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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 12:30

Il y a cinq jours, un texte intitulé "Militante féministe de Montpellier étranglée et frappée par un militant du Barricade" publié sur le blog "Distromapache" a fait le tour des réseaux sociaux de Montpellier et du grand sud, visant notamment les milieux militants. Ce texte porte de graves accusations à l'encontre du local associatif "Le Barricade" et de ses membres, au sein duquel le CAL Montpellier est investi. Etant donné la gravité des allégations qu'il comporte, et sa large diffusion via internet, les membres du Barricade n'ont d'autre choix aujourd'hui que de rédiger une réponse apportant leur version des faits et espérant ainsi, faire la lumière sur cette affaire. 

 

C'est cette réponse que nous publions aujourd'hui.

 

Réponse du Barricade à la "Militante Féministe de Montpellier"

RÉPONSE CONCERNANT UN CERTAINTEXTE D'ACCUSATION

 

Le Barricade est un local autogéré de Montpellier, ouvert en novembre 2014. Il est tenu par un collectif fondé sur des valeurs de solidarité populaire, d’antiracisme, d’antisexisme, d’ouverture et d’autogestion. En un an et demi d’existence, le local associatif du Barricade a organisé des dizaines d’évènements culturels, festifs ou politiques, ainsi que des cours et des ateliers gratuits. L’association a récemment dépassé les 2600 membres, et a le plaisir d’entretenir de bons liens avec le reste du mouvement social montpelliérain, comme avec des groupes et associations n’en faisant pas partie.

 

Récemment, un texte visant notre collectif qui gère ce lieu a été publié de manière anonyme sur un blog. Ce (très long) texte multiplie les accusations, mélangeant analyse pseudo-politique, plaintes personnelles, blagues, menaces voilées et rumeurs. Nous sommes en gros accusés d’avoir mené une série d’embrouilles contre un groupe de personnes, embrouilles qui auraient abouti à une agression physique lors du carnaval de Montpellier.

A vrai dire, nous ne sommes pas surpris de ce texte : cela fait un an maintenant que ce groupe de personne cherche à nous nuire par tous les moyens, et il nous semble donc important de revenir sur quelques faits pour mettre les choses au clair. Nous nous excusons de ne pas avoir publié plus tôt notre version des faits, préférant dépenser notre énergie plus utilement que dans des débats par textes interposés.

Concernant l'altercation au Carnaval de Montpellier de 2016 qui est la base de ce texte d'accusation, cette agression est une action individuelle et n'est bien sûr en aucun cas une action du Barricade. Le collectif en a discuté et a considéré qu’elle était condamnable, et que nous ne souhaitions pas rentrer dans ce type de conflits physiques y compris avec des personnes menant des campagnes de diffamation basées sur des mensonges, et l'a clairement signifié à la personne concernée. Ces faits font suite à diverses diffamations, coups de pression et autres messages de menace ou d’insultes venant du groupe accusateur.

 

Nous avons donné cette position de condamnation de l'agression à toute personne qui est venue nous voir, et ce de manière très claire. Par contre, nous ne l'avons pas rendu public sur internet pour éviter des reprises comme celle que le site Fdesouche, lié au Front National, a fait de l'article de la "militante féministe de Montpellier":

"Agressions sexistes et homophobes chez les antifas" sur Fdesouche

En pleine période de mouvement social et de répression (par l'arrestation de nos membres, les intimidations et interventions policières dans le but de nous faire stopper notre activité, et les attaques de militants d'extrême-droite...), ces accusations sont graves et elles ne viennent pas de nulle part. Nous n’allons certainement pas nous laisser intimider par, disons-le, un groupe de personnes obsessionnelles et déconnectées des réalités sociales. Nous n’avons aucun compte à rendre à des gens aussi méprisables.

Méprisables, car inventant la persécution d’un « groupe féministe non mixte » par notre collectif – groupe n’ayant eu aucun problème par le passé avec les blagues racistes de leurs amis, les attitudes viriles, la délation et la publication en ligne de textes provenant de l’extrême droite et visant des militant-e-s, mais jouant maintenant aux victimes pour nous attaquer. Nous rappelons utilement que ce groupe est depuis longtemps exclu de la majorité des lieux politiques de la ville, alors que notre collectif organise régulièrement des évènements avec différents groupes féministesle dernier ayant eu lieu il y a un mois, et ayant été un grand succès, collectant plus de 600 euros pour lutter contre la répression. Méprisables donc, puisqu'en manipulant la rhétorique féministe afin d'asseoir une légitimité lors d'un conflit, on fait rentrer le doute là où il ne devrait jamais être

 

Méprisables, car fuyant lâchement leurs responsabilités. Rappelons ici que l’origine de l’obsession de ce groupe pour notre local vient d’une paire d’embrouilles survenues en soirée, et concernant d’abord deux mecs hétéros ne pouvant pas se supporter, puis une prise de tête entre des étudiants et l’un d’eux et ses amis. Nous ajoutons en annexe une chronologie plus détaillée de ces faits pour les personnes intéressées. Ce groupe qui nous accuse aujourd’hui a immédiatement considéré des prolétaires immigrés fréquentant notre local comme des homophobes et des sexistes, sans chercher à dialoguer. Plutôt que de participer à résoudre le conflit dans le cadre de l’autogestion du lieu, ils ont fait preuve d’un incroyable mépris de classe en refusant tout dialogue avec eux (il y aurait beaucoup à dire à ce sujet sur le milieu social de nos accusateurs), et ont préféré s’en prendre à notre collectif. Il est vrai qu’il est plus facile de demander des comptes à des personnes investissant toute leur énergie à gérer un lieu bénévolement et à résoudre des conflits à la pelle que de se bouger pour faire avancer les choses. De même, laisser entendre que le Barricade serait à l’origine des violences qui commenceraient lors du Carnaval, c’est oublier les attitudes virilistes de ce groupe, ses menaces et ses diffamations incessantes. Nous refusons d’inverser les responsabilités.

 

Méprisables, car se posant en victimes, exclues et harcelées, alors que ces personnes ont encore le culot de venir parasiter des mobilisations organisées au Barricade, dans lesquelles notre collectif est très actif. Tout ça pour essayer de monter la tête contre nous à des personnes pourtant proches de nous et que nous avons soutenues au quotidien lorsqu’elles ont affronté de vrais problèmes. Ces tentatives de manipulation minables sont très révélatrices.

 

Méprisables enfin, car masquant des rancœurs personnelles dues à leur exclusion du mouvement sous un vernis politique, prétendant « repolitiser » cette embrouille qu’ils ont créé de toute pièce – alors que ces gens ne sont nulle part, tenus à distance par toutes les organisations, incapables de diffuser un seul tract, coller une seule affiche ou lancer une seule initiative solide. Et pourtant ce texte se prétend sérieux en parlant de prolétariat, de matérialisme et de révolution.  La politique révolutionnaire, ce n’est pas écrire des dizaines de pages de diffamation pour ses potes de fac. C’est assumer ses actes au quotidien et participer à changer la réalité sociale. Comme nous le faisons, en tenant un lieu, en nous formant continuellement (et notamment sur la question du sexisme), en soutenant les groupes féministes locaux, en accueillant chaque semaine toujours plus de personnes et en réglant au quotidien des problèmes de violence, de harcèlement, de précarité.

 

Toute personne de bonne volonté est toujours la bienvenue dans notre lieu, pour échanger sur ce sujet comme sur un autre, et chacune comme chacun pourra constater la réalité de nos propos en venant nous rencontrer. « Les faits sont têtus », comme disait l’autre.

Le Barricade, le 23 avril 2016

 

Enfin, vous trouverez à télécharger par ce lien une chronologie plus détaillée des embrouilles qui datent depuis un an.

http://www.fichier-pdf.fr/2016/04/25/chronologie-detaillee-du-conflit/

 

 

 

Réponse du Barricade à la "Militante Féministe de Montpellier"

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