément : halte aux mensonges !

Ci-dessous le communiqué de l'action antifasciste paris banlieue en réaction aux mensonges médiatiques :véhiculés notamment par RTL sur la mort de Clément Méric.


Depuis ce matin, l'ensemble de la presse en ligne reprend une information de RTL, au sujet d'une vidéo de la mort de notre camarade et ami Clément, sans la vérifier. A l'instar des journalistes qui diffusent ces calomnies nous n'avons pu visionner cette vidéo. Nous rejetons toutefois formellement l'interprétation qui en est faite. Les camarades présents avec Clément le 05 juin maintiennent leur version :


-oui il y a eu des échanges verbaux à l'intérieur du magasin devant les
messages ouvertement racistes et tombant sous le coup de la loi arborés
par les skinheads

-l'agression physique survenue à l’extérieur du magasin est le fait des
skinheads qui se sont approchés, ont encerclé nos camarades puis les ont agressés. Les militants néonazis étaient armés de coups de poing américains et ont tué Clément Méric.

Il est donc impossible que des images montrent Clément se précipiter vers
son agresseur pour lui porter un coup dans le dos. C'est au contraire
Esteban qui a quitté le centre de la rue pour se diriger vers Clément. Les militants d'extrême droite eux-mêmes n'ont jamais prétendu que Clément se soit précipité vers eux pour les frapper par derrière.

Les mensonges relayés dans la presse ne font qu'ajouter à la douleur de
ses proches.

Paris, le 25/06/13

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