Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 17:06
Marre de la répression anti-syndicale à l'Université Montpellier III!

L'administration de l'Université Paul Valéry ne cesse de harceler les militants syndicaux qui s'opposent aux politiques d'austérité mises en place par cette soi disant direction de "goche"... Voici le communiqué des syndicats.

Les organisations soussignées demandent l’abandon par l’Université Montpellier 3 des poursuites disciplinaires contre deux syndicalistes de Solidaires Étudiant-e-s et une du SCUM/CNT-SO (Confédération Nationale du Travail – Solidarité Ouvrière) pour l’accusation fantaisiste de « trouble à l'ordre public ».

Les trois militant-es sont accusé-es de trouble à l'ordre public et d'agression à l’encontre de membres de l'UNI en avril 2014 lors des élections étudiantes à Montpellier 3. Les poursuites de l’université contre ces militant-es sont intolérables. Ils et elle ont été interdit-es de présence sur le campus durant 30 jours, causant l'impossibilité de se rendre aux examens !!!! La présidence a refusé tout dialogue, toute rencontre et ne répond même pas aux courriers qui lui sont adressés. A partir de faits mineurs, la Présidente et le Vice-Président s'acharnent sur les militant-es pour leurs activités syndicales dans l’université.

Face aux provocations répétées de l'UNI (organisation de droite extrême), accompagnée de militant-es du FNJ (Front National de la Jeunesse) et de la Ligue du Midi (groupuscule violent local d'extrême-droite), la Présidence a préféré faire intervenir CRS et BAC pour les protéger, opération qui a coûté des milliers d'euros au contribuable ! Les pressions policières, des militant-es faisant le geste de la quenelle, les inultes racistes, homophobes et islamophobes,... Autant de provocations et d'agissements qui ne sont pas acceptables sur un campus d'université. Un membre de la BAC a d'ailleurs affirmé être venu pour « protéger son neveu » illustrant les magouilles et les arrangements entre forces de l'ordre et groupuscules violents. Par ailleurs, preuve que l'UNI n'est pas la bienvenue à Paul-Valéry, elle a obtenu aucun élu (30 voix sur 20 000 étudiants!) contre 4 élu-es pour les organisations signataires (plus de 400 voix) !

Ce n'est pas la première fois que la présidence de l'Université Montpellier 3 s'adonne à la répression et au flicage. Elle dispose de listes noires illégales d'étudiant-es jugé-es indésirables (recours à la CNIL), elle a également poursuivi en conseil disciplinaire - lors du mouvement en 2013/2014 contre les mesures d'austérité - des étudiant-e-s mobilisé-es sans preuve valable (le dossier n'a d'ailleurs donné aucune suite)...

Mais qui sont les « agresseurs » ?

Sont-ce celles et ceux qui se battent pour une université publique, gratuite, critique et réellement ouverte à toutes et tous qu’ils et elles soient avec ou sans papiers ? Les personnel-le-s qui subissent contrats précaires à répétition, conditions de travail et de rémunération toujours plus dégradées ? Ou celles et ceux qui orchestrent licenciements, externalisation, coupes budgétaires, suppressions de postes, de filières, privatisation et dégradent ainsi les conditions de travail, de vie et d’études de la majorité des étudiant-e-s et personnel-les et l’imposent avec la force de l'intervention policière, couverts par les groupuscules d'extrême-droite ?!

Il apparaît ainsi que l’extrême-droite et la présidence se rencontrent inévitablement quand il s’agit de réprimer les étudiant-e-s en lutte. Sous couvert d'une image contestataire, la Présidence utilise les moyens législatifs répressifs et sans dialogue qui ont servi de socle au phénomène d’hyper-présidence, de concentration des pouvoirs, dû aux réformes universitaires LRU et Fioraso, qu'ils ont pourtant publiquement dénoncés.

Ces méthodes intolérables ne se retrouvent pas qu’à Montpellier. Partout les mêmes procédés sont employés par l’Etat afin de casser les mobilisations collectives, seule issue à un système qui menace chaque jour un nombre toujours plus grand d’entre nous.

Loin de ne frapper que nos seul-e-s militant-e-s, la répression s’abat sur tou-te-s celles etceux qui relèvent la tête pour se défendre. Ainsi, à Caen, le directeur de l’hôpital a fait appel aux forces de l’ordre contre le personnel gréviste en lutte contre les suppressions de postes et les réductions budgétaires. À Amiens Nord, ce sont plusieurs syndicalistes CGT de Goodyear, en lutte contre plus de 1200 licenciements, qui ont été condamné-e-s à de la prison avec sursis, tandis que d’autres ont été placé-e-s 39 heures en garde à vue suite à une plainte pour « menaces » d’un syndicat de cadres. En Espagne, ce sont récemment plusieurs années d’emprisonnement qui ont été requises contre des salarié-e-s d’Airbus qui avaient participé à la grève générale en 2010…i

Signataires : Solidaires Etudiant-e-s Montpellier, SCUM/CNT-SO, SUD Education 34, SUD Recherche 34, Solidaires 34

Repost 0
26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 17:19

Ce jeudi 26 septembre se tenait à l'Université Paul Valery une assemblée générale afin de protester contre les mesure d'austérité proposées par la présidence de l'Université : fermeture du site de Béziers, sélection par tirage au sort à l'entrée de la fac, licenciement d'une partie des personnels précaires...

La section montpelliéraine de l'UNI, syndicat de droite dure voire extrême, lié à l'UMP a choisi de faire une provocation contre les grévistes. Les militants de l'UNI connus pour professer l'inégalité des civilisations(http://www.liberation.fr/politiques/2012/02/07/gueant-affirme-que-ses-propos-ne-visaient-pas-les-musulmans-francais_794233) sont venus casser la mobilisation.

Etrangers à la fac de lettres, inscrits en fac de droit qui n'est pourtant pas concernée par les mesures d'austérité, ils sont venus casser le mouvement.

Habillés en costume cravate, les militants de l'UNI ont tenté de perturber l'Assemblée Générale aux cris de « Gréviste= futur chômeur », « il y a trop d'immigrés en France » le tout en chantant la Marseillaise.

La dizaine de militants de l'UNI est venue accompagnée d'un service d'ordre de gros bras issu de boites de sécurité privée ou du service d'ordre de l'UMP, qui ont tenté de se faire passer pour des « étudiants concernés par leurs droits au travail ».

Heureusement, la réaction des étudiants de l'Université a été à la hauteur de la provocation, ceux ci leur ont barrés l'accès à l'Assemblée Générale malgré les menaces de leur escorte « d'étudiants de première année » de plus de 45 ans.

Refoulés une première fois, ils sont revenus avec plus de militants. Là encore, des étudiants choqués, des antifascistes, des militants syndicaux, libertaires leur ont barré la route.

Au final, c'est la compagnie d'intervention de la police nationale qui a du protéger les militants de l'UNI qui se sont enfuits sous les quolibets et les moqueries des étudiants.

L'échec de la provocation de la droite extrême venue casser la grève est une bonne chose. Elle et est de bonne augure pour la mobilisation. Néanmoins, nous devons rester vigilants et nous rappeler que les groupes de droite extrême tels que l'UNI sont toujours du coté des possédants. Leur perspective est l'écrasement des précaires et des plus pauvres. Ils doivent être combattus en tant que tels.

Alternative Libertaire Montpellier

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur l'UNI et son histoire trouble.

http://scalp87.over-blog.com/article-14274611.html

Repost 0

Nous contacter

montpellier@
alternativelibertaire.org

Qui sommes nous ?

Blog du Collectif Alternative libertaire (CAL) de Montpellier

AL34

 Nous sommes des militants et militantes anarchistes révolutionnaires et

communistes libertaires vivant et travaillant sur Montpellier et son département.


Fondée en 1991, AL fonctionne sur un mode fédéraliste et autogestionnaire. L’organisation

est constituée d’une fédération de groupes locaux,


Retour à la page d'accueil

Agenda militant

Nous y serons

MANIFESTATION INTER-REGIONALE ANTIFASCISTE

MONTPELLIER    => DIMANCHE 6 AVRIL

RENDEZ VOUS A 13H A PLAN CABANES

(TRAM 3, ARRET PLAN CABANES)

Articles Par Catégories