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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 13:48

499324_des-membres-de-la-police-sud-africaine-font-face-le-.jpgUn article de la presse bourgeoise sur les grèves en Afrique du Sud

 

La police sud-africaine a tiré des balles en caoutchouc sur des ouvriers agricoles en grève sauvage qui leur lançaient des pierres, aux abords de la localité de De Doorns, mercredi dans la région du Cap, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.
Les ouvriers agricoles sud-africains ont relancé mercredi une grève pour obtenir une augmentation de leur salaire journalier de 6 euros à 13 euros (70 à 150 rands). Les incidents sont survenus lorsque les manifestants ont voulu franchir un barrage de la police qui interdit l’accès au centre-ville.

Des échauffourées étaient en cours en fin de matinée, les groupes de grévistes se déplaçant rapidement entre les fumées de feu allumés sur le bord de la route, sur une chaussée jonchée de balles en caoutchouc, dans le fracas d’un hélicoptère de police survolant la zone. La route principale menant vers la ville a été fermée par la police, renforcée par deux véhicules anti-émeutes et plusieurs camions de transport de troupes. Des policiers s’affairaient à dégager des rochers posés sur la route par les grévistes dans la matinée.

Selon un policier interrogé par l’AFP, les manifestants étaient entre 3 000 et 3 500 dans la matinée, avant le début des incidents. L’Afrique du Sud regarde avec inquiétude le conflit social en cours, qui rappelle par certains aspects les grèves sauvages des mineurs en août et septembre. Ces grèves s’étaient soldées par une soixantaine de morts, dont 34 grévistes abattus par la police à Marikana.

40 % DES OUVRIERS ONT REPRIS LE TRAVAIL

Environ 40 % des ouvriers agricoles avaient pris leur travail comme prévu mercredi matin dans la région, selon le secrétaire régional du syndicat agricole James Cornelius, qui a déploré la “faible participation” au mouvement. M. Cornelius a cependant affirmé que le mouvement continuerait jusqu’à ce que les fermiers entendent les revendications de leurs ouvriers. “Nous resterons en grève jusqu’à ce que nous ayons nos 150 rands par jour”, a-t-il déclaré.

La grève avait débuté en novembre, accompagnée de violences. Deux personnes avaient été tuées dans des affrontements entre police et manifestants, tandis que des vignobles, du matériel agricole et des entrepôts avaient été incendiés et de nombreuses routes fermées. Après une trêve de plus d’un mois, le mouvement a repris ce mercredi.

Le gouvernement a refusé d’intervenir, arguant du fait que la loi prévoit que le salaire minimum ne peut être relevé qu’une fois par an, et que la dernière augmentation datait de mars 2012. Le début de l’année, l’été austral, est la haute saison pour les producteurs de fruits et de vin, qui redoutent les conséquences économiques d’un conflit social dur.

 


Le Monde.fr avec AFP | 09.01.2013

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 11:15

Finie la Françafrique ? Décidément non et, malgré les beaux discours de Hollande, sur cette question comme sur tant d’autres, le PS et l’UMP, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

francafrique-cartes.jpg

« La France n’a aucun intérêt au Mali, a déclaré François Hollande à la presse le 16 janvier. Elle est seulement au service de la paix. » Tiens donc ? La France n’a aucun intérêt dans la zone sahélienne ? Même pas les mines d’uranium du Niger, exploitées par Areva pour approvisionner les centrales nucléaires françaises ?

Certes, le fait qu’une armée de salafistes fasse la loi au Nord-Mali ne réjouit personne : ni les habitantes et les habitants condamnés à vivre sous la férule des fanatiques, ni les États de la région qui craignent la déstabilisation, ni les Maliennes et les Maliens qui voient leur pays coupé en deux et au bord de l’effondrement.

Mais, si la situation inquiète particulièrement la France, c’est avant tout parce que depuis plusieurs années, l’exploitation de l’uranium nigérien devient périlleuse, du fait des incursions armées à répétition et des prises d’otages. C’est avant tout pour cette raison qu’aujourd’hui l’armée française bombarde et s’est engagée au sol.

Cette intervention permet également à la France de reprendre le leadership dans la région devant son allié états-unien qui, pendant plusieurs années a formé – en vain, visiblement – les cadres militaires maliens pour mener la « guerre contre le terrorisme ».

Intérêts économiques et géopolitiques pèsent lourd dans la balance, bien plus que les mains coupées ou les mausolées éventrés.

Les Maliennes et les Maliens qui aujourd’hui crient « Vive la France » et voient en François Hollande un libérateur doivent avoir conscience de cette réalité.

Battre les salafistes, rendre la liberté aux populations de Gao ou de Tombouctou, cela aurait dû être l’affaire des Maliennes et des Maliens eux-mêmes, éventuellement avec l’aide de pays voisins. Cela aurait réellement signifié une rupture avec la dépendance vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale.

En laissant complaisamment l’Élysée prendre la main, en approuvant même avec soulagement à cette intervention, la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le Mouvement national de libération de l’Azawad, le gouvernement intérimaire malien mais aussi l’état-major « anti-impérialiste » du capitaine Sanogo s’enchaînent délibérément au char néocolonial, et enchaînent avec eux les peuples d’Afrique de l’Ouest pour longtemps encore.

Alternative libertaire dénonce par ailleurs le renforcement sécuritaire qui, en France, accompagne cette guerre, avec le passage au niveau rouge du plan Vigipirate et l’agitation de l’épouvantail terroriste qui servira à accentuer la répression et la stigmatisation de l’islam et des Africains, éternels « ennemis de l’intérieur ».

Armée française, go home !

Camarades africains, refusez le néocolonialisme !

Et… sortons du nucléaire !

Alternative libertaire, le 16 janvier 2013

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 12:47

commune.jpgContenu original:avec la nouvelle année la formule du blog change. En plus de partager des news glanées sur internet ainsi que des infos locales, nous avons décidé de donner plus de place à des contenus originaux, rédigés exclusivement pour notre blog...

Une série de textes sur le thème de l’autogestion : qu’est-ce qu’on entend par là ? Quelles expériences ? Quelle théorie ? Quelles sont les limites et les critiques à apporter au concept ? La Commune de Paris de 1871 a été l’occasion pour les travailleurs et exploités de s’organiser à la base, préfigurant les conseils ouvriers et d’autres institutions autogestionnaires…

 

Le contexte politique général

 

L’insurrection de la Commune de Paris a lieu à la fin de ce que certains historiens ont nommé « l’Empire libéral ». Des réformes ont en effet lieu dans les dernières années du Second Empire, sous la pression de l’évolution politique et sociale. Ainsi, concernant la presse, l’autorisation préalable et le système des avertissements sont supprimés, et les réunions publiques sont à nouveau autorisées.

Par une propagande habile mettant en valeur l’ordre et une relative prospérité, le régime attise la « peur du rouge » chez les bourgeois des villes et les propriétaires fonciers des zones rurales. Cela aboutit à une victoire des bonapartistes aux élections de 1869.

Parallèlement, la gauche et le mouvement ouvrier se développent. La gauche parlementaire est représentée par les radicaux, la gauche révolutionnaire par les blanquistes. L’AIT peut compter sur quelques milliers d’ouvriers regroupés en chambres syndicales ou en sections et fédérations de quartier, menant des grèves sur leurs lieux de travail ou assurant le soutien à d’autre grévistes, allant parfois jusqu’à des grèves de solidarité. Les théories marxistes se diffusent un peu partout, Proudhon est influent à Paris et Rouen, Bakounine à Lyon et Marseille.

Ce nouveau paysage politique se traduit par ailleurs sur le plan électoral par la division en trois oppositions : opposition légitimiste et catholique, opposition libérale menée par Thiers, opposition de gauche –l’Union démocratique-, regroupant des républicains libéraux de gauche, des radicaux, des blanquistes et des représentants de l’AIT, autour du Programme de Belleville. Ce dernier prévoit le suffrage universel intégral, la liberté de presse, de réunion et d’organisation, l’instruction primaire obligatoire, laïque et gratuite, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la suppression des armées permanentes, l’élection des fonctionnaires publics, « l’abolition des privilèges et des monopoles ».

Les élections donnent une droite forte, avec trois fois plus de sièges que l’extrême gauche, deux fois plus que les royalistes, et le « Tiers parti » en position d’arbitre, tout cela sur fond de grève du Creusot et de répression de l’AIT.

 

Guerre franco-prussienne., chute de l’Empire et organisation de la défense nationale.

 

La droite bonapartiste prend prétexte de la crise de succession en Prusse pour entrer en guerre. Il s’agit pour elle de renforcer le régime en profitant des résultats favorables du dernier plébiscite.

A l’issue de la défaite de Sedan, Napoléon et 100 000 soldats sont faits prisonniers.

La droite s’efforce avant tout de terminer la guerre au mieux de ses intérêts, la Bourse enregistrant une hausse à chaque victoire prussienne.

Le gouvernement provisoire étant tenu par les modérés, Gambetta travaille à l’installation et au renforcement de la République, qui est proclamée à Paris, Bordeaux, Marseille, Lyon, cette dernière étant le théâtre d’un coup de force avorté de Bakounine. Au moment du siège de Paris, la France dispose encore –armée, garde mobile et garde nationale confondues- d’environ 550 000 hommes, mais le ravitaillement reste mal organisé.

 

Mise en place et organisation de la Commune

 

Dès janvier 1870, la capitale entame une vie politique en vase clos, à travers les clubs, les comités d’arrondissement ou de quartier. La Commune garde pendant toute son existence un double caractère révolutionnaire et patriotique (défense).

La prise en main de la ville par son habitant s’exprime d’abord par l’occupation et la réappropriation de lieux, tels les Tuileries, l’Hôtel de Ville, le Palais impérial, la Bibliothèque nationale, la Bourse, et l’organisation de fêtes et cérémonies –proclamation de la Commune, obsèques des morts des premiers combats, démolition de la colonne Vendôme, destruction de la maison de Thiers, concerts-. C’est aussi un retour des classes modestes dans le centre d’où elles avaient été chassées.

La prise en main se concrétise aussi par la fraternisation de la population avec les gardes nationaux et une partie des soldats, notamment lors de la résistance contre la mainmise de l’armée sur les canons de la Garde nationale, et l’installation du Comité central à l’Hôtel de Ville.

Les élections municipales permettent la mise en place d’un conseil général de la Commune dans lequel sont représentés républicains modérés, radicaux, blanquistes et représentants de l’AIT, qui se considère comme le gouvernement légal du pays. Un Journal officiel est édité pendant toute la durée de la Commune.

 

Sociologie de la Commune

 

Deux sources nous renseignent sur cet aspect : la composition des instances élues et les fiches établies par l’armée à l’occasion des procès des Communards.

Les ouvriers représentaient un peu plus d’un tiers du Conseil général. La plus grande partie d’entre eux, anarchistes ou marxistes, se rattachait au groupe internationaliste. Paradoxalement, il semble qu’ils aient joué un rôle modérateur face à la majorité bourgeoise de gauche tenante d’une guerre à outrance et de l’exécution des otages, et aux blanquistes.

Concernant la population parisienne, il semble que ce soit 50 à 60 000 personnes qui se sont impliquées dans la reprise en main de la ville. Selon les fiches établies par l’armées, il s’agissait d’une population jeune, célibataire, d’origine provinciale, pour la grande majorité alphabétisée. Mis à part quelques petits patrons et marchands, l’immense majorité est formée de salariés, dont près de la moitié d’ouvriers du bâtiment, de la métallurgie et de journaliers, les employés devenant souvent les cadres de l’insurrection. On peut donc bien parler d’une rébellion ouvrière.

 

Influences  idéologiques

 

Les acteurs de la Commune de 1871 se voient comme les héritiers de 1793. Les rééditions d’œuvres de Robespierre, Danton, Marat, Saint Just en témoignent. Les textes officiels parlent d’autonomie, d’association, de fédération, d’union. Il s’agit d’abord d’une révolte contre toute mainmise sur les biens et les esprits. Les ennemis les plus cités sont donc à l’époque avant tout les prêtres, les propriétaires, les concierges et les spéculateurs, et pas encore les patrons et les artisans de la bourgeoisie.

Dans le même ordre d’idée, la volonté qui s’exprime le plus clairement dans les clubs populaires est celle de la maîtrise des mandatés, par l’élection, le contrôle, la révocation. La souveraineté du peuple est liée à l’autonomie individuelle. C’est une solidarité de lutte, d’habitat, qui s’affirme, face au centralisme d’Etat. Jacques Rougerie fait remarquer que de telles aspirations ne peuvent que mener au conflit avec les représentants désignés ou auto-proclamés.

Et de fait, l’Assemblée communale refusa que ses séances soient publiques. Les membres de la Commune élus en mars et avril 1871 font figure d’apprentis parlementaires, non soumis au contrôle direct. Leur activité n’eut semble-t-il pour but et pour résultat que la reproduction du système républicain à une échelle réduite.

D’où la différence d’état d’esprit qui apparaît entre la Déclaration au peuple français, « testament de la Commune », dans lequel il est simplement question «d’universaliser la propriété, suivant les nécessités du moment », et le programme du Comité des vingt arrondissements qui projette « d’en finir pour toujours avec le salariat ».

 

Les expériences de la Commune

 

La Commune de Paris apparaît comme une pratique spontanée de la sociabilité ouvrière, prenant pour référence Proudhon. « Raisonner de (ses) intérêts, toujours du point de vue collectif », tel que résumé par Varlin.

L'Internationale avait déjà commencé à reconstituer ses sections de quartier et ses Chambres syndicales.

Les aspirations se sont exprimées par la création de coopératives, d'unions, telle l'Union des femmes « pour la Défense de Paris et les soins aux blessés », regroupant des cantinières, des ambulancières, des couturières, dont l'un des projets était l'ouverture d'écoles. L'accent était donc mis sur la révolution sociale, sans qu'il soit encore question à cette époque de revendications de type féministe.

Parallèlement, se mettent en place une cinquantaine de clubs, souvent installés dans des églises débaptisées. Parmi eux, un grand nombre de « bataillons » de la Garde nationale, en fait des comités d'immeuble ou de quartier, structures se voulant autonomes, élisant et destituant leurs officiers et leurs délégués. Cependant, la Fédération de la Garde nationale a elle-même contribué à installer une hiérarchie de délégués, comités, sous-comités, constituant à son tour une nouvelle bureaucratie.

Malgré le mot d'ordre de « mort aux voleurs », les perquisitions et arrestations, la vigilance envers les ennemis, contre-révolutionnaires ou perçus comme tels, il semble que la violence soit restée verbale la plupart du temps. En tout cas, le mot d'ordre cadre mal avec la destruction de la guillotine en avril 1870.

 

Les réalisations

 

Pour les membres du Conseil de la Commune comme pour ceux des bataillons, il s'agit de mettre en place une nouvelle administration qui prouve sa capacité à remplacer la bourgeoisie défaillante.

L'œuvre législative comprend une partie concernant le fonctionnement de la Commune elle-même : vote du budget, répartition des impôts, administration des biens appartenant à la Commune, direction des services locaux, organisation de la défense urbaine.

Des mesures sociales sont adoptées dans l'urgence : restitution des biens engagés au Mont de piété, remise des trois derniers loyers aux locataires et garantie contre les expulsions, réquisition des logements vacants, suppression du travail de nuit dans les boulangeries, des amendes et des retenues sur salaire, des bureaux de placement.

D'autres mesures correspondent plus à une volonté de transformation de la société : séparation de l'Eglise et de l'Etat, sécularisation des biens du clergé, liberté de mariage, adoption par la Commune des enfants non reconnus, égalisation des salaires des fonctionnaires et des salaires ouvriers.

Un programme scolaire et culturel laïque est mis en place. Il prévoit la participation des ouvriers à la transmission des techniques dans les écoles, des cours du soir pour les adultes, la création de salles de lecture dans les hôpitaux, de crèches dans les quartiers ouvriers.

Parallèlement la liberté nouvelle de la presse encourage la multiplication des titres -l'Officiel, le Cri peuple, le Père Duchesne, le Vengeur, la Sociale, la Commune- cependant que les journaux adverses sont surveillés, voire interdits comme le Gaulois-Figaro.

 

Les Communards ont tenté de réorganiser la vie économique sur des base autogestionnaires.

Une Commission du travail, de l'industrie et des échanges s'est efforcé de redémarrer les usines abandonnées par les patrons, avec le concours des coopératives ouvrières. En mai 1871 paraît au Journal officiel un règlement soumis à l'approbation de la Commune de Paris, qui prévoit l'administration de chaque entreprise par un Conseil ouvrier composé d'un délégué à la direction, d'un chef d'atelier, et de représentants des bancs, tous élus et révocables par l'ensemble des ouvriers.

 

Un Echec ?

 

Le premier obstacle auquel s'est heurtée la Commune fut le manque de temps. Ainsi, si l'on met de côté l'industrie de l'armement, la tentative de reprise en main de l'économie n'a pas abouti. Le simple recensement des ateliers abandonnés par leur patron n'était pas achevé à l'entrée des Versaillais.

En fait, le laps de temps fut si court que les conflits entre le Conseil communal et les comités d'arrondissement n'eurent pas le temps de se développer. Simplement, le travail législatif d'une part, les expériences de gestion quotidienne et de défense d'autre part, se déroulèrent séparément.

Précisément, la défense contre les Prussiens a mobilisé beaucoup d'énergie. La capitale n'avait que 20 000 combattants à opposer à 130 000 Versaillais, les rivalités entre les différentes instances (Comité central, Conseil général, puis Comité de Salut public) faisant le reste.

La Commune apparaît aussi comme trop respectueuse de la propriété privée: ainsi, les réquisitions furent rares, sauf pour l'armement, et l'argent de la Banque de France, géré scrupuleusement par la nouvelle élite ouvrière, mais dont les bourgeois révolutionnaires refusent de s'emparer, cet argent sert en définitive à financer la réaction.

 

Les Communards, peut-être conscients de la dimension restreinte de leur expérience par rapport au reste du pays fonctionnant toujours sur le modèle capitaliste, se sont peut-être limités à fournir un modèle.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 12:59

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 12:47
 
Contrairement à ce que les socialistes et autre politiciens bourgeois laissent à entendre, les transports en commun gratuit, c'est pas compliqué, il ne faut même pas être révolutionnaire! A quand le chomage pour tous ces controleurs et vigiles? Un article de la presse bourgeoise en donne les détails.
Tallinn est depuis le 1er janvier la première capitale européenne à instaurer la gratuité des transports publics sur l'ensemble des lignes de bus et de tramway pour tous ses habitants.La mairie de Tallinn, capitale de l'Estonie, a annoncé mercredi 9 janvier la mise en place de bus supplémentaires, le nombre d'usagers des transports en commun ayant augmenté depuis l'entrée en vigueur de cette mesure. Les recettes de la vente de tickets ne couvraient qu'un tiers des frais de fonctionnement du réseau et il s'agit aussi de limiter l'usage de la voiture en ville, ont expliqué les édiles de la cité.

 

 

 

 

Les 419 830 citoyens domiciliés dans la capitale estonienne et tous les futurs résidents peuvent bénéficier de cette gratuité après avoir acquitté la som  me de deux euros pour obtenir une carte verte spéciale. Ils doivent ensuite la personnaliser par internet ou dans un bureau de poste.

 

Ceux qui ne résident pas officiellement à Tallinn peuvent acheter leur billet auprès des chauffeurs de bus et de tram, ou bien se procurer la même carte verte et la recharger avec des tickets payants. Les transports en commun demeurent également gratuits pour toute personne âgée de plus de 65 ans.

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 17:43

autogestion_web.jpgContenu original:avec la nouvelle année la formule du blog change. En plus de partager des news glanées sur     internet ainisi que des infos locales, nous avons décidé de donner plus de place à des contenus originaux, rédigés exclusivement pour notre blog...

Une série de texte sur le thème de l’autogestion : qu’est-ce qu’on entend par là ? Quelles expériences ? Quelle théorie ? Quelles sont les limites et les critiques à apporter au concept ? Dans ce premier article nous allons évoquer ce que veut dire ce concept et qui en a parlé

Quelques repères sur l’autogestion

 

L’édition de 1980 du Petit Larousse donne la définition suivante : n.f. Gestion d’une entreprise, d’une collectivité par les travailleurs eux-mêmes.// Système de gestion collective en économie socialiste.

L’inconvénient d’une telle définition est qu’elle est quelque peu réductrice. Elle limite en effet l’autogestion d’une part au domaine économique, d’autre part aux individus qui assurent le fonctionnement d’une structure et à eux seuls.

Or, l’autogestion, lorsqu’elle concerne le domaine économique, n’est pas forcément cantonnée au domaine de la production ; il existe des coopératives dite « d’achat », de « consommation ». Le terme recouvre aussi l’auto-organisation des luttes sociales, spontanée ou par une base syndicale, et aussi le fonctionnement des squats.

Par ailleurs, l’autogestion n’est pas obligatoirement le fait uniquement de ceux qui assurent une production ou un service. Ainsi, les bénéficiaires, les usagers peuvent aussi être partie prenante dans les prises de décision concernant par exemple un service public. C’est en tout cas l’une des formes des multiples projets autogestionnaires élaborés depuis maintenant deux siècles.

Pour clôturer cette énumération, on n’oubliera pas de mentionner le municipalisme libertaire, l’autogestion étant tout de même sous-tendue par une vision de transformation politique.

Mais qu’est-ce qui fait courir les autogestionnaires ? Selon Michel Nestor1, « l’autogestion, telle que nous l’entendons, vise précisément la prise en charge par les classes populaires et ouvrières de leur devenir collectif à travers le contrôle démocratique des différents lieux de vie, de travail, d’étude, etc. Par prise en charge, nous entendons la possibilité pour chacun d’avoir le pouvoir nécessaire pour prendre part de façon directe aux décisions qui affectent sa vie quotidienne. A l’heure actuelle, notre existence est régie par un nombre incalculable de rapports de domination où interviennent une foule d’intermédiaires (élus ou non-élus) qui briment notre capacité de déterminer le sens de notre existence, de ce que nous créons et produisons. En continuant de tolérer la relation de gouvernant à gouverné (présupposé de la démocratie bourgeoise) ou celle de patron à employé (fondement du système capitaliste), nous abdiquons toute possibilité réelle de pouvoir auto-déterminer notre vie et de façonner le monde à notre image. »

 

 

 

Les principes

Le principe général est simple : toute structure appartient à ceux qui la font fonctionner : l’entreprise aux salariés (et aux usagers quand il est question d’un service public), le quartier aux habitants… Le but étant de lutter contre le fonctionnement centralisateur de l’Etat et de sortir du capitalisme, on vise à la suppression de toute hiérarchie et de l’accaparement individuel des moyens collectifs de production.

Les décisions pour le moyen et le long terme –statuts d’une association, orientations politiques d’une organisation, adaptation à un changement de situation- sont prises en assemblée générale –section syndicale, comité d’usine, comité de quartier, assemblée des habitants d’un squat,…-. Chaque individu a une voix, quels que soient ses responsabilités ou ses apports, par exemple dans une entreprise. L’élection de cadres est automatiquement liée à des mandats impératifs. Les personnes désignées par ce biais peuvent être révoquées si l’assemblée estime que le mandat n’a pas été tenu.

Dans l’absolu, chaque membre de la structure doit pouvoir se présenter à un poste de responsabilité, une véritable autogestion supposant une rotation périodique des tâches. Dans la pratique, la rotation s’avère possible pour les tâches d’organisation, mais elle est plus délicate à mettre en œuvre lorsqu’il s’agit de postes impliquant des compétences techniques spécialisées. Inutile d’insister sur l’importance de la formation.

Dans une entreprise, les bénéfices sont répartis entre les salariés et un fond consacré au développement de cette entreprise. Plus question de rémunération d’actionnaires.

A ces principes généraux de fonctionnement sont venus s’ajouter au fil des expériences et des problèmes rencontrés la nécessité de combattre des phénomènes de racisme et de sexisme, et la volonté de promouvoir des procédures de production alternatives (organisation du travail, écologie).

 

Quelles façons de le mettre en œuvre ?

 

On peut grosso modo retenir trois façons de concevoir l’autogestion :

La création de petites structures dans un environnement capitaliste hostile. Il y a eu par exemple de nombreuses créations d’entreprises autogestionnaires dans les années 1970 et 1980, dont seul environ un quart ont subsisté, et pas toujours sous leur forme d’origine. Perdure aussi encore aujourd’hui le réseau des SCOPs –controversé, il est vrai-.

L’autogestion des luttes (et l’appropriation plus ou moins généralisée des structures de production et de consommation) dans un contexte de mouvement social fort : on passe à un système de rupture, une situation révolutionnaire. Il s’agit alors d’une transformation macro-économique : une société entière prend ses affaires en main, pour s’acheminer vers un système socialiste. Tout se fait à l’échelle de la société. C’était le cas –momentanément- dans l’Ukraine makhnoviste, au début de la révolution russe, ou dans certaines régions espagnoles en 1936.

Enfin, des expériences autogestionnaires ont été menées sur impulsion étatiste, principalement en Yougoslavie, et dans une bien moindre mesure en Algérie, dans les années 1960. On parle alors d’autogestion « par le haut »…2

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 14:23

autonomie-italie.jpgContenu original: avec la nouvelle année la formule du blog change. En plus de partager des news glanées su internet ainisi que des infos locales, nous avons décidé de donner plus de place à des contenus originaux, rédigés exclusivement pour notre blog... Ce premier article, que zones subversives nous a fait en primeur, est un article historique sur l'expérience de l'Autonomie Italienne des années 70...

 

De nouvelles pratiques de lutte

Cette expérience apparaît comme l’un des derniers grands mouvements historique de contestation dans les pays occidentaux. De plus, l’autonomie italienne atteint son apogée lorsque, en France, le reflux des luttes est déjà bien entamé. Des intellectuels, comme Félix Guattari, se tournent vers l’Italie lorsque le cycle de lutte issu de Mai 68 cède le pas à la décennie des années 1980, avec sa glaciation politique et intellectuelle. L’exil en France de figures du mouvement autonome nourrit également la légende. Les affaires judiciaires autour de Cesare Battisti http://zones-subversives.over-blog.com/article-temoignages-sur-le-lutte-armee-en-italie-100624311.html ou Paolo Persichetti ont relancé le débat sur les « années de plombs » dénoncées par le pouvoir et les médias. L’aura intellectuelle d’un Toni Negri http://infokiosques.net/spip.php?article193 alimente aussi la mythologie autonome, revue et corrigée par une idéologie sociale-démocrate tendance radical-chic.

Pourtant, l’autonomie italienne fournit des pistes de réflexion pour les luttes actuelles et à venir. La force de ce mouvement réside dans son élargissement de la lutte au-delà des usines. Même si cet espace n’est évidemment pas déserté. La contestation s’élargit des lieux de travail aux lieux de vie. Les luttes dans les quartiers semblent particulièrement intéressantes dans le contexte actuel. Aujourd’hui, il faut faire face à la gentrification et à l’embourgeoisement des villes, à l’augmentation des loyers, à un urbanisme qui détruit tout espace de solidarité et de rencontres. Certaines pratiques de lutte de l’autonomie italienne peuvent être réactivées. Le mouvement « Je ne paie pas » se développe en Grèce et s’apparente à une nouvelle forme d’auto-réduction collective. Les luttes contre les expulsions des logements se multiplient également en Espagne et aux États-Unis dans le cadre du mouvement des assemblées http://zones-subversives.over-blog.com/article-occuper-le-monde-une-nouvelle-forme-de-radicalite-107257128.html .

La critique de la vie quotidienne, actuellement délaissée par les organisations révolutionnaires, apparaît également comme une force de l’autonomie italienne. La domination marchande colonise tous les aspects de la vie. Une simple rupture avec l’État et le capitalisme ne suffit pas. Le capitalisme apparaît comme un mode de production http://www.tantquil.net/2012/04/29/quest-ce-que-cest-un-mode-de-production/ , mais aussi comme un mode de vie. Le mouvement engage alors un processus de transformation de l’ensemble des relations humaines. Le refus du travail exprime une aspiration à une autre vie dans une autre société. Il s’agit d’un refus des conditions d’existence. La critique de l’exploitation s’articule avec la critique de l’aliénation. Se réapproprier sa vie permet d’affirmer une libération des subjectivités et des désirs. La révolution doit permettre de passionner la vie. Le témoignage de Paolo Pozzi http://zones-subversives.over-blog.com/article-lutter-et-vivre-dans-l-autonomie-italienne-101259135.html décrit bien cette aspiration à transformer le monde pour changer la vie.

 

Les limites d’un mouvement

L’autonomie italienne continue de fasciner les nouveaux milieux radicaux. Le groupe-revue Tiqqun et la nébuleuse insurrectionnaliste se réfère au dernier grand assaut du ciel. Mais le mouvement autonome italien demeure très méconnu et souvent mal compris. D’autant plus qu’il demeure auréolé d’une légende. Les avis sont souvent tranchés. De l’apologie de Tiqqun à la dénonciation des « années de plombs », la confusion et la simplification priment sur l’analyse politique et historique.

Il semble indispensable de souligner les limites de ce mouvement. L’analyse historique permet de transmettre une mémoire des luttes révolutionnaires, mais surtout de comprendre les raisons des échecs historiques. Cultiver la légende permet de construire un folklore mais occulte la réflexion critique qui peut éviter de reproduire les mêmes erreurs.

Paolo Pozzi, loin de la mystique insurrectionnaliste, souligne la dérive de lutte armée. Évidemment, un soulèvement de l’ensemble de la population doit riposter à la violence et à la répression de l’État. En revanche, les petits groupes armées qui fétichisent la violence se vivent comme une avant-garde. Ils prétendent représenter le prolétariat mais privilégient progressivement la clandestinité à l’implication dans les luttes sociales.

L’échec du mouvement autonome semble loin de se réduire à une débâcle judiciaire et militaire, comme le souligne Jacques Wanjnsztein http://tempscritiques.free.fr/spip.php?article295 . Les raisons de l’essoufflement semblent surtout politiques et théoriques. La radicalisation de la lutte ne touche en réalité qu’une minorité de travailleurs. Malgré des pics d’intensité et des grèves sauvages, les usines sont loin d’être paralysées durant cette période. De même le mouvement autonome ne touche pas l’ensemble du territoire italien, mais semble surtout actif dans les villes de l’Italie du Nord.

Le mouvement de refus du travail ne touche que les jeunes, ouvriers ou étudiants, et les immigrés. Il s’agit des composantes du prolétariat qui ont le moins intériorisé l’identité ouvrière. Sur le plan théorique, l’opéraïsme privilégie progressivement les marges du prolétariat à la classe ouvrière intégrée. Une séparation se crée entre « l’ouvrier garanti » et le travailleur précaire. Même si l’ouvrier a surtout la garanti de se faire exploiter, malgré son emploi stable.

Ensuite, l’autonomie italienne se coupe progressivement du mouvement ouvrier. Certes ne pas limiter la lutte à l’espace de l’usine semble indispensable. Mais l’autonomie délaisse progressivement les luttes ouvrières pour privilégier les luttes séparées  et déconnectées de toute perspective d'un mouvement révolutionnaire. Par exemple les luttes des femmes et des homosexuels se replient sur des revendications identitaires et limitées, au détriment d'un projet de révolution sexuelle. Sébastien Schifres http://sebastien.schifres.free.fr/master.italie.limites.htm#_ftn7 souligne également les limites d'un mouvement qui ne lutte pas pour l'expropriation des moyens de production dans une perspective de révolution sociale.

Pourtant, l’expérience du mouvement autonome demeure intéressante pour tous ceux qui aspirent à détruire l’ordre existant. De nouvelles formes de luttes permettent d’articuler la critique du capital avec une perspective de bouleversement de tous les aspects du quotidien. La liberté, le désir, le plaisir et la passion deviennent les moteurs de la lutte et de la vie.

 

Pour aller plus loin :

Marcello Tari, Autonomie ! Italie, les années 1970 http://www.lafabrique.fr/catalogue.php?idArt=603 (traduit par Etienne Dobenesque) La Fabrique, 2011

Jacques Wanjnsztejn, "Commentaire critique du livre de Marcello Tari: Autonomie ! Italie, les années 70 (ed. la Fabrique, 2011)" http://blog.tempscritiques.net/archives/263#more-263 , sur le blog de la revue Temps Critiques

Sur le blog zones-subversives.over-blog.com :

« Insurrection des désirs dans l’Italie des années 1970 » http://zones-subversives.over-blog.com/article-insurrection-des-desirs-dans-l-italie-des-annees-1970-98161694.html , 29 janvier 2012

« Lutter et vivre dans l’autonomie italienne » http://zones-subversives.over-blog.com/article-lutter-et-vivre-dans-l-autonomie-italienne-101259135.html , 9 mars 2012

« Témoignages sur la lutte armée en Italie » http://zones-subversives.over-blog.com/article-temoignages-sur-le-lutte-armee-en-italie-100624311.html , 2 mars 2012

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 14:00

islam.jpgSébastien Fontenelle, journaliste et pamphlétaire, déboulonne joyeusement la rhétorique islamophobe des journalistes médiatiques.

 

Sébastien Fontenelle se penche à nouveau sur les discours des journalistes et intellectuels dominants. Ses nouveaux éditocrates articulent l’orthodoxie libérale avec une idéologie raciste et sécuritaire. Certes, il semble important de relativiser la portée et la réception de ses discours réactionnaires. Pourtant, ils reflètent un certain air du temps, celui de la glaciation intellectuelle et du racisme d’État.

  


Le supposé conformisme antiraciste

 

Sébastien Fontenelle évoque plus précisément les journalistes racistes qui ne cessent de vomir leur haine sur les musulmans. Ses intellectuels, à l’image de Sarkozy et sa clique, assument un discours qui se présente comme « décomplexé » et s’oppose à la « bien-pensance » islamo-gauchiste supposée dominante. « Des démagogues en série ont libéré en France, puis nourri de leurs anathèmes, sous le sceau (et la protection) d’un prétendu « franc-parler », une logomachie où la détestation d’autrui se pare des atouts d’une prétendue véridicité: la même, à (très) peu de choses près, dont l’extrême droite a longtemps soutenue qu’elle détenait seule le monopole » décrit Sébastien Fontenelle. Ses intellectuels racistes contribuent à diffuser les idées racistes sur l’ensemble du champ politique. Ses « briseurs de tabous » affectionnent une rhétorique qui consiste à se faire passer pour des « iconoclastes » constamment censurés alors que leurs idées sont au pouvoir.

Sébastien Fontenelle revient sur un épisode qui se déroule au printemps 2000. L’écrivain Renaud Camus s’indigne du trop grand nombre de « collaborateurs juifs du Panorama de France Culture ». Mais celui qui compte les juifs dans les émissions de radio, et les étrangers dans l’équipe de France, ne passe pas pour un vulgaire xénophobe. Mais pour un intellectuel audacieux et courageux. Alain Finkielkraut dénonce même ceux qui condamnent les propos de Renaud Camus. Il estime qu’il s’agit d’un « racisme imaginaire ». Renaud Camus « avant d’être un antisémite est d’abord et surtout un anticonformiste » estime Claude Lanzmann, le réalisateur du film Shoah. L’antiracisme est depuis dénoncé comme un vulgaire conformisme et la xénophobie devient la manifestation d’une liberté de pensée. En réalité, Renaud Camus ne cesse de diffuser les idées du Front National et de l’extrême droite. L’écrivain dénonce l’islamisation de la France et l’invasion de l’Europe par les arabes.


En 2002, Alain Finkielkraut moque les manifestations contre le Front national qui accède au second tour des élections présidentielles. Il dénonce même le racisme des manifestants qui soutiennent le peuple palestinien et se confondent alors avec des antisémites selon le philosophe. Alexis Lacroix, journaliste au Figaro, publie un livre reprend la thèse de l’antisémitisme des soutiens des Palestiniens. Mais Dieudonné, dont la dérive vers l’extrême droite ne le situe plus dans la gauche antiraciste, devient le seul exemple.

En 2005, l’hebdomadaire Le Point célèbre la « vague iconoclaste ». Ses intellectuels énoncent courageusement « des vérités qui fâchent » selon Le Point. Ils sont présentés comme au-delà du clavage gauche / droite. En réalité, Michel Houellebecq, Pierre-André Taguieff ou Alain Finkielkraut ne font que reprendre le bon vieux discours de l’extrême droite. L’antiracisme est alors présenté comme une pensée totalitaire néo stalinienne. Selon Ivan Rioufol, journaliste au Figaro, les « vrais racistes » sont ceux qui dénoncent le racisme. Mais, malgré le totalitarisme antiraciste, les intellectuels xénophobes peuvent poursuivre leur carrière sous l’encouragement des ministres et philosophes.

Pascal Bruckner dénonce la « tyrannie de la pénitence ». Il estime que les intellectuels ne cessent de dénoncer le colonialisme et participent à l’auto-flagellation de la France. En réalité, ses intellectuels sont beaucoup moins connus et influents que les Alain Finkielkraut et autres penseurs médiatiques.

 

 

                                    

 

Le déchaînement raciste contre les musulmans

 

Les musulmans deviennent la cible privilégiée des réactionnaires médiatiques. Thomas Deltombe observe la construction d’un « islam imaginaire » dans les médias télévisés. Après l’effondrement de l’URSS, l’islam devient remplace le communisme comme nouvel ennemi du camp occidental. L’islamophobie, qui prétend critiquer la religion, justifie les discriminations et la répression à l’encontre des musulmans. Pourtant Claude Imbert, fondateur de l’hebdomadaire Le Point, se déclare « un peu islamophobe ». Pascal Bruckner, Caroline Fourest et Jean Daniel dénoncent le terme d’islamophobie pour déverser librement leur haine à l’encontre des immigrés. Même le pseudo-libertaire Michel Onfray n’hésite pas à taper sur l’islam, plus brutalement que sur les autres religions, pour se faire une place dans le paysage médiatique.

En 2002, Oriana Fallaci publie un livre qui déverse sa haine des musulmans. L’islam est clairement assimilé au terrorisme et les immigrés s’apparentent à des envahisseurs et terroristes en puissance. Malgré des passages clairement racistes, les intellectuels n’hésitent pas à dresser l’éloge du livre nauséabond de Fallaci. Comme pour Renaud Camus, le courage et la libération de la parole sont invoqués pour défendre le racisme. En réalité, Fallaci n’hésite pas à se référer à des intellectuels négationnistes, antisémites et néo-nazis dans un livre publié en 2004. Mais cet aspect n’est jamais mentionné dans les médias.

Les magazines semblent particulièrement friands de unes et de dossiers qui interrogent la compatibilité de l’islam avec la République. Les musulmans ne cessent d’être accusés de ne pas s’intégrer à la société occidentale. Christophe Barbier, directeur de L’Express, estime que l’islam reste une religion archaïque et le peu de sociabilité des musulmans explique alors le racisme. Ses dossiers de magazines expliquent que l’islam façonne et contamine la civilisation occidentale.


Cette idéologie raciste se diffuse jusqu’à la presse de gauche. Le journal satirique Charlie Hebdo et son patron Philippe Val incarnent ce phénomène. Dans ses éditoriaux l’actuel directeur de France Inter, nommé par Sarkozy, multiplie les amalgames. Les arabes sont considérés comme tous antisémites.

L’hebdomadaire Marianne, qui fustige la « pensée unique », n’hésite pas à renter dans le moule raciste. En 2011, ce magazine se penche sur la peur que suscite l’islam. En réalité, les articles révèlent surtout que les raisons pour lesquelles Marianne a peur de l’islam, estime le site Acrimed. Dans ce dossier sur l’islam, Éric Conan et Martine Gozlan dénoncent « l’islamophilie ». Selon eux, les musulmans font l’objet d’une bienveillance particulière, notamment de la part des « islamo-gauchistes ». Pourtant, dans les médias, l’islam ne semble pas spécialement choyé.

Loin de se cantonner à une résistance clandestine, l’islamophobie devient un moteur de carrière politique. L’UMP ne cesse de durcir son discours entre déclarations racistes et chasse aux immigrés. Inversement, l’extrême droite surfe sur le racisme anti-musulman pour se développer. Le FN de Marine Le Pen délaisse le folklore antisémite pour cibler l’islam. Le Bloc identitaire, organisation néo-nazie, peut faire le buzz médiatique avec ses « apéros saucisson pinard » pour dénoncer l’invasion des musulmans. Ivan Rioufol ou Eric Zemmour n’hésitent pas à saluer ce type d’initiative. Les manœuvres politiciennes des authentiques fascistes peuvent trouver un écho médiatique car elles entrent en résonance avec l’air du temps. Le FN peut avancer sa dédiabolisation puisque son discours est désormais repris par les médias dominants.

 

 

                         

 

La banalisation des idées racistes

 

Avec l’élection de Sarkozy à la présidence de la République, les idées des « briseurs de tabous » sont au pouvoir. Ils se vivent pourtant comme des intellectuels anticonformistes censurés par un pouvoir soixante-huitard. Même si leurs idées racistes s’expriment constamment dans les ministères et dans les médias. L’hebdomadaire Valeurs actuelles, en juin 2010, n’hésite pourtant pas à publier un nouveau dossier sur ses « franc-tireurs » qui se vivent en résistants.

Éric Zemmour est l’un d’eux. Pourtant, il sature les ondes pour ânonner le discours classique de l’extrême droite en se piquant d’iconoclasme. Il n’hésite pas à réhabiliter les races et établi un lien direct entre délinquance et immigration. Loin d’être confiné dans les marges médiatiques, ses idées sont reprises par le chef de l’État dans son discours de Grenoble. Si Éric Zemmour est omniprésent dans tous les médias (radio, presse écrite et télévision), malgré le soutien actif des cadres du parti au pouvoir, il se compare à un dissident de l’URSS bâillonné et réprimé. De plus, ses propos racistes ne freinent pas la carrière d’Éric Zemmour.

Les médias ne signalent pas les actes islamophobes, comme les appels au meurtre ou les profanations de tombes musulmanes. Pourtant friands de fait-divers pour mettre en lien immigration et délinquance, les médias évoquent peu l’augmentation des actes racistes.

En 2011, un tueur commet à Oslo le plus grand massacre que connaît la Norvège. Les médias français, comme Libération, disserte alors sur le terrorisme islamiste sans connaître l’identité du tueur. Il s’agit en réalité d’un terroriste d’extrême droite qui dénonce l’invasion musulmane et la tyrannie du « politiquement correct » antiraciste. Laurent Joffrin refuse de considérer que ses actes racistes sont favorisés par un climat islamophobe. Les médias refusent de faire un lien entre le terroriste d’Oslo et ses idées. En revanche, en 2012, un tueur islamiste sévit à Toulouse. Ivan Rioufol s’empresse de dénoncer les antiracistes qui ont couvé ce monstre.


L’ensemble de la classe politique porte ce discours raciste et sécuritaire. La gauche considère le maintien de l’ordre dans les quartiers populaires comme une priorité politique. Le discours raciste, qui se banalise et se généralise, permet une montée de l’extrême droite.

Sébastien Fontenelle dénonce ce nouveau racisme qui prétend dénoncer la religion musulmane pour mieux s'attaquer aux arabes et aux classes populaires. En revanche, le terme d'islamophobie demeure ambigüe. Cette expression , sous couvert de dénoncer le racisme, semble plutôt complaisante avec le communautarisme et surtout avec la religion. La mode islamo-gauchiste a tendance à défendre non seulement les arabes contre le racisme, mais sans critiquer la religion en tant que telle. Pourtant l'islam, comme toutes les religions, demeure autoritaire avec ses normes et ses contraintes. Les musulmans demeurent soumis au patriarcat et à la répression sexuelle. La lutte contre le racisme ne doit pas sombrer dans une nouvelle forme d'obscurantisme par complaisance avec l'islam.

Le groupuscule des "Indigènes de la République", et leurs nombreux relais intellectuels et politiques, impose une analyse communautaire du contrôle policier des quartiers populaires. Contre ce racialisme postmoderne, il semble important de renouveller une analyse de classe qui ne se contente pas d'opposer pas les blancs et les "indigènes". Le clivage entre les exploiteurs et les exploités, entre les pauvres et le patronat, demeure toujours central. L'idéologie raciste ou communautaire vise précisément à éluder l'antagonisme de classe et la perspective d'une révolution sociale. Les intellectuels et les politiciens communautaristes tentent d'étouffer ou de détourner les révoltes. Ce sont les luttes sociales, organisées par les habitants des quartiers eux-mêmes, qui peuvent permettre de sortir de la logique raciste et sécuritaire. 

 

Source: Sébastien Fontenelle, Les briseurs de tabous. Intellectuels et journalistes « anticonformistes » au service de l’ordre dominant, La Découverte, 2012

Extraits du livre sur le site Backchich.info 

 

Repris sur Zones subversives

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 12:23

hollande.JPGDans le langage de la presse bourgeoise (le monde) voici une synthèse des mesure d'austérités prises. "Redressement par la justice" ah ha ha!!

 

Pour François Hollande, la censure de la taxe à 75 % clôt par un revers très symbolique l'année 2012, au cours de laquelle il a pu mesurer combien il est difficile de maintenir ses objectifs budgétaires en faisant adopter de fortes hausses d'impôts.

En censurant notamment la taxe à 75 %, mesure phare du candidat Hollande, le Conseil constitutionnel inflige une défaite au président de la République qui, depuis son accession au pouvoir, mène une guerre budgétaire difficile. Mettant à bas le mécanisme censé taxer les revenus supérieurs à un million d'euros, ce revers est symbolique pour un gouvernement qui affiche comme priorité la réduction des déficits, avec pour levier principal la mise à contribution des plus aisés.

Pour parer le coup, Le premier ministre a fait valoir que les dispositions censurées ne remettaient "pas en cause les grandes lignes de l'équilibre budgétaire", et annoncé un nouveau dispositif à venir... Mais l'épisode illustre les difficultés que rencontre François Hollande depuis son accession au pouvoir, pour remplir la tâche qu'il s'est assignée.

Une économie presque à l'arrêt. Dès le 15 mai, jour de l'entrée en fonction du nouveau président, l'Insee décrit une économie à l'arrêt et annonce que le produit intérieur brut (PIB) est resté stable au premier trimestre. Le quinquennat commence sans croissance, la récession menace, le chômage ne cesse d'augmenter. La crise s'impose. Le lendemain du discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici révise une première fois à la baisse les prévisions de croissance pour 2012 et pour 2013. Il le fera à nouveau dans le cadre de la préparation du budget. L'économie française est sans dynamisme : dans sa note de conjoncture de décembre, l'Insee prévoyait une croissance de seulement 0,1 % en 2012 et pas de reprise en vue au premier semestre. Les + 0,8 % de PIB retenus par le gouvernement pour 2013 sont intenables. La plupart des institutions internationales ou européennes parient sur deux fois moins et, en décembre, le Consensus Forecasts des économistes misait sur une croissance de 0,1 % en 2013. La France, sauf à donner un tour de vis supplémentaire - ce qui n'était pas dans les intentions initiales du chef de l'Etat -, ne pourra pas tenir son objectif de 3 % de PIB de déficit public dès 2013.

Le redressement des finances publiques. Malgré la situation économique très difficile dans laquelle le pays est plongé, François Hollande a choisi de rassurer les Européens en reprenant à son compte les engagements de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, qui avait signé le 2 mars à Bruxelles le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance en Europe (TSCG). Ce nouveau texte, précisant la discipline budgétaire que se donnent les pays signataires, est ratifié et la loi organique en garantit l'application. François Hollande a accepté une trajectoire de redressement exigeante (3 % de déficit dès 2013 et 0,3 % en 2017) et obtenu un effort européen en faveur de la croissance de 120 milliards d'euros étalé sur 8 ans. La loi de programmation des finances publiques 2012-2017 votée le 20 décembre fixe les objectifs du gouvernement sur la durée de la législature. Deux collectifs, celui de l'été 2012 et celui de fin d'année, et le projet de loi de finances pour 2013 ont été votés en moins de six mois, qui précisent le niveau du déficit budgétaire attendu fin 2012 (86,17 milliards d'euros) et fin 2013 (61,23 milliards).

Des hausses d'impôts massives. Un an après les quelque 30 milliards de ponction fiscale supplémentaire imposés en 2011 par le gouvernement Fillon, la gauche décide, entre le collectif de l'été 2012 et les textes financiers de l'automne, le même montant de hausses d'impôts. " Redressement dans la justice " et rupture avec le sarkozysme obligent, ce sont d'abord les hauts revenus, privilégiés par Nicolas Sarkozy, et les grandes entreprises qui sont le plus sollicités via la création d'une tranche marginale à 45 % sur l'impôt sur le revenu, la réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et l'instauration en 2012 d'une contribution exceptionnelle sur la fortune de 2,3 milliards d'euros, l'alignement (partiel) de la fiscalité du capital sur celle du travail, l'alourdissement des droits de succession et de donation mais aussi la taxe de 3 % sur les dividendes distribués, l'augmentation de 8 à 20 % du forfait social sur la participation et l'intéressement ou encore la contribution exceptionnelle sur le secteur bancaire... Mesure phare, la taxe à 75 % sur les revenus supérieurs à un million d'euros sera finalement censurée le 29 décembre par le Conseil constitutionnel : ce dernier déplore que la taxation soit "assise sur les revenus de chaque personne physique" alors que l'impôt sur le revenu est prélevé "par foyer". En conséquence, il a jugé qu'il y avait là "méconnaissance de l'égalité devant les charges publiques". Il a également rétorqué, notamment, les modalités de calcul du plafonnement de l'impôt sur la fortune (ISF), en particulier l'intégration des revenus ou bénéfices capitalisés, "que le contribuable n'a pas réalisés".

Ce revers infligé par les sages au gouvernement a été une nouvelle occasion pour la droite de dénoncer un "matraquage fiscal" : dès le départ, l'opposition a critiqué le choix de la gauche de miser aux deux tiers sur la hausse des impôts pour faire rentrer le déficit dans les clous et d'entretenir le flou sur la maîtrise ou la réduction de la dépense publique.

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 13:53

 

 

psa-copie-1.jpg Le journaliste François Ruffin défend les ouvriers d’une usine chimique dont la production cancérigène est fermement condamnée par le groupe anti-industriel Pièces et main-d’œuvre. Alors, forcément, y a débat. CQFD a enfilé son bleu pour participer…


 

Les 4 et 5 avril, sur France-Inter, le camarade journaliste François Ruffin donnait la parole à des salariés d’Arkema en lutte contre le rachat du « Pôle vinylique » de leur boîte de Saint-Fons (Rhône) par un financier américain [1]. D’autres camarades, ceux du « groupe » grenoblois Pièces et main-d’œuvre (PMO), ont protesté énergiquement [2] contre ce reportage complaisant vis-à-vis d’une entreprise fabriquant du PVC, un produit hautement cancérigène. Les ouvriers doivent arrêter de produire ce poison, avancent les amis grenoblois. La question exige une réponse stratégique, réplique François Ruffin. Leur duel épistolaire amène à s’interroger : qu’est-ce qui peut pousser un individu à produire de la merde ? L’amour de la merde bien faite ? Ou de bêtes contingences matérielles ?

Conditions de travail violentes, assujettissement des fournisseurs, commercialisation de produits issus de l’industrie agroalimentaire, diffusion de marchandises surabondantes fabriquées par des salariés effectuant un travail sans intérêt… Depuis plusieurs années, Magali est caissière dans un supermarché. « Non, je n’ai aucune passion pour l’alimentaire ! J’ai trouvé ce boulot et je l’ai pris. Mon travail consiste à passer des objets devant le scanner, à raison de 35 heures par semaine. Souvent, quand je suis au boulot, je me dis : fais tes heures, rentre chez toi, et on n’en parle plus. Ce n’était pas mon projet, de travailler ici, j’ai fait ça par défaut. J’ai fait des études de langues, puis j’ai eu des enfants. Évidemment, j’aimerais faire quelque chose qui me plaise. »

Pourvoyeur d’une alimentation nocive, stratège en captation de publics accros, vecteur d’innombrables troubles de la santé, propagandiste d’une standardisation des goûts… Sandra, elle, travaille depuis dix ans dans un fast-food. « Quand mon mari est tombé malade, j’ai dû trouver du boulot. Au départ, j’ai travaillé comme équipière de jour et de nuit, puis on m’a proposé d’être hôtesse. Enfin, on m’a demandé de faire plusieurs tâches à la fois, mais sans être rémunérée davantage. Moi, je n’emmène pas mes enfants y manger. Je préfère leur faire quelque chose de plus équilibré. Le soir quand je rentre, je suis crevée, je n’ai plus de force. Mais je le fais pour nourrir mes petits, et aussi pour faire partie de la société. »

Ce ne sont que deux témoignages. Mais, existent-ils, les salariés qui ont un jour rêvé de s’abîmer l’existence en fabriquant des produits destinés à pourrir celle de leurs semblables ? La défense de l’emploi coûte que coûte appartient clairement au discours syndical. Mais l’ennui, voire le dégoût, engendrés par les tâches auxquelles soumet le salariat ne se dit qu’à mots cachés, face au banal effroi de manquer d’argent.

Selon les camarades de PMO, le choix personnel d’être de « ceux qui depuis des décennies font la grève perpétuelle, refusent de plier, d’entrer en usine ou au bureau, de prendre des crédits, de faire 2,1 enfants, d’acheter un pavillon, une bagnole, une télé, des téléphones portables, de revendiquer du “pouvoir d’achat”  [3]  » aurait valeur de programme politique auquel tous et toutes doivent se rallier sous peine d’être désignés comme acteurs d’un système mortifère. Ici, exigence d’airain, et là, soumission boueuse ?

Face à cela, reste que la « paix sociale » dont rêvent les puissants n’est pas définitivement acquise. Et que, en tant qu’opprimés, grévistes perpétuels ou salariés aliénés, on fait partie du même monde.

 

 

Source : http://www.cqfd-journal.org/Le-boulot-en-debat

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