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        <title><![CDATA[Alternative Libertaire Montpellier]]></title>
        <link>http://al-montpellier.over-blog.com/</link>
        <description><![CDATA[Actualit&eacute; du Collectif pour une Alternative Libertaire (CAL)de Montpellier, actualit&eacute; des luttes. agenda AL Montpellier]]></description>
                  <item>
            <title><![CDATA[Non à une nouvelle loi contre les femmes voilées, pour une riposte antiraciste radicale et unitaire]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/non-%C3%A0-une-nouvelle-loi-contre-les-femmes-voil%C3%A9es-pour-une-riposte-antiraciste-radicale-et-unitaire</link>
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            <pubDate>Thu, 23 May 2013 11:11:07 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-text">
    <a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/58/17/74/201305/ob_f1debc2515d82054a31ba4a28db2714a_valls-rc.png" class="ob-link-img" target="_blank">
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    </a>
    <div class="ob-text">
        <p><em>Voici le dernier communiqué d&#039;Alternative Libertaire sur la nouvelle loi concernant le voile.</em></p><p>Après la victoire en cassation d’une salariée licenciée par la crèche Baby-Loup parce qu’elle portait le foulard, le journal<em>Marianne</em> a lancé fin mars, à l’initiative d’Elisabeth Badinter (marraine de la crèche), un appel à la signature d’une pétition pour exiger une loi portant sur un élargissement de l’interdiction du port de signes religieux, loi qui, comme la précédente, vise essentiellement le port du foulard. François Hollande a annoncé son vote dans les prochaines semaines ou les prochains mois, tandis que le groupe UMP à l’Assemblée nationale à d’ores et déjà préparé une proposition de loi.</p><p>Nous nous opposons à cette nouvelle campagne liberticide de stigmatisation des musulmans et des musulmanes. Nous contestons l’utilisation de valeurs progressistes telles que la laïcité et les droits des femmes pour justifier cette loi.</p><p>Nous ne considérons pas que vouloir l’émancipation des femmes passe par l’interdiction de circuler librement dans l’espace public, d’accéder à l’emploi et à l’éducation en raison d’un choix vestimentaire. Nous refusons que l’on impose le port du voile à une femme, et nous pensons que celui-ci est, comme le port des talons aiguilles, une marque de la domination patriarcale. Cependant l’interdire à celles qui souhaitent le porter est du même ordre que l’imposer à celles qui n’en veulent pas, surtout quand cette injonction vient de l’État et de la loi ! Cette « chasse aux voilées » a ses racines dans la guerre d’Algérie, à savoir les dévoilements forcés qui n’avaient rien à voir avec le droit des femmes mais qui relevaient de la légitimation du maintien de l’ordre colonial.</p><p>Ces lois n’ont rien à voir avec la laïcité mais tout à voir avec le racisme. C’est le fait que le voile soit un symbole musulman et qu’il soit visible dans la société française qui dérange.</p><p>Ces campagnes anti-voile servent aussi à diviser ceux et celles qui devrait être uni-es (les travailleurs et les travailleuses quelles que soient leurs origines, leurs cultures, leurs religions ou absence de religion) et unir ceux qui devrait être divisés (le prolétariat et le patronat). Alors que le gouvernement de gauche ne cesse de faire adopter des mesures impopulaires, cette nouvelle affaire sert bien de cache-misère : les femmes voilées n’ont pas à payer l’incapacité du gouvernement à résoudre les problèmes sociaux du pays en en les utilisant comme boucs émissaires.</p><p>Par ailleurs, les offensives racistes sont nombreuses depuis le début du mandat de Hollande, que ce soit la chasse aux sans-papiers et aux Rroms, les violences policières impunies ou encore les discriminations sans précédent contre lesquelles le gouvernement ne fait rien. Il n’y a aucun espoir, nous n’avons rien à attendre de leur part, à nous de nous mobiliser. Il est temps d’unir toutes les populations qui subissent le racisme, la précarité et l’exploitation, musulmans, Rroms, sans-papiers, habitants et habitantes des quartiers populaires.</p><p>Nous nous opposons à une nouvelle loi qui empêcherait les femmes portant le voile d’accéder à l’emploi. Nous appelons à résister et à se mobiliser contre cette nouvelle offensive raciste et contre l’ensemble de la politique raciste du gouvernement. Nous appelons à participer au rassemblement initié par le collectif Mamans Toutes Egales et plusieurs autres organisations, pour demander la suppression de la circulaire Chatel et des lois précédentes, et pour s’opposer à la création d’une nouvelle loi. Pour l’égalité, contre le racisme et les discriminations.</p><p>Rendez-vous le samedi 18 mai devant l’UNICEF (Metro Chatelet) 1 rue Pierre Lescot à 15 he</p><p><strong><em>Alternative libertaire, le 16 mai 2013</strong></em></p>
    </div>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[La Commission Européenne va criminaliser presque toutes les semences et plantes non enregistrées auprès des gouvernements]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/la-commission-europ%C3%A9enne-va-criminaliser-presque-toutes-les-semences-et-plantes-non-enregistr%C3%A9es-aupr%C3%A8s-des-gouvernements</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/la-commission-europ%C3%A9enne-va-criminaliser-presque-toutes-les-semences-et-plantes-non-enregistr%C3%A9es-aupr%C3%A8s-des-gouvernements</guid>
            <pubDate>Sat, 18 May 2013 12:00:44 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p><em>Voici un article qui nous pr&eacute;sente assez clairement l&#39;id&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale et l&#39;objectif r&eacute;el de la loi que les commissaire europ&eacute;ens sont en train de nous concocter sur les semences. Tout est l&agrave;...et encore une fois si rien ne se passe, on l&#39;aura tous dans l&#39;os!</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368812697670_189354"><img alt="" src="#" /></p>

<p>Mike Adams, &eacute;diteur du site NaturaNews dont vous lisez r&eacute;guli&egrave;rement des articles nous pr&eacute;vient, nous habitants de l&#39;Union Europ&eacute;enne, du grand danger qui nous pend au nez avec une loi de la Commission europ&eacute;enne, actuellement <strong>en projet</strong>, pour r&eacute;glementer les graines que nous mettons dans notre jardin. Cette loi suivrait de pr&egrave;s celles vot&eacute;es dans plusieurs &eacute;tats am&eacute;ricains.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Il y a le lien vers une p&eacute;tition en fin d&#39;article (traduite en fran&ccedil;ais par traducteur), ainsi que vers la lettre ouverte &agrave; Bruxelles.</p>

<p><br />
<strong>Alors gardez pr&eacute;cieusement vos graines de l&eacute;gumes et de fleurs, si la loi passe, il faudra braver la loi, sinon on finira tous par ne manger que des OGM de Monsanto !</strong><br />
<br />
(NaturalNews): Une nouvelle loi propos&eacute;e par la Commission Europ&eacute;enne, rendrait ill&eacute;gal de &quot;cultiver, reproduire ou faire commerce&quot; de toute semence de l&eacute;gumes n&#39;ayant pas &eacute;t&eacute; &quot;test&eacute;es, approuv&eacute;es et accept&eacute;es&quot; par la nouvelle paperasserie europ&eacute;enne, elle a pour nom &quot;Agence pour l&#39;UE sur la diversit&eacute; des plantes&quot;.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>On l&#39;appelle la Loi sur les mat&eacute;riaux de reproduction des plantes et son but est de rendre virtuellement responsable le gouvernement de toutes les plantes et semences. Les jardiniers amateurs qui cultivent leurs propres plantes &agrave; partir de semences non r&eacute;pertori&eacute;es seraient consid&eacute;r&eacute;s comme des criminels en vertu de cette loi.<br />
<br />
Le texte d&#39;&eacute;bauche de loi, qui a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; amend&eacute; plusieurs fois en raison d&#39;une &eacute;norme r&eacute;action n&eacute;gative de la part des jardiniers, est <a href="http://ec.europa.eu/dgs/health_consumer/pressroom/docs/proposal_aphp_en.pdf">visible ici</a>. (Je ne l&#39;ai pas trouv&eacute; en fran&ccedil;ais, m&ecirc;me apr&egrave;s m&#39;&ecirc;tre &eacute;nerv&eacute;e pendant un bon moment, elle n&#39;est pas sur le site du JO de la commission europ&eacute;enne, car pas encore vot&eacute;e, peut-&ecirc;tre n&#39;existe-t-elle qu&#39;en anglais, car c&#39;est la langue mondiale.)<br />
<br />
&quot;Cette loi stoppera imm&eacute;diatement le d&eacute;veloppement professionnel des vari&eacute;t&eacute;s de l&eacute;gumes pour les jardiniers amateurs, les producteurs bio, et les petits mara&icirc;chers&quot;, a dit Ben Gabel, qui cultive des l&eacute;gumes et est le directeur du catalogue des semences naturelles. &quot;Les jardiniers amateurs ont des besoins r&eacute;ellement diff&eacute;rents &ndash; par exemple ils jardinent manuellement, n&#39;ont pas de machines et ne peuvent ou ne veulent utiliser des pulv&eacute;risations chimiques. Il n&#39;y a pas de moyen pour enregistrer les vari&eacute;t&eacute;s qui conviennent &agrave; un usage domestique car ils ne r&eacute;pondent pas &agrave; des crit&egrave;res stricts de l&#39;Agence pour la diversit&eacute; des plantes, qui ne s&#39;occupe que d&#39;approuver le genre de semence utilis&eacute; par les agriculteurs industriels&quot;.</p>

<p>&nbsp;</p>

<h3><strong>Virtuellement toutes les plantes, l&eacute;gumes, graines et jardiniers seront finalement enregistr&eacute;s par le gouvernement</strong></h3>

<p>&nbsp;</p>

<p>Tous les gouvernements, bien s&ucirc;r, se sont entich&eacute;s de l&#39;id&eacute;e d&#39;enregistrer tout le monde et toutes choses. En vertu du paragraphe IV de la loi propos&eacute;e par l&#39;UE :</p>

<p><br />
<em>Paragraphe IV : enregistrement des vari&eacute;t&eacute;s dans des registres nationaux et de l&#39;Union<br />
Les vari&eacute;t&eacute;s, dans le but de les rendre disponibles sur le march&eacute; &agrave; travers l&#39;Union, seront incluses dans un registre national ou dans un registre de l&#39;Union via une proc&eacute;dure d&#39;application </em>directe par le CVPO (Community Plant Variety Office = Bureau de la communaut&eacute; pour la diversit&eacute; des plantes).<br />
<br />
Les jardiniers doivent aussi payer une redevance &agrave; la bureaucratie de l&#39;UE pour l&#39;enregistrement de leurs semences. D&#39;apr&egrave;s le texte de loi propos&eacute; :<br />
<br />
<em>Les autorit&eacute;s comp&eacute;tentes et le CPVO pr&eacute;l&egrave;veraient une redevance pour le traitement des demandes, l&#39;examen formel et technique comprenant des audits, la d&eacute;nomination des vari&eacute;t&eacute;s et la maintenance des vari&eacute;t&eacute;s pour chaque ann&eacute;e pendant la dur&eacute;e de l&#39;enregistrement.</em><br />
<br />
Bien que cette loi puisse ne viser au d&eacute;but que les jardiniers <em>professionnels</em>, elle constitue un pr&eacute;c&eacute;dent pour se poursuivre t&ocirc;t ou tard par les jardiniers amateurs et exiger qu&#39;ils respectent ces m&ecirc;mes stupides r&egrave;glements.</p>

<p>&nbsp;</p>

<h3><strong>La bureaucratie gouvernementale devient folle</strong></h3>

<p>&nbsp;</p>

<p>&quot;C&#39;est un exemple de d&eacute;rapage de la bureaucratie&quot;, dit Ben Gabel. &quot;Tout ce que fait cette nouvelle loi est de cr&eacute;er une tonne de fonctionnaires civils dans l&#39;UE pay&eacute;s &agrave; d&eacute;placer des montagnes de papiers toute la journ&eacute;e, tout en supprimant un approvisionnement en semences aux jardiniers amateurs et en interf&eacute;rant avec les droits des agriculteurs de cultiver ce qu&#39;ils souhaitent. Il est aussi tr&egrave;s ennuyeux qu&#39;ils se soient arrog&eacute;s le pouvoir de r&eacute;glementer et donner une autorisation dans l&#39;avenir pour toutes les esp&egrave;ces de plantes &ndash; pas juste les plantes agricoles, mais les herbes, les tourbes, les fleurs, la totalit&eacute; &ndash; sans avoir &agrave; le rapporter au Conseil pour &ecirc;tre vot&eacute;&quot;.</p>

<p><br />
Le jargon utilis&eacute; par une bureaucratie malade qui obligera les cultivateurs et jardiniers &agrave; se plier &agrave; cette loi de l&#39;UE, est un langage bureaucratique orwellien qui ne signifie qu&#39;une chose : tous les jardiniers devraient se pr&eacute;parer &agrave; se soumettre &agrave; la folie gouvernementale concernant les graines, les l&eacute;gumes et les jardins priv&eacute;s.<br />
(...)<br />
Comme on peut le soup&ccedil;onner, cette id&eacute;e est la &quot;solution finale&quot; de Monsanto, DuPont et autres corporations de semenciers qui ont depuis longtemps admis que leur but est de dominer compl&egrave;tement toutes les semences et cultures de la plan&egrave;te. En criminalisant la culture priv&eacute;e de l&eacute;gumes &ndash; transformant ainsi les jardiniers en criminels &ndash; les bureaucrates de l&#39;UE peuvent enfin c&eacute;der le total contr&ocirc;le de l&#39;approvisionnement alimentaire &agrave; de puissantes corporations comme Monsanto.</p>

<h3><br />
<strong>La plupart des semences de vari&eacute;t&eacute;s anciennes deviendront criminelles</strong></h3>

<p>&nbsp;</p>

<p>Presque toutes les vari&eacute;t&eacute;s anciennes de graines de l&eacute;gumes seront criminalis&eacute;es en vertu de cette loi de l&#39;UE. Cela veut dire que le fait de sauvegarder des graines d&#39;une g&eacute;n&eacute;ration pour les ressemer l&#39;ann&eacute;e suivante &ndash; base d&#39;un mode de vie durable &ndash; deviendra un acte criminel.</p>

<p><br />
De plus, comme l&#39;explique Gabel, cette loi &quot;...tuera efficacement l&#39;utilisation des graines pour les jardins priv&eacute;s de l&#39;UE&quot;.<br />
<br />
C&#39;est le souhait ultime de tous les gouvernements, bien s&ucirc;r : criminaliser toute action en vue d&#39;une autonomie et rendre la population compl&egrave;tement d&eacute;pendante des monopoles des corporations pour sa survie. C&#39;est vrai aussi bien aux USA que dans l&#39;UE. Voil&agrave; ce que font les gouvernements : ils prennent le contr&ocirc;le, un secteur &agrave; la fois, ann&eacute;e apr&egrave;s ann&eacute;e, jusqu&#39;&agrave; ce que vous finissiez par vivre en esclave sous un r&eacute;gime dictatorial mondial.</p>

<p><a href="http://seedpolicy.arche-noah.at/en/eu-seed-law/take-action/unterschreiben">Une p&eacute;tition en ligne </a>a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; d&eacute;marr&eacute;e sur ce probl&egrave;me et a recueilli jusqu&#39;&agrave; pr&eacute;sent presque 25.000 signatures.<br />
<br />
L&#39;Arche de No&eacute; et 240 autres organisations de 40 pays europ&eacute;ens ont aussi cr&eacute;&eacute; une &quot;<a href="http://www.seedforall.org/files/openletters_pm.pdf">lettre ouverte</a>&quot; appelant les bureaucrates de Bruxelles &agrave; stopper cette folie.</p>

<h3><br />
<br />
<strong>Je voyais cela venir</strong></h3>

<p>&nbsp;</p>

<p>En passant, j&#39;ai d&eacute;j&agrave; pr&eacute;dit cet exact sc&eacute;nario (dans la fiction que les lecteurs du BBB n&#39;ont pas voulu que je traduise..., &quot;Les chroniques 2026&quot;). Elles mettent en sc&egrave;ne un trafiquant de semences qui vit &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; les graines sont criminalis&eacute;es et o&ugrave; les gens gagnent leur vie en tant que trafiquants professionnels de semences.</p>

<p><br />
Dans mon livre, une femme utilise une proth&egrave;se mammaire sp&eacute;ciale pour faire de la contrebande de semences pour des &quot;jardiniers souterrains&quot; en d&eacute;fiant les lois &eacute;rig&eacute;es par Monsanto. Un immense r&eacute;seau secret de jardiniers et de scientifiques se d&eacute;brouillent pour mettre au point une &quot;graine guerri&egrave;re&quot; pour d&eacute;truire les OGM et r&eacute;cup&eacute;rer l&#39;approvisionnement alimentaire aux mains de corporations diaboliques.</p>

<p>Souvenez-vous de ce que j&#39;&eacute;cris : <strong>les graines sont sur le point de devenir un produit de contrebande</strong>. Quiconque cultive sa propre nourriture est sur le point d&#39;&ecirc;tre cibl&eacute; comme criminel. Les gouvernements du monde, conspirant avec des corporations comme Monsanto, ne veulent pas qu&#39;un individu soit capable de faire pousser sa propre nourriture.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Traduit par le BBB.</p>

<p>par H&eacute;lios</p>

<p>Source:http://bistrobarblog.blogspot.fr/2013/05/article-lire-et-diffuser-svp.html</p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Sur les perspectives révolutionnaires en France]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/sur-les-perspectives-r%C3%A9volutionnaires-en-france</link>
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            <pubDate>Fri, 17 May 2013 12:34:01 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p id="yui_3_5_0_1_1368526370416_108148"><img id="il_fi" src="http://idata.over-blog.com/0/58/28/37/R-pertoire-4/revolution.gif" style="padding-right: 8px; padding-top: 8px; padding-bottom: 8px; width: 335px; height: 214px; float: left;" /><em id="yui_3_5_0_1_1368526370416_108284">A l&#39;heure de la crise, d&#39;attaques massives sur nos conditions de vie, de mouvements sociaux de r&eacute;actionnaire puants, de massacres &eacute;cologiques, quelle sont nos perspectives de r&eacute;volution?</em></p>

<p>Les r&eacute;cents sondages affirment qu&rsquo;une grosse majorit&eacute; de la population fran&ccedil;aise pense qu&rsquo;une explosion sociale va se produire cette ann&eacute;e. C&rsquo;est particuli&egrave;rement vrai dans la classe ouvri&egrave;re, alors que les professions lib&eacute;rales et le patronat y croient naturellement moins. A Feu de Prairie nous ne sommes pas tr&egrave;s sondages mais vous pourrez trouver les chiffres assez facilement: l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &eacute;tant plut&ocirc;t d&rsquo;&eacute;tudier la tendance g&eacute;n&eacute;rale qui se d&eacute;gage.</p>

<p>Penser qu&rsquo;un mouvement d&rsquo;ampleur va avoir lieu, c&rsquo;est aussi le vouloir. Et puisque les m&eacute;dias et &quot;l&rsquo;opinion public&quot; s&rsquo;auto-alimentent dans notre dictature du soft power, il faut comprendre d&rsquo;o&ugrave; viennent les id&eacute;es subversives qui traversent des consciences bourgeoises jusque l&agrave; plut&ocirc;t tourn&eacute;es vers la solution &eacute;lectorale.</p>

<p>Marx puis Gramsci, ainsi que d&rsquo;autres penseurs, ont expliqu&eacute; comment les id&eacute;es dominantes dans une soci&eacute;t&eacute; sont produites et diffus&eacute;es par la classe sociale qui est au poste de commande. La question de l&rsquo;h&eacute;g&eacute;monie culturelle est tr&egrave;s important pour comprendre comment historiquement des parties de la population dont les int&eacute;r&ecirc;ts divergeaient du pouvoir en place l&rsquo;ont soutenu. L&rsquo;&Eacute;glise a servi de relais &agrave; la d&eacute;fense de l&rsquo;Ancien R&eacute;gime dans la paysannerie pendant la R&eacute;volution fran&ccedil;aise, par exemple. Actuellement nous sommes &agrave; l&rsquo;aire des monopoles, de l&rsquo;imp&eacute;rialisme. Les &eacute;tats qui en ont les moyens &eacute;tendent leur march&eacute; en s&rsquo;affrontant (souvent indirectement pour &eacute;viter des conflits g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;s fragilisant leur stabilit&eacute;: les deux guerres mondiales ont &eacute;t&eacute; bien assimil&eacute;es) et en asservissant d&rsquo;autres pays, dont les peuples sont maintenus dans la mis&egrave;re. Au niveau id&eacute;ologique, hors de la voie r&eacute;volutionnaire, il y a deux grandes tendances dans les pays europ&eacute;ens: la social-d&eacute;mocratie et la r&eacute;action, incluant le fascisme.</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368526370416_108060">La social-d&eacute;mocratie est repr&eacute;sent&eacute;e en France par &quot;l&rsquo;aile gauche&quot; du PS, certaines organisations d&rsquo;extr&ecirc;me gauche, la majeure partie du mouvement syndical et bien s&ucirc;r le Front de gauche qui th&eacute;orise cette politique. Leur projet est keyn&eacute;sien, il voudrait relancer &quot;l&rsquo;&eacute;tat social&quot; contre l&rsquo;aust&eacute;rit&eacute;. En fait dans la situation de crise g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e que l&rsquo;on traverse, ces politiques ne peuvent &ecirc;tre appliqu&eacute;es, les &quot;Trente Glorieuses&quot; sont pass&eacute;es depuis longtemps. C&rsquo;est donc une impasse terrible, qui se cherche des mod&egrave;les (Die Linke, Chavez, la Norv&egrave;ge, Jaur&egrave;s, peu importe) et patine dans une d&eacute;nonciation tr&egrave;s limit&eacute;e de la &quot;finance&quot; et des &quot;banques&quot; comme c&oelig;ur du capitalisme, menant dangereusement &agrave; la r&eacute;action.</p>

<p>Car de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; il y a un mouvement r&eacute;actionnaire fort et tr&egrave;s organis&eacute; qui est apparu au grand jour avec les &quot;manifs pour tous&quot;. La droite historique, la grande et la moyenne bourgeoisie, sont dans la rue aux c&ocirc;t&eacute;s de n&eacute;ofascistes, d&rsquo;identitaires, de nationalistes-r&eacute;volutionnaires divers&hellip; L&rsquo;alliance et la l&eacute;gitimation des &eacute;l&eacute;ments radicaux se fait &quot;par la base&quot;, leur permettant d&rsquo;avoir une aura plus importante que leur force r&eacute;elle (quelques centaines de militants dans toute la France, hors FN). Le fascisme apparait petit &agrave; petit comme une option valable pour la bourgeoisie voulant d&eacute;fendre son pouvoir, avec de fortes capacit&eacute;s r&eacute;pressives, un discours mobilisateur et tr&egrave;s peu de concessions sociales &agrave; faire (facile de d&eacute;noncer les &quot;banquiers apatrides&quot;, les patrons fran&ccedil;ais eux peuvent se la couler douce!).</p>

<p>Il y a donc une mobilisation massive de ces classes sur des mots d&rsquo;ordre ultra-r&eacute;actionnaires, avec comme horizon la cr&eacute;ation d&rsquo;un front large pour la prise du pouvoir (visible dans les slogans comme dans l&rsquo;organisation des manifs). Et d&rsquo;un autre c&ocirc;t&eacute;, il y a toutes les forces d&eacute;cr&eacute;pies de la social-d&eacute;mocratie historique r&ecirc;vant d&rsquo;un &quot;troisi&egrave;me tour social&quot; ou d&rsquo;une &quot;sixi&egrave;me r&eacute;publique&quot; (et pourquoi pas la 38&deg; aussi?). Celui ci aura certainement lieu au vu des accords sur le travail, l&rsquo;&eacute;ducation ou les retraites passant en ce moment &agrave; l&rsquo;assembl&eacute;e pour restructurer lourdement l&rsquo;&eacute;tat fran&ccedil;ais. Mais puisque la social-d&eacute;mocratie n&rsquo;a absolument rien &agrave; proposer, il ne faut rien attendre d&rsquo;une organisation &quot;par le haut&quot; de mouvements sociaux.</p>

<p>C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;un sondage amalgame les deux tendances contestataires, et leurs revendications bien diff&eacute;rentes, donnant l&rsquo;impression d&rsquo;une contestation g&eacute;n&eacute;rale du syst&egrave;me en place (ce qui est vrai) qui m&egrave;nerait &agrave; un mouvement unifi&eacute; de protestation (ce qui est d&eacute;lirant). Certains en r&ecirc;vent&hellip; D&rsquo;autres se pr&eacute;parent &agrave; la lutte contre la r&eacute;action et &agrave; l&rsquo;effondrement de la social-d&eacute;mocratie. La seule voie viable face &agrave; ces deux tendances est ailleurs, c&rsquo;est l&rsquo;organisation &agrave; la base pour la r&eacute;volution.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Repris sur Feu de prairie.</p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Miracle économique en trompe l'oeil en Pologne]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/miracle-%C3%A9conomique-en-trompe-l-oeil-en-pologne</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/miracle-%C3%A9conomique-en-trompe-l-oeil-en-pologne</guid>
            <pubDate>Thu, 16 May 2013 12:29:28 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p id="yui_3_5_0_1_1368526370416_84862"><img height="227" id="yui_3_5_0_1_1368526370416_84690" src="http://4.bp.blogspot.com/-Fam03nYflPU/T5Q4ggi0uAI/AAAAAAAAA-w/DA1QFj3eOU0/s640/un-trompe-l-oeil-surprenant_12352_w560.jpg" style="float: left;" width="306" /><em id="yui_3_5_0_1_1368526370416_84861">Voici un article de Tantquil.net sur la situation &eacute;conomique en Pologne, qui &agrave; l&#39;heure de la crise, semble bien se porter ou du moins en apparence...</em></p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368526370416_84842"><strong id="yui_3_5_0_1_1368526370416_84869">Depuis le d&eacute;but de la crise, la Pologne est pr&eacute;sent&eacute;e comme l&rsquo;un des pays qui s&rsquo;en sort le mieux en Europe. Comparativement &agrave; pas mal de ses voisins, elle n&rsquo;a pas encore trop souffert de l&rsquo;aust&eacute;rit&eacute; en cours. Il est vrai que des moyens tr&egrave;s importants sont mis en &oelig;uvre par l&rsquo;Union Europ&eacute;enne (UE), qui voit dans le pays le futur &laquo; gros &raquo; d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est et donc pas mal de march&eacute;s juteux en perspective. </strong></p>

<p><strong>Alors que la majorit&eacute; catholique et conservatrice perd de sa cr&eacute;dibilit&eacute; face &agrave; une nouvelle droite plus lib&eacute;rale,( c&rsquo;est vous dire l&rsquo;ambiance) la Pologne est l&rsquo;un des derniers coins d&rsquo;Europe &agrave; avoir mis en place des mesures d&rsquo;aust&eacute;rit&eacute;.</strong></p>

<p><strong>Mais, comme on va le voir, la situation n&rsquo;a rien de paradisiaque.</strong></p>

<p><a href="http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202539496209-la-pologne-compte-adherer-mais-a-condition-d-etre-parfaitement-prete-534136.php">Hors de la zone euro, et pour l&rsquo;instant h&eacute;sitante &agrave; y rentrer</a>, la Pologne pratique ces derniers temps par le biais de sa Banque Centrale une politique de relative baisse des taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts (ceux ci ont baiss&eacute; de 4,6% &agrave; 3,2% en quelques mois). Il s&rsquo;agit de tenter de pousser &agrave; une relance des investissements. En gros, ils suivent l&rsquo;id&eacute;e que si les int&eacute;r&ecirc;ts sont bas il y a plus de b&eacute;n&eacute;fice &agrave; s&rsquo;endetter pour investir. Tout le monde fait &ccedil;a en ce moment&hellip; Y a qu&rsquo;&agrave; voir comment &ccedil;a marche trop bien. Son &eacute;conomie est dop&eacute;e par l&rsquo;absence de salaire minimum, de cotisations retraite, et d&rsquo;assurance maladie pour les prolos.</p>

<p><strong>Le &laquo; miracle polonais &raquo; ou pourquoi la Pologne ne coule pas aussi vite que les autres.</strong></p>

<p>La Pologne semble faire office de &laquo; bon &eacute;l&egrave;ve &raquo; de l&rsquo;UE. C&rsquo;est le seul pays d&rsquo;Europe &agrave; ne pas avoir connu de r&eacute;cession en 2009, malgr&eacute; un sacr&eacute; ralentissement de l&rsquo;&eacute;conomie. En r&eacute;sulte une politique d&rsquo;aust&eacute;rit&eacute; plus &laquo; mod&eacute;r&eacute;e &raquo;.</p>

<p>Pour comprendre ce &laquo; miracle &raquo;, il faut revenir en arri&egrave;re : il y a huit ans, la Pologne entrait dans l&rsquo;UE avec un solde migratoire tr&egrave;s n&eacute;gatif et surtout un salaire de base tr&egrave;s faible&hellip;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>En somme on avait :</p>

<p>- Plein de prolos qui quittent le pays, peu qui entrent</p>

<p>- Ceux qui restent qui co&ucirc;tent pas chers &agrave; employer.</p>

<p>Dans ce contexte, entre les investissements venus de l&rsquo;&eacute;tranger et ceux des capitalistes locaux, l&rsquo;&eacute;conomie se d&eacute;veloppe&hellip; et le ch&ocirc;mage baisse, passant de pr&egrave;s de 20% &agrave; 7%. Bon, maintenant il <a href="http://www.wbj.pl/article-61289-unemployment-rate-seen-at-129-in-november.html?typ=ise">est remont&eacute; &agrave; 12,9%</a>. Sachant qu&rsquo;il ne peut &ecirc;tre per&ccedil;u que pendant 6 &agrave; 12 mois (entre 100 et 200 &euro; environ).</p>

<p><br />
<strong>L&rsquo;Europe met le paquet</strong></p>

<p>Cette ann&eacute;e encore, c&rsquo;est le pays le plus aid&eacute; de l&rsquo;Union pour le d&eacute;veloppement de ses infrastructures. Les aides s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent &agrave; 67 milliards d&rsquo;euros, 82 en tout avec les aides &laquo; normales &raquo; de l&rsquo;UE.</p>

<p>Si l&rsquo;on rajoute tous les sous apport&eacute;s par l&rsquo;organisation de l&rsquo;Euro 2012 (ce genre de rassemblements sportifs servent avant tout &agrave; d&eacute;velopper les infrastructures de march&eacute;s potentiels), on comprend que la Pologne est un sacr&eacute; enjeu &eacute;conomique pour l&rsquo;Europe.</p>

<p>Avec cet argent, l&rsquo;Etat a augment&eacute; l&rsquo;aide publique aux entreprises, cachant provisoirement qu&rsquo;en fait, depuis la crise, les investissements &eacute;trangers se tarissent.</p>

<p>Ce que &ccedil;a veut dire en clair, c&rsquo;est que la Pologne est &agrave; la merci de la crise : elle vit compl&egrave;tement sous perfusion. Et quand c&rsquo;est l&rsquo;UE qui tient la perf, y a de quoi s&rsquo;inqui&eacute;ter, demandez aux autres pays &laquo; aid&eacute;s &raquo;.</p>

<p><strong>Ce &laquo; succ&egrave;s &raquo; s&rsquo;explique aussi par une pr&eacute;carit&eacute; g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e.</strong><br />
Si aujourd&rsquo;hui les polonais ont un faible taux de ch&ocirc;mage, c&rsquo;est surtout d&ucirc; &agrave; la multiplication des statuts pr&eacute;caires.<br />
Ainsi, on estime qu&rsquo;avec la Slov&eacute;nie et la Pologne est la championne du travail temporaire chez les jeunes prol&eacute;taires, puisque plus de 60% des salari&eacute;s de moins de 25 ans travaillent sous ce type de contrat. Et &ccedil;a n&rsquo;est pas parti pour s&rsquo;arranger : depuis 2009, les patrons polonais n&rsquo;ont plus de limitations dans le nombre de CDD : <a href="http://library.fes.de/pdf-files/id-moe/09289.pdf">il suffit d&rsquo;en faire un nouveau tous les 24 mois</a>. Elle est pas belle la vie ?</p>

<p>Mais les jeunes prolos Polonais sont aussi tr&egrave;s touch&eacute;s par le ch&ocirc;mage : les 18 &agrave; 34 ans repr&eacute;sentent plus de la moiti&eacute; des ch&ocirc;meurs d&eacute;clar&eacute;s, et le taux de ch&ocirc;mage de leur tranche d&rsquo;&acirc;ge est deux fois plus &eacute;lev&eacute; que la moyenne nationale de 11,7% (donn&eacute;es de juillet 2011).</p>

<p>Du c&ocirc;t&eacute; des salaires, ils restent tr&egrave;s faibles (les Polonais gagnent en moyenne 1/5 du salaire de leur mod&egrave;le &eacute;conomique : l&rsquo;Allemagne de Merkel) et il y a <a href="http://www.federacja-anarchistyczna.pl/artykuly/dzialania-fa/wielkopolskie/item/741-demonstracja-lokatorska">une v&eacute;ritable crise du logement dans ce pays</a>. Et les salaires ont augment&eacute; moins vite que l&rsquo;inflation ( y a que dans la bouche des capitalistes que &ccedil;a veut dire qu&rsquo;ils ont augment&eacute;, de fait)</p>

<p><strong>Le &laquo; miracle polonais &raquo; est surtout une bombe &agrave; retardement</strong></p>

<p>La Pologne rattrape donc son retard &eacute;conomique. Dans la dette aussi. Jusqu&rsquo;ici c&rsquo;&eacute;tait l&rsquo;un des pays les moins endett&eacute;s du fait de la tr&egrave;s faible dette priv&eacute;e. Il faut dire qu&rsquo;ils partent de loin, les polonais, avec un march&eacute; int&eacute;rieur assez faible : forc&eacute;ment, les m&eacute;nages se sont pas endett&eacute;s des masses, quand ils ont pas tous simplement mis les bouts. Ya qu&rsquo;&agrave; voir tous les Polonais qui travaillent dans les t&acirc;ches les plus difficiles (manutention, chauffeurs, BTP&hellip;) un peu partout en Europe pour s&rsquo;en convaincre. Le pays ne connait pas une forte immigration, au contraire c&rsquo;est surtout l&rsquo;&eacute;migration des prol&eacute;taires polonais un peu partout en Europe qui pose probl&egrave;me : travailler en Pologne reste compliqu&eacute;. Ainsi dans ce pays o&ugrave; les groupuscules nazis pullulent* (* il y a notamment eu en novembre de<a href="http://www.bbc.co.uk/news/world-europe-15703316"> tr&egrave;s gros affrontements entre nazis, flics et antifascistes </a>), les autorit&eacute;s ont annonc&eacute; d&eacute;cembre 2011 une r&eacute;gularisation des sans-papiers du pays, qui sont en g&eacute;n&eacute;ral Bi&eacute;lorusses, Ukrainiens&hellip;ou Vietnamiens.</p>

<p>Le d&eacute;ficit budg&eacute;taire annuel du pays, c&rsquo;est &agrave; dire la diff&eacute;rence entre les recettes et les d&eacute;penses de l&rsquo;&eacute;tat est bien loin des exigences de -3% maximum de l&rsquo;Europe. Le d&eacute;ficit &eacute;tait de -7,8% en 2010, -5,1% en 2011. Depuis 2012 le seuil de 55% du PIB de l&rsquo;endettement public a &eacute;t&eacute; atteint. C&rsquo;est &agrave; dire que les dettes de l&rsquo;&Eacute;tat correspondent &agrave; 55% de toute la richesse cr&eacute;&eacute;e dans le pays durant un an, mesur&eacute; par le PIB. C&rsquo;est beaucoup, cela &eacute;quivaut &agrave; plusieurs ann&eacute;es de budget de l&rsquo;&Eacute;tat, qui n&rsquo;oublions pas, ne taxe qu&rsquo;une partie des richesses du pays.</p>

<p>On est encore bien loin de la moyenne europ&eacute;enne (82,5 % en 2011), mais c&rsquo;est ce qui a servi &agrave; justifier les premi&egrave;res mesures d&rsquo;aust&eacute;rit&eacute;.</p>

<p>De son c&ocirc;t&eacute;, la croissance est en baisse cette ann&eacute;e (elle est &agrave; 1,4% ce trimestre, contre 4,3 l&rsquo;an dernier), et les mauvaises nouvelles se multiplient dans l&rsquo;emploi avec <a href="http://blogs.ft.com/beyond-brics/2012/12/10/poland-faces-rising-unemployment-as-slowdown-bites/#axzz2EfnAPJyK">notamment FIAT et quelques grosses bo&icirc;tes qui &laquo; d&eacute;graissent &raquo;</a>. Mais le principal secteur qui d&eacute;bloque en ce moment, et qui pourrait faire des d&eacute;g&acirc;ts dans le syst&egrave;me bancaire,<a href="http://tinyurl.com/caul4hw"> c&rsquo;est la construction</a>.</p>

<p>Enfin, l&rsquo;augmentation du ch&ocirc;mage, plus l&rsquo;inflation sup&eacute;rieure aux salaires ne promet rien de bon. Par ailleurs, l&rsquo;augmentation de la TVA &agrave; 23% n&rsquo;arrange rien. Les cr&eacute;dits &agrave; la consommation ont explos&eacute;, et le taux de &laquo; cr&eacute;ances douteuses &raquo; dans ce secteur est pass&eacute; de 6,6 &agrave; 18,3 % fin 2011.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>Les mesures &laquo; anti-crise &raquo; depuis 2009 : l&rsquo;Etat se pr&eacute;pare au conflit social.</strong></p>

<p>Sous pr&eacute;texte de sentir un tassement &agrave; venir de l&rsquo;&eacute;conomie, ont &eacute;t&eacute; mises en place des mesures permettant plus de &laquo; flexibilit&eacute; &raquo;, avec en 2009 un &eacute;largissement de la p&eacute;riode de r&eacute;f&eacute;rence de 4 &agrave; 12 mois. Pendant cette p&eacute;riode, les patrons peuvent compenser des journ&eacute;es de travail courtes et longues : le prolo s&rsquo;adaptera. Les horaires peuvent changer d&rsquo;une semaine sur l&rsquo;autre, et le travail peut &laquo; reprendre &raquo; apr&egrave;s un arr&ecirc;t dans la m&ecirc;me journ&eacute;e sans que les heures soient revaloris&eacute;es comme suppl&eacute;mentaires.</p>

<p>Les horaires aussi peuvent changer d&rsquo;une semaine sur l&rsquo;autre, et le travail peut &laquo; reprendre &raquo; apr&egrave;s un arr&ecirc;t dans la m&ecirc;me journ&eacute;e sans que les heures soient revaloris&eacute;es comme suppl&eacute;mentaires : bref, le calendrier polonais du travail, c&rsquo;est un peu comme celui des jobs d&rsquo;&eacute;t&eacute; en France.</p>

<p>La principale &laquo; r&eacute;forme &raquo; a &eacute;t&eacute; celle des retraites, qui place de d&eacute;part &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 67 ans &agrave; l&rsquo;horizon 2020. Cette mesure, la plus impopulaire de l&rsquo;histoire des sondages en Pologne (7% favorables !), laisse pr&eacute;sager des conflits sociaux importants dans les ann&eacute;es &agrave; venir. Le gouvernement s&rsquo;y pr&eacute;pare d&eacute;j&agrave; : il a mis en place des <a href="http://tinyurl.com/7qaotka">restrictions du droit de rassemblement</a>.</p>

<p>Face &agrave; la mont&eacute;e de la dette publique, les pouvoirs publics ont aussi d&eacute;cid&eacute; de prendre les choses en main, en attaquant deux secteurs qui ne servaient &agrave; rien : l&rsquo;&eacute;ducation et la sant&eacute;. Voici quelques mesures</p>

<ul>
	<li>
	<p>Fermeture <a href="http://www.tantquil.net/wp-admin/%28http://tinyurl.com/76ake4y%29">de 1500 &eacute;coles et dortoirs en 2011</a>.</p>
	</li>
	<li>
	<p>Suppression de 7500 emplois de professeurs l&rsquo;an dernier, <a href="http://wyborcza.pl/1,75478,12049709,7_5_tys__nauczycieli_straci_prace_do_konca_wakacji_.html">reconversion de nombreux postes en emplois pr&eacute;caires</a>.</p>
	</li>
	<li>
	<p>Projet de privatisation des h&ocirc;pitaux (en cours d&rsquo;&eacute;tude)</p>
	</li>
	<li>
	<p>P&eacute;nalisation des docteurs si leurs prescriptions sont jug&eacute;es excessives</p>
	</li>
	<li>
	<p>gel des salaires de l&rsquo;ensemble de la fonction publique, &agrave; l&rsquo;exception des agents de police et des services de s&eacute;curit&eacute;s sp&eacute;ciaux ainsi que de certains enseignants</p>
	</li>
</ul>

<p><strong>Des mesures sociales&hellip;Pour les patrons</strong></p>

<p>Le gouvernement a pris en compte que c&rsquo;&eacute;tait dur d&rsquo;&ecirc;tre patron. Aussi, si l&rsquo;entrepreneur polonais rencontre des difficult&eacute;s &eacute;conomiques importantes (baisse de 25% du C.A. sur trois mois), il peut aller jusqu&rsquo;&agrave; diviser par deux le nombre d&rsquo;heures de travail, sans l&rsquo;accord de ses employ&eacute;s, et bien entendu payer en cons&eacute;quence</p>

<p>En plus de tout &ccedil;a, le gouvernement continue sa politique de privatisation en cours depuis la fin du bloc de l&rsquo;est. Ce qui lui permet de renflouer r&eacute;guli&egrave;rement <a href="http://www.tresor.economie.gouv.fr/File/335845">ses caisses &agrave; hauteur des quelques milliards d&rsquo;euros chaque ann&eacute;e.</a></p>

<p><strong>Les &laquo; alternatives &raquo; gestionnaires &raquo;.</strong><br />
Le ministre des Finances a d&eacute;clar&eacute; que son gouvernement &eacute;tait dans la lign&eacute;e de&hellip; Margaret Thatcher. D&rsquo;autres groupes veulent aller bien plus loin. C&rsquo;est le cas du principal <em>think tank</em>de droite conservatrice polonaise, le FOR (* Forum Obywatelskiego Rozwoju ), qui propose tout bonnement d&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rer les privatisations, stopper les d&eacute;penses dans l&rsquo;enseignement, supprimer les aides maternit&eacute;, r&eacute;duire les aides aux ch&ocirc;meurs, supprimer les &laquo; avantages &raquo; des retraites des agriculteurs, avancer de 2040 &agrave; 2020 l&rsquo;application de la retraite &agrave; 67 ans pour les femmes. En gros, des mesures d&rsquo;aust&eacute;rit&eacute; comme on <a href="http://www.for.org.pl/pl">les conna&icirc;t dans l&rsquo;Europe en crise </a>. <strong>Une petite note sp&eacute;ciale pour la proposition de supprimer les aides pour les enterrements des plus pauvres, tout de m&ecirc;me.</strong></p>

<p>Du coup la droite conservatrice a organis&eacute; une manifestation tr&egrave;s importante il y a quelques mois, couplant leur rejet de la retraite &agrave; 67 ans et le fait&hellip; qu&rsquo;une t&eacute;l&eacute; catho <a href="http://rt.com/news/poland-government-church-protests-323/">n&rsquo;ait pas acc&egrave;s direct au r&eacute;seau hertzien </a>!</p>

<p>Du c&ocirc;t&eacute; de la gauche social-d&eacute;mocrate, le SLD, le &laquo; front de gauche &raquo; polonais, conna&icirc;t comme ses confr&egrave;res europ&eacute;ens un &laquo; coup de boost &raquo; depuis la crise. Il est constitu&eacute; notamment de l&rsquo;ancien Parti Communiste polonais, dans un pays o&ugrave; les symboles communistes sont interdits depuis 2009. Savant m&eacute;lange de revendications pour les libert&eacute;s individuelles, les droits des femmes ( la Pologne est avec l&rsquo;Irlande le dernier pays d&rsquo;Europe qui refuse le droit &agrave; l&rsquo;IVG) et des minorit&eacute;s, et ajoutant depuis 2009 des mots d&rsquo;ordre &laquo; anti aust&eacute;rit&eacute; &raquo;, il oscille autour de 13%.</p>

<p><strong>R&eacute;ponses du prol&eacute;tariat</strong></p>

<p>En septembre 2011, une grande manifestation a &eacute;t&eacute; organis&eacute;e &agrave; Varsovie, par&hellip;la CES. La CES, c&rsquo;est la Conf&eacute;d&eacute;ration Europ&eacute;enne des Syndicats, dont font partie la CGT et la CFDT. Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s CGT lors de leur int&eacute;gration en 2005, passaient presque pour des gauchistes. La Conf&eacute;d&eacute;ration s&rsquo;&eacute;tait d&rsquo;ailleurs, par exemple, positionn&eacute;e pour le Trait&eacute; Europ&eacute;en en 2005.</p>

<p>Quelques gr&egrave;ves de grande ampleur ont eu lieu en Pologne cette ann&eacute;e. Dont une partie durant l&rsquo;Euro de football.</p>

<p>&laquo; Le collectif &laquo; Du pain et non des Jeux &raquo; r&eacute;unit environ 800 contestataires &agrave; Poznan. &laquo; Le noyau de notre comit&eacute; est form&eacute; d&rsquo;anarchistes et de socialistes mais regroupe aussi des travailleurs des secteurs du soin ou de la petite enfance et d&rsquo;associations de locataires &raquo;, d&eacute;crit Magdalena Malinowska, l&rsquo;une des leaders du collectif. &raquo;</p>

<p>Idem durant un concert de Madonna. Les Polonais protestent contre les mesures d&rsquo;aust&eacute;rit&eacute;s, les conditions de travail et les salaires bas &agrave; l&rsquo;occasion de ces rassemblements de l&rsquo;industrie du divertissement, qui cachent la mis&egrave;re et les conditions de vie difficile des prol&eacute;taires derri&egrave;re un rideau d&rsquo;abondance et de f&ecirc;te.</p>

<p>Enfin, pas mal de luttes sont men&eacute;es sur la question du logement, <a href="http://www.rozbrat.org/">notamment sur Poznan, suite &agrave; la multiplication des expulsions</a>.</p>

<p><strong>En fait, &agrave; chaque fois qu&rsquo;on vous parle de miracle en &eacute;conomie, le pays s&rsquo;effondre. On avait parl&eacute; du miracle italien y a vingt ans, l&rsquo;Italie est dans la merde, il y a dix ans c&rsquo;&eacute;tait l&rsquo;Espagne&hellip;</strong></p>

<p>Alors que dire de nos bourgeois qui parlent aujourd&rsquo;hui de &laquo; miracle polonais &raquo; ?<br />
Ben qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien de miraculeux, quand on voit le paquet de pognon investi par l&rsquo;Europe ET la Russie dans l&rsquo;&eacute;conomie polonaise&hellip;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Repris sur Tantquil.net</p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Texte d'appel du collectif Antifasciste de Montpellier]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/texte-d-appel-du-collectif-antifasciste-de-montpellier</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/texte-d-appel-du-collectif-antifasciste-de-montpellier</guid>
            <pubDate>Wed, 15 May 2013 12:29:20 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p id="yui_3_5_0_1_1368526370416_70083"><img id="yui_3_5_0_1_1368526370416_70124" src="http://www.cnt-f.org/59-62/wp-content/uploads/banderole-unitaire-manifestation-antifasciste-Lille-8-octobre-2011-web.jpg" style="width: 329px; height: 180px; float: left;" /><em id="yui_3_5_0_1_1368526370416_70161">Et voici le texte d&#39;appel du collectif Antifa de Montpellier qui vient de se lancer.</em></p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368526370416_70168">La crise &eacute;conomique et sociale qui secoue l&#39;Europe et notamment la France favorise la mont&eacute;e des id&eacute;es fascistes. Ce mouvement se nourrit des in&eacute;galit&eacute;s &eacute;conomiques et sociales engendr&eacute;es par le syst&egrave;me capitaliste; il concentre la col&egrave;re populaire sur les minorit&eacute;s stigmatis&eacute;es en raison de leurs origines, leur sexualit&eacute; ou leur culture.En ce sens il peut ,en temps de crise, &ecirc;tre un recours pour les classes dominantes.</p>

<p><strong>Que constatons-nous aujourd&#39;hui ?</strong></p>

<p>- une d&eacute;diabolisation des th&eacute;ories du FN op&eacute;r&eacute;e ces derni&egrave;res ann&eacute;es, et &agrave; laquelle les m&eacute;dias ont contribu&eacute;.</p>

<p>- un d&eacute;veloppement en France ces derni&egrave;res ann&eacute;es de groupuscules se revendiquant explicitement du fascisme, de th&eacute;ories racistes, sexistes, homophobes, antis&eacute;mites,...</p>

<p>- une tendance g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la banalisation et au d&eacute;veloppement des id&eacute;es les plus r&eacute;actionnaires, chauvines, brisant la solidarit&eacute; dans les classes populaires et pr&eacute;f&eacute;rant l&#39;impasse identitaire.</p>

<p>Au-del&agrave; du d&eacute;veloppement des groupuscules fascistes, c&rsquo;est la reprise et le d&eacute;veloppement des id&eacute;es fascistes dans la population qui est &eacute;galement &agrave; souligner et &agrave; combattre.</p>

<p>Face &agrave; cela une r&eacute;union large des forces antifascistes de Montpellier et de sa r&eacute;gion (partis, organisations, syndicats, collectifs et individus) nous semble indispensable. Notre lutte antifasciste se doit de garder comme objectif de rester populaire sans restriction d&#39;&acirc;ge ni de genre.</p>

<p>Un tel collectif peut permettre de mettre en place sur le long terme un collectif de vigilance, un r&eacute;seau d&#39;alerte en cas d&#39;&eacute;v&eacute;nements organis&eacute;s par l&#39;extr&ecirc;me droite, ainsi que des actions de sensibilisation, en direction de la population notamment sur les lieux de travail, dans les facult&eacute;s et les lyc&eacute;es...</p>

<p><br />
<strong>Participant-es actuel-les au collectif antifasciste 34 :<br />
Des individu-es, AL (Alternative Libertaire), CGA (Coordination des Groupes Anarchistes), CNT &Eacute;ducation 34, LDH (Ligue Des Droits de l&#39;Homme), NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), PG (Parti de Gauche), Scalp - No Pasaran, Solidaires, Solidaires &Eacute;tudiants, </strong>UEC<strong> (Union des &Eacute;tudiants Communistes)</strong><br />
<br />
Collectif Antifasciste34<br />
<a href="mailto:antifa34@riseup.net">antifa34@riseup.net</a></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Création d'un collectif antifasciste à Montpellier]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/cr%C3%A9ation-d-un-collectif-antifasciste-%C3%A0-montpellier</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/cr%C3%A9ation-d-un-collectif-antifasciste-%C3%A0-montpellier</guid>
            <pubDate>Tue, 14 May 2013 12:16:53 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p id="yui_3_5_0_1_1368526370416_54616"><img height="236" id="yui_3_5_0_1_1368526370416_55729" src="http://1-ps.googleusercontent.com/h/www.educol.net/Nx500xlogo-antifascisme-t22916.jpg.pagespeed.ic.0lL3UieV5N.jpg" style="float: left;" width="167" /><em>Un collectif antifa auquel nous participons vient de se lancer, n&eacute;cessaire face &agrave; la mont&eacute;e des fachos. Voici l&#39;article paru dans le midi libre ainsi que le texte d&#39;appel du collectif, toujours plus int&eacute;ressant que les m&eacute;dias bourgeois...</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368526370416_55893">Une dizaine d&#39;organisations de gauche et libertaires estiment qu&#39;il faut r&eacute;agir &agrave; la mont&eacute;e en puissance des id&eacute;es d&#39;extr&ecirc;me droite dans l&#39;opinion.</p>

<p>Un collectif antifasciste est actuellement en cours de construction &agrave; Montpellier. Une dizaine d&#39;organisations de gauche et libertaires ont d&#39;ores et d&eacute;j&agrave; accept&eacute; d&#39;y participer : Alternative Libertaire, Coordination des Groupes Anarchistes), CNT &Eacute;ducation 34, Ligue Des Droits de l&#39;Homme, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche, Scalp - No Pasaran, Solidaires, Solidaires &Eacute;tudiants, Union des &Eacute;tudiants Communistes. Selon leurs repr&eacute;sentants, la cr&eacute;ation de ce collectif r&eacute;pond &agrave; une situation marqu&eacute;e par &quot;une mont&eacute;e des scores du FN et un adh&eacute;sion &agrave; ses th&eacute;ories&quot; ainsi que l&quot;la r&eacute;activation de groupuscules se revendiquant explicitement du fascisme, de th&eacute;ories racistes, sexistes, homophobes, antis&eacute;mites&quot;.</p>

<p><strong>Sitation &quot;dangereuse&quot; dans les campagnes</strong></p>

<p>L&#39;objectif assign&eacute; &agrave; ce regroupement d&#39;organisations est d&#39;assurer une &quot;vigilance&quot;, &quot;un r&eacute;seau d&#39;alerte en cas d&#39;&eacute;v&eacute;nements organis&eacute;s par l&#39;extr&ecirc;me-droite&quot;. Dans son communiqu&eacute;, le collectif estime que la situation &agrave; Montpellier est &quot;favorable&quot; mais bien plus &quot;dangereuse dans d&#39;autres villes comme dans les campagnes avoisinantes&quot;.</p>

<p>Ces derni&egrave;res semaines ont &eacute;t&eacute; marqu&eacute;es &agrave; Montpellier par plusieurs actions men&eacute;es notammnent par l&#39;organisation de l&#39;ultra-droite La Ligue du Midi. Ses militants &eacute;taient ainsi pr&eacute;sent pour protester contre la venue de Daniel Cohn-Bendit la semaine derni&egrave;re &agrave; Montpellier.</p>

<p>Midi libre</p>
</div>
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/58/17/74/201305/ob_cd319d5ac4f58e7961dcb5820fbce6ae_antifa.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/58/17/74/201305/ob_cd319d5ac4f58e7961dcb5820fbce6ae_antifa.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Macdo fuit la Bolivie]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/macdo-fuit-la-bolivie</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/macdo-fuit-la-bolivie</guid>
            <pubDate>Mon, 13 May 2013 11:50:19 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p id="yui_3_5_0_1_1368438595538_12606">La Bolivie est devenue la premi&egrave;re nation &agrave; se lib&eacute;rer de la malbouffe de McDonald, qui a lutt&eacute; pendant plus d&rsquo;une d&eacute;cennie pour conserver son ic&ocirc;ne &laquo;rouge&raquo;. Et cette victoire de la Bolivie a encore fait la une des journaux.</p>

<p>Apr&egrave;s 14 ans de malbouffe dans le pays et en d&eacute;pit des nombreuses campagnes de promotion, McDonald a &eacute;t&eacute; contraint de fermer en 2002, ses 8 restaurants boliviens dans les principales villes de La Paz, Cochabamba et Santa Cruz de la Sierra.</p>

<p>McDonald a servi ses derniers hamburgers en Bolivie un samedi &agrave; minuit, apr&egrave;s avoir annonc&eacute; un plan de restructuration global dans lequel il allait fermer ses portes dans sept autres pays &agrave; faibles marges b&eacute;n&eacute;ficiaires. Une victoire pour la sant&eacute; des peuples du sud.</p>

<p>L&rsquo;&eacute;chec de McDonald en Bolivie a eu un impact profond qui a donn&eacute; lieu &agrave; un documentaire intitul&eacute; &ldquo;en Bolivie Por que quebro McDonald&raquo; ou &laquo;Pourquoi la Bolivie a fait faillite&raquo;. Ce documentaire tente d&rsquo;expliquer pourquoi les Boliviens n&rsquo;ont jamais d&eacute;laiss&eacute; leurs <em>empanadas</em> traditionelles pour un Big Mac de merde et plein d&rsquo;OGM.</p>

<p>Le documentaire comprend des entrevues avec des cuisiniers, des sociologues, des nutritionnistes et des &eacute;ducateurs qui semblent tous d&rsquo;accord sur un point ; les Boliviens ne sont pas contre les hamburgers en soi, sauf qu&rsquo;ils sont juste contre les &laquo;fast-food&raquo; &laquo; La malbouffe &raquo; est un concept largement refus&eacute;e dans la communaut&eacute; bolivienne.</p>

<p>Cette histoire a &eacute;galement attir&eacute; l&rsquo;attention du monde entier vers la restauration rapide en Am&eacute;rique latine. Le blogue de El Polvorin a d&eacute;clar&eacute;: &laquo; Le Fast-food repr&eacute;sente le contraire de ce que les Boliviens consid&egrave;rent comme &eacute;tant un vrai repas. Pour &ecirc;tre un bon repas, la nourriture doit avoir &ecirc;tre pr&eacute;par&eacute; avec amour, d&eacute;vouement avec certaines normes d&rsquo;hygi&egrave;ne, sans OGM et de temps de cuisson appropri&eacute; &raquo;.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Reportage en espagnol :</p>

<p>Article original en anglais :</p>

<p><a href="http://www.mondialisation.ca/fini-la-malbouffe-pour-les-boliviens-mcdonald-ferme-tous-ses-restaurants-en-bolivie/%3Ciframe%20width=%22560%22%20height=%22315%22%20src=%22http://www.youtube.com/embed/pZOe5CZ6G5Y%22%20frameborder=%220%22%20allowfullscreen%3E%3C/iframe%3E">http://www.hispanicallyspeakingnews.com/latino-daily-news/details/mcdonalds-closes-all-their-restaurants-in-bolivia/12787/</a></p>

<p><em>Traduction : Armand Pouliot</em></p>
</div>
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/58/17/74/201305/ob_ee923e_mcdonald-bolivie-400x254.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/58/17/74/201305/ob_ee923e_mcdonald-bolivie-400x254.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Squat de « la gendarme rit » à Forcalquier (04)]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-squat-de-la-gendarme-rit-a-forcalquier-0-117654463.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-squat-de-la-gendarme-rit-a-forcalquier-0-117654463.html</guid>
            <pubDate>Wed, 08 May 2013 14:32:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2867" style="text-align: justify;">
    <img src="http://lagendarmerit.free.fr/public/TAG-12-12.jpg" alt="http://lagendarmerit.free.fr/public/TAG-12-12.jpg" class="decoded GcheTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;"
    height="210" width="312"><em>Voici le communiqué d'un centre social à Forcalquier qui est en butte à la pression de l'état..</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2880">
    <strong id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2879">UNE OCCUPATION PAISIBLE, UN PROJET POUR TOUS&nbsp;!</strong>
  </p>
  <p id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2881">
    Depuis juillet 2012, l’ancienne gendarmerie de Forcalquier (04) abandonnée depuis 10 ans par le Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence est occupée paisiblement par une quinzaine de résidents
    permanents. Ceux-ci ont fait de ce lieu (avec des moyens dérisoires) un Centre Social et Culturel Autogéré pour Tou-te-s (CSCAT) qui outre le logement d’urgence et l’entraide propose de
    nombreuses activités. Les squatteurs demandent, depuis l’ouverture, l’obtention d’un bail gratuit* jusqu’aux travaux de réhabilitation mais le président du Conseil général et député des
    Alpes-de-Haute-Provence Gilbert Sauvan a préféré porter plainte et obtenir en justice notre <strong id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2890">EXPULSION</strong>. Malgré les plaidoiries de notre
    défenseur maître Olivier Lantelme, le juge des référés ne veut pas entendre que le <strong id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2883">droit au logement peut primer sur le droit de propriété</strong>
    (surtout dans le cas de logements laissés vacants comme ici&nbsp;!). Il continue de refuser un jugement sur le fond et ordonne à chaque référé l’expulsion des résidents assignés… Notre avocat
    ayant réussi à dénoncer la formule habituellement utilisée contre les squatteurs <em id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2884">« et de tous occupants de son chef »</em> qui bafoue le principe du
    contradictoire et tient plus de la formule magique que de la justice, <strong id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2885">l’EXPULSION ne peut concerner que les résidents identifiés et jugés</strong>…
  </p>
  <ul id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2887">
    <li id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2886">certaines associations ont déjà bénéficié de ce type de baux.
    </li>
  </ul>
  <p id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2888">
    Les 3 audiences en référé (octobre, janvier et mars) ont donc condamné 7 des 15 résidents permanents (expulsables à partir de juin prochain). <strong>En avril 2013, un seul de ces 15
    résidents</strong> a reçu une proposition de relogement alors que le préfet répondait en novembre à notre demande de réquisition du lieu <em id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2900">« qu’il n’y avait
    pas de problème de logement dans ce département »</em>… et d’autres assignations sont en cours suite à une nouvelle visite de l’huissier la semaine dernière…
  </p>
  <p id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2891">
    Enfin, le député-maire de Forcalquier Christophe Castaner (qui s’est engagé lui aussi à reloger l’ensemble des résidents avant toute expulsion) <strong>refuse toujours de nous fournir
    l’eau</strong> au mépris du bon sens et malheureusement, pour lui, de la loi. Voilà deux « socialistes » qui votent pour les lois de réquisition à Paris mais ne les appliquent pas chez eux… On a
    les idées sociales qu’on peut&nbsp;!
  </p>
  <p id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2899">
    <strong>Nos revendications&nbsp;:</strong>
  </p>
  <ul id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2894">
    <li id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2893">• pas d’expulsion sans relogement <strong id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2892">de tous les résidents</strong> du lieu&nbsp;!
    </li>
    <li id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2898">• ouverture d’un <strong id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2897">dialogue avec le Conseil général</strong> afin d’obtenir un bail gratuit jusqu’au début des
    travaux…
    </li>
    <li id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2896">• être associé à la <strong id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2895">réflexion sur les projets de réhabilitation</strong>, celui piloté par le Conseil général
    pour y loger le futur Centre médico-social et le projet de réhabilitation et d’animation du lieu en Centre Social et Culturel Autogéré pour Tou-te-s (CSCAT). Ce dernier projet chiffré a été
    déposé auprès de la Région par l’association Quedal 04, il est consultable sur le blog de «&nbsp;la gendarme rit&nbsp;» et le site de Quedal 04.
    </li>
    <li id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2901">• <strong>raccordement au réseau d’eau courante</strong> de la ville (coupée depuis le 7 mars&nbsp;!!).
    </li>
  </ul>
  <p id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2902">
    <strong>SOUTIEN ET CIE&nbsp;!</strong>
  </p>
  <p id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2903">
    Nous ouvrons une caisse de soutien juridique au bénéfice de notre avocat afin qu’il puisse continuer à nous défendre (notamment pour obtenir en justice le raccordement à l’eau), cette caisse sera
    proposée lors de chaque événement dans le lieu… Enfin nous redisons merci aux <strong><a rel="nofollow" href="http://lagendarmerit.free.fr/index.php?post/petition-de-soutien" target="_blank">355
    signataires de la pétition</a></strong> et rappelons le soutien des organisations et collectifs suivants&nbsp;: Quedal 04, Attac 04, CGT France Agrimer, FASE, NPA, PCF, CRIP, Voie Prolétarienne,
    Fédération Anarchiste, Ligue des Droits de l’Homme, La Libre pensée, Radio Zinzine…
  </p>
  <p id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2905">
    L’ordonnance de référé du 18 mars confirme malheureusement sans surprise l’expulsion de Xavier. Le juge lui donne le bénéfice des 2 mois réglementaires à réception du commandement de quitter les
    lieux confirmant par cela le fait qu’<strong id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2907">aucun constat d’effraction</strong> n’ait été produit par le Conseil général… Mais profitant du fait que l’accusé
    se défende lui-même, le juge note qu’il <em id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2906">« indique que d’autres personnes identifiées demeurent dans les locaux »</em> et affirme de manière mensongère
    <em id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2938">« qu’il ne le démontre pas »</em>. Pourtant, Xavier avait bien rappelé dans sa plaidoirie que Maître Lantelme avait déjà fourni lors de <strong>l’audience
    du 7 janvier</strong> une liste des résidents…
  </p>
  <p id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2939">
    <a rel="nofollow" href="http://lagendarmerit.free.fr/public/tract-avril.pdf" target="_blank">Merci de nous aider à faire circuler ce tract largement…</a>
  </p>
  <p id="yui_3_7_2_1_1368016259378_2867">
    &nbsp;
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Mafia et exploitation]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-mafia-et-exploitation-117221445.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-mafia-et-exploitation-117221445.html</guid>
            <pubDate>Thu, 25 Apr 2013 12:12:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <em>Voici un reportage d'Article 11 sur l'emprise de la Mafia dans le Sud et de l'Italie et comment celle ci se substitue parfois à la bourgeoisie locale...</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La route est bordée d’oliviers, d’orangers et de fenouil sauvage. Un superbe paysage de campagne calabraise gorgé de soleil, à peine scarifié par quelques lointaines éoliennes. Peu avant
    d’arriver, Silvio – un ami d’origine sicilienne – prévient&nbsp;: «&nbsp;<em>À partir de maintenant, tout ce que vous voyez est contrôlé par la mafia.&nbsp;</em>&nbsp;» Sous les oliviers, le
    fumier.
  </p>
  <p>
    La route mène au centre de rétention local, qui a été bloqué un temps en 2010 lors de la révolte des travailleurs immigrés de Rosarno – ville située à une centaine de kilomètres de là<a id="nh1"
    class="spip_note" title="En décembre 2008, puis de nouveau en janvier 2010, des émeutes de&nbsp;(...)" rel="footnote" name="nh1" href=
    "http://www.article11.info/?Mafia-partout-justice-parfois#nb1">1</a>. Aux abords, les migrants se font plus nombreux. Des hommes, jeunes pour la plupart, qui marchent le long de la route. Ils
    n’ont pas accès aux transports locaux – tous privatisés. Une banale manifestation de racisme ordinaire, d’après nos compagnons italiens. Comble de l’hypocrisie, ce sont ces migrants privés de
    droits et surexploités qui maintiennent à flot l’agriculture intensive du coin.
  </p>
  <p>
    Un aéroport fait face au centre – «&nbsp;pratique&nbsp;» pour les expulsions... Umberto, la quarantaine, attend dans le café qui le jouxte. Les présentations faites, il raconte. Dans la région,
    il est le seul employé de Libera Terra. L’organisation fait partie du réseau Libera, qui regroupe plus de 1 200 associations ou collectifs italiens luttant contre la mafia de diverses manières.
    Libera Terra se consacre à la gestion des terres confisquées à la mafia. Six coopératives ont déjà vu le jour, et la septième s’organise progressivement, sur les 100 hectares de terres que
    l’association vient de récupérer dans les environs.
  </p>
  <p>
    Le projet va à contre-pied des pratiques agricoles de la région. Il s’agit de proposer une production bio basée sur des circuits courts, afin de garder la main sur la transformation et – à terme
    – la commercialisation sous un label éthique. Le contexte s’y prête&nbsp;: jusqu’ici, il n’existait pas de production agricole pour le marché local dans la région, les camions de l’agro-industrie
    faisant des aller-retours à Naples. D’autres producteurs pourront ensuite rejoindre le projet s’ils respectent le cahier des charges de l’association&nbsp;: agriculture bio et pas de contrôle
    mafieux. Pour l’instant, les réactions de la population locale balancent entre rejet apeuré et attentisme dubitatif.
  </p>
  <h3 class="spip">
    La Pieuvre
  </h3>
  <p>
    «&nbsp;<em>Avant, dans le sud de l’Italie, on disait qu’il n’y avait pas de mafia. Maintenant, tout le monde prétend qu’elle est morte</em>&nbsp;», remarque Silvio, dubitatif. À ses yeux, toutes
    les activités économiques alentour (agriculture, tourisme, bâtiment...) sont contrôlées plus ou moins directement par la mafia locale, la ’Ndrangheta. Et de montrer du doigt ce petit village
    Potemkine scintillant, non loin, dans le soleil rosé de la fin d’après-midi. Toutes les activités de cette station balnéaire sont entre les mains du clan mafieux local, la famille Arena. Les
    touristes l’engraissent sans avoir la moindre idée de l’envers du décor – ou sans vouloir y prêter attention.
  </p>
  <dl class="spip_document_5683 spip_documents spip_documents_center 1">
    <dt>
      <img src="http://www.article11.info/local/cache-vignettes/L662xH449/crotone-87cf8.jpg" alt="JPEG - 62.4 ko" height="449" width="662">
    </dt>
    <dd class="spip_doc_descriptif">
      Crotone
    </dd>
  </dl>
  <p>
    Jusque dans les années 1980, la ’Ndrangheta, branche mafieuse d’origine rurale, s’était spécialisée dans les enlèvements. L’organisation tirerait désormais les deux tiers de ses revenus du trafic
    de cocaïne, en association avec des cartels mexicains et colombiens. Depuis l’affaiblissement de la Cosa Nostra sicilienne, la ’Ndrangheta est considérée comme l’organisation criminelle la plus
    prospère de la péninsule, avec un «&nbsp;chiffre d’affaire&nbsp;» estimé à 44 milliards de dollars en 2008<a id="nh2" class="spip_note" title=
    "D’après Eurispes, un institut de données économiques, sociales et politiques&nbsp;(...)" rel="footnote" name="nh2" href="http://www.article11.info/?Mafia-partout-justice-parfois#nb2">2</a>. Soit
    plus ou moins le PIB de la Slovénie. Discrète, elle a su diversifier ses activités, plaçant ses billes dans des entreprises, s’adonnant au blanchiment d’argent, au trafic d’armes ou de déchets
    toxiques.
  </p>
  <p>
    Plus loin s’étend un champ couvert d’éoliennes. D’après Umberto et Silvio, leurs pales seraient au centre d’un gigantesque scandale de détournement de fonds de l’Union européenne, de l’ordre de
    plusieurs centaines de millions d’euros. De fait, les énergies renouvelables sont un investissement logique pour toute organisation disposant de quelques fonds, particulièrement en Italie -
    troisième acteur européen en matière d’énergie éolienne. Une grande opération de “nettoyage”, opportunément nommée “Autant en emporte le vent”, a d’ailleurs eu lieu en Sicile, mettant à jour de
    complexes montages financiers autour de la construction de parcs éoliens. Détourner les grasses subventions de l’UE s’avère rentable.
  </p>
  <h3 class="spip">
    Les lois de confiscation
  </h3>
  <dl class="spip_document_5684 spip_documents spip_documents_left 1">
    <dt>
      <img src="http://www.article11.info/local/cache-vignettes/L680xH425/libera_terra-06778.jpg" alt="JPEG - 57.5 ko" height="425" width="680">
    </dt>
  </dl>
  <p>
    La lutte menée par Libera Terra s’appuie sur des outils juridiques spécifiques. Une première loi avait imposé un régime d’isolement particulier pour les chefs de clans, afin d’éviter qu’ils ne
    continuent à diriger leurs affaires de la prison. Puis après des années de combat et l’assassinat du leader paysan communiste Pio La Torre, la possibilité pour les juges de confisquer les biens
    des personnes condamnées pour conspiration mafieuse a été introduite dans le système judiciaire italien en 1982. Mais c’est une troisième loi qui permet aujourd’hui à l’association de lutter
    efficacement contre les mafiosi, explique Umberto&nbsp;: «&nbsp;<em>&nbsp;La première loi de confiscation ne disait pas quelle fonction devaient avoir les terrains confisqués&nbsp;: ils restaient
    en pratique entre les mains de la mafia. Libera est née en 1996, et s’est immédiatement attelée a la rédaction d’une loi obligeant à une utilisation sociale des biens confisqués. Nous avons
    récolté plus d’un million de signatures et lancé une loi d’initiative populaire. Elle concernait la confiscation des biens des mafieux, mais aussi des politiciens corrompus - le Parlement l’a
    entérinée pour les premiers, pas pour les seconds.</em>&nbsp;»
  </p>
  <p>
    Mais l’aspect légal ne suffit pas à briser l’omerta, encore moins à changer les pratiques. «&nbsp;<em>Dans le sud de l’Italie, et surtout dans cette région, les pratiques mafieuses paraissent
    normales, explique Silvio, embrassant le paysage du regard. Les gens qui ont grandi ici ne voient pas où est le problème. Qu’il s’agisse de trouver du travail ou d’ouvrir un commerce, il faut
    passer par la mafia.&nbsp;</em>&nbsp;» Umberto précise&nbsp;: «&nbsp;<em>&nbsp;C’est pourquoi nous intégrons toujours une formation “antimafia” à nos activités. Par exemple, les personnes qui
    viennent pour un chantier dans une des coopératives ne bossent que le matin&nbsp;: l’après-midi est consacré au travail de déconstruction de l’emprise de la mafia.</em>&nbsp;»
  </p>
  <h3 class="spip">
    Intimidations
  </h3>
  <p>
    Une fois le processus d’expropriation lancé, les familles mafieuses résistent, explique Umberto&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous avons tenu un grand congrès antimafia ici-même, le 24 septembre 2010, sur
    ces terres confisquées au clan Arena. Pendant celui-ci, des membres du clan cultivaient ce champ «&nbsp;confisqué&nbsp;». Quand la police leur a expliqué qu’elle saisirait leurs outils, tracteurs
    et machines s’ils continuaient, ils ont arrêté. Mais ils se sont vengés en détruisant cette maison, qui avait été confisquée également.</em> &nbsp;» Réaction classique&nbsp;: pour les mafias, il
    est essentiel que les biens ainsi perdus ne puissent être réutilisés, ni devenir une vitrine de la lutte contre leurs intérêts.
  </p>
  <p>
    Les pressions subies ne sont généralement pas directes, du moins pas dans cette coopérative. D’autres ont subi des atteintes matérielles – l’une a ainsi vu tous ses oliviers centenaires coupés en
    une nuit – mais jamais contre les personnes. Ce serait attirer l’attention du pays entier sur le travail de l’association, ainsi que sur le clan local. Conséquence&nbsp;: les pressions se font
    plus insidieuses. «&nbsp;<em>Cet autre terrain a aussi fait l’objet d’une bataille symbolique, raconte Umberto, la famille Arena habitant à 50 mètres. Le “patron”, à qui ces terres ont été
    confisquées et qui est théoriquement assigné à résidence, a invité les volontaires qui travaillaient ici à venir visiter «&nbsp;ses propriétés&nbsp;». Pour montrer qu’il n’avait pas peur de
    nous...</em>&nbsp;» Des tactiques d’intimidation qu’il est possible de contrer, explique-t-il, prenant un autre exemple&nbsp;: «&nbsp;<em>Quand nous avons décidé de semer sur ce terrain, nous
    avons découvert que la famille Arena nous avait précédé. Nous avons alors décidé de récolter les plantes semées par les mafieux. Mais un problème s’est posé&nbsp;: impossible de trouver une
    moissonneuse, personne ne voulait nous en prêter une. La préfecture a donc lancé une demande publique, puis convoqué un par un les agriculteurs locaux. Cela a permis de trouver une moissonneuse,
    sans connaître le nom du propriétaire. Il a même fallu dissimuler tous les signes distinctifs de l’engin... Un autre souci s’est ensuite posé&nbsp;: personne ne voulait le conduire. Nous avons
    finalement trouvé deux gardes forestiers, qui sont venus en avion depuis le Nord de l’Italie. Ils étaient protégés par la police à l’aller, au retour, et pendant qu’ils moissonnaient... Et
    l’année suivante, quelqu’un de la région a accepté de conduire la moissonneuse.&nbsp;</em>&nbsp;»
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[L'usage de la force est-il légitime?]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-l-usage-de-la-force-est-il-legitime-117221293.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-l-usage-de-la-force-est-il-legitime-117221293.html</guid>
            <pubDate>Tue, 23 Apr 2013 13:06:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <em><img src="http://idata.over-blog.com/3/25/15/24/nouvelles-images/revolte.jpg" class="GcheTexte" alt="revolte.jpg" height="190" width="153">Voici un texte de Frantz Fanon sur l'usage de la
    force face à nos oppresseurs...</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>Encore un très bon texte ressorti par nos camarades de Libération Irlande. Il est tiré de l’œuvre majeure de Frantz Fanon <em>Les damnés de la terre</em>. Un des deux livres que tout
    militant des black panthers devait avoir lu… Les écrits de Fanon, théoricien majeur de la décolonisation, restent toujours d’actualité malheureusement.</strong>
  </p>
  <p>
    A la formule “Tous les indigènes sont pareils&nbsp;», le colonisé répond : “Tous les colons sont pareils.” Le colonisé, quand on le torture, qu’on lui tue sa femme ou qu’on la viole, ne va se
    plaindre à personne. Le gouvernement qui opprime pourra bien nommer chaque jour des commissions d’enquête et d’information.&nbsp;Aux yeux du colonisé, ces commissions n’existent pas. Et, de fait,
    bientôt sept ans de crime en Algérie et pas un Français qui ait été traduit devant une cour de justice française pour le meurtre d’un Algérien. en Indochine, à Madagascar, aux colonies,
    l’indigène a toujours su qu’il n’y avait rien à attendre de l’autre bord. Le travail du colon est de rendre impossibles jusqu’aux rêves de liberté du colonisé. Le travail du colonisé est
    d’imaginer toutes les combinaisons éventuelles pour anéantir le colon. Sur le plan du raisonnement, le manichéisme du colon produit un manichéisme du colonisé. A la théorie de “l’indigène mal
    absolu” répond la théorie du “colon mal absolu”.
  </p>
  <p>
    L’apparition du colon a signifié syncrétiquement mort de la société autochtone, léthargie culturelle, pétrification des individus. Pour le colonisé, la vie ne peut surgir que du cadavre en
    décomposition du colon. Telle est donc cette correspondance terme à terme des deux raisonnements. Mais il se trouve que pour le peuple colonisé cette violence, parce qu’elle constitue son seul
    travail, revêt des caractères positifs, formateurs. Cette praxis violente est totalisante, puisque chacun se fait maillon violent de la grande chaîne, du grand organisme violent surgi comme
    réaction à la violence première du colonialiste.
  </p>
  <p>
    Les groupes se reconnaissent entre eux et la nation future est déjà indivise. La lutte armée mobilise le peuple, c’est-à-dire qu’elle le jette dans une seule direction, à sens unique. La
    mobilisation des masses, quand elle se réalise à l’occasion de la guerre de libération, introduit dans chaque conscience la notion de cause commune, de destin national, d’histoire collective.
    Aussi la deuxième phase, celle de la construction de la nation, se trouve-t-elle facilitée par l’existence de ce mortier travaillé dans le sang et la colère. On comprend mieux alors l’originalité
    du vocabulaire utilisé dans les pays sous-développés. Pendant la période coloniale, on conviait le peuple à lutter contre l’oppression.
  </p>
  <p>
    Après la libération nationale, on le convie à lutter contre la misère, l’analphabétisme, le sous-développement. La lutte, affirme-t-on, continue. Le peuple vérifie que la vie est un combat
    interminable. La violence du colonisé, avons-nous dit, unifie le peuple. De par sa structure en effet, le colonialisme est séparatiste et régionaliste. Le colonialisme ne se contente pas de
    constater l’existence des tribus, il les renforce, les différencie. Le système colonial alimente les chefferies et réactive les vieilles confréries maraboutiques. La violence dans sa pratique est
    totalisante, nationale.
  </p>
  <p>
    De ce fait, elle comporte dans son intimité la liquidation du régionalisme et du tribalisme. Aussi les partis nationalistes se montrent-ils particulièrement impitoyables avec les caïds et les
    chefs coutumiers. La liquidation des caïds et des chefs est un préalable à l’unification du peuple. Au niveau des individus, la violence désintoxique. Elle débarrasse le colonisé de son complexe
    d’infériorité, de ses attitudes contemplatives et désespérées. Elle le rend intrépide, le réhabilite à ses propres yeux. Même si la lutte armée a été symbolique et même s’il est démobilisé par
    une décolonisation rapide, le peuple a le temps de se convaincre que la libération a été l’affaire de tous et de chacun, que le leader n’a pas de mérite spécial. La violence hisse le peuple à la
    hauteur du leader. D’où cette espèce de réticence agressive à l’égard de la machine protocolaire que de jeunes gouvernements se dépêchent de mettre en place.
  </p>
  <p>
    Quand elles ont participé, dans la violence, à la libération nationale, les masses ne permettent à personne de se présenter en “libérateur”. Elles se montrent jalouses du résultat de leur action
    et se gardent de remettre à un dieu vivant leur avenir, leur destin, le sort de la patrie. Totalement irresponsables hier, elles entendent aujourd’hui tout comprendre et décider de tout.
    Illuminée par la violence, la conscience du peuple se rebelle contre toute pacification. Les démagogues, les opportunistes, les magiciens ont désormais la tâche difficile. La praxis qui les a
    jetées dans un corps à corps désespéré confère aux masses un goût vorace du concret. L’entreprise de mystification, devient, à long terme, pratiquement impossible.
  </p>
  <p>
    F. Fanon, <em>Les damnés de la terre</em>, Paris, Gallimard, 1991, p. 126.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Repris sur Feu de prairie.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Sur le droit à la paresse]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-sur-le-droit-a-la-paresse-117221178.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-sur-le-droit-a-la-paresse-117221178.html</guid>
            <pubDate>Mon, 22 Apr 2013 12:02:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><div class="divTitreArticle">
    <h2>
      <a class="titreArticle" title="Refus du travail, paresse et plaisir de l'oisiveté" href="http://zones-subversives.over-blog.com/article-refus-du-travail-paresse-et-oisivete-117091531.html"></a>
    </h2>
  </div>
  <p>
    <em><span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x236/3/25/15/24/nouvelles-images/charlie_chaplin.jpg" class="GcheTexte" alt="charlie_chaplin.jpg" height="236" width=
    "300">Voici un article de zones subversives qui critique la valeur travail à tout prix....</span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le socialiste Paul Lafargue et l’écrivain Robert Louis Stevenson dénoncent la civilisation industrielle fondée sur le
    travail.</span></em>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"><em><br></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">L’opposition à l’Accord national interprofessionnel (ANI), une nouvelle réforme du contrat de travail, révèle les
    <a href="http://tempscritiques.free.fr/spip.php?article307">limites du mouvement social</a>. Les syndicats et les partis défendent tous une société du plein emploi dans laquelle le travail
    devient quasiment sacralisé. Le Front de gauche incarne cette aspiration au petit bonheur conforme avec son logement pavillonaire, son <a href=
    "http://zones-subversives.over-blog.com/article-l-amour-dans-la-modernite-marchande-116823585.html">amour routinier</a> et son indispensable CDI.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">Mais une partie du mouvement ouvrier révolutionnaire n’a pas toujours défendu cette conception du bonheur étriqué et
    ennuyeux. Le droit au travail semble moins important que le droit à la paresse. Les <a href="http://www.editions-allia.com/fr/livre/624/de-la-paresse">éditions allia</a> s'attachent à publier des
    textes percutants qui dressent l'apologie de l'oisiveté.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</span><img alt=
    "Paul Lafargue et Robert Louis Stevenson - Coffret De la paresse - 2 volumes : Une Apologie des oisifs suivi de Causerie et causeurs ; Le Droit à la paresse." src=
    "http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/165x250/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/4/4/8/9782844855909FS.gif">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <h3>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt; color: #000000;"><strong>Paul Lafargue et le Droit à la paresse</strong></span>
  </h3>
  <p style="margin-bottom: 12pt;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">«<span>&nbsp;</span><em>Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation
    capitaliste</em><span>&nbsp;</span>», ouvre un texte de 1881 : <em><a href="http://www.editions-allia.com/fr/livre/147/le-droit-a-la-paresse">Le Droit à la paresse</a></em> écrit par le
    socialiste <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Lafargue">Paul Lafargue</a>. «<span>&nbsp;</span><em>Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à
    l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture</em><span>&nbsp;</span>», poursuit le texte. Même la classe ouvrière subit cette religion du travail. Pourtant les prolétaires
    doivent s’émanciper pour libérer l’humanité du salariat et du capitalisme. Surtout cette classe sociale subit fortement les conséquences du travail. «<span>&nbsp;</span><em>Toutes les misères
    individuelles et sociales sont nées de sa passion pour le travail</em><span>&nbsp;</span>», résume Paul Lafargue.<span>&nbsp;</span><br>
    <br>
    Le travail doit éradiquer les sentiments de fierté et d’indépendance des ouvriers. Le docteur Villermé décrit les problèmes de l’Alsace manufacturière. Il observe la destruction par le travail.
    Cette activité particulièrement dure et pénible ne permet même pas de se loger et de vivre confortablement. «<span>&nbsp;</span><em>Introduisez le travail de fabrique, et adieu joie, santé,
    liberté ; adieu tout ce qui fait la vie belle et digne d’être vécue<span>&nbsp;</span></em>», souligne Paul Lafargue. Son analyse économique précède celle de l’économiste <a href=
    "http://www.tantquil.net/2012/07/26/quest-ce-que-cest-le-keynesianisme/">John Maynard Keynes</a>. Paul Lafargue observe que le travail débouche vers une surproduction. Les produits fabriqués en
    grande quantité ont peu de débouchés, en raison d'une faible consommation. Ce qui alimente une crise économique.<span>&nbsp;</span><br>
    Les ouvriers doivent s’extraire de la morale chrétienne. Contre les Droits de l’Homme, qui ne se préoccupent pas des conditions sociales d’existence, les ouvriers doivent proclamer un Droit à la
    paresse. Selon Paul Lafargue le travail doit se limiter à trois heures par jours pour devenir «<span>&nbsp;</span><em>un condiment de plaisir de la paresse, un exercice bienfaisant à l’organisme
    humain, une passion utile à l’organisme social<span>&nbsp;</span></em>».<span>&nbsp;</span><br>
    <br>
    Les machines ne permettent pas à l’ouvrier de se reposer, mais l’obligent au contraire à devenir plus actif et productif. Les prolétaires doivent accepter le travail et l’abstinence pour assurer
    à la bourgeoisie son mode de vie confortable.<span>&nbsp;Le travail permet l'exploitation du prolétariat au profit du capitalisme. Mais il s'agit également d'une forme d'aliénation qui permet
    d'accepter les normes, les contraintes et la routine de la vie quotidienne.</span><br>
    <br>
    <br></span> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<img src="http://bazartculturel.files.wordpress.com/2012/02/paresse1.jpg">
  </p>
  <h3>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt; color: #000000;"><strong>Robert Louis Stevenson et le plaisir de l’oisiveté</strong></span>
  </h3>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">L’écrivain <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Louis_Stevenson">Robert Louis Stevenson</a>
    propose<span>&nbsp;</span><em><a href="http://www.editions-allia.com/fr/livre/194/une-apologie-des-oisifs">Une apologie des oisifs</a></em>. Il s’inscrit dans le sillage d’une critique radicale
    du travail et de l’exploitation capitaliste. Son article est publié pour la première fois dans le<span>&nbsp;</span><em>Conrhill Magazine</em><span>&nbsp;</span>en 1877. Il écrit dans le contexte
    du développement industriel de l’Angleterre, avec son travail en usine et sa misère sociale. Mais sa critique radicale du travail semble toujours pertinente et actuelle.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">«<span>&nbsp;</span><em>Cette prétendue oisiveté, qui ne consiste pas à ne rien faire, mais à faire beaucoup de choses
    qui échappent aux dogmes de la classe dominante, a tout autant voix au chapitre que le travail</em><span>&nbsp;</span>», résume Robert Louis Stevenson. Il dénonce une société de spécialistes dans
    laquelle chacun reste cantonné à sa petite activité séparée. Le refus du travail provoque une marginalisation de ceux qui refusent de se soumettre aux règles.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">Le romancier développe une <a href=
    "http://zones-subversives.over-blog.com/article-ecole-et-repression-des-desirs-111197895.html">critique de l’école</a>. La soumission à la discipline scolaire laisse alors peu de temps pour
    penser. «<span>&nbsp;</span><em>Si vous vous repenchez sur votre propre instruction, je suis sûr que ce que vous regrettez, ce ne sont pas les heures passées à faire l’école buissonnière, car
    elles auront été exaltantes, instructives et bien remplies</em><span>&nbsp;</span>remplies.<span>&nbsp;</span><em>Vous préféreriez effacer le souvenir des heures monotones perdues à somnoler en
    classe</em><span>&nbsp;</span>», ironise Stevenson. L’école de la rue et de la vie permet davantage une découverte sensualiste du monde, contre la science officielle, glaciale et ennuyeuse.
    «<span>&nbsp;</span><em>Mais c’est autour de vous, et au prix d’un simple regard, que vous apprendrez la chaleur palpitante de la vie</em><span>&nbsp;</span>», précise le romancier. L’école
    permet surtout d’apprendre la discipline, tandis que l’oisiveté permet de développer l’imagination et la créativité. L’art de vivre demeure le domaine d’étude le plus passionnant et
    indispenble.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">Pour Stevenson, «<span>&nbsp;</span><em>la faculté d’être oisif est la marque d’un large appétit et d’une conscience
    aiguë de sa propre identité</em><span>&nbsp;</span>». Au contraire le travail consiste à s’enfermer dans la routine et l’ennui. Ceux qui travaillent se révèlent souvent passifs et creux.
    «<span>&nbsp;</span><em>Ils ne sont curieux de rien ; ils ne se laissent jamais frapper par ce que le hasard met sur leur chemin ; ils ne prennent aucun plaisir à exercer leurs facultés
    gratuitement</em><span>&nbsp;</span>», souligne l’écrivain. Ils développent alors un rapport détaché, voire comateux, à leur propre existence. Dans leur petite vie étriquée, ils ne pensent qu’aux
    affaires et au respect du professionalisme.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">Au contraire, l’oisiveté permet de s’ouvrir à la rencontre, à l’imprévu, à l’aventure. «<span>&nbsp;</span><em>Et voilà
    soudain qu’ils se retrouvent à quarante ans, apathiques, incapables d’imaginer la moindre façon de s’amuser</em><span>&nbsp;</span>», raille Stevenson. Ils subissent une existence terne et
    monotone, sans plaisir ni passion. «<span>&nbsp;</span><em>Ce n’est pas vraiment ce que j’appelle réussir sa vie</em><span>&nbsp;</span>», résume l’écrivain. La logique de la contrainte et du
    sacrifice prime sur la recherche du plaisir et du bonheur. «<span>&nbsp;</span><em>Par conséquent, si l’on ne peut être heureux qu’en étant oisif, restons oisifs</em><span>&nbsp;</span>», résume
    Robert Louis Stevenson.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 12pt;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">La critique du travail remet en cause le capitalisme et l’exploitation, mais aussi tous les autres domaines de la vie.
    L’existence ne doit pas se réduire à une routine monotone. Au contraire, il semble plus épanouissant de privilégier l’oisiveté dans le plaisir et la jouissance.<span>&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 12pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">Sources:</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">Paul Lafargue,<span>&nbsp;</span><em><a href="http://www.editions-allia.com/fr/livre/147/le-droit-a-la-paresse">Le Droit
    à la paresse</a></em>, Allia, 2012</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 12pt;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">Robert Louis Stevenson,<span>&nbsp;</span><em><a href=
    "http://www.editions-allia.com/fr/livre/194/une-apologie-des-oisifs">Une apologie des oisifs</a></em><span>&nbsp;</span>suivi de<span>&nbsp;</span><em>Causerie et
    causeurs</em><span>&nbsp;</span>(Traduit de l’anglais par Laili Dor et Melisandre Fitzsimons), Allia, 2012</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Immolation de Djamel Chaar: Le gourvernement a fait preuve toute &quot;l'humanité nécessaire&quot;. Vraiment?]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-immolation-de-djamel-chaar-le-gourvernem-117116010.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-immolation-de-djamel-chaar-le-gourvernem-117116010.html</guid>
            <pubDate>Sat, 20 Apr 2013 13:58:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em><em><img src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/25/15/24/nouvelles-images/pole-emploi-nantes.jpg" class="GcheTexte" alt="pole-emploi-nantes.jpg" height="200" width="300"></em><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un
    communiqué de la coordination des collectifs de précaires par rapport à l'immolation d'un chômeur à Nantes ou le gouvernement par la voix du puant Michel Sapin a déclaré que l'action des agents
    de Pôle Emploi était "irréprochable" et "humaine"...</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em>« Aujourd’hui, c’est le grand jour pour moi car je vais me brûler à Pôle</em><br>
    <em>emploi. »</em><br>
    <em>Djamal Chaar, Nantes, février 2013.</em><br>
    <br>
    Djamal Chaar est mort. Il s’est immolé par le feu&nbsp; mercredi 13 février<br>
    2013 face à un Pôle Emploi, à Nantes. Deux jours après, un autre chômeur<br>
    tentait de se donner publiquement la mort à Saint-Ouen, et un autre encore<br>
    quelques jours plus tard dans un Pôle emploi de Bois-Colombes. Déjà, l’été<br>
    précédent, un homme était mort après s’être immolé à la CAF de Mantes-la<br>
    Jolie. À l’époque, la ministre des affaires sociales et de la santé, avait<br>
    « fait part de sa profonde émotion face à cet acte désespéré d’une<br>
    personne que les difficultés de la vie ont manifestement conduit à un<br>
    geste tragique». La ministre déléguée chargée de la lutte contre<br>
    l’exclusion avait ajouté qu’« en première ligne face à ces difficultés<br>
    sociales, le personnel de la Caf a rempli sa mission avec sérieux et<br>
    compétence ».<br>
    <br>
    Au lendemain de la mort de Djamal Chaar, le président de la République<br>
    évoquera avant tout le caractère « exemplaire » du « service public de<br>
    l’emploi ». Les réactions publiques, comme à chaque fois, qualifient le<br>
    geste de « drame personnel », on exprime à peu de frais son émotion tout<br>
    en cherchant à déresponsabiliser l’institution. Une cellule psychologique<br>
    est créée pour les agents, le sale boulot de gestion de la précarité peut<br>
    reprendre. Et si quelques voix s’élèvent pour faire du mort une victime,<br>
    ces discours participent d’un consensus qui recouvre la dimension<br>
    politique de ce qui a eu lieu.<br>
    <br>
    La veille de son immolation, Djamal Chaar écrit : « J’ai travaillé 720h et<br>
    la loi, c’est 610h. Et Pôle emploi a refusé mon dossier ». Le ministre du<br>
    travail et du dialogue social répondra : «Les règles ont été appliquées<br>
    avec l’humanité qui convient, avec les explications nécessaires, mais il y<br>
    a parfois des moments où on est dans une telle situation, qu’on ne<br>
    comprend plus les explications ».<br>
    <br>
    L’humanité qui convient. Quiconque a affaire à Pôle emploi ou à la CAF<br>
    sait ce dont il s’agit. C’est l’Etat qui remet à un agent le soin de<br>
    décider des moyens de subsistance d’un autre humain. Ce sont des calculs<br>
    comptables qui font oublier les vies derrière les chiffres. Ce sont des<br>
    règles d’indemnisation opaques, arbitraires, rarement explicitées et qui<br>
    excluent plus de la moitié des chômeurs de l’allocation. C’est le mépris<br>
    et le soupçon avec lesquels on traite quiconque dépend d’une institution<br>
    pour ses revenus. C’est transformer les droits sociaux en dettes<br>
    individuelles et réduire par-là tout horizon, toute capacité à se<br>
    projeter.<br>
    <br>
    L’humanité qui convient, c’est nous culpabiliser de n’avoir pas d’emploi<br>
    dans cette société-là et nous forcer à jouer le jeu. C’est une logique qui<br>
    transpire partout. Elle s’impose aussi à nous dans l’entreprise où chacun<br>
    est contraint à grand coups de management de s’impliquer personnellement,<br>
    de se réaliser en tant que capital humain, de faire corps avec son travail<br>
    aussi indésirable soit-il.<br>
    <br>
    Djamal Chaar a décidé de ne pas faire le grand saut dans le noir en<br>
    silence. Nous ne pouvons accepter comme un « accident de parcours » l’acte<br>
    d’un homme qui a décidé de mourir en accusant. S’obliger à&nbsp; parler. Dire<br>
    que l’institution tue. Dire qu’il ne s’agit pas de « drames personnels ».<br>
    Et si son geste nous renvoie à nous-mêmes, à nos solitudes et nos<br>
    découragements, il nous renvoie aussi à la nécessité de s’attaquer à cette<br>
    violence qui nous est faite. Dans l’entraide et la solidarité, que nous<br>
    éprouvons par bribes au présent et que nous essayons de construire jour<br>
    après jour, nous voyons un des moyens pour reprendre, ensemble, prise sur<br>
    nos vies.<br>
    <br>
    Des collectifs de chômeurs et précaires réunis en coordination.<br>
    CAFCA Ariège, CCPL Lille, Exploités-Énervés Cévennes, CAFards de<br>
    Montreuil, La C.R.I.S.E à Nancy, Permanence Précarité CIP-IDF, CNT-UL<br>
    Chelles &amp; Marne-la-vallée, Réseau Stop Précarité, Recours-Radiations.<br>
    Avril, 2013.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Jeter ses déchets à la mer c'est pas écolo? Crète : un candidat de l’Aube Dorée à la mer]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-jeter-ses-dechets-a-la-mer-c-est-pas-eco-116924419.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-jeter-ses-dechets-a-la-mer-c-est-pas-eco-116924419.html</guid>
            <pubDate>Thu, 18 Apr 2013 12:34:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <em>Stelios Vlamakis candidat de l’Aube Dorée en Crète a été jeté à la mer dans le port vénitien de Chania (La Canée), en Crète, par les résidents locaux qui réagissaient aux attaques contre des
    immigrés et d’autres résidents par des partisans nazis dans le centre ville.</em>
  </p>
  <p>
    <img class="aligncenter" src="http://luttennord.files.wordpress.com/2011/10/antifa-pave.jpg?w=406&amp;h=385" height="385" width="406">
  </p>
  <p>
    L’incident a eu lieu mardi soir. Les membres de l’Aube Dorée avaient une petite fiesta dans une cafétéria rue Apokoronou, dans le centre-ville de Chania. Environ 10 membres de l’Aube Dorée, ivres
    depuis le début de l’après-midi, selon des témoins, chantaient des hymnes et faisaient le salut nazi à quelques mètres du fan club de l’AEK Athènes à Chania et à environ 70 mètres des bureaux du
    comité local du KKE, le parti communiste grec.
  </p>
  <p>
    <span id="more-24595">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    Les membres du groupuscule néonazi se sont ensuite dirigés vers le port vénitien, ont attaqué deux immigrés, selon des témoins, et ont eu une confrontation verbale avec un enseignant membre du
    conseil de l’ADEDY, la confédération des fonctionnaires. Arrivés près du port, les nazis ont eu des mots avec des clients d’un magasin et des touristes, mots qui se sont transformés en
    affrontements avec des activistes anarchistes qui se rassemblaient. Au cours des affrontements un candidat de l’Aube Dorée a été jeté dans le port et deux autres membres de l’organisation
    fasciste de 43 et 23 ans ont été blessés et conduits à l’hôpital de Chania pour recevoir les premiers soins.
  </p>
  <p>
    Après être restés «&nbsp;les bras croisés&nbsp;», selon l’annonce du parti communiste, les forces de l’ordre ont arrêté quatre membres du parti nazi, l’enseignant et un serveur. Au poste de
    police, l’enseignant a déposé une plainte contre deux membres de l’Aube Dorée, les accusant d’outrage, alors que les partisans du groupuscule fasciste ont décidé de poursuivre le jeune
    professeur, ainsi qu’un journaliste de Chania qui … ne semblait pas être présent lors de l’incident. Les nazis ont ensuite déposé une plainte contre quatre jeunes en les accusant de violence. Ils
    ont été libérés sur ordre du procureur.
  </p>
  <p>
    Selon les témoignages de voisins, des membres de l’Aube Dorée ont également attaqué un officier des forces militaire de l’OTAN et ses collègues se seraient précipités pour le défendre.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Repris sur ozean news
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Analyse sur la stratégie de l'extreme droite à Lyon]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-analyse-sur-la-strategie-de-l-extreme-dr-116895681.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-analyse-sur-la-strategie-de-l-extreme-dr-116895681.html</guid>
            <pubDate>Wed, 17 Apr 2013 13:21:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="color: #003300;"><span style="background-color: #ffffff;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><strong style="color: #ff0000; font-size: 13px;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/300x225/3/25/15/24/nouvelles-images/ville-lyon-facho-L-FQE4sH.jpeg" class="GcheTexte" alt="ville-lyon-facho-L-FQE4sH.jpeg" height="225" width=
    "300">V</strong></em></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-family: arial black,avant garde;"><strong style="color: #ff0000; font-size: 13px;">oici un
    interview</strong> <strong style="color: #ff0000; font-size: 13px;">sur la stratégie des groupes fascistes sur la région lyonnaise</strong></span></em></span><span style=
    "font-family: arial black,avant garde;"><strong style="color: #ff0000; font-size: 13px;">...</strong></span></span><span style="background-color: #993300;"><strong style=
    "color: #ff0000; font-size: 13px;">&nbsp;</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Peut-on dire que l’extrême droite lyonnaise est un laboratoire? En quoi? Quelle est la particularité de Lyon?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><br></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="color: #999999;">Stéphane François</span></strong>&nbsp;: Effectivement, nous pouvons le dire, car l’extrême droite y est bien implantée depuis longtemps (n’oublions pas que
    Lyon fut un haut lieu de la Collaboration). Nous y trouvons différentes tendances de cette famille politique, des catholiques traditionalistes issus de «&nbsp;Petites Églises&nbsp;» jusqu’aux
    néonazis, en passant par la Nouvelle droite, les nostalgiques de Vichy, les négationnistes et les différents courants identitaires. Cette forte implantation a permis à ces différents groupes
    d’expérimenter de nouvelles pratiques, comme la volonté de créer un squat d’extrême droite sur le modèle de la Casa Pound italienne, voire de s’implanter à l’université (à Lyon III avec Bruno
    Gollnisch, Pierre Vial, Jean Haudry, Jean-Paul Allard, Bernard Notin et quelques autres, et à Lyon II avec Robert Faurrisson). Toutefois, de l’aveu même de certains militants d’extrême droite, la
    périphérie lyonnaise, et notamment les Monts du Lyonnais, sont un bien meilleur réservoir de militants que Lyon même. Ce propos reste à relativiser&nbsp;: les jeunes de cette périphérie font
    leurs études à Lyon…
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ces mouvements sont composés de jeunes gens qui gravitent dans les milieux de l’extrême droite musclée. Ils recrutent principalement chez des jeunes précarisés, venant de milieux ouvrier ou
    d’employés, qui sont déçus de la politique de «&nbsp;dédiabolisation&nbsp;», toute relative d’ailleurs, de ce parti, comme certains hooligans, voire des skinheads, et qui recherchent un
    engagement radical.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Enfin, si on peut parler d’une extrême droite, il ne faut pas oublier qu’il existe au sein de celle-ci des nuances, qui s’incarnent en différents courants. Ces distinctions ne doivent pas être
    prises sur un mode mineur&nbsp;: elles structurent les rapports et les affinités entre les différents groupes. Ainsi, il existe de grandes différences entre les Identitaires, le Renouveau
    français, le GUD, les Jeunesses Nationalistes, Terre et peuple et les néonazis/skinheads. En outre, il existe parfois des distinctions fortes au sein d’une même tendance. Ainsi, au sein même de
    la mouvance identitaire, il y a des visions antinomiques entre le Bloc Identitaire et Terre et peuple.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Peut-on parler d’une radicalisation de l’extrême-droite lyonnaise (augmentation des agressions)? A quoi cela est-il dû?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Oui et non&nbsp;: la violence de l’extrême droite lyonnaise est ancienne, datant des années 1970. Elle a des phases de basses ou de forte intensité, en fonction du renouvellement des militants,
    et surtout en fonction des stratégies (contrôle ou non de la violence). Ceci dit, actuellement, les groupes qui ont le vent en poupe localement, comme les Jeunesses Nationalistes, ne rechignent
    pas à faire le coup de poing. En outre, il ne faut pas oublier que la violence d’extrême droite dans le Lyonnais, et en particulier dans ces fameux «&nbsp;Monts&nbsp;» est vieille d’une dizaine
    d’années…
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Au niveau des discours, l’extrême droite lyonnaise a toujours fait partie de celle qui était la plus radicale. C’est le cas notamment depuis le milieu des années 1990 avec le groupuscule
    identitaire Terre et peuple. L’un des éditeurs négationnistes français est d’ailleurs basé dans une commune des Monts du Lyonnais…
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Il y a à Lyon différentes mouvances (identitaires, Jeunesses nationalistes, 3e voie (skins)). Est-ce que ces différentes mouvances sont un phénomène nouveau ou ont toujours existé sous
    différents noms? Est-ce que cette concurrence leur donne un élan ou au contraire les annihile?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ces mouvements sont issus de différentes tendances présentes dans la région depuis longtemps. Les identitaires sont plus ou moins des rejetons des thèses de la Nouvelle droite, longtemps présente
    à Lyon III&nbsp;; les Jeunesses nationalistes ont des liens, via leurs dirigeants, avec des épurés (les frères Sidos)&nbsp;; les skins sont présents depuis les années 1970… En outre, certaines
    figurent identitaires locales, comme Pierre Vial, ex Nouvelle droite, ex Front national, était très proche de certains SS français comme Marc Augier (connu sous le pseudonyme de Saint-Loup) ou
    comme Maurice Martin (connu sous le pseudonyme de Robert Dun). Il était aussi le filleul du collaborateur Pierre Clémenti. Ce n’est donc pas un phénomène récent.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Leurs origines sont donc à chercher dans le passé. Malgré tout, il y a des transformations, des évolutions&nbsp;: Terre et peuple est une radicalisation des thèses ethno-régionalistes de la
    Nouvelle droite&nbsp;; les identitaires ont repris également une partie des thèses de la Nouvelle droite, laissant de côté d’autres moins utiles pour eux&nbsp;; la nouvelle Troisième voie d’Ayoub
    redécouvre certaines idées «&nbsp;socialistes&nbsp;» (en fait «&nbsp;nationale-révolutionnaires&nbsp;»). Les idées circulent beaucoup dans ces milieux…
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    A mon avis, la concurrence entre les différentes forces en présence pousse à la radicalisation, à la surenchère… C’est flagrant avec les responsables locaux de Génération identitaire. Ainsi, la
    tentative d’acclimater à Lyon l’aide aux SDF «&nbsp;français de souche&nbsp;» à grand renfort de médias montre deux choses: 1/ils sont assez implantés pour le faire; 2/ils sont en concurrence
    avec d’autres groupes radicaux (jeunesses nationalistes, nationalistes autonomes, etc.) et cherchent à se démarquer (et donc cherchent la provocation qui fera le «&nbsp;buzz&nbsp;»). Cela montre
    aussi que l’antenne lyonnaise se radicalise&nbsp;: ce type d’action n’est pas anodine et va provoquer une réaction virulente, alors que le Bloc Identitaire cherche à se débarrasser de leur image
    radicale. Pourquoi ce changement? C’est la conséquence d’une contestation de la ligne de la direction?, l’expression d’une dissension à la tête? D’un changement de stratégie?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Quel rôle joue Bruno Gollnisch sur ces différents mouvements?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    A mon avis, il n’en joue aucun, mais il est proche des responsables des Jeunesses Nationalistes (Yvan Benedetti, Olivier Wyssa et Alexandre Gabriac). Gabriac était d’ailleurs un membre du
    mouvement de jeunesse de celui-ci, Les Jeunes avec Gollnisch. Les trois sont, ne l’oublions pas, d’anciens membres très radicaux du Front national, exclus de ce parti à la suite de
    l’«&nbsp;affaire Gabriac&nbsp;»&nbsp;: celui a été photographié le bras tendu devant un drapeau nazi, provoquant à la fois son exclusion et le départ de ses proches. Ces derniers sont proches de
    Gollnisch. Ils l’ont d’ailleurs soutenu lors de la campagne pour la présidence du FN. En retour, Bruno Gollnisch a protesté contre l’exclusion de Gabriac du FN. Il a même nié la véracité des
    photos le mettant en cause.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Concernant les autres tendances de l’extrême droite, Gollnisch n’a aucune influence sur les identitaires ou sur Troisième voie. Pour la simple raison que nous sommes dans d’autres milieux, avec
    des références culturelles différentes. Ils ne lui reconnaissent aucune autorité…
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Pourquoi tenter de «&nbsp;reprendre&nbsp;» le vieux Lyon? Que représente le vieux Lyon pour eux?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le vieux Lyon, comme Montmartre à Paris, représente la France dont ils rêvent&nbsp;: une France qui n’est pas coupée de ses racines, de son histoire, une France musée qui pourrait être sortie
    d’un film d’Audiard. Ce sont des lieux touristiques, certes, mais qui ont su préserver leur cadre de vie. C’est un premier point. Ensuite, il y a la volonté de montrer qu’ils sont présents sur
    place, que c’est «&nbsp;leur&nbsp;» quartier. En ce sens, il y a une réelle volonté de s’approprier ce territoire, comme leurs aînés l’ont fait dans les années 1960 du Quartier latin à Paris.
    C’est une façon de montrer leur force.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Quels sont les liens entre l’extrême-droite lyonnaise et suisse? Genève aussi a ses mouvements identitaires et des néo-nazis suisses ont été vus à des manifestations de l’extrême-droite à
    Lyon? Ces mouvements jouent-ils la carte de l’internationalisation?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les relations entre les extrêmes droites des deux côtés de la frontières sont plus anciennes, elles existent depuis l’après seconde guerre mondiale, en particulier chez les rescapés du Nouvel
    Ordre Européen… Dans les années 1970, il y eut un regain d’échanges entre les extrêmes des deux côtés de la frontière, c’est tout. Ces échanges existent toujours au sein des différents courants
    de l’extrême droite, mais cela ne concerne pas seulement la France&nbsp;: le reste de l’Europe est concernée. Cela relève des échanges inhérents aux partis politiques aux idéologies
    proches&nbsp;: ils échangent et s’influencent mutuellement. Toutes les formations européennes (et au-delà) ayant des idées similaires se rencontrent et nouent des relations. C’est le cas des
    partis socialistes, des différents partis de droites, des partis communistes, écologistes, etc. mais, il ne faut pas sombrer dans les fantasmes des «&nbsp;orchestres noirs&nbsp;», des
    «&nbsp;internationales brunes&nbsp;». Les tentatives de synergies entre formations extrémistes de droite ont toujours échoué… D’ailleurs, sur le point des identitaires, il n’y a aucune influence
    lyonnaise&nbsp;: la mouvance identitaire est apparue en Europe, mais aussi aux Etats-Unis et au Canada de façon similaire au cours des années 1990. Je suppose que le repli identitaire était dans
    l’air du temps à cette époque…
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Vous dites que les synergies ont toujours échoué. Pourquoi? J’imagine que le nationalisme va contre l’idée d’une idée de solidarité internationale?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Non, c’est plus simple&nbsp;: l’extrême droite est incapable de s’unir sauf dans de rares cas, par exemple le Front National (et encore&nbsp;: il y a eu des départs et des scissions en son sein)…
    Chaque l<em>eader</em> cherche à tirer la couverture à soi. Ils sont incapables de se trouver un chef qui les fédère. A l’échelle européenne, cela est pareil&nbsp;: les égos, les problèmes
    relationnels et les divergences idéologiques l’emportent sur la volonté de construire une action commune. Ils sont incapables de s’unir.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Sur la crise Chypriote]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-sur-la-crise-chypriote-117025143.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-sur-la-crise-chypriote-117025143.html</guid>
            <pubDate>Tue, 16 Apr 2013 11:46:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <em><img src="http://idata.over-blog.com/3/25/15/24/nouvelles-images/49158231_chypre_les_banques_toujours_fermees_incertitud.jpg" class="GcheTexte" alt=
    "49158231_chypre_les_banques_toujours_fermees_incertitud.jpg" height="253" width="362">Voici une analyse de la crise chypriote qui fait trembler l'euro sur ses bases...</em>
  </p>
  <p>
    <em><br></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>On ne pouvait pas ne pas revenir sur ce qui s’est passé à Chypre ces dernières semaines. Les banques ont fermé presque 15 jours. De nouveaux types de taxes et impôts ont été créés. Et les
    Chypriotes se sont aperçus que l’argent qu’ils avaient déposé à leur banque ne leur appartenait pas. Mais alors qu’est-ce qui s’est passé pour que Chypre en soit arrivée là aussi
    vite&nbsp;?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour rappel, Chypre est un petit pays d’à peine plus d’un million d’habitants. Il s’est développé ces dernières années en se transformant en paradis fiscal ce qui a fait exploser la taille de ses
    banques principalement grâce à des investissements russes et grecs. Résultat, le secteur bancaire à sept fois plus<a>[1]</a> de thunes que l’ensemble de ce que le pays peut produire en un an (son
    PIB).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L’un des boulots de tout paradis fiscal est de blanchir de l’argent sale… Pour ça, rien de mieux qu’un petit prêt fait avec des montages financiers bien tortueux pour ne plus retrouver d’où viens
    les thunes. Du coup, les banques chypriotes ont fait des crédits à tour de bras et notamment à son voisin direct&nbsp;: la Grèce. Ce qui a également favorisé la création d’une bulle spéculative
    immobilière à l’instar de l’Espagne. En quelques années, de nouveaux logements sans aucune possibilité d’être achetés un jour ont poussé un peu partout<a>[2]</a>.<span id=
    "more-2441">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Avec la crise, on a alors dit aux banques chypriotes que les Grecs ne rembourseraient (en partie) pas leurs prêts et qu’elles devaient accepter le fait d’avoir perdu de l’argent. Du coup les
    plans d’aide publics se sont succédés pour renflouer leurs pertes et la dette du pays a explosé (passant de 48% du PIB en 2008 à presque 90% aujourd’hui). Le hic, c’est que ça n’a pas suffit pour
    remettre à flots. Du coup l’ensemble du pays est arrivée à la crise actuelle. Bon, il faut tout de même relativiser, les sommes en jeux reste petites puisque le PIB de l’île tourne autour de 18
    milliards (plus de 100 fois moins que la France), mais le dernier plan de sauvetage est tout de même de 17 milliards. Vu l’importance de la somme pour ce petit pays cela démontre à quel point
    Chypre est proche de la faillite.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    D’ailleurs, c’est en cela que consiste le plan de la Troïka (rassemblant FMI, la commission européenne et la Banque Centrale Europénne)&nbsp;: en échange d’un prêt de 10 milliards, la seconde
    banque du pays est mise en faillite (Laiki Bank), la première est restructurée (Bank of Cyprus). Et ceux qui y avaient un compte supérieur à 100&nbsp;000€ ne récupéreront pas toutes leurs thunes
    (lorsque les médias ont parlé de taxe à 60% sur les dépôts, cela correspondait en fait à la non garantie des comptes de ces deux banques). De son côté Chypre doit se démerder pour trouver les 7
    milliards qui manquent. Du coup, l’idée a été de taxer la seule source de revenus de l’île&nbsp;: les dépôts bancaires. Dès que ça a été annoncé l’ensemble des investisseurs étrangers, et
    notamment russes (qui possède entre 20 et 30 milliards sur des comptes à Chypre), ont voulu retirer leurs thunes. La panique bancaire s’est faite rapidement sentir et ils ont du fermer les
    banques pour éviter la fuite de capitaux et la faillite totale de toutes les banques de l’île. À la réouverture les conditions de transfert d’argent sont drastiques&nbsp;: pas plus de 300€ de
    retrait par jour et de paiement à l’étranger supérieur à 5000€ par mois. Les Chypriotes s’aperçoivent que l’argent déposé sur leurs comptes ne leur appartient pas, mais qu’il est aux banques, de
    leur côté les oligarques russes sont passés par des filiales russes et britanniques des banques chypriotes pour exfiltrer leurs thunes hors de l’île<a>[3]</a>. On a encore peu de détail (paradis
    fiscal oblige), mais les riches semblent s’en être bien sortis, comme toujours, et devront finalement payer un impôt qui ne devrait pas dépasser les intérêts qu’ils vont toucher (A l’exception
    des clients de Laiki et de Bank of Cypris qui pourrait perdre plus d’un tiers de leur Capital, soit 4 à 5 ans d’intérêts).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mais cette crise pose d’autres questions vis-à-vis de la situation des banques en Europe. Chypre n’est que le premier pays d’une longue série dont les banques possèdent pas mal de thunes
    étrangères et qui sont clairement dans la merde. Les riches voulant placer plus de 100&nbsp;000€ dans d’autres pays vont maintenant y réfléchir à deux fois et un «&nbsp;bank run&nbsp;» (panique
    bancaire) pourrait suivre au premier problème rencontré par une ou plusieurs banques grecques, italiennes ou espagnoles dont la faillite serait autrement plus importante. Prochain rendez-vous sur
    la question&nbsp;: la Slovénie dont les banques sont en passe de mettre la clé sous la porte.
  </p>
  <p>
    Repris sur Tantquil.net
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Sur le &quot;printemps français&quot;, fauz nez du fascisme]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-sur-le-printemps-fran-ais-fauz-nez-du-fa-117025028.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-sur-le-printemps-fran-ais-fauz-nez-du-fa-117025028.html</guid>
            <pubDate>Mon, 15 Apr 2013 12:41:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <em><img src="http://img.over-blog.com/300x199/3/25/15/24/nouvelles-images/boutin.jpg" class="GcheTexte" alt="boutin.jpg" height="199" width="300">Les homophobes en appellent maintenant à un
    "printemps français" qui ferait écho aux printemps arabes pour éviter le mariage homo. On voit dans cet article que celui-ci est le pretexte pour toutes les droites les plus puantes de l'UMP aux
    fachos de se mélanger et de frayer ensemble... Souhaitons à au printemps nationaliste et homophobe un retour rapide et douloureux à l'hiver...</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp;Une nébuleuse, plus qu’un collectif.</strong> Un label, plus qu’un mouvement. Apparu il y a un mois, à quelques jours de la manifestation du 24 mars contre le «mariage pour tous»,
    le Printemps français intrigue. La dégradation de l’Espace des Blancs-Manteaux (Paris) où se tenait le Printemps des associations de l’Inter-LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans) dans la nuit de
    samedi 6 à dimanche 7 avril, ce sont eux. Le «réveil à l’aube» de la sénatrice UDI Chantal Jouanno, favorable à la loi Taubira, encore eux.
  </p>
  <div id="attachment_2490" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px;">
    <a rel="attachment wp-att-2490" href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2013/04/10/derriere-le-printemps-francais-linfluence-de-linstitut-ichtus/printemps3/"><img class=
    "size-medium wp-image-2490" title="printemps3" src="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/files/2013/04/printemps3-300x187.jpg" height="187" width="300"></a>
    <p class="wp-caption-text">
      Des membres de Printemps français lors de leur action à l'Espace des Blancs-Manteaux, à Paris, dans la nuit du 7 avril (photo extraite de leur vidéo). DR
    </p>
  </div>
  <p>
    Le Printemps français ne s’en cache pas: il appelle à une <em>«résistance à la Gandhi éventuellement illégale»</em>, selon le mot de sa porte-parole, Béatrice Bourges, lors d’un entretien au
    mensuel catholique d’extrême droite <em>Monde et Vie</em>. Dans ce numéro d’avril, un certain Philippe Darantière – dont l’implication dans le Printemps français a été relevée par Mediapart – est
    encore plus direct. Pour lui, «<em>il n’existe pas d’autre solution que d’imprimer à ce mouvement une certaine radicalité qui serve aussi d’avertissement à la classe politique de droite».</em>
  </p>
  <p>
    M.Darantière et Mme Bourges gravitent dans la sphère d’Ichtus, un institut catholique traditionaliste, héritier de la Cité catholique, un mouvement d’extrême droite,
    <em>«contre-révolutionnaire»</em>, qui connut une certaine influence dans les années1950 et 1960. La Cité catholique se vit à l’époque «<em>comme une école de cadres catholiques, ayant pour but
    d’éclairer, de susciter, d’animer, tout ce qui peut tendre à promouvoir une renaissance authentiquement française –donc catholique – dans l’ordre temporel»</em>, explique Marie-Monique Robin dans
    son enquête,&nbsp;<em>Escadrons de la mort, l’école française</em> (La Découverte, 2004).
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong>Conférences</strong>
  </p>
  <p>
    Mme Bourges évolue dans ce milieu. Représentante du Collectif pour l’enfant, elle a été démise de ses fonctions de porte-parole de la «manif pour tous» par Frigide Barjot, au lendemain de la
    manifestation du 24mars aux abords des Champs-Elysées. Mme Bourges venait publiquement de réprouver les propos de Mme Barjot condamnant les débordements et provocations auxquels s’étaient livrés
    quelques dizaines de militants d’extrême droite. Et elle avait dès le dimanche matin appelé à l’occupation des Champs-Elysées avec des tentes, hors des consignes officielles de la «manif pour
    tous».
  </p>
  <p>
    Mme Bourges – que nous avons tenté de joindre en vain – est une habituée du siège d’Ichtus. Son ouvrage contre l’homoparentalité, écrit dès 2008, figure dans la liste de livres prescrits par
    l’institut. Elle est à cette époque la conférencière attitrée sur ce thème. En 2007, elle anime un atelier sur cette question lors des universités d’été de l’institut. Cette année-là, Guillaume
    Peltier, aujourd’hui vice-président de l’UMP, mais à l’époque cadre du MPF villiériste, interviendra sur la «dissidence culturelle».
  </p>
  <p>
    Mme Bourges participe aussi à plusieurs meetings organisés par Ichtus <em>«contre l’adoption par les homosexuels»</em>, qui sont autant d’occasions de rappeler la nécessité <em>«d’agir, de se
    former, de constituer des réseaux».</em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong>«Subversion permanente»</strong>
  </p>
  <p>
    Le 13 octobre 2012, elle est l’une des intervenantes du colloque «Catholiques en action», organisé par Ichtus au lycée Saint-Jean-de-Passy, à Paris. <em>«Les élections ont consacré la mainmise
    totale de la “subversion permanente” sur tous les pouvoirs politiques, dit la plaquette d’invitation. Il faudra donc, dans les prochains mois, intervenir sur tous les fronts: familles, écoles,
    communes, partis politiques, médias.</em> (…) <em>Un ravaudage électoral ne suffira pas.»</em>
  </p>
  <p>
    De son côté, Philippe Darantière, cet ancien militaire, est un familier des universités d’été d’Ichtus. L’une de ses interventions, <em>«Pour une action politique catholique»</em>, fait toujours
    partie des DVD de formation de l’Institut.
  </p>
  <p>
    L’expression «Printemps français» a été évoquée pour la première fois par Jacques Tremolet de Villers. Début février, il écrit dans Présent, le quotidien des catholiques traditionalistes proches
    de l’extrême droite, à propos de la mobilisation en cours contre le mariage gay: «Si on se faisait, en France, en 2013, un “printemps français”? Comme d’autres se sont fait un “printemps arabe”!
    C’est ça qui serait vraiment déroutant, neuf… la vraie surprise, l’incroyable?» Cet avocat, qui a assuré la défense du milicien Paul Touvier, a été formé par l’Action française, comme le fut son
    maître, Jean Ousset, fondateur de la Cité catholique. C’est M. Tremolet de Villiers qui a fondé Ichtus pour prolonger l’œuvre de M.Ousset.
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong>«&nbsp;Stratégie par capillarité»</strong>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    La proximité d’Ichtus du Printemps français n’étonne pas Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l’extrême droite: <em>«&nbsp;Avec le Printemps français, on retrouve la stratégie par
    capillarité de la Cité catholique.»</em> Le chercheur associé à l’IRIS ajoute: <em>«Le principe de base consiste à faire des adeptes dans ce qu’ils appellent les “corps sains de l’Etat”. C’est
    une double action: gagner des positions d’influence dans la société civile et former des décideurs, des élus.»</em>
  </p>
  <p>
    Bruno de Saint-Chamas, le président d’Ichtus, dément toute implication dans le Printemps français, même s’il affirme y <em>«connaître des gens»</em>. «<em>Mme Bourges a travaillé avec des gens
    d’Ichtus, mais nous ne sommes pas une école politique. Nous sommes comme une station-service, les gens prennent ce dont ils ont besoin»</em>, résume-t-il. M. de Saint-Chamas avoue regarder tout
    cela avec <em>«intérêt»</em> et affirme que son institut a de plus en plus de demandes de formation. Un phénomène, dit-il, qui a commencé après l’élection de François Hollande, mais qui s’est
    accentué avec le mouvement contre la loi Taubira.
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong>Prendre date</strong>
  </p>
  <div id="attachment_2493" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px;">
    <br>
    <p class="wp-caption-text">
      Des affiches collées par des membres de Printemps français lors de leur action à l'Espace des Blancs-Manteaux, à Paris, dans la nuit du 7 avril. DR
    </p>
  </div>
  <p>
    L’un des avantages du <em>«spontanéisme»</em> du Printemps français est que les mouvements peuvent s’y agréger, y pousser des pions et prendre date. C’est le cas du Bloc identitaire (BI). Ce
    parti d’extrême droite radicale n’est pas totalement éloigné de l’extrême droite catholique. Un de leurs compagnons de route, l’avocat Frédéric Pichon, y est très actif.
  </p>
  <p>
    Si Philippe Vardon, l’un des dirigeants du BI, affirme <em>«ne pas avoir de rôle direct»</em> dans le Printemps français, mais ne nie pas que ses troupes <em>«participent à tout ce qui se fait.
    Nous sommes en première ligne. On essaye d’être utile et de donner un coup de main.»</em> C’est aussi l’occasion de prendre langue avec des militants qui se radicalisent, issus d’autres
    organisations, comme l’UNI (association étudiante proche de l’UMP, tendance «dure»). <em>«Il y a de nouvelles convergences, des prises de conscience»</em>, résume M.Vardon.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Marseille capitale de la rupture- chroniques de la guerre aux classes populaires]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-marseille-capitale-de-la-rupture-chroniq-117024777.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-marseille-capitale-de-la-rupture-chroniq-117024777.html</guid>
            <pubDate>Fri, 12 Apr 2013 11:30:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <em>Voici une vidéo sur la guerre aux pauvres livrée à Marseille à l'occasion de la "capitale européenne de la culture 2013"</em>
  </p>
  <p>
    <em>&nbsp;</em>
  </p>
  <div>
    <div>
      <div>
        <object type="application/x-shockwave-flash" height="450" width="575" data="http://www.youtube.com/v/CEg1jMeTIjQ">
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      </div>
    </div>
  </div></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Karl Korsch: qu'a-t-il apporté?]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-karl-korsch-qu-a-t-il-apporte-116828938.html</link>
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            <pubDate>Wed, 10 Apr 2013 11:20:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <em><img src="http://idata.over-blog.com/3/25/15/24/nouvelles-images/korsch.jpg" class="GcheTexte" alt="korsch.jpg" height="297" width="241">Voici un article qui revient sur les apports
    idéologiques de Karl Korsch, penseur marxiste novateur qui a su poser les bonnes questions...</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Contre le marxisme réformiste et autoritaire, Karl Korsch propose un marxisme critique qui relie la théorie et
    la pratique révolutionnaire.</span></em></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;"><a href="http://www.editions-allia.com/fr/livre/614/marxisme-et-philosophie">Karl Korsch</a>, brillant universitaire, participe
    au mouvement révolutionnaire qui éclate en Allemagne en 1919. Cette révolte voit émerger des <a href="http://www.collectif-smolny.org/IMG/pdf/ds036_brendel_interview.pdf">conseils ouvriers</a>.
    Dans cette lutte, Karl Korsch s’oppose aux positions réformistes et parlementaristes. Marqué par cette expérience, il propose une réflexion qui fonde le <a href=
    "http://zones-subversives.over-blog.com/categorie-12391103.html">marxisme critique</a>. Mais sa pensée reste ignorée en raison de la domination du stalinisme et du marxisme autoritaire. Cet
    intellectuel communiste se rapproche alors progressivement de l’<a href=
    "http://zones-subversives.over-blog.com/article-l-anarchisme-une-pensee-critique-dans-les-luttes-115661290.html">anarchisme</a>.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">Contre le marxisme mécanique attaché à une avant-garde, Karl Korsch estime que la conscience révolutionnaire émerge dans les
    luttes. Il refuse donc la séparation entre la théorie et la pratique. Les conseils ouvriers et les assemblées de lutte doivent produire leur propre réflexion pour développer une conscience
    révolutionnaire. Aujourd’hui la théorie révolutionnaire semble portée par des universitaires qui reproduisent la séparation entre la théorie et la pratique. Surtout, l’Université repose sur la
    séparation de domaines de réflexions cloisonnés en disciplines spécialisées. Dans l’espace politique, c’est le réalisme gestionnaire qui prédomine. La pensée Karl Korsch s’oppose aux deux travers
    des intellectuels que sont l’expertise technique et l’imposture idéologique.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    <img alt="Marxisme et philosophie" src="http://www.editions-allia.com/files/book_614_image_cover.gif" height="350" width="221"><a href=
    "http://www.editions-allia.com/fr/livre/614/marxisme-et-philosophie" target="_blank"><span style="color: #800080;">&nbsp;</span></a></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Le marxisme critique contre l’idéologie marxiste</span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">Dans <em>Marxisme et philosophie</em>, publié dès 1930, Karl Korsch défend un marxisme critique. Il observe une séparation entre
    la philosophie et le marxisme. Les philosophes méprisent le marxisme, tandis que les marxistes s’attachent à un matérialisme scientifique qui ignore la dimension philosophique de la <a href=
    "http://zones-subversives.over-blog.com/article-marx-penseur-de-l-anarchie-selon-rubel-88612766.html">pensée de Marx</a>. Les intellectuels bourgeois considèrent la philosophie comme une simple
    histoire des idées. Dans cette histoire, ils insistent sur les pensées idéalistes et rejettent le matérialisme qui s’attache aux conditions de vie matérielles. Les philosophes marxistes
    délaissent également le matérialisme de Marx pour se référer à la philosophie idéaliste de Kant. Au contraire, la théorie marxiste doit s’appuyer sur « <em>le mouvement révolutionnaire autonome
    de la classe prolétarienne</em> », estime Karl Korsch. La philosophie de Marx propose surtout un dépassement de la philosophie.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">Les marxistes orthodoxes, liés à la Deuxième internationale, refusent le dépassement de la philosophie mais aussi le dépassement
    de l’État. Ses limites révèlent que les questions liées à la Révolution les ont très peu préoccupés. « <em>C’est dans l’attitude de la révolution sociale envers l’État que se révéla plus
    clairement cette crise de la théorie marxiste</em> », souligne Karl Korsch. Le révisionnisme réformiste de Bernstein ou le marxisme orthodoxe de Kautsky ne remettent pas en cause l’État. Pour
    expliquer ce phénomène, Karl Korsch n’a pas recours à la traditionnelle morale gauchiste qui dénonce la trahison de la pureté révolutionnaire. Il préfère appliquer la méthode de l’analyse
    marxiste pour comprendre l’évolution du marxisme lui-même.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">Cette application du matérialisme dialectique permet de distinguer trois périodes dans l’histoire du marxisme. Une première
    période, incarnée par le <em>Manifeste du parti communiste</em> de 1848, apparaît comme celle du marxisme de Marx qui refuse la séparation entre&nbsp;la théorie et la pratique, ainsi que la
    séparation entre différents domaines d’étude (économie, philosophie, histoire). La théorie marxiste, conçue comme une totalité vivante, se fixe comme horizon la révolution sociale. Dans la
    deuxième partie du XIXème siècle, Marx estime qu’il « <em>faudrait du temps pour que le réveil du mouvement ouvrier autorise les audaces de langage d’antan</em> ». Mais le marxisme semble presque
    inchangé et demeure la théorie de la révolution sociale.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">En revanche, à partir du XXème siècle, le marxisme cède à une séparation entre la théorie et la pratique pour se morceler en
    sciences singulières isolées. Selon Karl Korsch, « <em>les marxistes ultérieurs ont en fait conçu de plus en plus le socialisme scientifique comme une somme de connaissances purement
    scientifiques, sans relation immédiate à la pratique, politique et autre, de la lutte des classes</em> ». La théorie marxiste se réduit alors à sa dimension scientifique, déconnecté de la
    pratique révolutionnaire. Les intellectuels marxistes, dans leur pratique réelle, se vautrent « <em>dans un tas d’aspirations réformistes qui ne dépassent pas fondamentalement le terrain de la
    société bourgeoise et de son État</em> », résume Karl Korsch. Le révisionnisme marxiste découle d’une pratique réformiste de la lutte des classes encadrée par les partis et les syndicats. Les
    marxistes orthodoxes s’opposent à ce réformisme mais pour rétablir une théorie pure, uniquement idéologique et déconnectée d’une pratique révolutionnaire. Ce marxisme orthodoxe refuse alors de
    critiquer l'état.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">&nbsp;</span></span><br></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Le marxisme critique et la théorie révolutionnaire</span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">Le marxisme doit devenir à nouveau « <em>une théorie de la révolution sociale embrassant tous les domaines de la vie sociale en
    une totalité</em> », estime Karl Korsch.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">Marx s’oppose à la philosophie et à l’idéologie pour s’inscrire dans une pratique révolutionnaire. Cette critique de la
    philosophie renvoie à une remise en cause radicale de la totalité du monde existant. « <em>Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de diverses manières ; ce qui importe c’est de la
    transformer</em> », écrit Marx. Les sociaux-démocrates, les syndicalistes et les anarchistes se cantonnent à la sphère économique et sociale. Ils éludent la dimension politique, avec le rapport à
    l’État et la dimension spirituelle du mouvement révolutionnaire. La lutte contre l’aliénation et l’idéologie, et pour le développement de la conscience de classe, est alors occultée.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">Pour Marx, l’idéologie, les rapports juridiques, les formes étatiques et sociales prennent racine dans les rapports matériels de
    la vie qui forment l‘ensemble de l‘organisation sociale. Marx critique donc toute la société bourgeoise, et toutes ses formes de conscience. La théorie révolutionnaire réside « <em>dans la
    pratique humaine et dans la compréhension de cette pratique</em> », estime Marx. L’art, la religion et la philosophie « <em>forment cette structure spirituelle de la société bourgeoise qui
    correspond à la structure économique de cette société</em> », analyse Karl Korsch. La pensée révolutionnaire doit critiquer et bouleverser la totalité de la réalité sociale. « <em>Vous ne pouvez
    pas dépasser la philosophie sans la réaliser</em> »,&nbsp;insiste Karl Korsch.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">Le texte de Karl Korsch, <em>Marxisme et philosophie</em>, subit évidemment les attaques des principaux théoriciens marxistes et
    staliniens. Pourtant Karl Korsch reste attaché au marxisme de Marx contre celui de ses successeurs. Il dénonce toujours le révisionnisme de Bernstein et l’orthodoxie de Kautsky qui influence
    Lénine. Ses penseurs n’ont pas approfondit la pensée de Marx mais ont produit une idéologie déconnecté de la pratique révolutionnaire. Si la pensée de Marx évolue, elle est toujours restée «
    <em>le précipité théorique des nouvelles expériences pratiques de la lutte des classes s’éveillant sous de nouvelles formes</em> », souligne Karl Korsch.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">Le marxisme- léninisme, malgré sa prétention à incarner le matérialisme dialectique, apparaît comme le dernier avatar du marxisme
    vulgaire influencé par l’idéalisme bourgeois. En Russie, ce n’est pas la pratique des soviets qui inspire la théorie marxiste. Au contraire c’est une idéologie, le marxisme-léninisme, qui
    s’impose à tous les soviets. L’idéalisme prime alors sur la pratique révolutionnaire, à l’encontre de la démarche de Marx. Une dictature idéologique peut alors s’imposer en Russie. Au contraire,
    le marxisme critique demeure attaché à l’émancipation humaine. « <em>Le socialisme est dans sa destination et sur tout le chemin une lutte pour la réalisation de la liberté</em> », conclut
    joliment Karl Korsch.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">L’actualité du marxisme critique</span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">Karl Korsch incarne le courant politique le plus intéressant du mouvement ouvrier : le <a href=
    "http://fra.anarchopedia.org/conseillistes">communisme de conseils</a>. Ce mouvement, largement méconnu, s’appuie sur le marxisme révolutionnaire et la lutte des classes. Mais il s’oppose à la
    dérive autoritaire, léniniste, bolchevique du communisme. Attaché à la pensée de Marx contre celle des marxistes, le communisme de conseils repose sur l’auto-émancipation des prolétaires. Contre
    les partis et les syndicats, autoritaires et réformistes, le mouvement ouvrier doit s’organiser dans la lutte à travers des conseils ouvriers. Ses structures permettent de prendre des décisions à
    la base pour refuser les hiérarchies, les bureaucraties, les séparations.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">Le marxisme critique conserve une actualité car il s’oppose aux tendances autoritaires et réformistes du mouvement ouvrier. Karl
    Korsch attaque les différentes variantes du marxisme, de la social-démocratie au léninisme. Le Front de gauche, incarné par Jean-Luc Mélenchon, illustre l’indigence de la <a href=
    "http://zones-subversives.over-blog.com/article-congedier-la-gauche-de-gauche-102267726.html">pensée de gauche</a> aujourd’hui. Ce cartel de bureaucrates patauge allègrement dans l’idéologie, à
    la fois réformiste et autoritaire. La critique radicale de l’État et du capitalisme disparaît au profit d’un vague programme social-démocrate teinté de pratiques staliniennes, avec le culte du
    chef et la déférence à l’autorité de l’État républicain.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">Ensuite, comme le souligne <a href="http://blog.agone.org/post/2011/02/14/Un-spectre-accommodant#rev-pnote-587457-1">Jean-Pierre
    Garnier</a>, la radicalité théorique reste cantonnée dans une pensée académique et universitaire. Les théoriciens marxistes, issus de la petite bourgeoisie intellectuelle, refusent alors
    d’envisager une rupture avec l’État et le capitalisme. Le raffinement théorique éloigne les concepts de l’action politique concrète. Les marxistes académiques préfèrent interpréter le monde
    plutôt que de le transformer. Les Zizek, Badiou et autres philosophes mondains se piquent d’une radicalité idéologique déconnectée de la réalité sociale et d’une quelconque implication
    politique.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;">A rebours de cette imposture, Karl Korsch propose un marxisme critique qui relie la théorie et l’action politique. Aujourd’hui,
    les pratiques et les réflexions qui émergent directement des luttes sociales semblent toujours les plus pertinentes pour alimenter la pensée révolutionnaire et bouleverser tous les aspects de la
    vie.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Repris sur Zones Subversives
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Comment obtenir le retrait de l'ANI?]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-comment-obtenir-le-retrait-de-l-ani-116828766.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-comment-obtenir-le-retrait-de-l-ani-116828766.html</guid>
            <pubDate>Tue, 09 Apr 2013 13:15:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <em><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/25/15/24/nouvelles-images/banderole_paie_ta_secu_emploi.jpg" class="GcheTexte" alt="banderole_paie_ta_secu_emploi.jpg" height="225" width=
    "300">Voici un appel de syndicalistes CGT et Solidaires&nbsp; de tendance libertaire sur comment obtenir le retrait de l'ANi et créer les réelle conditions d'une lutte d'ampleur...</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div class="surlignable">
    <div class="crayon article-chapo-12032 chapo">
      <p>
        La journée d’action du 5 mars a réuni environ 200000 personnes dans toute la France.
      </p>
      <p>
        Cette journée, à l’appel de la CGT, FO, Solidaires et la FSU, se voulait une première étape de mobilisation contre la transcription dans la loi de l’accord National interprofessionnel (ANI)
        dit de «&nbsp;sécurisation de l’emploi&nbsp;» (sic), signé par le MEDEF et les syndicats jaunes CFDT, CGC, CFTC.
      </p>
    </div>
    <div class="crayon article-texte-12032 texte">
      <p>
        Cet accord est une atta­que extrê­me­ment grave contre les tra­vailleu­ses et les tra­vailleurs.
      </p>
      <p>
        Malgré la gra­vité de cette atta­que, la mobi­li­sa­tion est loin d’être à la hau­teur de la riposte néces­saire. Nous pen­sons qu’il est néces­saire d’ana­ly­ser les causes de cette
        mobi­li­sa­tion insuf­fi­sante, pour envi­sa­ger une stra­té­gie à même de déve­lop­per le rap­port de force néces­saire contre cet accord scé­lé­rat.
      </p>
      <p>
        &nbsp;
      </p>
      <p>
        <strong>Information insuf­fi­sante des tra­vailleurs et tra­vailleu­ses, pro­pa­gande bour­geoise</strong>
      </p>
      <p>
        <strong><br></strong>
      </p>
      <p>
        Si les orga­ni­sa­tions appe­lan­tes ont engagé une large cam­pa­gne d’infor­ma­tion avant cette jour­née (2 mil­lions de 4 pages tirés et en grande partie dif­fu­sés pour la CGT par
        exem­ple, à la fois dans les boites et sur les ter­ri­toi­res), celle-ci n’a pas suffit à inter­pel­ler la majo­rité des sala­riéEs.
      </p>
      <p>
        Malgré le tra­vail d’arra­che-pied de mil­liers de mili­tan­tEs syn­di­ca­lis­tes, une majo­rité des sala­riés n’a pas connais­sance de cet accord ou n’en per­çoit pas le carac­tère
        gra­vis­sime.
      </p>
      <p>
        &nbsp;
      </p>
      <p>
        <strong>Quelles en sont les rai­sons&nbsp;?</strong>
      </p>
      <p>
        <strong><br></strong>
      </p>
      <p>
        La pro­pa­gande patro­nale et étatique d’abord, qui repré­sente un rou­leau com­pres­seur idéo­lo­gi­que.
      </p>
      <p>
        L’ANI a été signé en plein com­men­ce­ment de la guerre au Mali et a été oppor­tu­né­ment relé­gué à la marge des actua­li­tés dans les médias bour­geois.
      </p>
      <p>
        L’ensem­ble des «&nbsp;éditorialistes&nbsp;» s’est ensuite empressé de faire l’apo­lo­gie de cet accord. Cela a été accom­pa­gné par une vio­lente cam­pa­gne contre la CGT, accu­sée de
        jusqu’aubou­tisme et de suren­chère radi­cale.
      </p>
      <p>
        Pour appuyer cette cam­pa­gne de pro­pa­gande, les médias bour­geois ont pu comp­ter sur la par­ti­ci­pa­tion active de l’appa­reil CFDT, dont plu­sieurs diri­geants ont été récem­ment
        remer­ciés pour leur bons et loyaux ser­vi­ces au PS et à la bour­geoi­sie (Nomination de François Chèrèque à l’IGAS, chargé du suivi sur le plan pau­vreté, de Laurence Laigo au cabi­net de
        Najat Vallaud Belkacem, de Nicole Notat au groupe de Travail «&nbsp;Promouvoir et valo­ri­ser l’entre­pre­na­riat res­pon­sa­ble(sic), entre autre choses...)
      </p>
      <p>
        Cette cam­pa­gne média­ti­que a ainsi mis en avant les pré­ten­dus aspects posi­tifs de l’accord, en se gar­dant bien de mettre en ques­tion leur réa­lité, et en mas­quant les mesu­res
        anti­so­cia­les qui cons­ti­tuent l’ossa­ture de cet accord.
      </p>
      <p>
        A côté de cette cam­pa­gne média­ti­que, les orga­ni­sa­tions jaunes signa­tai­res ont mené leur propre cam­pa­gne en faveur de l’ANI dans les entre­pri­ses, déni­grant les orga­ni­sa­tions
        syn­di­ca­les s’y oppo­sant, ajou­tant leur voix à celle des patrons.
      </p>
      <p>
        De telles cam­pa­gnes ne sont pas une nou­veauté. Mais le mou­ve­ment syn­di­cal et le mou­ve­ment social doi­vent se doter de leurs propre moyens de contre-pro­pa­gande à l’échelle de masse,
        et les déve­lop­per. A ce titre, le très faible inves­tis­se­ment du champs audio­vi­suel (inter­net) par les OS les prive d’un moyen effi­cace sur ce ter­rain.
      </p>
      <p>
        A côté de cela, l’ensem­ble des tra­vailleu­ses et des tra­vailleurs mobi­li­sés, l’ensem­ble des orga­ni­sa­tions popu­lai­res qui cher­chent à déve­lop­per la lutte, ont tout inté­rêt à
        déve­lop­per leurs pro­pres outils pour com­bat­tre la pro­pa­gande bour­geoise&nbsp;: argu­men­tai­res écrits, tracts, affi­ches, vidéo expli­ca­ti­ves, blogs, etc...
      </p>
      <p>
        Enfin, sur les ter­ri­toi­res (quar­tiers, com­mu­nes), nous avons tout inté­rêt à déve­lop­per des espa­ces de coor­di­na­tions de cette contre-pro­pa­gande, de manière inter­syn­di­cale à
        la base. Cela afin de tou­cher les tra­vailleu­ses et tra­vailleurs des entre­pri­ses ou la pré­sence syn­di­cale est inexis­tante, et de contri­buer ainsi à déve­lop­per l’orga­ni­sa­tion
        dans les entre­pri­ses, et rendre plus concrète la pers­pec­tive de déve­lop­pe­ment de la grève.
      </p>
      <p>
        &nbsp;
      </p>
      <p>
        <strong>Conséquence de la logi­que électoraliste</strong>
      </p>
      <p>
        <strong><br></strong>
      </p>
      <p>
        L’échec du 5 mars a aussi pour cause les illu­sions entre­te­nues sur «&nbsp;la gauche&nbsp;» et plus lar­ge­ment «&nbsp;le chan­ge­ment par les urnes&nbsp;», par les partis poli­ti­ques, les
        médias, mais aussi les appa­reils et les mili­tan­tEs poli­ti­ques électoralistes au sein des orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les et plus lar­ge­ment des orga­ni­sa­tions popu­lai­res.
      </p>
      <p>
        Tout d’abord parce que celles-ci ont entre­tenu l’idée que la nature du pou­voir poli­ti­que chan­geait en cas d’alter­nance, alors que l’Etat, quelle que soit la cou­leur poli­ti­que des
        gou­ver­nants, défend les inté­rêts de la bour­geoi­sie. La seule dif­fé­rence est éventuellement la méthode, encore qu’en période de crise, celle-ci varie peu, à part sur le plan verbal.
      </p>
      <p>
        Les seuls pro­grès sociaux n’ont jamais été l’oeuvre que du rap­port de force, arra­chés à la bour­geoi­sie et à l’Etat par la lutte.
      </p>
      <p>
        Ces illu­sions ont donc contri­bué à désar­mer les tra­vailleu­ses et les tra­vailleurs, en leur fai­sant croire -ou ten­tant de leur faire croire- que l’alter­nance allait entraî­ner un
        chan­ge­ment de poli­ti­que, ou au moins une pause dans l’offen­sive capi­ta­liste.
      </p>
      <p>
        En réa­lité, malgré quel­ques mesu­res visant à accré­di­ter cette stra­té­gie de com­mu­ni­ca­tion, les mau­vais coups ont com­mencé à pleu­voir sur les tra­vailleu­ses et tra­vailleurs dès
        le début de l’alter­nance. La logi­que électoraliste a conduit à conce­voir la période comme une rup­ture alors qu’il s’agis­sait pour l’essen­tiel de la conti­nuité d’une période
        d’offen­sive capi­ta­liste en période de crise.
      </p>
      <p>
        Ensuite, parce que les réseaux poli­ti­ques pro­ches du pou­voir socia­liste dans les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les com­bat­tent toute pers­pec­tive de mobi­li­sa­tion d’ampleur contre le
        gou­ver­ne­ment. Soit en défen­dant ouver­te­ment sa poli­ti­que au nom du «&nbsp;moin­dre mal&nbsp;», soit en enfer­mant l’acti­vité syn­di­cale dans une acti­vité de lob­bying, tour­née
        vers l’inter­pel­la­tion des par­le­men­tai­res, plutôt que vers la cons­truc­tion d’un rap­port de force sur le ter­rain économique.
      </p>
      <p>
        A l’opposé de cette logi­que, les tra­vailleu­ses et tra­vailleurs ont tout inté­rêt à uti­li­ser les armes du mou­ve­ment syn­di­cal (grève, boy­cott, sabo­tage, blo­cage de la pro­duc­tion
        et des flux économiques...), à cesser de consi­dé­rer l’Etat comme un outil neutre mais plutôt comme un défen­seur du patro­nat quelle que soit la cou­leur des gou­ver­nants, et à
        déve­lop­per par­tout des outils d’une lutte pro­lon­gée (caisse de grève, liens au sein des ate­liers, des ser­vi­ces, entre entre­pri­ses...).
      </p>
    </div>
  </div>
  <div class="ps">
    <h2 class="h2">
      P.-S.
    </h2>
    <div class="crayon article-ps-12032 surlignable">
      <p>
        <a class="spip_out" rel="external" href="http://tribune-syndicaliste-libertaire.over-blog.com/"><em>Des syndicalistes libertaires CGT et Solidaires</em></a>
      </p>
    </div>
  </div></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Guerre aux pauvres: suppression des allocations familiales pour les familles dont les enfants sont plaçes]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-guerre-aux-pauvres-suppression-des-alloc-116828668.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-guerre-aux-pauvres-suppression-des-alloc-116828668.html</guid>
            <pubDate>Mon, 08 Apr 2013 11:12:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><div class="post-content clear-block">
    <p style="text-align: justify;">
      <em>Le Sénat vient de voter une proposition de loi UMP supprimant le versement des allocations familiales aux familles dont les enfants sont placés, des familles qui bien souvent ne sont pas de
      la haute.</em>
    </p><br>
    <p style="text-align: justify;">
      <strong>Le gouvernement a engagé l’attaque contre les allocations familiales. Il y aura peut-être «&nbsp;mariage et adoption pour tous&nbsp;» mais plus allocations pour tous.</strong> Pour
      livrer l’argent des cotisations sociales des familles au patronat, au nom de la «&nbsp;compétitivité&nbsp;», le pouvoir se pare d’un prétexte social, en déclarant viser les ménages aisés. Mais,
      c’est le fondement de la politique familiale, le principe de l’universalité des allocations, à terme toutes les familles qui sont attaqués.
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <strong><a rel="attachment wp-att-1698" href=
      "http://vivelepcf.fr/1697/restriction-des-allocations-aux-familles-un-vote-du-senat-a-la-quasi-unanimite-de-bien-mauvais-augure/130403_senat_hemicycle/"><img class=
      "alignleft size-medium wp-image-1698" title="130403_Sénat_hemicycle" src="http://vivelepcf.fr/wp-content/uploads/2013/04/130403_S%C3%A9nat_hemicycle-300x150.jpg" height="150" width="300"></a>Le
      Sénat vient dangereusement d’ouvrir une brèche en adoptant une proposition de loi UMP par 329 voix contre 16. Elle prévoit de supprimer le versement des allocations familiales aux familles dont
      les enfants sont placés.</strong> Les départements, responsables de ces services sociaux, les récupéreraient (l’Aide à l’enfance pour l’allocation de rentrée scolaire). Pour l’instant, les
      allocations sont maintenues aux familles sauf avis contraire du juge <em>pour</em> enfants qui a le pouvoir de décider d’une répartition. Demain, elles seraient automatiquement transférées aux
      départements, le juge ne conservant la possibilité que d’en laisser 35% aux familles.
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <strong>Ce vote est particulièrement choquant. Dans 80% des cas, le placement a pour cause, non des maltraitances, mais la situation de misère des parents</strong>, notamment le logement. Le
      placement doit être temporaire. L’objectif est le retour des enfants dans le cadre affectif familiales. Le pouvoir du juge permet d’apprécier chaque cas au regard de cet objectif.
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      Mais pour les sénateurs, souvent élus départementaux, la préoccupation est visiblement tout autre. <strong>Il s’agit de faire le fond des poches de familles parmi les plus pauvres,</strong> à
      défaut de s’attaquer à la politique d’austérité des finances locales des gouvernements successifs.
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <strong>C’est une politique contre les familles, en l’occurrence contre les familles les plus précaires, .</strong>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <strong>(Repris sur un blog du PCF)<br></strong>
    </p>
  </div></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Précarité: présentation du film Regardez-moi ce travail ! réalisé par Nina Faure.]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-precarite-presentation-du-film-regardez-116895254.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-precarite-presentation-du-film-regardez-116895254.html</guid>
            <pubDate>Sun, 07 Apr 2013 20:05:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <!--[endif] -->
  </p>
  <p class="yiv1887886939msonormal">
    <img width="140" height="140" alt="adrexho.png" class="GcheTexte" src="http://idata.over-blog.com/3/25/15/24/nouvelles-images/adrexho.png">L’Ecran et son double ainsi que le LCP <span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>(luttons contre la précarité) vous invitent à réfléchir sur le thème de la précarité avec la présentation du film <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Regardez-moi ce travail&nbsp;!</em>&nbsp;réalisé par<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Nina Faure.
  </p>
  <p id="yui_3_7_2_1_1365357344896_2624" class="yiv1887886939msonormal">
    <span id="yui_3_7_2_1_1365357344896_2623">C’est toujours un bonheur) de trouver des pubs dans sa boîte aux lettres, d’autant plus quand on vous les livre gratuitement. Et oui, avec Adrexo,
    entreprise de distribution de papier,&nbsp; «&nbsp;La durée conventionnelle, c’est votre salaire&nbsp;» mais ce n’est pas votre temps de travail. Mais qu’est-ce que ça veut dire? Pour
    découvrir&nbsp; l’embrouille, accompagnez une distributrice au cours de sa tournée et menez l’enquête. Vous allez entrer dans un monde où les prospectus sont écolos et ou le droit du travail,
    c’est un petit peu trop compliqué.</span>
  </p>
  <p id="yui_3_7_2_1_1365357344896_2622" class="yiv1887886939msonormal">
    <span id="yui_3_7_2_1_1365357344896_2621">La projection sera précédée d’une intervention de Richard Abauzit, ancien inspecteur du travail, et suivie d’un débat autour de la question de la
    précarité, et des moyens possibles pour la dénoncer.</span>
  </p>
  <p id="yui_3_7_2_1_1365357344896_2620" class="yiv1887886939msonormal">
    <span id="yui_3_7_2_1_1365357344896_2619">Rendez-vous Mardi 9 Avril, à l’Université Paul Valéry, salle Jean Moulin à 17h30</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Le GUD, Marine Le Pen et Cahuzac]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-gud-marine-le-pen-et-cahuzac-116828506.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-gud-marine-le-pen-et-cahuzac-116828506.html</guid>
            <pubDate>Fri, 05 Apr 2013 11:59:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <em><img src="http://img.over-blog.com/300x150/3/25/15/24/nouvelles-images/cahuzac6.jpg" class="GcheTexte" alt="cahuzac6.jpg" height="150" width="300">Les affaires de corruption du gouvernement
    eclaboussent jusqu'aux fachos Gudarts et proches du FN. C'est l'occasion pour nous de rappeler qu'il n'est pas possible de moraliser le monde de la politique, mais qu'au contraire il faut
    l'abattre!!! Voici un article de la presse bourgeoise sur ces liens.</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p class="txt15_140">
    Si <a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/12/10/si-vous-n-avez-rien-suivi-de-l-affaire-cahuzac_1804062_823448.html">l'histoire du compte non déclaré de Jérôme Cahuzac est un lourd
    secret</a>, c'est parce qu'elle est avant tout une histoire de <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/famille/">famille</a> inavouable. Celle de <a class="lien_interne" style=
    "text-decoration: none; cursor: text;" href="http://www.lemonde.fr/jerome-cahuzac/">Jérôme Cahuzac</a>, ou plus exactement de son ex-femme. Patricia Cahuzac est en effet la cousine de la femme
    d'un avocat parisien, <a class="lien_interne" style="text-decoration: none; cursor: text;" href="http://www.lemonde.fr/sujet/9a6a/jean-pierre-emi.html" target="_blank">Jean-Pierre Emi</a>é.
  </p>
  <p>
    Ce dernier était installé rue Marbeuf, aujourd'hui rue de Marignan, dans le 8<sup>e</sup> arrondissement de Paris. Il porte au sein d'un petit cercle le surnom de <em>"Johnny le boxeur"</em>.
    C'est un ancien du GUD, l'organisation étudiante d'extrême droite radicale réputée pour ses méthodes musclées. M. Eymié est associé au sein de son cabinet avec un autre avocat, lui aussi
    ex-"gudard", <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/sujet/5fa4/philippe-peninque.html" target="_blank">Philippe Peninque</a>, l'homme qui a ouvert le compte de Jérôme Cahuzac à UBS
    en 1992. Et qui est aujourd'hui <a class="lien_interne" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/conseiller" target="_blank">conseiller</a> proche de <a class="lien_interne"
    href="http://www.lemonde.fr/marine-le-pen/">Marine Le Pen</a>.
  </p>
  <p class="lire">
    Lire <a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/04/03/un-proche-de-marine-le-pen-a-ouvert-le-compte-de-m-cahuzac-chez-ubs-en-1992_3153137_823448.html">Un proche de Marine Le Pen a
    ouvert le compte de M. Cahuzac chez UBS en 1992</a>
  </p>
  <p>
    <strong>"L'ARGENT&nbsp;ALLAIT ENSUITE SUR UN COMPTE UBS"</strong>
  </p>
  <p>
    Peninque et Emié sont les grands amis de celui qui est alors chirurgien de profession, et pas encore ministre du budget de <a class="lien_interne" href=
    "http://www.lemonde.fr/francois-hollande/">François Hollande</a>. La petite bande se retrouve régulièrement depuis la fac, autour d'un <a class="lien_interne" href=
    "http://www.lemonde.fr/golf/">golf</a>, à Vaucresson ou à la Baule. Ou encore dans la jolie maison du cap Benat, près du Lavandou, dans le Var, chez les Emié. Jerôme Cahuzac se met à la <a class=
    "lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/boxe/">boxe</a> et au vélo, comme ses deux amis. "Tout&nbsp;cela&nbsp;forme&nbsp;une&nbsp;petite&nbsp;fratrie&nbsp;très&nbsp;familiale", racontait un
    proche ces derniers jours.
  </p>
  <p>
    Jérôme Cahuzac fraye alors en plein <em>"Gud business"</em>. Une bande virile, un univers clos, où on ne fait des affaires que dans l'entre-soi. Emié et Peninque jouent les <em>"rabatteurs"</em>.
    Le premier adresse des clients au spécialiste des implants capillaires. Le second, grand manitou des activités du clan, s'occupe, lui, de l'argent et des affaires.
  </p>
  <p>
    C'est ensemble que cette petite bande décide d'<a class="lien_interne" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/deuxieme-groupe/investir" target="_blank">investir</a> dans des mines au
    <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/perou/">Pérou</a> via une SCI nommée La Rumine, fondée par un autre <em>"gudard"</em>, Lionel Queudot et sa femme. Ce dernier a expliqué à ses
    amis qu'il y avait de l'argent à <a class="lien_interne" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/faire" target="_blank">faire</a>,
    <em>"dix&nbsp;à&nbsp;quinze&nbsp;fois&nbsp;la&nbsp;mise"</em>, selon un témoin de l'époque.
  </p>
  <p>
    Plusieurs opérations sont réalisées, dont la dernière vire au fiasco. Le gouvernement péruvien met le holà. Plusieurs investisseurs perdent sèchement leur mise. Jérôme Cahuzac, lui, a déjà une
    petite aura. Il fera partie des clients chanceux qui auraient été remboursés par <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/sujet/4aed/lionel-queudot.html" target="_blank">Lionel
    Queudot</a>, expliquait il y a quelques jours au <em>Monde</em> un financier, assurant que <em>"l'argent&nbsp;allait ensuite sur un compte UBS".</em>
  </p>
  <p>
    On a, depuis, beaucoup entendu <a class="lien_interne" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/parler" target="_blank">parler</a> de Lionel Queudot, en raison notamment du
    rôle qu'il a joué dans la délivrance en 1998, d'un vrai-faux passeport à <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/sujet/94da/alfred-sirven.html" target="_blank">Alfred Sirven</a>,
    l'ancien <em>"numéro deux"</em> de la société pétrolière Elf. Curieusement, de l'argent de M. Sirven avait transité sur certains comptes de M. Queudot, découvrent à l'époque le juge genevois
    <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/sujet/0b25/paul-perraudin.html" target="_blank">Paul Perraudin</a> et son homologue parisien Renaud van Ruymbeke. Celui-là même qui,
    aujourd'hui, est chargé de l'affaire Cahuzac.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><br></em>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Amour et capitalisme]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-amour-et-capitalisme-116829181.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-amour-et-capitalisme-116829181.html</guid>
            <pubDate>Fri, 05 Apr 2013 11:29:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <em><img src="http://img.over-blog.com/300x245/3/25/15/24/nouvelles-images/eros-erosion--miss-tic.jpg" class="GcheTexte" alt="eros-erosion--miss-tic.jpg" height="245" width="300">Voici un article
    de zones subversives sur l'amour. A-t-il toujours existé? Comme fonctionne-t-il sous le capitalisme?</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;">Le thème de la souffrance amoureuse traverse la littérature. Pourtant, la réflexion politique et sociale sur
    ce problème de la vie quotidienne semble inexistante. La sociologue <a href="http://www.seuil.com/livre-9782021081527.htm">Eva Illouz</a>&nbsp;se penche sur les mutations des relations amoureuses
    et sexuelles à l’ère de la modernité marchande. Elle insiste sur les aspects les plus récents. En revanche elle a tendance à éluder la <a href=
    "http://zones-subversives.over-blog.com/article-wilhelm-reich-et-la-revolution-sexuelle-105132788.html">répression sexuelle</a> ainsi que les contraintes sociales qui perdurent malgré l’émergence
    de nouvelles formes d’aliénations. Les manuels de développement personnel ne sont pas plus émancipateurs que la morale religieuse.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;
    &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;"><strong>Une sociologie de l’amour moderne</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;"><br>
    Eva Illouz évoque les différentes formes de souffrances. Trouver l’amour et les difficultés pour rencontrer une nouvelle personne alimente la souffrance, surtout avec la multiplication d’échecs.
    Lorsque la relation s’instaure, la souffrance prend « la forme de l’ennui, de l’angoisse ou de la colère, de disputes et de conflits douloureux, et aboutissent à la déconfiture, au doute sur
    soi-même, à la dépression engendrée par les ruptures ou les divorces », constate Eva Illouz. La psychologie insiste sur la responsabilité personnelle de chacun dans l’échec amoureux, considéré
    comme inévitable. Au contraire, « les vicissitudes et les malheurs de nos vies amoureuses sont le produit de nos institutions », souligne Eva Illouz. Les féministes estiment que la conception
    romantique de l’amour permet d’imposer une oppression patriarcale. Mais le féminisme <a href=
    "http://etrangenormalite.over-blog.com/article-une-critique-du-post-anarchisme-67297163.html">postmoderne</a>&nbsp;estime que le pouvoir devient le socle des relations humaines et amoureuses.
    Pourtant, l’amour renvoie également au désir et au plaisir, et pas uniquement au pouvoir.&nbsp;<br>
    La réflexion critique ne doit pas se limiter à la sphère économique et sociale. Les problèmes de la vie quotidienne doivent également faire l’objet d’une analyse. « Mon but est de traiter l’amour
    comme Marx traita des marchandises: il s’agira de montrer que l’amour est produit par des rapports sociaux concrets ; que l’amour circule sur un marché fait d’acteurs en situation de concurrence,
    et inégaux ; et de soutenir que certaines personnes disposent d’une plus grande capacité à définir les conditions dans lesquelles elles sont aimés que d’autres », présente Eva Illouz.&nbsp;<br>
    La sociologue montre bien l’analogie entre l’amour et la logique marchande dans la modernité néolibérale. L’émotionnel s’articule avec l’économique. En revanche, l’auteur occulte les <a href=
    "http://zones-subversives.over-blog.com/article-controle-des-corps-et-misere-sexuelle-106655848.html">normes morales</a> qui évoluent mais perdurent.&nbsp;<br>
    Progressivement, le mariage avec une personne n’est plus une décision imposée, mais devient un choix individuel. Pourtant « cette forme culturelle occidentale de modernité a provoqué des formes
    de misère affective, de destructions sans précédents des univers de vie traditionnel », souligne Eva Illouz.&nbsp;<br>
    L’individu moderne semble tiraillé entre des injonctions contradictoires. L’institution du couple et du mariage s’opposent à l’amour romantique et passionné pourtant présenté comme un idéal. La
    colère, la frustration et la désillusion proviennent des ses contradictions sociales. Les expériences et les souffrances individuelles semblent en réalité collectives car liées aux normes et aux
    contraintes sociales.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;"><strong>L’évolution historique de la morale et de l’amour</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;"><br>
    L’amour n’est pas uniquement un sentiment désintéressé, irrépressible et passionné. Dans l’époque moderne, l’amour apparaît surtout comme un choix. Le partenaire est évalué et choisit selon des
    critères rationnels. Mais ce choix semble surtout déterminé par un environnement culturel et par les représentations dominantes. Les romans de Jane Austen permettent d’observer les déterminants
    du choix amoureux dans les sociétés du XIXème siècle. La conformité du partenaire avec ses propres valeurs morales prime sur le désir sexuel. La femme doit se soumettre à un code moral et à un
    contrôle patriarcal. L’amour semble alors lié à l’attachement et à l’habitude, et non pas à l’attirance instantanée. « L’amour n’est pas ici vécu comme une rupture ou un bouleversement dans la
    vie quotidienne. Il se développe plutôt avec le temps, l’intimité, la connaissance progressive et l’étroite fréquentation des familles de chacun, au quotidien », précise Eva Illouz. La dimension
    morale organise la vie affective. La séduction provient de la capacité à se conformer à des codes et à des normes. Cet aspect moral se traduit par l’intériorisation de valeurs mais surtout par
    des pratiques sociales. Le processus de séduction s’inscrit dans le cadre précis de la famille et du voisinage. Le jugement des proches et le contrôle de l’environnement social semblent
    déterminant. Des règles et des rituels sociaux encadrent la séduction. Les sentiments amoureux se conforment aux intérêts économiques et l’endogamie sociale doit être préservée. Le respect des
    promesses et l’engagement semblent déterminants.&nbsp;<br>
    Dans la modernité, le marché des rencontres devient dérégulé. L’amour est désencastré des codes sociaux pour devenir un choix individuel. Le sex-appeal codifie l’attractivité sexuelle. La
    séduction s’apparente alors à l’intériorisation d’un « ensemble de codes corporels, linguistiques et vestimentaires très consciemment manipulés et adaptés dans le but de susciter le désir sexuel
    de l’autre », résume Eva Illouz. L’amour se conforme à la logique consumériste. Le cinéma, les magazines, la publicité diffusent des normes érotiques. La jeunesse et la beauté façonnent
    l’imaginaire érotique de la société de consommation. En revanche, Eva Illouz exagère fortement la rupture de la modernité. La sociologue estime que le plaisir sexuel devient central. Mais, dans
    le monde réel, les valeurs morales et les contraintes sociales évoluent sans pour autant disparaître. Peu de femmes osent affirmer qu’elles aiment le plaisir sexuel. En revanche, la sociologue
    souligne à juste titre l’importance croissante de l’attrait physique dans le sentiment amoureux. Une standardisation du look caractérise la séduction. Le marché de la rencontre amoureuse semble
    désormais régi par la compétition. Mais la sociologue considère que la valorisation du plaisir sexuel dans les médias organise désormais la vie sociale. En réalité, ses représentations
    médiatiques alimentent la frustration. La misère sexuelle prime sur la jouissance dans la vie quotidienne. Mais l’amour s’apparente désormais à un grand marché rythmé par la concurrence. « La
    rencontre avec des partenaires potentiels est donc structurées dans et par un marché ouvert au sein duquel les gens se rencontrent et s’unissent en fonction de leur « goût », et rivalisent les
    uns avec les autres pour accéder aux partenaires les plus désirables », résume Eva Illouz. Une hiérarchie sexuelle se construit à partir de l’attrait physique et du capital érotique des
    individus. Des « capitalistes sexuels » tirent une fierté du grand nombre de leurs conquêtes. Le capital sexuel peut ensuite être réinvestit dans le champ professionnel puisqu’il révèle la bonne
    présentation de soi et la capacité à se mettre en valeur.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;"><strong>Le patriarcat et le marché amoureux</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 12pt;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;"><br>
    La liberté amoureuse se développe mais reste dans le cadre du patriarcat. La morale traditionnelle impose l’abstinence et le contrôle sexuel. L’engagement et le mariage déterminent la vie
    sociale. Les obligations familiales doivent être respectées.&nbsp;<br>
    Dans les sociétés traditionnelles, le nombre de conquêtes féminines reflète le statut social de l’homme. Dans la modernité, la multiplication des partenaires est une condition pour accéder à un
    statut social élevé. Ils expriment leur capacité à triompher de la concurrence sur le marché sexuel. « Les hommes affirment leur pouvoir social sur les femmes et sur d’autres hommes en exerçant
    une domination sexuelle sur de nombreuses femmes », explique Eva Illouz.&nbsp;<br>
    Les femmes restent attachées à une relation exclusive et monogame, conforme à la famille patriarcale. Les femmes subissent la contrainte normative et biologique de la grossesse. Les femmes
    doivent choisir des hommes plus âgés, plus cultivés et plus aisés pour se conformer à l’ordre social. Le marché de l’amour se rétrécit pour les femmes qui, de leur côté, deviennent plus cultivées
    et autonomes financièrement. Le choix d’hommes semble alors très limité. La phobie de l’engagement semble alors liée aux limites dans le choix amoureux.&nbsp;<br>
    Le désir sexuel se conforme à la logique marchande. La rareté devient plus attirante. Une femme distante et désintéressée devient alors plus attirante qu’une femme amoureuse.&nbsp;<br>
    Dans le choix amoureux, la rationalisation, l’évaluation, le calcul prime sur les sentiments et l’émotion. La &nbsp;décision de l’engagement amoureux n’est plus intuitive mais repose sur un
    calcul rationnel. Cette évaluation diminue alors le désir de l’engagement par rapport au choix intuitif.&nbsp;<br>
    Pourtant, l’analyse d’Eva Illouz repose sur un postulat largement erroné. Pour la sociologue, les difficultés de l’engagement proviennent d’une abondance de partenaires amoureux. En réalité, la
    misère affective et sexuelle semble plus largement répandue que l’abondance. Les choix amoureux, pour la plupart des gens, ne sont pas aussi importants que le prétend la sociologue. Surtout, la
    phobie de l’engagement peut provenir d’une crainte légitime face à l’embrigadement du couple. Cette conception de l’amour semble sclérosée dans ce carcan de la monogamie. Mais l’attachement des
    hommes à une « sexualité de rencontres » n’est pas tant lié au désir et au plaisir. Au contraire, les hommes acceptent plus facilement les relations sexuelles car elles renforcent leur statut
    social de séducteur. Mais la phobie de l’engagement devient alors plus importante chez les hommes qui peuvent ainsi bénéficier d’une domination affective sur les femmes.&nbsp;<br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;">&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 12pt;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;"><strong>L’amour et la reconnaissance sociale</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 12pt;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;"><br>
    L’amour participe à une demande de reconnaissance. « L’amour romantique rehausse l’image de soi à travers le regard de l’autre », décrit Eva Illouz. L’amour permet d’affirmer sa singularité et sa
    propre valeur. Cette demande de reconnaissance fonde l’identité personnelle.&nbsp;<br>
    Le désir de rencontre repose sur l’affirmation du moi. « Le fait de « se sentir bien avec soi-même » est devenu à la fois la cause et l’objectif de la rencontre amoureuse », explique Eva Illouz.
    L’assurance devient indispensable à la rencontre, et la rencontre renforce l’assurance. Les compliments ne correspondent pas à l’intensité de l’amour mais à une évaluation de la valeur sociale.
    Les femmes aiment les compliments pour obtenir une reconnaissance sociale. Selon le philosophe Axel Honneth, « l’image de soi […] dépend de la possibilité d’être continuellement validée par les
    autres ». La valeur sociale d’un individu s’établit à travers ses relations avec les autres.&nbsp;<br>
    Le désir « est évalué à l’aune de critères multiples et fluctuants, tels que l’attrait physique, l’alchimie émotionnelle, la « compatibilité » des goûts et le caractère », décrit Eva Illouz. Le
    choix amoureux ne correspond plus à des codes sociaux. La « désirabilité » dépende de choix subjectifs et individuels. L’amour devient plus incertain. « La conséquence est que les hommes et les
    femmes peuvent difficilement prédire s’ils attireront un partenaire potentiel et/ou entretiendront son désir », souligne Eva Illouz. La reconnaissance en amour n’est jamais acquise. Les
    différents signaux envoyés pour renforcer la valeur du moi sont souvent contradictoires. La « peur du rejet » explique souvent la timidité et menace l’édifice de la valeur personnelle.
    Contrairement au contexte des sociétés traditionnelles, la souffrance amoureuse ne renforce pas la valeur individuelle, mais affaiblit l’estime de soi.&nbsp;<br>
    Le modèle du couple et de l’engagement, valorisé par Eva Illouz, impose l’amour comme une relation de pouvoir. Un équilibre affectif doit être trouvé et la femme qui déclare son amour devient
    inférieure. Dans le cadre de la propriété sexuelle, les relations amoureuses sont régies par la logique du calcul économique.&nbsp;<br>
    L’amour de soi remplace prime sur l’amour des autres pour se conformer à la norme de l’autonomie. Le besoin de reconnaissance, notamment chez les femmes, est considéré comme lié à cet amour de
    soi. Les échecs amoureux ne sont pas considérés comme le résultat de logiques sociales, mais de défaillances psychologiques.&nbsp;<br>
    La sécurité, l’engagement et la ritualisation de la recherche du partenaire disparaissent dans la modernité.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 12pt;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;<img src=
    "http://24.media.tumblr.com/ffdf12182d92471ed64c4fdfc237aa5a/tumblr_miczfaFvy81s5k32po1_400.gif"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;"><strong>L’amour face à la rationalité marchande</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 12pt;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;"><br>
    Le sociologue Max Weber oppose la rationalité moderne aux émotions. Pourtant, les deux ne s’opposent pas. Au contraire, la rationalité restructure nos émotions. Le désir amoureux n’est alors plus
    porté par la passion et l’érotisme.<br>
    L’amour enchanté fait irruption dans le quotidien pour le bouleverser. Il est inexplicable, irrationnel et se produit dès la première rencontre. La spontanéité du désir prime sur le calcul et le
    savoir rationnel. Le désenchantement amoureux est détruit par l’action rationnelle, routinière et méthodique, qui prédomine dans la modernité. Toute forme d’intensité émotionnelle disparaît.
    L’abandon de soi et le ravissement sont remplacés par la science, le contractualisme et la technologie.&nbsp;<br>
    La science et la psychologie contribuent à une rationalisation de l’amour. Le désir devient alors un sentiment excessif. « Le modèle de santé mentale qui pénétra massivement les relations intimes
    exigeait que l’amour soit aligné sur des définitions du bien être et du bonheur qui rejetaient en définitive la souffrance, et commandaient que l’on maximise ses intérêts », résume Eva Illouz.
    Ses intérêts personnels priment sur le désir de l’autre. La souffrance ne correspond plus à la norme émotionnelle. Les scientifiques vont même jusqu’à réduire l’amour à une chimie cérébrale.
    Selon Max Weber les explications scientifiques ne permettent pas de mieux comprendre le réel, La science semble même éloigner de l’expérience directement vécue.&nbsp;<br>
    Le féminisme impose une conception contractuelle et libérale de l’amour. « Parce que le féminisme, aux côtés de la psychologie clinique et de la culture de consommation, a été l’agent culturel le
    plus puissant de la formation et du changement des relations hommes/femmes, il peut et doit être analysé comme ses deux autres formations culturelles », explique Eva Illouz. Pour des féministes,
    le désir érotique doit être encadré par des règles procédurales neutres et par des normes dans le discours et la conduite. La symétrie doit primer sur la liberté de sentiment au nom des nouvelles
    normes d’un équilibre du pouvoir. Les féministes s’attachent à encadrer et réguler le désir sexuel selon ses nouvelles normes. Dans les règlements des universités et des entreprises, « le lieu de
    travail prévaut sur les relations érotiques » observe Eva Illouz. Le consentement est exigé à chaque étape, pour la moindre caresse. Les rencontres érotiques sont codifiées comme une décision
    politique. La spontanéité et le désir sont alors éradiqués. Les sentiments sont évalués, quantifiés et comparés. « La norme d’équité introduit de nouvelles manières d’évaluer, de mesurer et de
    comparer les actes de chaque membre du couple dans la vie quotidienne », souligne Eva Illouz. Même les émotions font l’objet de calculs mesquins. Cette logique rationnelle et contractuelle
    transforme alors la nature du désir.<br>
    Internet impose une technologie du choix inspirée par la logique du marché. Les critères de sélection du partenaire se multiplient. La rationalisation prime sur l’émotion. « De tels critères ne
    sont pas seulement liés au statut social et à l’éducation, mais aussi à l’apparence physique, à la sexualité et, peut-être avant tout, au style émotionnel de l’autre », observe Eva Illouz. La
    psychologie impose que les deux personnes du couple partagent les mêmes goûts et le même mode de vie. Les sites de rencontres promettent des émotions amoureuses, mais à travers des méthodes
    rationnelles dans la sélection du partenaire. Un profil précis doit être définit. Le flux de rencontre doit être géré, car il est beaucoup plus important que dans la « vrai vie ». Les
    utilisateurs peuvent voir l’ensemble de leurs partenaires potentiels. Ses sites permettent donc de visualiser précisément l’offre et la demande. Une comparaison consciente est régie par des
    règles précises. Les partenaires potentiels deviennent mesurables, comparables, quantifiables. La compétition prime sur l’instinct. Le consumérisme permet de développer l’esprit de calcul et la
    maximisation des résultats devient un objectif. « Internet s’est de plus en plus organisé comme un marché, où il est possible de comparer les "valeurs" ttachées aux personnes et d’opter pour la
    "meilleure affaire" » », résume Eva Illouz.&nbsp;<br>
    Cette rationalisation de l’amour détruit l’érotisme, le désir sexuel et la passion amoureuse. Des normes comme « le procéduralisme, la réflexivité scientifique, le contractualisme et la
    rationalité consumériste ont interférés avec les modalités traditionnelles d’érotisation des relations hétérosexuelles », souligne Eva Illouz. L’expérience érotique et sexuelle devrait au
    contraire apparaitre comme une activité épanouissante avec des sensations très agréables. Le désir, le plaisir et la jouissance s’opposent à la froide logique rationnelle. L’amour, plutôt qu’un
    contrôle permanent, suppose un abandon au plaisir et à la sensualité.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 12pt;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;<img alt=
    "S'offrir quand tout se vend [ miss.tic ]" src="http://53.img.v4.skyrock.net/2963/77242963/pics/2999666579_1_3_tizLkbLf.jpg"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial black,avant garde; color: #000000;"><strong>Un imaginaire amoureux atrophié</strong>&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial black,avant garde; color: #000000; font-size: 10pt;"><br>
    Adorno observe que l’imagination devient un moteur du capitalisme, mais demeure cantonnée à une sphère délimitée. « La diffamation, ou plutôt la relégation de l’imagination dans un domaine
    spécialisé délimité par la division du travail, est un phénomène originaire de la régression de l’esprit bourgeois », souligne Adorno. Les imaginaires fabriqués par la culture de masse
    déterminent le désir amoureux.<br>
    Dans le domaine de l’amour, l’imagination et la créativité peuvent permettre d’intensifier l’expérience vécue. Les médias diffusent une certaine conception de la vie et du bonheur personnel. La
    société de consommation impose des émotions et des fantasmes. Le capitalisme contrôle et oriente les désirs. Dans ce contexte, un nouvel imaginaire amoureux émerge. « L’imagination est donc une
    pratique sociale et culturelle qui constitue une partie significative de ce que nous appelons la subjectivité - le désir et l’acte de volonté. Elle façonne la vie émotionnelle et a un impact sur
    la perception qu’a le sujet de la vie quotidienne », souligne Eva Illouz.&nbsp;<br>
    Les médias et la fiction diffusent un imaginaire et des émotions auxquelles s’identifier. Cet imaginaire impose une certaine conception de l’amour. Selon Eva Illouz, « la forme narrative de nos
    émotions, et notamment de nos émotions amoureuses, est fournie par les histoires que diffusent les médias et la société de consommation ». L’amour, dans la modernité, se caractérise par une
    distance très forte entre la réalité et des attentes. L’imagination et les fantasmes alimentent alors la désillusion.&nbsp;<br>
    Cette déception provient de l’échec dans la vie quotidienne. Dans le couple la sécurité prime sur l’aventure et la passion. Le couple repose sur la rationalisation et sur la routinisation de la
    vie quotidienne. « Les vies familiales modernes sont prévisibles à l’extrême, et leur prévisibilité est agencée par un vaste ensemble d’institutions organisant la vie quotidienne : les livraisons
    à domiciles (nourriture, journaux, shopping sur catalogue) ; la télévision et ses programmes à heures fixes ; la sociabilité, pour l’essentiel planifiée à l’avance ; le loisir standardisé et les
    heures de repos », décrit Eva Illouz.&nbsp;<br>
    Les sites de rencontres sur internet diffusent un nouvel imaginaire. L’amour est associé au tchat et à la webcam. La relation affective se construit à distance, par écran interposé. « L’intimité
    n’est pas fondée sur l’expérience ou centrée sur le corps, mais découle d’un savoir psychologique et des modalités de la mise en relation avec l’autre », analyse Eva Illouz. L’intuition et les
    gestes du corps ne sont plus le moteur du désir. L’évaluation d’autrui repose sur une accumulation d’attributs.&nbsp;<br>
    <br>
    Eva Illouz se contente d’une analyse, d’un constat certes éclarant, mais sans dessiner la moindre perspective révolutionnaire. Loin d’une libération sexuelle, la sociologue apparaît comme une
    social-démocrate de l’amour. Les relations affectives doivent être encadrées, régulées, pour éviter le moindre débordement affectif et sexuel. « L’une des principales thèses de ce livre est d’une
    grande simplicité : les hommes disposent aujourd’hui d’un choix sexuel et émotionnel bien plus grand que les femmes, et c’est-ce déséquilibre qui crée une domination affective », affirme Eva
    Illouz. Évidemment, dans la réalité, c’est le constat d’une généralisation de la misère affective et sexuelle qui s’impose.&nbsp;<br>
    La sociologue décrit bien les nouvelles règles de la séduction et la généralisation de l’évaluation marchande dans la sphère amoureuse. Elle souligne également le triomphe de la rationalité qui
    détruit toute forme de passion. Mais Eva Illouz s’enferme dans la défense de l’engagement amoureux et du couple bourgeois étriqué. Elle ne remet surtout pas en cause la répression sexuelle et la
    cause fondamentale du désastre amoureux : la propriété sexuelle à travers le couple. &nbsp;Contre la grisaille marchande et la morale sexuelle, son constat devrait au contraire plaider en faveur
    d’une révolution poétique et orgastique.</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[L'extrême droite veut remettre les chômeurs au travail obligatoire.]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-le-fn-veut-remettre-les-chomeurs-au-trav-116723146.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-le-fn-veut-remettre-les-chomeurs-au-trav-116723146.html</guid>
            <pubDate>Thu, 04 Apr 2013 12:17:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <em><img src="http://idata.over-blog.com/3/25/15/24/nouvelles-images/chomeur-force.jpg" class="GcheTexte" alt="chomeur-force.jpg" height="194" width="259">Malgré ses oripeaux "sociaux" et
    "colbertistes" le programme de l'extrême droite n'est rien d'autre que la remise au travail globale et le moins cher possible. La preuve par l'exemple: une proposition de loi qui vise à forcer
    les chômeurs effectuer un service de travail obligatoire. Voici un article de la presse bourgeoise qui en parle</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>Avec la proposition de loi déposée par Jacques Bompard qui vise à faire du chômeur indemnisé un travailleur gratuit, l’extrême droite réaffirme sa ligne sarko-libérale.&nbsp;</strong>
  </p>
  <p>
    Dans les années 1980, lorsque <a href="http://www.humanite.fr/mot-cle/jacques-bompard" target="_blank">Jacques Bompard</a> était encore adhérent au Front national, son président Jean-Marie Le Pen
    se voulait « le Reagan français ». Depuis, FN en tête, l’extrême droite française a fait mine de prendre un virage social. Mais quand le vernis s’écaille, l’ultralibéralisme réapparaît. En
    témoigne la proposition de loi que le député de la Ligue du Sud a annoncé avoir déposée. Il propose ni plus ni moins aux chômeurs que de travailler gratuitement.
  </p>
  <p>
    <strong>"Main d'oeuvre gratuite"</strong>
  </p>
  <p>
    « Il faut remplacer le traitement social du chômage » par un soi-disant « droit au travail », explique-t-il, qui pourrait se faire auprès « des collectivités, des associations mais aussi (du)
    privé ». C’est à ce secteur que le député destine ces « emplois » au rabais pour travailleurs de seconde zone. Le député d’extrême droite ne s’en cache pas : « Pourquoi le privé (...) ne
    bénéficierait pas de ces gens déjà indemnisés ? » s’interroge-t-il. « Au départ, ce serait de la main-d’œuvre gratuite », avant que le privé « prenne le relais ».
  </p>
  <p>
    Preuve de la filiation idéologique de cette extrême droite « moderne » ? Nicolas Sarkozy avait fait la même proposition lors de sa campagne en 2007. Il avait déclaré vouloir que « les titulaires
    d’un minimum social aient une activité d’intérêt général, afin d’inciter chacun à prendre un emploi, plutôt qu’à vivre de l’assistanat », et glorifiait la « liberté et la dignité » que procure le
    travail. Les mêmes mots que ceux de Bompard, qui tient son argument pour que l’UMP soutienne son texte.
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[AL Montpellier]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Réponse à l'appel des libertaires contre l'islamophobie]]></title>
            <link>http://al-montpellier.over-blog.com/article-reponse-a-l-appel-des-libertaires-contre-116721925.html</link>
            <guid>http://al-montpellier.over-blog.com/article-reponse-a-l-appel-des-libertaires-contre-116721925.html</guid>
            <pubDate>Mon, 01 Apr 2013 19:45:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <em><span style="text-decoration: underline;"><img src="http://img.over-blog.com/194x300/3/25/15/24/nouvelles-images/Islamophobie1-copie-1.jpg" class="GcheTexte" alt="Islamophobie1-copie-1.jpg"
    height="300" width="194">Contenu original:</span>Le texte d'appel des libertaires contre l'islamophobie <a href=
    "http://www.bboykonsian.com/Libertaires-et-sans-concessions-contre-l-islamophobie-_a2635.html">que vous trouverez ici</a> a suscité pas mal de réactions. Voici une réponse qui critique&nbsp; cet
    appel.</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <h2>
    Dénoncer l’islamophobie ou protéger l’Islam ?
  </h2>
  <p>
    &nbsp; L’objet premier de cette critique est de remettre un peu d’ordre à propos de l’utilisation du terme « islamophobie », de montrer que ce concept, si il désigne effectivement une certaine
    réalité des rapports sociaux, est souvent utilisé de manière outrancière, et finira par être l’allié objectif des propagateurs de religion. Nous prendrons appui, pour formuler cette critique, sur
    un texte formulé par des gens appartenant à la famille politique des libertaires et de l’extrême-gauche, puisque celui-ci nous semble particulièrement représentatif de tels écueils, ceux-ci étant
    d’autant plus graves lorsque diffusés par des gens ayant normalement une conscience critique par rapport aux religions.&nbsp; (texte intitulé « Appel des libertaires contre l’islamophobie »,
    diffusé sur différents sites libertaires).<br>
    &nbsp; La raison essentielle et pratique qui nous a poussé à réagir à ce texte, c’est l’acharnement&nbsp; par lequel il prétend empêcher une critique générale des religions incluant l’islam, en
    assimilant toute critique de l’islam à de l’islamophobie.<br>
    &nbsp; Ensuite, il s’agit de voir, d’une manière plus large, d’où viennent ces faiblesses actuelles largement répandues même chez les gens se réclamant&nbsp; d’une critique sociale, de la gauche
    du PS aux libertaires et anarchistes,&nbsp; de comprendre les idées et les raisonnement intellectuels qui sous-tendent la formulation de cet appel ; celui-ci n’étant pas un phénomène isolé, mais
    étant influencé par un ensemble d’idées beaucoup plus large que l’on peut qualifier de post-modernes, et dont les gens d’extrême gauche forment souvent des agents de diffusion privilégiés, de
    manière plus ou moins consciente.&nbsp;<br>
    &nbsp; Nous précisons que nous n’en voulons pas particulièrement aux gens qui ont formulé cet appel, même si nous critiquons l’influence de ces idées dans ce milieu. Nous aurions pu trouver
    d’autres exemples relevant de cas moins isolés et diffusant ce genre d’idées beaucoup plus massivement,&nbsp; par ailleurs formulés par des gens éloignés de notre « famille politique »,&nbsp;
    impliqués dans la sphère politicienne. Mais comme nous l’avons dit, cet exemple nous intéresse car il montre l’influence d’un ensemble d’idées issues du post-modernisme sur les gens
    d’extrême-gauche, alternatifs et libertaires, amenant ceux-ci à prendre des positions pour le moins surprenantes.<br>
    &nbsp; Nous entendons critiquer toutes les religions à partir des textes sur lesquelles elles se fondent et de leur histoire, et non par rapport à de simples critiques circonstancielles sur
    l’extrêmisme que prendrait tel ou tel phénomènes religieux. Ainsi, il est révélateur que ces gens ne parlent plus de critique des religions, mais «des « formes d’oppression que peuvent prendre
    les phénomènes religieux ». Qu’est ce que cela signifie ? Que les religions et les textes sacrés ne sont plus critiquables en soi, pour ce qu’ils sont et ce qu’ils disent, mais que seules
    certaines manifestation de cet esprit religieux le sont ?<br>
    &nbsp; Il va de soi que la formule vise avant tout à ménager la religion islamique, en vertu du contexte de cet appel, lorsque nous connaissons la propension de beaucoup de gens d’extrême-gauche
    à critiquer les religions tout en y excluant l’islam, pour des raisons opportunistes que nous verrons par la suite.<br>
    Ce texte ne se contente pas de dénoncer l’islamophobie, il prend parti pour une défense de l’islam, en mettant cette religion à l’abri de la critique. Ainsi, si ces libertaires observent parfois
    chez leurs camarades « une condamnation claire de l’islamophobie », ils regrettent que celle-ci soit « couplée de moult rappels du combat primordial contre l’aliénation religieuse » !<br>
    Parler de l’aliénation religieuse, lorsqu’on combat l’islamophobie, n’est donc pas une position acceptable selon ces gens. Jusqu’où croient-ils nécessaire cette compromission ?<br>
    Critiquer une religion, ce n’est pas affirmer l’infériorité du pratiquant de cette religion, ni établir une hiérarchie entre le croyant et le non-croyant, le musulman et l’athée.<br>
    Les critiques les plus radicales de l’aliénation religieuse peuvent d’ailleurs s’exprimer dans le cadre religieux, lorsque celui-ci ne permet pas autre chose ; il suffit de prendre comme exemple
    Descartes pour le catholicisme, qui propose le développement de sa méthode basée sur le scepticisme, la vérification et l’empirisme (donc à l’opposé d’une acceptation béate de la réalité) comme
    une justification de l’existence de Dieu.<br>
    Nous ne voyons donc aucune incohérence à ce que l’Islam soit critiqué par des musulmans, c’est au contraire souhaitable, et pour nous le fait d’être croyant n’implique pas d’être dénué d’esprit
    critique.<br>
    &nbsp; Ce que nous entendons par islamophobie, si l’on veut bien donner un sens à ce mot qui ne relève pas de la chasse aux sorcières contre toute personne critiquant l’islam, se rapprocherait
    d’un dégoût primaire et irrationnel pour ce qui relève de cette religion ou lui est assimilé (en gros « l’étranger »), et l’exploitation de cette peur par les courants racistes et nationalistes.
    La peur et la phobie ne relèvent pas pour nous d’une critique construite et raisonnée.<br>
    Nous pensons juste de dénoncer les opinions racistes déguisées en critique de l’islam là où elles existent. Que cet amalgame pratiqué par des courants nationalistes et racistes permette à l’islam
    d’échapper à la critique, nous ne l’admettons pas.<br>
    &nbsp;Nous pensons nécessaire de dénoncer l’oppression ciblé contre des musulmans ou des gens d’autres confessions en vertu de leurs croyances et de leurs pratiques religieuses, là ou cela se
    produit.<br>
    Nous pensons également nécessaire, de montrer, par exemple, le statut réservé aux femmes selon le Coran, qui sont selon ce texte clairement inférieures aux hommes et se doivent de leur être
    soumises. Ceci n’est pas réservé au Coran mais y est tout de même très explicite. Car la réalité n’est pas univoque, le fait que les musulmans puissent être oppressés, n’empêche pas que des
    situations d’oppression peuvent exister dans la pratique de cette religion.<br>
    Il ne faut pas oublier le fait que chaque religion est créé dans un contexte historique particulier. Ainsi, il faut prendre en compte que l’Islam a été développé dans un contexte où la société
    était formée de tribus nomades, avec les pratiques et les moeurs qui sont les leurs. Ceci non pour émettre des jugements de valeurs, mais qu’il est légitime de reconnaître le décalage entre les
    peuples dans lequel l’Islam est apparu au départ et les peuples qui le pratiquent aujourd’hui.<br>
    &nbsp; Ainsi l’économie de ces peuples tribaux relevait en partie de la pratique du pillage et de la prise de butin, dont les esclaves et les femmes,&nbsp; considérés comme des biens, un moyen
    d’échange, d’où l’existence de nombreux versets ne prenant sens que dans ce contexte particulier. Ex : sourate IV, Les Femmes, verset 3 : « Si vous craignez d’être injuste envers les orphelins,
    n’épousez que peu de femmes, deux, trois ou quatre parmis celles qui vous auront plu. ». Nous ne voulons pas émettre de jugement dépréciatif, mais nous tenons à rappeler, selon toute logique,
    qu’une polygamie exclusive n’est possible que dans le contexte de sociétés fortement inégalitaires,&nbsp; où les femmes sont accaparées par les plus riches, les dominants. Ou dans une société
    fonctionnant sur le principe du pillage et de la conquête, les femmes des vaincus pouvant alors être prises par les vainqueurs. Nous ne dirons rien sur le statut qui est fait aux femmes selon de
    tels principes.<br>
    &nbsp; Nous pensons légitime également de montrer quelles prétentions à le Coran de régler la vie publique des fidèles, de montrer que ces textes écrits tels qu’ils sont et appliqués dans
    beaucoup d’endroits sont rétrogrades et réactionnaires.<br>
    &nbsp; Nous pensons nécessaire de montrer le Coran avec les autres religions monothéistes pour ce qu’il est : une religion essentiellement patriarcale, fixant des mœurs et une répression sexuelle
    propre à ce régime patriarcal.<br>
    &nbsp; La question n’est pas de démontrer la supériorité d’un quelconque « discours occidental » , mais de montrer qu’en soi, l’élément identitaire islamique n’est pas et ne saurait en aucun cas
    être une alternative aux logiques de domination.<br>
    &nbsp; Nous sommes d’ailleurs sceptiques devant certaines accusations de racisme de ces libertaires : Michel Onfray, Charlie Hebdo, si ils sont critiquables par la place qu’ils occupent dans la
    pseudo-intelligentsia, sont ainsi assimilés à une pensée raciste à peu de frais. On reconnaît bien ici la logique de la chasse aux sorcières, puisqu’il ne sera pas la peine de démontrer que ces
    gens sont effectivement racistes par leurs discours (qu’on aurait du mal à produire), mais par les seules intentions qu’on leur prête au nom d’une logique inventée par les mêmes accusateurs, que
    l’ont peut résumer par l’équation « critique de l’islam=racisme ».<br>
    &nbsp; Bien que ce texte nous parle de dépasser les oppositions et les divisions spectaculaires, il n’a visiblement pas bien compris quels sont les tenant de cette division,&nbsp; ni comment elle
    est produite.&nbsp;&nbsp; Nicolas Sarkozy&nbsp; n’a pas hésité pas à serrer les paluches&nbsp; aux ecclésiastiques, au recteur de la mosquée de Paris, a encourager les religions diverses, et
    ensuite souffler sur la flamme de l’islamophobie pour rassurer le « français moyen » menacé dans son identité. La réalité du pouvoir n’est pas d’être&nbsp; proprement « islamophobe », mais de
    jouer sur les 2 parties.<br>
    L’islamophobie se déploie il est vrai comme une division spectaculaire, visant les masses à s’affirmer par de fausses identités.<br>
    &nbsp; Il n’ y a pas pour nous, de choix à faire entre une idéologie nationaliste et raciste d’un côté, et une position en faveur de l’islam en tant qu’élément identitaire des opprimés de
    l’autre. L’intelligence consiste à reconnaître cette opposition là où le pouvoir la met en scène, et à la dénoncer, et non pas à se placer pour l’une ou pour l’autre en vertu de positions
    stratégiques illusoires.<br>
    &nbsp; Cette position pro-islam déguisée participe d’ailleurs à l’assimilation entre arabes et musulmans, au lieu de la critiquer. On essentialise ici un peuple en pratiquant ce déterminisme
    religieux-identitaire.&nbsp; On fait peu de cas des arabes athées ou en conflit avec leur univers religieux. Il n’est pas suffisant de dénoncer l’influence du salafisme dans le mahgreb et
    machrek. Au-delà des groupes les plus fondamentalistes, c’est l’ensemble des peuples de ces pays qui est traversé d’éléments idéologiques, de partis, d’opinions contradictoires, hésitant entre
    révolution sociale et positions identitaires-religieuses.<br>
    &nbsp; Nous soutenons qu’il faut permettre à cette critique de s’exprimer et l’encourager, telles que le font certain-e-s féministes, militant-e-s laïcs ou progressistes (qui sont par ailleurs
    souvent musulmans) dans ces pays, qui pointent courageusement l’oppression dans laquelle ces pays baignent et quel harcèlement et frustration sexuelle sévit dans ces pays, en relation avec
    l’application de certains préceptes du Coran et la pesanteur de l’Islam sur ces sociétés. Répression qui existe aussi dans les pays occidentaux sous une forme moins explicite et plus perverse
    mais qui ne se manifeste pas avec autant de pression sur les femmes et n’exige pas d’elles une soumission telle que dans beaucoup de pays musulmans.<br>
    &nbsp; Nous disons donc, en quelque sorte, que les libertaires de cet appel ont lâché la proie pour l’ombre, c’est à dire la critique de l’aliénation religieuse, dans laquelle a pu prendre sa
    source la vénération de l’argent et la soumission au capitalisme, pour une prise de position circonstancielle et dangereuse, en l’occurrence la défense de l’islam sous prétexte qu’en tant que
    religion originaire d‘Afrique et appartenant à des minorités opprimés (or ce cliché est faux), sa critique relèverait forcément de l’affirmation d’un esprit européen néo-colonialiste et
    raciste.<br>
    <br>
    Qu’en est il en réalité de ce genre de raisonnement ?<br>
    <br>
    &nbsp; Pour tenter d’y voir plus clair, voici une remarque sur l’utilisation que font les rédacteurs “libertaires” de l’appel contre l’islamophobie d’un passage de Frantz Fanon, penseur connu
    pour son engagement radical contre le colonialisme et son implication dans la guerre de libération d’Algérie qui les met en face de leurs incohérences, de leur mensonges conscients ou non, voire
    d’un procédé de manipulation.<br>
    &nbsp; L’utilisation qu’ils font de la citation de Frantz Fanon dans les Damnés de la terre est un contre-sens complet. Pour toute personne sachant lire, cette citation est plus qu’ambigue, même
    limitée et présentée dans le cadre de leur texte :<br>
    ”Ce langage voudrait aussi imposer une assignation : tout arabe, tout africain, ou parfois tout être, ayant l’islam comme part de sa culture et comme part de son histoire serait un être
    essentiellement réactionnaire, fondamentalement religieux, et donc incompatible avec les principes fondamentaux républicains - principes par ailleurs complètement désincarnés, qui ne servent que
    pour justifier cette exclusion. Comme l’a montré Frantz Fanon, « Le colonisé réussit également, par l’intermédiaire de la religion, à ne pas tenir compte du colon. Par le fatalisme, toute
    initiative est enlevée à l’oppresseur, la cause des maux, de la misère, du destin revenant à Dieu. L’individu accepte ainsi la dissolution décidée par Dieu, s’aplatit devant le colon et devant le
    sort et, par une sorte de rééquilibration intérieure, accède à une sérénité de pierre. »”<br>
    <br>
    &nbsp;On va pouvoir constater qu’ils essaient de mettre de leur côté un penseur qui va pourtant à leur encontre dans ce passage, qu’ils tentent de réinterpréter maladroitement.<br>
    Dans l’utilisation qu’ils en font, les rédacteurs de l’appel tentent de faire dire à Fanon que la religion des colonisés pouvait être un moyen de résistance aux colons en l’ignorant. Ainsi, la
    “sérénité de pierre” auquel accède le colonisé après s’être aplati devant le colon serait une qualité du colonisé qui lui permet de ne pas perdre la face devant l’oppresseur...<br>
    <br>
    Mais, à la lecture des Damnés de la terre, on peut être plus que dubitatif de leur interprétation. On se rend compte que Fanon dit exactement le contraire, étant pour le moins critique envers
    toutes les croyances magiques, religieuses ou attitudes pseudo-contemplatives dans le contexte de l’occupation coloniale.<br>
    <br>
    &nbsp; Voyons déjà ce qui se trouve juste avant cette citation : Fanon dans cette partie parle justement des obstacles et échappatoires que trouvent les colonisés pour déverser leur
    violence&nbsp; et ne pas affronter les colons : luttes fratricides entre clans, autodestruction collective très concrète dans les luttes tribales, conduites qui toutes confortent la position du
    colon.<br>
    ”Tous ces comportements sont des réflexes de mort en face du danger, des conduites-suicides qui permettent au colon, dont la vie et la domination sont consolidées d’autant, de vérifier par la
    même occasion que ces hommes ne sont pas raisonnables.”<br>
    &nbsp;<br>
    Puis, dans ces obtacles à la prise de conscience, suit aussitôt après, dans le même paragraphe, la religion et les croyances, qui correspondent au passage cité par les rédacteurs de l’appel de
    bboykonsian :<br>
    « Le colonisé réussit également, par l’intermédiaire de la religion, à ne pas tenir compte du colon.&nbsp; Par le fatalisme, toute initiative est enlevée à l’oppresseur, la cause des maux, de la
    misère, du destin revenant à Dieu. L’individu accepte ainsi la dissolution décidée par Dieu, s’aplatit devant le colon et devant le sort et, par une sorte de rééquilibration intérieure, accède à
    une sérénité de pierre. »”<br>
    <br>
    Voilà qui ôte toute ambiguité au sens de ces paroles. Poursuivons sur ce qui vient un peu après :<br>
    <br>
    ”Un pas de plus et nous tombons en pleine possession. Au vrai, ce sont des séances de possession dépossession qui sont organisées : vampirisme, possession par les djinns, par les zombies, par
    Legba, le Dieu illustre du Vaudou. Ces effritements de la personnalité, ces dédoublements, ces dissolutions, remplissent une fonction économique primordiale dans la stabilité du monde
    colonisé.<br>
    &nbsp; On assistera au cours de la lutte de libération à une désaffection singulière pour ces pratiques. Le dos au mur, le couteau sur la gorge ou, pour être plus précis, l’éléctrode sur les
    parties génitales, le colonisé va être sommé de ne plus se raconter d’histoires.”<br>
    [...]<br>
    ”Nous avons vu que cette violence, pendant toute la durée de la période colonialme, quoique à fleur de peau, tourne à vide. Nous l’avons vue canalisée par les décharges émotionnelles de la danse
    ou de la possession.”<br>
    <br>
    &nbsp; etc, etc... Les passages où Fanon se montre plus que critique envers la religion, les croyances diverses et leur rôle dans le maintien d’un système de domination (en l’occurence colonial )
    ne manquent pas...<br>
    &nbsp; Par un tour de passe-passe, les rédacteurs, qui sont malhonnêtes ou ne savent pas lire, ou plus probablement un peu des deux, essaient de s’en servir pour arriver à leurs fins : la
    religion comme élément d’identité et de résistance face à l’oppresseur chez les minorités, donc qu’il ne faut pas critiquer.<br>
    &nbsp; Fanon peut donner un rôle à tous ces éléments de croyance religieux ou magiques dans la formation de l’identité culturelle et populaire de la nouvelle nation indépendante post-coloniale.
    Mais il les comprend d’abord, dans le contexte qui est celui colonial, c’est à dire dans un contexte d’oppression, comme un obstacle à la prise de conscience et à agir contre le vrai ennemi. Et
    il n’est absolument pas contre la critique des religions et rien n’indique dans ces écrits qu’il assimile la critique des croyances et religions de peuples opprimés systématiquementt à des
    principes vides d’oppresseur ou de raciste.<br>
    <br>
    &nbsp; Dans “L’an V de la Révolution algérienne”, Fanon tient des propos qui peuvent plus facilement être exploités pour aller dans le sens d’une résistance identitaire face à l'oppresseur
    colonial. Il a pu en être ainsi des femmes voilés en Algérie, élément d'affirmation de la nouvelle culture nationale face à la propagande française pour développer un comportement à l'européenne
    chez les femmes algériennes.<br>
    &nbsp; La réalité du voile comme affirmation d'une identité algérienne propre à cet instant face à la culture coloniale, c'est à dire son rattachement à un élément participant à l'affirmation de
    la nation révolutionnaire face aux forces colonialistes,&nbsp; ne doit pas faire oublier la nature d'origine religieuse du voile et le statut inférieur de la femme qui est explicitement décrit
    dans le Coran. (ex : Sourate II, verset 228 : "les maris sont supérieurs à laurs femmes".) Qu’un élément religieux ou culturel prenne à un moment donné un sens concret de résistance à
    l’oppression ne signifie pas que cet élément soit subversif ou révolutionnaire en soi. Sa nature profonde peut même être contraire à ce sens, tel le cas du voile. Encore une fois, ceci ne peut se
    comprendre en dehors d’un contexte historique particulier. (Ce dont Fanon était bien conscient).<br>
    <br>
    <br>
    Post-modernisme et extrême gauche<br>
    <br>
    &nbsp; La question du courant post-moderne est complexe et celui-ci se résume difficilement&nbsp; en quelques lignes Il regroupe des penseurs apparemment très divers par leurs orientations
    politiques et leurs sujets de prédilections : du très libéral Maffesoli, en passant par Onfray le philosophe-hédoniste, qui se réclame libertaire, jusqu’ à Judith Butler et ses études critiques
    sur le genre.<br>
    Ses traits caractéristiques :<br>
    -refus de toute pensée et critique à vocation “universaliste”, n’étant pas limitée à un seul&nbsp; ou quelques groupes humain limités et particuliers. (assimilé systématiquement à un mode de
    pensée occidental, blanc, masculin et hétéronormé, et menant à l’impérialisme)<br>
    -Conception de la domination non plus dans un rapport de possession/dépossession des moyens de productions, mais par rapport à des normes dominantes : blanc, masculin, hétérosexuel, colonial,
    néo-colonial.<br>
    -Idéologie accordant aux discours une autonomie totale, séparée de toute réalité. Le discours sur les signifiants et l’écart qu’ils présentent toujours avec les signifiés devient prétexte à nier
    la possible appréhension du réel, voire sa réalité.<br>
    -Il s’ensuit que le relativisme est de mise pour tout discours et tout constat.<br>
    <br>
    &nbsp; Plutôt que ce résumé lapidaire, voici ce que peut dire Jordi Vidal à propos de la société post-moderne dans Servitude et simulacre :<br>
    “A l’image de la conception postmoderne de la société, ces mensonges performants sont définitivement détachés du cours réel des choses. Leur pseudo-conflits sont là pour dissimuler l’existence
    d’un autre plan de réalité : celui d’une vie quotidienne totalement dégradée.”<br>
    (…)<br>
    “Les nouveaux signifiants, aux ordres du système, ont pu commencer à mener une guerre totale contre la pensée critique. Ce que le language a perdu se répercute socialement dans l’atomisation de
    la vie quotidienne, dans la perte généralisée de tout sens logique, dans la difficulté croissante à penser de nouvelles formes d’auto-organisation ou, plus tristement, dans l’incapacité à
    favoriser de simples gestes de solidarité. L’écart qui s’est ainsi créé entre les signifiants et les signifiés n’est pas sans conséquence sur l’organisation d’une société foncièrement
    individualiste et égoïste, comme sur la montée d’une violence qui de sociale est devenue aveugle.”<br>
    (…)<br>
    “On opprime les citoyens, on les maltraite, on les parque, on les met à la rue, et, en réaction, ils fabriquent des mots tiroirs. Leur addiction, leur colère et jusqu’à leur “soutien à…”
    répondent à des stimulations mais jamais à une réflexion.”<br>
    <br>
    Il y a dans l’appel de ces libertaires&nbsp; plusieurs marques de cette influence post-moderne :<br>
    <br>
    -déjà l’idée selon laquelle l’identité et la culture joue un rôle primordial, identité et culture que l’on verra comme figée pour les minorités par l’intermédiaire d’une religion. Cet élément
    identitaire et culturel, puisqu’il fonde essentiellement la personne et la définit, puisqu’elle se reconnaît en elle, ne doit pas être critiqué, d’autant plus si elle appartient à des
    minorités.<br>
    <br>
    -Ensuite, le développement de la pensée post-moderne se reconnaît souvent dans ses procédés manipulatoires (ici il s’agit plus de maladresse et d’ignorance) au niveau de son raisonnement
    intellectuel, qu’elle revendiquera et assumera comme un de ses traits propres. Elle l’appellera, par exemple, utilisation non contrainte ou dogmatique des référents, déconstruction et
    démocratisation de la hiérarchie intelectuels-auteurs/lecteurs.<br>
    &nbsp; Ce ne sont pas les objets partiels des théories post-moderne qui doivent être critiqués en tant que tels, mais bien l'utilisation de ces luttes et thèmes partiels que le courant
    post-moderne réalise. Par exemple que la théorie queer critique l'identité hétéronormée est une importante nouveauté. Le problème vient dans la suite : la nouvelle définition que l'on se donne ou
    pense se donner est le moyen privilégié, et finalement le seul moyen légitime, pour s'affirmer, pour être libre. L’identité sexuelle est appréhendée en dehors de tout autre déterminisme, notament
    économique.&nbsp;<br>
    &nbsp; La répression sexuelle n’est pas comprise dans son ensemble, en tant qu’elle concerne toute la société capitaliste, mais seulement quelques minorités : gay, lesbiennes, queer, trans… Et
    l’élément oppresseur, ne se comprend pas dans un ordre général de la répression sexuelle et de sa fonction dans les régimes autoritaires (même antérieurs aux capitalisme) mais par rapport à des
    critères appliqués à des individus : blanc, masculin, hétérosexuel. On ne parle même plus de riches, car par un raccourci idéologique on a assimilé l’homme blanc qui a encore le malheur de
    désirer des femmes au riche, au dominateur par excellence, automatiquement. Ces théories ont été diffusée d’abord par une intelligentsia universitaire, comme on s’en doute, pour être aussi coupée
    de la réalité et pratiquer des raccourcis aussi insultants qu’inexacts pour tout une partie de la population paupérisée et exclue, faussement rangée dans la catégorie des dominateurs.<br>
    &nbsp; On comprend aussi à quel point peut être libérateur un discours aussi culpabilisant,&nbsp; générateur de division, et qui disqualifie de la révolte légitime une partie plus qu’importante
    de la population. Il n’est pas trop difficile non plus de comprendre quels intérêts il sert, en fin de compte.<br>
    &nbsp; Toute identification d'un problème plus large, plus commun, fait peur, car elle implique des solutions et des actions qui ne dépendent pas du seul choix de l'individu. Chez les
    post-modernes, la logique identitaire de minorités prend le pas sur toute appartenance de classe, et même généralement sur toute analyse de l’oppression fondamentale résultant des rapports de
    production capitalistes. Ceci n’étant pas sans créer des problèmes de conscience chez les théoricien-ne-s post-modernes se revendiquant contre le capitalisme, problème résolu par la création de
    nouveaux concepts sans consistance ni pertinence. Ainsi, on parlera de classe de sexe, classe de race… et pourquoi pas de classe religieuse, bientôt?<br>
    &nbsp; En fait, le post-modernisme porte dans son nom son oubli : vouloir nous faire croire qu'il a dépassé la modernité, sans avoir dépassé le capitalisme. La modernité n'a jamais existée que
    dans le cadre du capitalisme. Vouloir la critiquer séparément, comme une essence, sans s'occuper des conditions économiques qui ont porté son développement, c'est à dire capitalistes, c'est se
    vouer à l'échec. Le post-modernisme fuit tout universel, car l'universel qu'il ne veut pas reconnaître et qui le porte, comme nous tous, c'est celui de la marchandise, dont la critique amènerait
    à des prises de positions trop dangereuses.<br>
    <br>
    &nbsp; La pensée post-moderne se condamne à un morcellement qui entraîne à la coexistence d'identités plus ou moins compatibles entre elles, tout en faisant croire qu’il n’en résulte aucune
    contradiction. Elle ne veut pas reconnaître que ces identités, ces cultures, ne coexistent pas librement, mais sont séparées entre elles par leurs milieux d’origine,&nbsp; les agents qui les
    diffusent,&nbsp; leurs publics respectifs, leurs systèmes de valeur, car elle appréhende ces différences seulement en terme de discours ou d’identité culturelle in abstracto.<br>
    &nbsp; L'Islam par exemple, malgré la diversité des croyants, occuppe une place particulière par ses valeurs, ses pratiques, les communautés et les gens qui l'incarnent. Il est faux de décrire la
    réalité sociale comme un monde où les individus serient libres de se choisir à la fois gays, lesbiens, musulmans en même temps comme si cela devait relever du seul choix individuel et de la
    “liberté”. C’est faire abstraction de toutes les contradictions réelles que portent ces idendités entre elles, que l’on peut comprendre entre autre par l’étude de leur passé historique et de
    l’incompatibilité de leurs pratiques et de leurs valeurs.<br>
    &nbsp; Par exemple, un homosexuel bobo parisien, lui pourra devenir musulman nouveau converti (bien que ce soit absurde à notre sens). Par contre, celui qui grandit dans une culture musulmane
    très affirmé va avoir beaucoup plus d'obstacles et de pression si il veut s'affirmer comme homosexuel.<br>
    &nbsp; Et l'Islam ne se considère pas ses valeurs comme relatives et compatibles avec le mouvement gay. (comparaison en apparence abusive tant ce sont 2 choses différentes, mais que je m'autorise
    parce qu'il correspond à la manière post-moderne d'envisager les identités, les personnes et groupes sociaux : des discours et des choix personnels, qui coexistent sur la grande scène
    démocratique et marchande)<br>
    &nbsp; C’est en quelque sorte une logique de lobbies d'identités que reconnaît la société post-moderne, fonctionnant à l'intérieur du capitalisme, et tous les lobbies n'ont pas la même puissance,
    les mêmes intérêts ni les même valeurs.<br>
    <br>
  </p></div>
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