18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 12:00

Voici un article qui nous présente assez clairement l'idée générale et l'objectif réel de la loi que les commissaire européens sont en train de nous concocter sur les semences. Tout est là...et encore une fois si rien ne se passe, on l'aura tous dans l'os!

 

Mike Adams, éditeur du site NaturaNews dont vous lisez régulièrement des articles nous prévient, nous habitants de l'Union Européenne, du grand danger qui nous pend au nez avec une loi de la Commission européenne, actuellement en projet, pour réglementer les graines que nous mettons dans notre jardin. Cette loi suivrait de près celles votées dans plusieurs états américains.

 

Il y a le lien vers une pétition en fin d'article (traduite en français par traducteur), ainsi que vers la lettre ouverte à Bruxelles.


Alors gardez précieusement vos graines de légumes et de fleurs, si la loi passe, il faudra braver la loi, sinon on finira tous par ne manger que des OGM de Monsanto !

(NaturalNews): Une nouvelle loi proposée par la Commission Européenne, rendrait illégal de "cultiver, reproduire ou faire commerce" de toute semence de légumes n'ayant pas été "testées, approuvées et acceptées" par la nouvelle paperasserie européenne, elle a pour nom "Agence pour l'UE sur la diversité des plantes".

 

On l'appelle la Loi sur les matériaux de reproduction des plantes et son but est de rendre virtuellement responsable le gouvernement de toutes les plantes et semences. Les jardiniers amateurs qui cultivent leurs propres plantes à partir de semences non répertoriées seraient considérés comme des criminels en vertu de cette loi.

Le texte d'ébauche de loi, qui a déjà été amendé plusieurs fois en raison d'une énorme réaction négative de la part des jardiniers, est visible ici. (Je ne l'ai pas trouvé en français, même après m'être énervée pendant un bon moment, elle n'est pas sur le site du JO de la commission européenne, car pas encore votée, peut-être n'existe-t-elle qu'en anglais, car c'est la langue mondiale.)

"Cette loi stoppera immédiatement le développement professionnel des variétés de légumes pour les jardiniers amateurs, les producteurs bio, et les petits maraîchers", a dit Ben Gabel, qui cultive des légumes et est le directeur du catalogue des semences naturelles. "Les jardiniers amateurs ont des besoins réellement différents – par exemple ils jardinent manuellement, n'ont pas de machines et ne peuvent ou ne veulent utiliser des pulvérisations chimiques. Il n'y a pas de moyen pour enregistrer les variétés qui conviennent à un usage domestique car ils ne répondent pas à des critères stricts de l'Agence pour la diversité des plantes, qui ne s'occupe que d'approuver le genre de semence utilisé par les agriculteurs industriels".

 

Virtuellement toutes les plantes, légumes, graines et jardiniers seront finalement enregistrés par le gouvernement

 

Tous les gouvernements, bien sûr, se sont entichés de l'idée d'enregistrer tout le monde et toutes choses. En vertu du paragraphe IV de la loi proposée par l'UE :


Paragraphe IV : enregistrement des variétés dans des registres nationaux et de l'Union
Les variétés, dans le but de les rendre disponibles sur le marché à travers l'Union, seront incluses dans un registre national ou dans un registre de l'Union via une procédure d'application
directe par le CVPO (Community Plant Variety Office = Bureau de la communauté pour la diversité des plantes).

Les jardiniers doivent aussi payer une redevance à la bureaucratie de l'UE pour l'enregistrement de leurs semences. D'après le texte de loi proposé :

Les autorités compétentes et le CPVO prélèveraient une redevance pour le traitement des demandes, l'examen formel et technique comprenant des audits, la dénomination des variétés et la maintenance des variétés pour chaque année pendant la durée de l'enregistrement.

Bien que cette loi puisse ne viser au début que les jardiniers professionnels, elle constitue un précédent pour se poursuivre tôt ou tard par les jardiniers amateurs et exiger qu'ils respectent ces mêmes stupides règlements.

 

La bureaucratie gouvernementale devient folle

 

"C'est un exemple de dérapage de la bureaucratie", dit Ben Gabel. "Tout ce que fait cette nouvelle loi est de créer une tonne de fonctionnaires civils dans l'UE payés à déplacer des montagnes de papiers toute la journée, tout en supprimant un approvisionnement en semences aux jardiniers amateurs et en interférant avec les droits des agriculteurs de cultiver ce qu'ils souhaitent. Il est aussi très ennuyeux qu'ils se soient arrogés le pouvoir de réglementer et donner une autorisation dans l'avenir pour toutes les espèces de plantes – pas juste les plantes agricoles, mais les herbes, les tourbes, les fleurs, la totalité – sans avoir à le rapporter au Conseil pour être voté".


Le jargon utilisé par une bureaucratie malade qui obligera les cultivateurs et jardiniers à se plier à cette loi de l'UE, est un langage bureaucratique orwellien qui ne signifie qu'une chose : tous les jardiniers devraient se préparer à se soumettre à la folie gouvernementale concernant les graines, les légumes et les jardins privés.
(...)
Comme on peut le soupçonner, cette idée est la "solution finale" de Monsanto, DuPont et autres corporations de semenciers qui ont depuis longtemps admis que leur but est de dominer complètement toutes les semences et cultures de la planète. En criminalisant la culture privée de légumes – transformant ainsi les jardiniers en criminels – les bureaucrates de l'UE peuvent enfin céder le total contrôle de l'approvisionnement alimentaire à de puissantes corporations comme Monsanto.


La plupart des semences de variétés anciennes deviendront criminelles

 

Presque toutes les variétés anciennes de graines de légumes seront criminalisées en vertu de cette loi de l'UE. Cela veut dire que le fait de sauvegarder des graines d'une génération pour les ressemer l'année suivante – base d'un mode de vie durable – deviendra un acte criminel.


De plus, comme l'explique Gabel, cette loi "...tuera efficacement l'utilisation des graines pour les jardins privés de l'UE".

C'est le souhait ultime de tous les gouvernements, bien sûr : criminaliser toute action en vue d'une autonomie et rendre la population complètement dépendante des monopoles des corporations pour sa survie. C'est vrai aussi bien aux USA que dans l'UE. Voilà ce que font les gouvernements : ils prennent le contrôle, un secteur à la fois, année après année, jusqu'à ce que vous finissiez par vivre en esclave sous un régime dictatorial mondial.

Une pétition en ligne a déjà été démarrée sur ce problème et a recueilli jusqu'à présent presque 25.000 signatures.

L'Arche de Noé et 240 autres organisations de 40 pays européens ont aussi créé une "lettre ouverte" appelant les bureaucrates de Bruxelles à stopper cette folie.



Je voyais cela venir

 

En passant, j'ai déjà prédit cet exact scénario (dans la fiction que les lecteurs du BBB n'ont pas voulu que je traduise..., "Les chroniques 2026"). Elles mettent en scène un trafiquant de semences qui vit à une époque où les graines sont criminalisées et où les gens gagnent leur vie en tant que trafiquants professionnels de semences.


Dans mon livre, une femme utilise une prothèse mammaire spéciale pour faire de la contrebande de semences pour des "jardiniers souterrains" en défiant les lois érigées par Monsanto. Un immense réseau secret de jardiniers et de scientifiques se débrouillent pour mettre au point une "graine guerrière" pour détruire les OGM et récupérer l'approvisionnement alimentaire aux mains de corporations diaboliques.

Souvenez-vous de ce que j'écris : les graines sont sur le point de devenir un produit de contrebande. Quiconque cultive sa propre nourriture est sur le point d'être ciblé comme criminel. Les gouvernements du monde, conspirant avec des corporations comme Monsanto, ne veulent pas qu'un individu soit capable de faire pousser sa propre nourriture.

 

Traduit par le BBB.

par Hélios

Source:http://bistrobarblog.blogspot.fr/2013/05/article-lire-et-diffuser-svp.html

Partager cet article

17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 12:34

A l'heure de la crise, d'attaques massives sur nos conditions de vie, de mouvements sociaux de réactionnaire puants, de massacres écologiques, quelle sont nos perspectives de révolution?

Les récents sondages affirment qu’une grosse majorité de la population française pense qu’une explosion sociale va se produire cette année. C’est particulièrement vrai dans la classe ouvrière, alors que les professions libérales et le patronat y croient naturellement moins. A Feu de Prairie nous ne sommes pas très sondages mais vous pourrez trouver les chiffres assez facilement: l’intérêt étant plutôt d’étudier la tendance générale qui se dégage.

Penser qu’un mouvement d’ampleur va avoir lieu, c’est aussi le vouloir. Et puisque les médias et "l’opinion public" s’auto-alimentent dans notre dictature du soft power, il faut comprendre d’où viennent les idées subversives qui traversent des consciences bourgeoises jusque là plutôt tournées vers la solution électorale.

Marx puis Gramsci, ainsi que d’autres penseurs, ont expliqué comment les idées dominantes dans une société sont produites et diffusées par la classe sociale qui est au poste de commande. La question de l’hégémonie culturelle est très important pour comprendre comment historiquement des parties de la population dont les intérêts divergeaient du pouvoir en place l’ont soutenu. L’Église a servi de relais à la défense de l’Ancien Régime dans la paysannerie pendant la Révolution française, par exemple. Actuellement nous sommes à l’aire des monopoles, de l’impérialisme. Les états qui en ont les moyens étendent leur marché en s’affrontant (souvent indirectement pour éviter des conflits généralisés fragilisant leur stabilité: les deux guerres mondiales ont été bien assimilées) et en asservissant d’autres pays, dont les peuples sont maintenus dans la misère. Au niveau idéologique, hors de la voie révolutionnaire, il y a deux grandes tendances dans les pays européens: la social-démocratie et la réaction, incluant le fascisme.

La social-démocratie est représentée en France par "l’aile gauche" du PS, certaines organisations d’extrême gauche, la majeure partie du mouvement syndical et bien sûr le Front de gauche qui théorise cette politique. Leur projet est keynésien, il voudrait relancer "l’état social" contre l’austérité. En fait dans la situation de crise généralisée que l’on traverse, ces politiques ne peuvent être appliquées, les "Trente Glorieuses" sont passées depuis longtemps. C’est donc une impasse terrible, qui se cherche des modèles (Die Linke, Chavez, la Norvège, Jaurès, peu importe) et patine dans une dénonciation très limitée de la "finance" et des "banques" comme cœur du capitalisme, menant dangereusement à la réaction.

Car de l’autre côté il y a un mouvement réactionnaire fort et très organisé qui est apparu au grand jour avec les "manifs pour tous". La droite historique, la grande et la moyenne bourgeoisie, sont dans la rue aux côtés de néofascistes, d’identitaires, de nationalistes-révolutionnaires divers… L’alliance et la légitimation des éléments radicaux se fait "par la base", leur permettant d’avoir une aura plus importante que leur force réelle (quelques centaines de militants dans toute la France, hors FN). Le fascisme apparait petit à petit comme une option valable pour la bourgeoisie voulant défendre son pouvoir, avec de fortes capacités répressives, un discours mobilisateur et très peu de concessions sociales à faire (facile de dénoncer les "banquiers apatrides", les patrons français eux peuvent se la couler douce!).

Il y a donc une mobilisation massive de ces classes sur des mots d’ordre ultra-réactionnaires, avec comme horizon la création d’un front large pour la prise du pouvoir (visible dans les slogans comme dans l’organisation des manifs). Et d’un autre côté, il y a toutes les forces décrépies de la social-démocratie historique rêvant d’un "troisième tour social" ou d’une "sixième république" (et pourquoi pas la 38° aussi?). Celui ci aura certainement lieu au vu des accords sur le travail, l’éducation ou les retraites passant en ce moment à l’assemblée pour restructurer lourdement l’état français. Mais puisque la social-démocratie n’a absolument rien à proposer, il ne faut rien attendre d’une organisation "par le haut" de mouvements sociaux.

C’est ainsi qu’un sondage amalgame les deux tendances contestataires, et leurs revendications bien différentes, donnant l’impression d’une contestation générale du système en place (ce qui est vrai) qui mènerait à un mouvement unifié de protestation (ce qui est délirant). Certains en rêvent… D’autres se préparent à la lutte contre la réaction et à l’effondrement de la social-démocratie. La seule voie viable face à ces deux tendances est ailleurs, c’est l’organisation à la base pour la révolution.

 

Repris sur Feu de prairie.

Partager cet article

16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 12:29

Voici un article de Tantquil.net sur la situation économique en Pologne, qui à l'heure de la crise, semble bien se porter ou du moins en apparence...

Depuis le début de la crise, la Pologne est présentée comme l’un des pays qui s’en sort le mieux en Europe. Comparativement à pas mal de ses voisins, elle n’a pas encore trop souffert de l’austérité en cours. Il est vrai que des moyens très importants sont mis en œuvre par l’Union Européenne (UE), qui voit dans le pays le futur « gros » d’Europe de l’Est et donc pas mal de marchés juteux en perspective.

Alors que la majorité catholique et conservatrice perd de sa crédibilité face à une nouvelle droite plus libérale,( c’est vous dire l’ambiance) la Pologne est l’un des derniers coins d’Europe à avoir mis en place des mesures d’austérité.

Mais, comme on va le voir, la situation n’a rien de paradisiaque.

Hors de la zone euro, et pour l’instant hésitante à y rentrer, la Pologne pratique ces derniers temps par le biais de sa Banque Centrale une politique de relative baisse des taux d’intérêts (ceux ci ont baissé de 4,6% à 3,2% en quelques mois). Il s’agit de tenter de pousser à une relance des investissements. En gros, ils suivent l’idée que si les intérêts sont bas il y a plus de bénéfice à s’endetter pour investir. Tout le monde fait ça en ce moment… Y a qu’à voir comment ça marche trop bien. Son économie est dopée par l’absence de salaire minimum, de cotisations retraite, et d’assurance maladie pour les prolos.

Le « miracle polonais » ou pourquoi la Pologne ne coule pas aussi vite que les autres.

La Pologne semble faire office de « bon élève » de l’UE. C’est le seul pays d’Europe à ne pas avoir connu de récession en 2009, malgré un sacré ralentissement de l’économie. En résulte une politique d’austérité plus « modérée ».

Pour comprendre ce « miracle », il faut revenir en arrière : il y a huit ans, la Pologne entrait dans l’UE avec un solde migratoire très négatif et surtout un salaire de base très faible…

 

En somme on avait :

- Plein de prolos qui quittent le pays, peu qui entrent

- Ceux qui restent qui coûtent pas chers à employer.

Dans ce contexte, entre les investissements venus de l’étranger et ceux des capitalistes locaux, l’économie se développe… et le chômage baisse, passant de près de 20% à 7%. Bon, maintenant il est remonté à 12,9%. Sachant qu’il ne peut être perçu que pendant 6 à 12 mois (entre 100 et 200 € environ).


L’Europe met le paquet

Cette année encore, c’est le pays le plus aidé de l’Union pour le développement de ses infrastructures. Les aides s’élèvent à 67 milliards d’euros, 82 en tout avec les aides « normales » de l’UE.

Si l’on rajoute tous les sous apportés par l’organisation de l’Euro 2012 (ce genre de rassemblements sportifs servent avant tout à développer les infrastructures de marchés potentiels), on comprend que la Pologne est un sacré enjeu économique pour l’Europe.

Avec cet argent, l’Etat a augmenté l’aide publique aux entreprises, cachant provisoirement qu’en fait, depuis la crise, les investissements étrangers se tarissent.

Ce que ça veut dire en clair, c’est que la Pologne est à la merci de la crise : elle vit complètement sous perfusion. Et quand c’est l’UE qui tient la perf, y a de quoi s’inquiéter, demandez aux autres pays « aidés ».

Ce « succès » s’explique aussi par une précarité généralisée.
Si aujourd’hui les polonais ont un faible taux de chômage, c’est surtout dû à la multiplication des statuts précaires.
Ainsi, on estime qu’avec la Slovénie et la Pologne est la championne du travail temporaire chez les jeunes prolétaires, puisque plus de 60% des salariés de moins de 25 ans travaillent sous ce type de contrat. Et ça n’est pas parti pour s’arranger : depuis 2009, les patrons polonais n’ont plus de limitations dans le nombre de CDD : il suffit d’en faire un nouveau tous les 24 mois. Elle est pas belle la vie ?

Mais les jeunes prolos Polonais sont aussi très touchés par le chômage : les 18 à 34 ans représentent plus de la moitié des chômeurs déclarés, et le taux de chômage de leur tranche d’âge est deux fois plus élevé que la moyenne nationale de 11,7% (données de juillet 2011).

Du côté des salaires, ils restent très faibles (les Polonais gagnent en moyenne 1/5 du salaire de leur modèle économique : l’Allemagne de Merkel) et il y a une véritable crise du logement dans ce pays. Et les salaires ont augmenté moins vite que l’inflation ( y a que dans la bouche des capitalistes que ça veut dire qu’ils ont augmenté, de fait)

Le « miracle polonais » est surtout une bombe à retardement

La Pologne rattrape donc son retard économique. Dans la dette aussi. Jusqu’ici c’était l’un des pays les moins endettés du fait de la très faible dette privée. Il faut dire qu’ils partent de loin, les polonais, avec un marché intérieur assez faible : forcément, les ménages se sont pas endettés des masses, quand ils ont pas tous simplement mis les bouts. Ya qu’à voir tous les Polonais qui travaillent dans les tâches les plus difficiles (manutention, chauffeurs, BTP…) un peu partout en Europe pour s’en convaincre. Le pays ne connait pas une forte immigration, au contraire c’est surtout l’émigration des prolétaires polonais un peu partout en Europe qui pose problème : travailler en Pologne reste compliqué. Ainsi dans ce pays où les groupuscules nazis pullulent* (* il y a notamment eu en novembre de très gros affrontements entre nazis, flics et antifascistes ), les autorités ont annoncé décembre 2011 une régularisation des sans-papiers du pays, qui sont en général Biélorusses, Ukrainiens…ou Vietnamiens.

Le déficit budgétaire annuel du pays, c’est à dire la différence entre les recettes et les dépenses de l’état est bien loin des exigences de -3% maximum de l’Europe. Le déficit était de -7,8% en 2010, -5,1% en 2011. Depuis 2012 le seuil de 55% du PIB de l’endettement public a été atteint. C’est à dire que les dettes de l’État correspondent à 55% de toute la richesse créée dans le pays durant un an, mesuré par le PIB. C’est beaucoup, cela équivaut à plusieurs années de budget de l’État, qui n’oublions pas, ne taxe qu’une partie des richesses du pays.

On est encore bien loin de la moyenne européenne (82,5 % en 2011), mais c’est ce qui a servi à justifier les premières mesures d’austérité.

De son côté, la croissance est en baisse cette année (elle est à 1,4% ce trimestre, contre 4,3 l’an dernier), et les mauvaises nouvelles se multiplient dans l’emploi avec notamment FIAT et quelques grosses boîtes qui « dégraissent ». Mais le principal secteur qui débloque en ce moment, et qui pourrait faire des dégâts dans le système bancaire, c’est la construction.

Enfin, l’augmentation du chômage, plus l’inflation supérieure aux salaires ne promet rien de bon. Par ailleurs, l’augmentation de la TVA à 23% n’arrange rien. Les crédits à la consommation ont explosé, et le taux de « créances douteuses » dans ce secteur est passé de 6,6 à 18,3 % fin 2011.

 

 

Les mesures « anti-crise » depuis 2009 : l’Etat se prépare au conflit social.

Sous prétexte de sentir un tassement à venir de l’économie, ont été mises en place des mesures permettant plus de « flexibilité », avec en 2009 un élargissement de la période de référence de 4 à 12 mois. Pendant cette période, les patrons peuvent compenser des journées de travail courtes et longues : le prolo s’adaptera. Les horaires peuvent changer d’une semaine sur l’autre, et le travail peut « reprendre » après un arrêt dans la même journée sans que les heures soient revalorisées comme supplémentaires.

Les horaires aussi peuvent changer d’une semaine sur l’autre, et le travail peut « reprendre » après un arrêt dans la même journée sans que les heures soient revalorisées comme supplémentaires : bref, le calendrier polonais du travail, c’est un peu comme celui des jobs d’été en France.

La principale « réforme » a été celle des retraites, qui place de départ à l’âge de 67 ans à l’horizon 2020. Cette mesure, la plus impopulaire de l’histoire des sondages en Pologne (7% favorables !), laisse présager des conflits sociaux importants dans les années à venir. Le gouvernement s’y prépare déjà : il a mis en place des restrictions du droit de rassemblement.

Face à la montée de la dette publique, les pouvoirs publics ont aussi décidé de prendre les choses en main, en attaquant deux secteurs qui ne servaient à rien : l’éducation et la santé. Voici quelques mesures

  • Fermeture de 1500 écoles et dortoirs en 2011.

  • Suppression de 7500 emplois de professeurs l’an dernier, reconversion de nombreux postes en emplois précaires.

  • Projet de privatisation des hôpitaux (en cours d’étude)

  • Pénalisation des docteurs si leurs prescriptions sont jugées excessives

  • gel des salaires de l’ensemble de la fonction publique, à l’exception des agents de police et des services de sécurités spéciaux ainsi que de certains enseignants

Des mesures sociales…Pour les patrons

Le gouvernement a pris en compte que c’était dur d’être patron. Aussi, si l’entrepreneur polonais rencontre des difficultés économiques importantes (baisse de 25% du C.A. sur trois mois), il peut aller jusqu’à diviser par deux le nombre d’heures de travail, sans l’accord de ses employés, et bien entendu payer en conséquence

En plus de tout ça, le gouvernement continue sa politique de privatisation en cours depuis la fin du bloc de l’est. Ce qui lui permet de renflouer régulièrement ses caisses à hauteur des quelques milliards d’euros chaque année.

Les « alternatives » gestionnaires ».
Le ministre des Finances a déclaré que son gouvernement était dans la lignée de… Margaret Thatcher. D’autres groupes veulent aller bien plus loin. C’est le cas du principal think tankde droite conservatrice polonaise, le FOR (* Forum Obywatelskiego Rozwoju ), qui propose tout bonnement d’accélérer les privatisations, stopper les dépenses dans l’enseignement, supprimer les aides maternité, réduire les aides aux chômeurs, supprimer les « avantages » des retraites des agriculteurs, avancer de 2040 à 2020 l’application de la retraite à 67 ans pour les femmes. En gros, des mesures d’austérité comme on les connaît dans l’Europe en crise . Une petite note spéciale pour la proposition de supprimer les aides pour les enterrements des plus pauvres, tout de même.

Du coup la droite conservatrice a organisé une manifestation très importante il y a quelques mois, couplant leur rejet de la retraite à 67 ans et le fait… qu’une télé catho n’ait pas accès direct au réseau hertzien !

Du côté de la gauche social-démocrate, le SLD, le « front de gauche » polonais, connaît comme ses confrères européens un « coup de boost » depuis la crise. Il est constitué notamment de l’ancien Parti Communiste polonais, dans un pays où les symboles communistes sont interdits depuis 2009. Savant mélange de revendications pour les libertés individuelles, les droits des femmes ( la Pologne est avec l’Irlande le dernier pays d’Europe qui refuse le droit à l’IVG) et des minorités, et ajoutant depuis 2009 des mots d’ordre « anti austérité », il oscille autour de 13%.

Réponses du prolétariat

En septembre 2011, une grande manifestation a été organisée à Varsovie, par…la CES. La CES, c’est la Confédération Européenne des Syndicats, dont font partie la CGT et la CFDT. Les délégués CGT lors de leur intégration en 2005, passaient presque pour des gauchistes. La Confédération s’était d’ailleurs, par exemple, positionnée pour le Traité Européen en 2005.

Quelques grèves de grande ampleur ont eu lieu en Pologne cette année. Dont une partie durant l’Euro de football.

« Le collectif « Du pain et non des Jeux » réunit environ 800 contestataires à Poznan. « Le noyau de notre comité est formé d’anarchistes et de socialistes mais regroupe aussi des travailleurs des secteurs du soin ou de la petite enfance et d’associations de locataires », décrit Magdalena Malinowska, l’une des leaders du collectif. »

Idem durant un concert de Madonna. Les Polonais protestent contre les mesures d’austérités, les conditions de travail et les salaires bas à l’occasion de ces rassemblements de l’industrie du divertissement, qui cachent la misère et les conditions de vie difficile des prolétaires derrière un rideau d’abondance et de fête.

Enfin, pas mal de luttes sont menées sur la question du logement, notamment sur Poznan, suite à la multiplication des expulsions.

En fait, à chaque fois qu’on vous parle de miracle en économie, le pays s’effondre. On avait parlé du miracle italien y a vingt ans, l’Italie est dans la merde, il y a dix ans c’était l’Espagne…

Alors que dire de nos bourgeois qui parlent aujourd’hui de « miracle polonais » ?
Ben qu’il n’y a rien de miraculeux, quand on voit le paquet de pognon investi par l’Europe ET la Russie dans l’économie polonaise…

 

Repris sur Tantquil.net

Partager cet article

15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 12:29

Et voici le texte d'appel du collectif Antifa de Montpellier qui vient de se lancer.

La crise économique et sociale qui secoue l'Europe et notamment la France favorise la montée des idées fascistes. Ce mouvement se nourrit des inégalités économiques et sociales engendrées par le système capitaliste; il concentre la colère populaire sur les minorités stigmatisées en raison de leurs origines, leur sexualité ou leur culture.En ce sens il peut ,en temps de crise, être un recours pour les classes dominantes.

Que constatons-nous aujourd'hui ?

- une dédiabolisation des théories du FN opérée ces dernières années, et à laquelle les médias ont contribué.

- un développement en France ces dernières années de groupuscules se revendiquant explicitement du fascisme, de théories racistes, sexistes, homophobes, antisémites,...

- une tendance générale à la banalisation et au développement des idées les plus réactionnaires, chauvines, brisant la solidarité dans les classes populaires et préférant l'impasse identitaire.

Au-delà du développement des groupuscules fascistes, c’est la reprise et le développement des idées fascistes dans la population qui est également à souligner et à combattre.

Face à cela une réunion large des forces antifascistes de Montpellier et de sa région (partis, organisations, syndicats, collectifs et individus) nous semble indispensable. Notre lutte antifasciste se doit de garder comme objectif de rester populaire sans restriction d'âge ni de genre.

Un tel collectif peut permettre de mettre en place sur le long terme un collectif de vigilance, un réseau d'alerte en cas d'événements organisés par l'extrême droite, ainsi que des actions de sensibilisation, en direction de la population notamment sur les lieux de travail, dans les facultés et les lycées...


Participant-es actuel-les au collectif antifasciste 34 :
Des individu-es, AL (Alternative Libertaire), CGA (Coordination des Groupes Anarchistes), CNT Éducation 34, LDH (Ligue Des Droits de l'Homme), NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), PG (Parti de Gauche), Scalp - No Pasaran, Solidaires, Solidaires Étudiants,
UEC (Union des Étudiants Communistes)

Collectif Antifasciste34
antifa34@riseup.net

Partager cet article

14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 12:16

Un collectif antifa auquel nous participons vient de se lancer, nécessaire face à la montée des fachos. Voici l'article paru dans le midi libre ainsi que le texte d'appel du collectif, toujours plus intéressant que les médias bourgeois...

 

Une dizaine d'organisations de gauche et libertaires estiment qu'il faut réagir à la montée en puissance des idées d'extrême droite dans l'opinion.

Un collectif antifasciste est actuellement en cours de construction à Montpellier. Une dizaine d'organisations de gauche et libertaires ont d'ores et déjà accepté d'y participer : Alternative Libertaire, Coordination des Groupes Anarchistes), CNT Éducation 34, Ligue Des Droits de l'Homme, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche, Scalp - No Pasaran, Solidaires, Solidaires Étudiants, Union des Étudiants Communistes. Selon leurs représentants, la création de ce collectif répond à une situation marquée par "une montée des scores du FN et un adhésion à ses théories" ainsi que l"la réactivation de groupuscules se revendiquant explicitement du fascisme, de théories racistes, sexistes, homophobes, antisémites".

Sitation "dangereuse" dans les campagnes

L'objectif assigné à ce regroupement d'organisations est d'assurer une "vigilance", "un réseau d'alerte en cas d'événements organisés par l'extrême-droite". Dans son communiqué, le collectif estime que la situation à Montpellier est "favorable" mais bien plus "dangereuse dans d'autres villes comme dans les campagnes avoisinantes".

Ces dernières semaines ont été marquées à Montpellier par plusieurs actions menées notammnent par l'organisation de l'ultra-droite La Ligue du Midi. Ses militants étaient ainsi présent pour protester contre la venue de Daniel Cohn-Bendit la semaine dernière à Montpellier.

Midi libre

Partager cet article

13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 11:50

La Bolivie est devenue la première nation à se libérer de la malbouffe de McDonald, qui a lutté pendant plus d’une décennie pour conserver son icône «rouge». Et cette victoire de la Bolivie a encore fait la une des journaux.

Après 14 ans de malbouffe dans le pays et en dépit des nombreuses campagnes de promotion, McDonald a été contraint de fermer en 2002, ses 8 restaurants boliviens dans les principales villes de La Paz, Cochabamba et Santa Cruz de la Sierra.

McDonald a servi ses derniers hamburgers en Bolivie un samedi à minuit, après avoir annoncé un plan de restructuration global dans lequel il allait fermer ses portes dans sept autres pays à faibles marges bénéficiaires. Une victoire pour la santé des peuples du sud.

L’échec de McDonald en Bolivie a eu un impact profond qui a donné lieu à un documentaire intitulé “en Bolivie Por que quebro McDonald» ou «Pourquoi la Bolivie a fait faillite». Ce documentaire tente d’expliquer pourquoi les Boliviens n’ont jamais délaissé leurs empanadas traditionelles pour un Big Mac de merde et plein d’OGM.

Le documentaire comprend des entrevues avec des cuisiniers, des sociologues, des nutritionnistes et des éducateurs qui semblent tous d’accord sur un point ; les Boliviens ne sont pas contre les hamburgers en soi, sauf qu’ils sont juste contre les «fast-food» « La malbouffe » est un concept largement refusée dans la communauté bolivienne.

Cette histoire a également attiré l’attention du monde entier vers la restauration rapide en Amérique latine. Le blogue de El Polvorin a déclaré: « Le Fast-food représente le contraire de ce que les Boliviens considèrent comme étant un vrai repas. Pour être un bon repas, la nourriture doit avoir être préparé avec amour, dévouement avec certaines normes d’hygiène, sans OGM et de temps de cuisson approprié ».

 

Reportage en espagnol :

Article original en anglais :

http://www.hispanicallyspeakingnews.com/latino-daily-news/details/mcdonalds-closes-all-their-restaurants-in-bolivia/12787/

Traduction : Armand Pouliot

Partager cet article

8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 14:32

http://lagendarmerit.free.fr/public/TAG-12-12.jpgVoici le communiqué d'un centre social à Forcalquier qui est en butte à la pression de l'état..

 

UNE OCCUPATION PAISIBLE, UN PROJET POUR TOUS !

Depuis juillet 2012, l’ancienne gendarmerie de Forcalquier (04) abandonnée depuis 10 ans par le Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence est occupée paisiblement par une quinzaine de résidents permanents. Ceux-ci ont fait de ce lieu (avec des moyens dérisoires) un Centre Social et Culturel Autogéré pour Tou-te-s (CSCAT) qui outre le logement d’urgence et l’entraide propose de nombreuses activités. Les squatteurs demandent, depuis l’ouverture, l’obtention d’un bail gratuit* jusqu’aux travaux de réhabilitation mais le président du Conseil général et député des Alpes-de-Haute-Provence Gilbert Sauvan a préféré porter plainte et obtenir en justice notre EXPULSION. Malgré les plaidoiries de notre défenseur maître Olivier Lantelme, le juge des référés ne veut pas entendre que le droit au logement peut primer sur le droit de propriété (surtout dans le cas de logements laissés vacants comme ici !). Il continue de refuser un jugement sur le fond et ordonne à chaque référé l’expulsion des résidents assignés… Notre avocat ayant réussi à dénoncer la formule habituellement utilisée contre les squatteurs « et de tous occupants de son chef » qui bafoue le principe du contradictoire et tient plus de la formule magique que de la justice, l’EXPULSION ne peut concerner que les résidents identifiés et jugés

  • certaines associations ont déjà bénéficié de ce type de baux.

Les 3 audiences en référé (octobre, janvier et mars) ont donc condamné 7 des 15 résidents permanents (expulsables à partir de juin prochain). En avril 2013, un seul de ces 15 résidents a reçu une proposition de relogement alors que le préfet répondait en novembre à notre demande de réquisition du lieu « qu’il n’y avait pas de problème de logement dans ce département »… et d’autres assignations sont en cours suite à une nouvelle visite de l’huissier la semaine dernière…

Enfin, le député-maire de Forcalquier Christophe Castaner (qui s’est engagé lui aussi à reloger l’ensemble des résidents avant toute expulsion) refuse toujours de nous fournir l’eau au mépris du bon sens et malheureusement, pour lui, de la loi. Voilà deux « socialistes » qui votent pour les lois de réquisition à Paris mais ne les appliquent pas chez eux… On a les idées sociales qu’on peut !

Nos revendications :

  • • pas d’expulsion sans relogement de tous les résidents du lieu !
  • • ouverture d’un dialogue avec le Conseil général afin d’obtenir un bail gratuit jusqu’au début des travaux…
  • • être associé à la réflexion sur les projets de réhabilitation, celui piloté par le Conseil général pour y loger le futur Centre médico-social et le projet de réhabilitation et d’animation du lieu en Centre Social et Culturel Autogéré pour Tou-te-s (CSCAT). Ce dernier projet chiffré a été déposé auprès de la Région par l’association Quedal 04, il est consultable sur le blog de « la gendarme rit » et le site de Quedal 04.
  • raccordement au réseau d’eau courante de la ville (coupée depuis le 7 mars !!).

SOUTIEN ET CIE !

Nous ouvrons une caisse de soutien juridique au bénéfice de notre avocat afin qu’il puisse continuer à nous défendre (notamment pour obtenir en justice le raccordement à l’eau), cette caisse sera proposée lors de chaque événement dans le lieu… Enfin nous redisons merci aux 355 signataires de la pétition et rappelons le soutien des organisations et collectifs suivants : Quedal 04, Attac 04, CGT France Agrimer, FASE, NPA, PCF, CRIP, Voie Prolétarienne, Fédération Anarchiste, Ligue des Droits de l’Homme, La Libre pensée, Radio Zinzine…

L’ordonnance de référé du 18 mars confirme malheureusement sans surprise l’expulsion de Xavier. Le juge lui donne le bénéfice des 2 mois réglementaires à réception du commandement de quitter les lieux confirmant par cela le fait qu’aucun constat d’effraction n’ait été produit par le Conseil général… Mais profitant du fait que l’accusé se défende lui-même, le juge note qu’il « indique que d’autres personnes identifiées demeurent dans les locaux » et affirme de manière mensongère « qu’il ne le démontre pas ». Pourtant, Xavier avait bien rappelé dans sa plaidoirie que Maître Lantelme avait déjà fourni lors de l’audience du 7 janvier une liste des résidents…

Merci de nous aider à faire circuler ce tract largement…

 

Partager cet article

AL Montpellier
commenter cet article
25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 12:12

Voici un reportage d'Article 11 sur l'emprise de la Mafia dans le Sud et de l'Italie et comment celle ci se substitue parfois à la bourgeoisie locale...

 

La route est bordée d’oliviers, d’orangers et de fenouil sauvage. Un superbe paysage de campagne calabraise gorgé de soleil, à peine scarifié par quelques lointaines éoliennes. Peu avant d’arriver, Silvio – un ami d’origine sicilienne – prévient : « À partir de maintenant, tout ce que vous voyez est contrôlé par la mafia.  » Sous les oliviers, le fumier.

La route mène au centre de rétention local, qui a été bloqué un temps en 2010 lors de la révolte des travailleurs immigrés de Rosarno – ville située à une centaine de kilomètres de là1. Aux abords, les migrants se font plus nombreux. Des hommes, jeunes pour la plupart, qui marchent le long de la route. Ils n’ont pas accès aux transports locaux – tous privatisés. Une banale manifestation de racisme ordinaire, d’après nos compagnons italiens. Comble de l’hypocrisie, ce sont ces migrants privés de droits et surexploités qui maintiennent à flot l’agriculture intensive du coin.

Un aéroport fait face au centre – « pratique » pour les expulsions... Umberto, la quarantaine, attend dans le café qui le jouxte. Les présentations faites, il raconte. Dans la région, il est le seul employé de Libera Terra. L’organisation fait partie du réseau Libera, qui regroupe plus de 1 200 associations ou collectifs italiens luttant contre la mafia de diverses manières. Libera Terra se consacre à la gestion des terres confisquées à la mafia. Six coopératives ont déjà vu le jour, et la septième s’organise progressivement, sur les 100 hectares de terres que l’association vient de récupérer dans les environs.

Le projet va à contre-pied des pratiques agricoles de la région. Il s’agit de proposer une production bio basée sur des circuits courts, afin de garder la main sur la transformation et – à terme – la commercialisation sous un label éthique. Le contexte s’y prête : jusqu’ici, il n’existait pas de production agricole pour le marché local dans la région, les camions de l’agro-industrie faisant des aller-retours à Naples. D’autres producteurs pourront ensuite rejoindre le projet s’ils respectent le cahier des charges de l’association : agriculture bio et pas de contrôle mafieux. Pour l’instant, les réactions de la population locale balancent entre rejet apeuré et attentisme dubitatif.

La Pieuvre

« Avant, dans le sud de l’Italie, on disait qu’il n’y avait pas de mafia. Maintenant, tout le monde prétend qu’elle est morte », remarque Silvio, dubitatif. À ses yeux, toutes les activités économiques alentour (agriculture, tourisme, bâtiment...) sont contrôlées plus ou moins directement par la mafia locale, la ’Ndrangheta. Et de montrer du doigt ce petit village Potemkine scintillant, non loin, dans le soleil rosé de la fin d’après-midi. Toutes les activités de cette station balnéaire sont entre les mains du clan mafieux local, la famille Arena. Les touristes l’engraissent sans avoir la moindre idée de l’envers du décor – ou sans vouloir y prêter attention.

JPEG - 62.4 ko
Crotone

Jusque dans les années 1980, la ’Ndrangheta, branche mafieuse d’origine rurale, s’était spécialisée dans les enlèvements. L’organisation tirerait désormais les deux tiers de ses revenus du trafic de cocaïne, en association avec des cartels mexicains et colombiens. Depuis l’affaiblissement de la Cosa Nostra sicilienne, la ’Ndrangheta est considérée comme l’organisation criminelle la plus prospère de la péninsule, avec un « chiffre d’affaire » estimé à 44 milliards de dollars en 20082. Soit plus ou moins le PIB de la Slovénie. Discrète, elle a su diversifier ses activités, plaçant ses billes dans des entreprises, s’adonnant au blanchiment d’argent, au trafic d’armes ou de déchets toxiques.

Plus loin s’étend un champ couvert d’éoliennes. D’après Umberto et Silvio, leurs pales seraient au centre d’un gigantesque scandale de détournement de fonds de l’Union européenne, de l’ordre de plusieurs centaines de millions d’euros. De fait, les énergies renouvelables sont un investissement logique pour toute organisation disposant de quelques fonds, particulièrement en Italie - troisième acteur européen en matière d’énergie éolienne. Une grande opération de “nettoyage”, opportunément nommée “Autant en emporte le vent”, a d’ailleurs eu lieu en Sicile, mettant à jour de complexes montages financiers autour de la construction de parcs éoliens. Détourner les grasses subventions de l’UE s’avère rentable.

Les lois de confiscation

JPEG - 57.5 ko

La lutte menée par Libera Terra s’appuie sur des outils juridiques spécifiques. Une première loi avait imposé un régime d’isolement particulier pour les chefs de clans, afin d’éviter qu’ils ne continuent à diriger leurs affaires de la prison. Puis après des années de combat et l’assassinat du leader paysan communiste Pio La Torre, la possibilité pour les juges de confisquer les biens des personnes condamnées pour conspiration mafieuse a été introduite dans le système judiciaire italien en 1982. Mais c’est une troisième loi qui permet aujourd’hui à l’association de lutter efficacement contre les mafiosi, explique Umberto : «  La première loi de confiscation ne disait pas quelle fonction devaient avoir les terrains confisqués : ils restaient en pratique entre les mains de la mafia. Libera est née en 1996, et s’est immédiatement attelée a la rédaction d’une loi obligeant à une utilisation sociale des biens confisqués. Nous avons récolté plus d’un million de signatures et lancé une loi d’initiative populaire. Elle concernait la confiscation des biens des mafieux, mais aussi des politiciens corrompus - le Parlement l’a entérinée pour les premiers, pas pour les seconds. »

Mais l’aspect légal ne suffit pas à briser l’omerta, encore moins à changer les pratiques. « Dans le sud de l’Italie, et surtout dans cette région, les pratiques mafieuses paraissent normales, explique Silvio, embrassant le paysage du regard. Les gens qui ont grandi ici ne voient pas où est le problème. Qu’il s’agisse de trouver du travail ou d’ouvrir un commerce, il faut passer par la mafia.  » Umberto précise : «  C’est pourquoi nous intégrons toujours une formation “antimafia” à nos activités. Par exemple, les personnes qui viennent pour un chantier dans une des coopératives ne bossent que le matin : l’après-midi est consacré au travail de déconstruction de l’emprise de la mafia. »

Intimidations

Une fois le processus d’expropriation lancé, les familles mafieuses résistent, explique Umberto : « Nous avons tenu un grand congrès antimafia ici-même, le 24 septembre 2010, sur ces terres confisquées au clan Arena. Pendant celui-ci, des membres du clan cultivaient ce champ « confisqué ». Quand la police leur a expliqué qu’elle saisirait leurs outils, tracteurs et machines s’ils continuaient, ils ont arrêté. Mais ils se sont vengés en détruisant cette maison, qui avait été confisquée également.  » Réaction classique : pour les mafias, il est essentiel que les biens ainsi perdus ne puissent être réutilisés, ni devenir une vitrine de la lutte contre leurs intérêts.

Les pressions subies ne sont généralement pas directes, du moins pas dans cette coopérative. D’autres ont subi des atteintes matérielles – l’une a ainsi vu tous ses oliviers centenaires coupés en une nuit – mais jamais contre les personnes. Ce serait attirer l’attention du pays entier sur le travail de l’association, ainsi que sur le clan local. Conséquence : les pressions se font plus insidieuses. « Cet autre terrain a aussi fait l’objet d’une bataille symbolique, raconte Umberto, la famille Arena habitant à 50 mètres. Le “patron”, à qui ces terres ont été confisquées et qui est théoriquement assigné à résidence, a invité les volontaires qui travaillaient ici à venir visiter « ses propriétés ». Pour montrer qu’il n’avait pas peur de nous... » Des tactiques d’intimidation qu’il est possible de contrer, explique-t-il, prenant un autre exemple : « Quand nous avons décidé de semer sur ce terrain, nous avons découvert que la famille Arena nous avait précédé. Nous avons alors décidé de récolter les plantes semées par les mafieux. Mais un problème s’est posé : impossible de trouver une moissonneuse, personne ne voulait nous en prêter une. La préfecture a donc lancé une demande publique, puis convoqué un par un les agriculteurs locaux. Cela a permis de trouver une moissonneuse, sans connaître le nom du propriétaire. Il a même fallu dissimuler tous les signes distinctifs de l’engin... Un autre souci s’est ensuite posé : personne ne voulait le conduire. Nous avons finalement trouvé deux gardes forestiers, qui sont venus en avion depuis le Nord de l’Italie. Ils étaient protégés par la police à l’aller, au retour, et pendant qu’ils moissonnaient... Et l’année suivante, quelqu’un de la région a accepté de conduire la moissonneuse.  »

Partager cet article

AL Montpellier
commenter cet article
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 13:06

revolte.jpgVoici un texte de Frantz Fanon sur l'usage de la force face à nos oppresseurs...

 

Encore un très bon texte ressorti par nos camarades de Libération Irlande. Il est tiré de l’œuvre majeure de Frantz Fanon Les damnés de la terre. Un des deux livres que tout militant des black panthers devait avoir lu… Les écrits de Fanon, théoricien majeur de la décolonisation, restent toujours d’actualité malheureusement.

A la formule “Tous les indigènes sont pareils », le colonisé répond : “Tous les colons sont pareils.” Le colonisé, quand on le torture, qu’on lui tue sa femme ou qu’on la viole, ne va se plaindre à personne. Le gouvernement qui opprime pourra bien nommer chaque jour des commissions d’enquête et d’information. Aux yeux du colonisé, ces commissions n’existent pas. Et, de fait, bientôt sept ans de crime en Algérie et pas un Français qui ait été traduit devant une cour de justice française pour le meurtre d’un Algérien. en Indochine, à Madagascar, aux colonies, l’indigène a toujours su qu’il n’y avait rien à attendre de l’autre bord. Le travail du colon est de rendre impossibles jusqu’aux rêves de liberté du colonisé. Le travail du colonisé est d’imaginer toutes les combinaisons éventuelles pour anéantir le colon. Sur le plan du raisonnement, le manichéisme du colon produit un manichéisme du colonisé. A la théorie de “l’indigène mal absolu” répond la théorie du “colon mal absolu”.

L’apparition du colon a signifié syncrétiquement mort de la société autochtone, léthargie culturelle, pétrification des individus. Pour le colonisé, la vie ne peut surgir que du cadavre en décomposition du colon. Telle est donc cette correspondance terme à terme des deux raisonnements. Mais il se trouve que pour le peuple colonisé cette violence, parce qu’elle constitue son seul travail, revêt des caractères positifs, formateurs. Cette praxis violente est totalisante, puisque chacun se fait maillon violent de la grande chaîne, du grand organisme violent surgi comme réaction à la violence première du colonialiste.

Les groupes se reconnaissent entre eux et la nation future est déjà indivise. La lutte armée mobilise le peuple, c’est-à-dire qu’elle le jette dans une seule direction, à sens unique. La mobilisation des masses, quand elle se réalise à l’occasion de la guerre de libération, introduit dans chaque conscience la notion de cause commune, de destin national, d’histoire collective. Aussi la deuxième phase, celle de la construction de la nation, se trouve-t-elle facilitée par l’existence de ce mortier travaillé dans le sang et la colère. On comprend mieux alors l’originalité du vocabulaire utilisé dans les pays sous-développés. Pendant la période coloniale, on conviait le peuple à lutter contre l’oppression.

Après la libération nationale, on le convie à lutter contre la misère, l’analphabétisme, le sous-développement. La lutte, affirme-t-on, continue. Le peuple vérifie que la vie est un combat interminable. La violence du colonisé, avons-nous dit, unifie le peuple. De par sa structure en effet, le colonialisme est séparatiste et régionaliste. Le colonialisme ne se contente pas de constater l’existence des tribus, il les renforce, les différencie. Le système colonial alimente les chefferies et réactive les vieilles confréries maraboutiques. La violence dans sa pratique est totalisante, nationale.

De ce fait, elle comporte dans son intimité la liquidation du régionalisme et du tribalisme. Aussi les partis nationalistes se montrent-ils particulièrement impitoyables avec les caïds et les chefs coutumiers. La liquidation des caïds et des chefs est un préalable à l’unification du peuple. Au niveau des individus, la violence désintoxique. Elle débarrasse le colonisé de son complexe d’infériorité, de ses attitudes contemplatives et désespérées. Elle le rend intrépide, le réhabilite à ses propres yeux. Même si la lutte armée a été symbolique et même s’il est démobilisé par une décolonisation rapide, le peuple a le temps de se convaincre que la libération a été l’affaire de tous et de chacun, que le leader n’a pas de mérite spécial. La violence hisse le peuple à la hauteur du leader. D’où cette espèce de réticence agressive à l’égard de la machine protocolaire que de jeunes gouvernements se dépêchent de mettre en place.

Quand elles ont participé, dans la violence, à la libération nationale, les masses ne permettent à personne de se présenter en “libérateur”. Elles se montrent jalouses du résultat de leur action et se gardent de remettre à un dieu vivant leur avenir, leur destin, le sort de la patrie. Totalement irresponsables hier, elles entendent aujourd’hui tout comprendre et décider de tout. Illuminée par la violence, la conscience du peuple se rebelle contre toute pacification. Les démagogues, les opportunistes, les magiciens ont désormais la tâche difficile. La praxis qui les a jetées dans un corps à corps désespéré confère aux masses un goût vorace du concret. L’entreprise de mystification, devient, à long terme, pratiquement impossible.

F. Fanon, Les damnés de la terre, Paris, Gallimard, 1991, p. 126.

 

Repris sur Feu de prairie.

Partager cet article

AL Montpellier
commenter cet article
22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 12:02

charlie_chaplin.jpgVoici un article de zones subversives qui critique la valeur travail à tout prix....

Le socialiste Paul Lafargue et l’écrivain Robert Louis Stevenson dénoncent la civilisation industrielle fondée sur le travail.


L’opposition à l’Accord national interprofessionnel (ANI), une nouvelle réforme du contrat de travail, révèle les limites du mouvement social. Les syndicats et les partis défendent tous une société du plein emploi dans laquelle le travail devient quasiment sacralisé. Le Front de gauche incarne cette aspiration au petit bonheur conforme avec son logement pavillonaire, son amour routinier et son indispensable CDI.

Mais une partie du mouvement ouvrier révolutionnaire n’a pas toujours défendu cette conception du bonheur étriqué et ennuyeux. Le droit au travail semble moins important que le droit à la paresse. Les éditions allia s'attachent à publier des textes percutants qui dressent l'apologie de l'oisiveté.

                      


                             Paul Lafargue et Robert Louis Stevenson - Coffret De la paresse - 2 volumes : Une Apologie des oisifs suivi de Causerie et causeurs ; Le Droit à la paresse.

 

Paul Lafargue et le Droit à la paresse

« Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste », ouvre un texte de 1881 : Le Droit à la paresse écrit par le socialiste Paul Lafargue. « Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture », poursuit le texte. Même la classe ouvrière subit cette religion du travail. Pourtant les prolétaires doivent s’émanciper pour libérer l’humanité du salariat et du capitalisme. Surtout cette classe sociale subit fortement les conséquences du travail. « Toutes les misères individuelles et sociales sont nées de sa passion pour le travail », résume Paul Lafargue. 

Le travail doit éradiquer les sentiments de fierté et d’indépendance des ouvriers. Le docteur Villermé décrit les problèmes de l’Alsace manufacturière. Il observe la destruction par le travail. Cette activité particulièrement dure et pénible ne permet même pas de se loger et de vivre confortablement. « Introduisez le travail de fabrique, et adieu joie, santé, liberté ; adieu tout ce qui fait la vie belle et digne d’être vécue », souligne Paul Lafargue. Son analyse économique précède celle de l’économiste John Maynard Keynes. Paul Lafargue observe que le travail débouche vers une surproduction. Les produits fabriqués en grande quantité ont peu de débouchés, en raison d'une faible consommation. Ce qui alimente une crise économique. 
Les ouvriers doivent s’extraire de la morale chrétienne. Contre les Droits de l’Homme, qui ne se préoccupent pas des conditions sociales d’existence, les ouvriers doivent proclamer un Droit à la paresse. Selon Paul Lafargue le travail doit se limiter à trois heures par jours pour devenir « un condiment de plaisir de la paresse, un exercice bienfaisant à l’organisme humain, une passion utile à l’organisme social ». 

Les machines ne permettent pas à l’ouvrier de se reposer, mais l’obligent au contraire à devenir plus actif et productif. Les prolétaires doivent accepter le travail et l’abstinence pour assurer à la bourgeoisie son mode de vie confortable. Le travail permet l'exploitation du prolétariat au profit du capitalisme. Mais il s'agit également d'une forme d'aliénation qui permet d'accepter les normes, les contraintes et la routine de la vie quotidienne.


                           

Robert Louis Stevenson et le plaisir de l’oisiveté

L’écrivain Robert Louis Stevenson propose Une apologie des oisifs. Il s’inscrit dans le sillage d’une critique radicale du travail et de l’exploitation capitaliste. Son article est publié pour la première fois dans le Conrhill Magazine en 1877. Il écrit dans le contexte du développement industriel de l’Angleterre, avec son travail en usine et sa misère sociale. Mais sa critique radicale du travail semble toujours pertinente et actuelle.

« Cette prétendue oisiveté, qui ne consiste pas à ne rien faire, mais à faire beaucoup de choses qui échappent aux dogmes de la classe dominante, a tout autant voix au chapitre que le travail », résume Robert Louis Stevenson. Il dénonce une société de spécialistes dans laquelle chacun reste cantonné à sa petite activité séparée. Le refus du travail provoque une marginalisation de ceux qui refusent de se soumettre aux règles.

Le romancier développe une critique de l’école. La soumission à la discipline scolaire laisse alors peu de temps pour penser. « Si vous vous repenchez sur votre propre instruction, je suis sûr que ce que vous regrettez, ce ne sont pas les heures passées à faire l’école buissonnière, car elles auront été exaltantes, instructives et bien remplies remplies. Vous préféreriez effacer le souvenir des heures monotones perdues à somnoler en classe », ironise Stevenson. L’école de la rue et de la vie permet davantage une découverte sensualiste du monde, contre la science officielle, glaciale et ennuyeuse. « Mais c’est autour de vous, et au prix d’un simple regard, que vous apprendrez la chaleur palpitante de la vie », précise le romancier. L’école permet surtout d’apprendre la discipline, tandis que l’oisiveté permet de développer l’imagination et la créativité. L’art de vivre demeure le domaine d’étude le plus passionnant et indispenble.


Pour Stevenson, « la faculté d’être oisif est la marque d’un large appétit et d’une conscience aiguë de sa propre identité ». Au contraire le travail consiste à s’enfermer dans la routine et l’ennui. Ceux qui travaillent se révèlent souvent passifs et creux. « Ils ne sont curieux de rien ; ils ne se laissent jamais frapper par ce que le hasard met sur leur chemin ; ils ne prennent aucun plaisir à exercer leurs facultés gratuitement », souligne l’écrivain. Ils développent alors un rapport détaché, voire comateux, à leur propre existence. Dans leur petite vie étriquée, ils ne pensent qu’aux affaires et au respect du professionalisme.

Au contraire, l’oisiveté permet de s’ouvrir à la rencontre, à l’imprévu, à l’aventure. « Et voilà soudain qu’ils se retrouvent à quarante ans, apathiques, incapables d’imaginer la moindre façon de s’amuser », raille Stevenson. Ils subissent une existence terne et monotone, sans plaisir ni passion. « Ce n’est pas vraiment ce que j’appelle réussir sa vie », résume l’écrivain. La logique de la contrainte et du sacrifice prime sur la recherche du plaisir et du bonheur. « Par conséquent, si l’on ne peut être heureux qu’en étant oisif, restons oisifs », résume Robert Louis Stevenson.


La critique du travail remet en cause le capitalisme et l’exploitation, mais aussi tous les autres domaines de la vie. L’existence ne doit pas se réduire à une routine monotone. Au contraire, il semble plus épanouissant de privilégier l’oisiveté dans le plaisir et la jouissance. 

 

Sources:

Paul Lafargue, Le Droit à la paresse, Allia, 2012

Robert Louis Stevenson, Une apologie des oisifs suivi de Causerie et causeurs (Traduit de l’anglais par Laili Dor et Melisandre Fitzsimons), Allia, 2012

Partager cet article

AL Montpellier
commenter cet article

Nous contacter

montpellier@
alternativelibertaire.org

Qui sommes nous ?

Blog du Collectif Alternative libertaire (CAL) de Montpellier

AL34

 Nous sommes des militants et militantes anarchistes révolutionnaires et

communistes libertaires vivant et travaillant sur Montpellier et son département.


Fondée en 1991, AL fonctionne sur un mode fédéraliste et autogestionnaire. L’organisation

est constituée d’une fédération de groupes locaux,


Retour à la page d'accueil

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest