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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 10:14
Action directe contre Monsanto!

Voici un article sur l'occupation d'une usine Monsanto par des faucheurs dans l'Aude. Depuis l'écriture de cet article, les faucheurs ont malheureusement été expulsés par la police...

Une centaine de faucheurs volontaires occupent depuis 15h30 ce 17 janvier l’usine du groupe Monsanto à Trèbes (Languedoc-Roussillon). Selon les informations recueillies, une partie des militants sont sur les grues, d’autres se sont enchainés sur les toits. « Nous ne sortirons que lorsque le gouvernement nous aura assuré d’un nouveau moratoire sur le maïs OGM Mon810 », a déclaré Pascal Pavie, joint au téléphone par Basta !.

Le Conseil d’Etat a invalidé le 1er août dernier l’interdiction française de ce maïs, estimant que la France « n’avait pas apporté la preuve de l’urgence et d’une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l’environnement », rappelle l’association Inf’Ogm. Le lendemain de cette décision, les ministres de l’Agriculture et de l’Environnement s’étaient engagés à « maintenir le moratoire sur la mise en culture de semences OGM, afin de prévenir les risques environnementaux et économiques pour les autres cultures et l’apiculture », d’ici aux prochains semis. Mais « la saison des semis de maïs commence dans deux mois et aucun nouveau moratoire n’a été pris, poursuit Pascal Pavie. Nous craignons que les commandes de semences ne soient passées et que l’on nous mette devant le fait accompli. »

Le lieu choisi pour cette action est symbolique : Monsanto est le fabricant du maïs Mon810, et l’usine de Trèbes est l’un des plus grands sites d’Europe de production et de conditionnement des semences de maïs et de colza. Sur place, des faucheurs volontaires, des désobéissants, des militants de la Confédération paysanne et de la fédération Nature et progrès, assurent être prêts à passer la nuit sur place, sans violence, jusqu’à obtenir du gouvernement l’assurance d’un nouveau moratoire.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 11:19
Assemblée de chomeurs contre les négociations UNEDIC le 8 Février

Et l'affiche!

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 09:50
Luttes sur le logement à Bologne

Au cours du mois dernier, Bologne a été secouée par une vague d’occupations de logements. Ces occupations doivent être comprises dans le contexte des semaines nationales d’action qui ont culminé avec la manifestation nationale du 19 octobre à Rome.

Ces occupations, menées dans un certain nombre de quartiers de Bologne, impliquent une variété de mouvements populaires de base.

Au cours du mois dernier, Bologne a été secouée par une vague d’occupations de logements. Ces occupations doivent être comprises dans le contexte des semaines nationales d’action qui ont culminé avec la manifestation nationale du 19 octobre à Rome (voir à ce sujet : 18/19 octobre. Mobilisations contre l’austérité et recomposition sociale).

Les occupants justifient leurs actions comme étant des réponses à ce qu’ils décrivent comme une situation d’urgence en matière de logement.

L’ASIA-USB (un syndicat de base à la pointe du mouvement pour le logement) cite les chiffres suivants au sujet de Bologne à partir de 2012 : environ 1000 familles ont reçu une ordonnance d’expulsion et près de 10.000 demandent un logement social ; par contraste, 7.000 appartements privés et 225 unités de logements sociaux du parc public restent vacants dans cette ville de 380 000 habitants (au centre d’une aire urbaine de près d’un million de personnes).

Le manque de logements abordables à Bologne est devenue une question clé depuis près de deux décennies. Bien que les militants sur le logement avaient dénoncé la situation depuis un certain temps, la question n’est devenue publique dans la presse locale mainstream qu’en 2009, après que Nomisma (un cabinet de consulting économique travaillant à l’échelle du pays mais basé à Bologne) ait publié un rapport détaillé sur le logement en Italie. Le rapport montrait qu’entre 1991 et 2009, il y a eu une augmentation de près de 100 % du prix des maisons à Bologne et une augmentation de 75% des loyers, contre une augmentation moyenne des revenus de seulement 18%.

Les politiques locales en matière de logement n’ont fait qu’empirer la situation au lieu de l’améliorer, même à la marge. Valerio Monteventi, militant et ancien conseiller de Bologne, a souligné dans un rapport détaillé publié en 2010, que les autorités locales étaient incapables de répondre aux besoins des citadins les plus vulnérables – migrants, étudiants et ménages à faibles revenus. Les politiques du logement locales n’ont pas cherché à promouvoir la construction de résidences étudiantes et de logements collectifs bon marché et n’ont pas non plus été capables de rendre entièrement habitables les appartements existants dans le parc du logement social public.

Il y a des occupations dans un certain nombre de quartiers de Bologne, qui impliquent une variété de mouvements populaires de base.
Dans le centre-ville, l’ASIA-USB, avec une douzaine de familles déjà expulsées de leurs maisons, a occupé un grand projet de logements abandonnés.

Toujours dans le centre, le « Làbas Occupato » (un collectif étudiant actuellement basé dans une ancienne caserne occupée) a lancé un projet appelé « crowdhousing » - une opération de rénovation immobilière auto-organisée et coopérative d’une partie de la caserne pour la rendre habitable, en particulier pour les étudiants.[1]

Une autre action, en réponse principalement aux besoins massifs de logement de la nombreuse population étudiante de Bologne, est le « Studentato Occupato Taksim » (Résidence étudiante occupée Taksim). Le Studentato a été ouvert par le Collettivo Universitario Autonomo (CUA), un collectif militant étudiant inter-fac, dans l’ancien internat d’un couvent situé à la périphérie de Bologne et qui était vide depuis plus de trois ans. Ils inscrivent cette occupation dans une lutte contre l’augmentation du coût des études, des frais universitaires, les prix de plus en plus élevés des cantines étudiantes, l’accès possible uniquement à des résidences étudiantes de luxe et pour répondre à leurs besoins d’espaces de socialisation auto-organisés.

Une deuxième action à la périphérie a été l’occupation d’un immeuble résidentiel privé dans le quartier de Bolognina. Bolognina (“la petite Bologne”) est un quartier ouvrier traditionnel et historique, actuellement au centre de plusieurs grands projets de « régénération » et de rénovation urbaine massive (avec beaucoup de tertiaire) qui conduiront à une gentrification à grande échelle et l’incorporation de ce vaste quartier, qui jouxte le centre historique de la ville au nord de la gare ferroviaire et des voies ferrés, dans un nouveau centre urbain, complètement redimensionné et beaucoup plus étendu, de la métropole.
Les déclarations publiques des occupants ont explicitement désigné leurs actions comme une forme de lutte contre ce processus plus large : « L’immeuble a été occupé pour résoudre les besoins de logement de beaucoup d’entre nous, qui sont sans maison ou fatigués de payer des loyers exorbitants à Bologne, mais aussi de faire un premier pas concret dans la lutte contre la requalification de Bolognina. En effet, cette zone excite depuis un certain nombre d’années, les appétits d’affairistes et de spéculateurs qui, sous la direction de l’administration municipale, visent à transformer un quartier populaire en nouveau centre d’affaires de la métropole qui vient. Á coup d’expulsions, de projets de méga-infrastructures, de centres commerciaux et de descentes de police. »

Bien que tolérant relativement la plupart des nouvelles occupations, le conseil municipal a expulsé celle de Bolognina. L’expulsion a été réalisée sans aucune solution de relogement pour les occupants.
Quelques jours plus tard, les occupants expulsés ont entamé une deuxième action dans un autre immeuble privé vide, toujours dans Bolognina. Les occupants ont été de nouveau expulsés et plusieurs des activistes impliqués – qui ont réussi à retarder le processus d’expulsion plus de 20 heures en grimpant sur le toit du bâtiment – ont reçu un ordre d’expulsion de Bologne[2]. Malgré cela, les activistes impliqués dans cette action ont, dans leur dernière déclaration publique, exprimé leur satisfaction. Les occupations, écrivent-ils, sont un « message clair aux autorités de Bologne », elles « continueront et les expulsions seront de plus en plus rugueuses. Nous verrons qui se lassera le premier ».

Le 19/11/2013

Repris sur Courant Alternatif, le journal de l'OCL

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 11:06
Répression contre les grévistes étudiants à Bruxelles

Voici le communiqué d'un syndicat étudiant bruxellois après la répression qui a frappé les grévistes belges. Solidarité internationale!

Ce lundi 14 octobre à 16h30, plus d’une centaine d’étudiants de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) a réussi à bloquer la tenue de son conseil d’administration (CA) pour s’opposer à la « réforme de la gouvernance ». En effet, les étudiants réunis en assemblée générale jeudi dernier avaient voté le blocage du CA si le point « réforme » n’était pas reporté.

A l’arrivée des étudiants, les autorités avaient déplacé le CA dans un lieu qu’ils tenaient secret. Les étudiants ont constaté qu’en lieu et place du CA, les administrateurs embarquaient dans un bus pour une destination inconnue. Les étudiants ont alors bloqué le bus. Malgré la présence de nombreux étudiants devant celui-ci, le bus s’est élancé manquant d’écraser les manifestants au vu et au su des autorités et des administrateurs. Suite au blocage, un second bus est arrivé suivi d’une « escorte » policière dépêchée par l’ULB. Bus dans lequel se sont empressés de monter les administrateurs. Bloquant ce second bus sans aucune violence, les étudiants ont pourtant été réprimés avec une brutalité extrême. Plusieurs étudiants ont été blessés gratuitement : matraqués, jetés au sol, intimidés par la brigade canine – faisant un étudiant mordu – et finalement gazés par les forces de l’ordre.

Les autorités ont contacté la police contre leurs propres étudiants ! Celle-ci était présente sur le campus – et donc soumis à la responsabilité de l’ULB – avant 16h. Des policiers en civil étaient présents dans le hall d’entrée du Conseil d’Administration. Cette mascarade démocratique n’avait qu’un but : empêcher les étudiants d’exprimer leur opposition. En voulant faire passer en force le vote de la réforme de la gouvernance (pour laquelle les délégués des étudiants et des travailleurs s’étaient exprimés contre en juin dernier), les autorités de l’ULB n’ont pas hésité à employer la violence gratuitement plutôt que de répondre positivement aux revendications démocratiques des étudiants.

L’Union syndicale étudiante (USE) rappelle qu’une pétition demandant le report du vote et un référendum a récolté plus de 2000 signatures en 5 jours. Ceci n’a pourtant pas ému les membres du CA ce lundi. L’ULB reste sourde aux demandes des étudiants pour plus de démocratie. Les étudiants ont eu à faire face aux insultes, à la malhonnêteté et aux coups, mais ils n’ont pas cédé.

L’USE déplore le manque d’engagement du bureau des étudiants administrateurs (BEA) dans le dossier. Le BEA, malgré sa minorité progressiste, n’a pas pris en considération le vote démocratique du blocage décidé par l’assemblée générale. Pour l’USE cet agissement tient de la confiscation bureaucratique du pouvoir et n’a aucune légitimité démocratique. Le BEA, en tant qu’organe de représentation des étudiants, se doit de tenir des assemblées générales (AG) étudiantes démocratiques. Le mandat du BEA doit ainsi être défini par les revendications et les actions votées par les étudiants lors de ces AG !

L’USE continue à revendiquer de manière indissociable le report de la réforme après les élections universitaires de décembre, ainsi que l’initiation d’un débat contradictoire sur l’ULB concernant la réforme préalablement à la mise en place d’un référendum où tous les membres de la communauté universitaire (étudiants, travailleurs, chercheurs, professeurs) pourront s’exprimer. Nous nous retrouverons pour une nouvelle assemblée générale ce mardi à 12h au foyer de l’ULB, car nous n’entendons pas nous arrêter là !

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 12:30

Au Brésil, les syndicats d'enseignants en grève se heurtent violemment à la police pour défendre leurs droits. Un bon exemple pour les enseignants français qui doivent comprendre que pour gagner une lutte, il faut aller plus loin que chanter devant le rectorat.... Voici une vidéo du monde sur leur mobilisation.

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